arts plastiques

Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 18:42










la maya desnuda de Goya










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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 20:57
J'ai scanné et posté vers le 20 juillet un premier tiers des documents inédits publiés dans le Journal de l'Ile de la Réunion du 28 juin sur Georges Roussin. Voici une 2è livraison, la 3è ne saurait tarder. Quel dommage qu'un tel talent reste méconnu des rényonés et des métropolitains.





étienne guénard



jeune femme en chaise longue, 1883,


Nu académique, non daté
mademoiselle Coquelicot (1896)
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 21:18
la tombe de Marcel Duchamp (1887-1968) au cimetière monumental de Rouen (j'ai pris la photo dimanche 26 juillet)
il est avec ses frères Raymond Duchamp-Villon (sculpteur), Jacques Villon (peintre) et sa soeur Suzanne Duchamp (peintre).
"D'ailleurs c'est toujours les autres qui meurent"
En ne mesurant pas l'intérêt d'une oeuvre au nombre d'heures de travail qu'elle a coûté, je ne crois pas que l'inventeur des Ready-made ait incité à la paresse (comme il a essayé de le faire croire). Il permet au contraire aux amateurs d'art de contribuer au partage d'une oeuvre et à son appropriation, de la faire exister, vivre, de la faire connaître, de concevoir l'art comme fait mental. D'ailleurs, il écrit quelque part : "il ne s'agit pas de décrire l'objet, mais d'emporter l'esprit du spectateur vers d'autres régions plus verbales"
Entrons donc à nouveau dans le musée des Beaux-Arts de Rouen, du côté Salles permanentes cette fois, pour découvrir celui qui est devenu citoyen naturalisé américain en 1955 : Marcel Duchamp.

André Raffray (1925- ), L'Ombre du porte-bouteilles de Marcel Duchamp, 2005

En 2007, le Musée des Beaux-Arts de Rouen a ouvert une salle Marcel Duchamp et c'est une réussite. Non pas parce que Duchamp est né en Seine-Maritime, mais parce qu'à un certain nombre de ses oeuvres (enviées par le musée Pompidou j'imagine), s'ajoutent des oeuvres d'André Raffray, de ses frères et de sa soeur et que le tout est pédagogiquement présenté.
http://www.ac-rouen.fr/pedagogie/equipes/eculturel/dossier_mbar/marcel_duchamp/dp_duchamp.pdf

Le Cheval majeur, Raymond Duchamp-Villon (1876-1918)

peinture de Jacques Villon


La Boîte en valise (1966) ou la mise en abyme par Marcel Duchamp de ses propres oeuvres miniaturisées.

à droite : "Fountain" (urinoir inversé)

coin de chasteté


L.H.O.O.Q.

Marcel Duchamp, La mariée mise à nu par ses célibataires même 1934 (la boîte verte)

Marcel Duchamp, Deux nus, 1910, huile sur toile Marcel Duchamp, Portrait du docteur Ferdinand Tribout, 1910

André Raffray, Penché sur son Grand Verre, La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, brisée lors d'un transport, Marcel Duchamp tente de le réparer, 1936
 

"Son œuvre la plus riche et la plus étrange, à l’élaboration complexe, est la Mariée mise à nu par ses célibataires, même ou Grand Verre, réalisée sur panneau de verre (1915-1923, musée de Philadelphie). Le Grand Verre est l’aboutissement de plusieurs études préliminaires telles que Neuf moules mâlics (1914-1915) qui correspond à l’obsession d’une « vraie forme » invisible, obtenue par contact, afin de synthétiser toutes ses théories magiques et sa théorie de l’art comme « fait mental ». Réalisée à l’huile, feuille et fil de plomb, montée entre deux plaques de verre, cette étude fut fêlée lors de son transport en 1916, mais Marcel Duchamp refusa de la faire restaurer." (source : Wikipedia)

 

Robert Desnos interrogé par André Breton lors d’une séance de télépathie à laquelle

participe Marcel Duchamp sous les traits de « Rrose Sélavy »

Dans ses douze images tirées numériquement sur film polyester rétro-éclairés, André Raffray a bien pris soin de mettre en scène la constellation des futuristes, cubistes, surréalistes et amis qui gravitent autour de M D :

Apollinaire, Erik Satie, Max Ernst, Salvador Dali, Picabia, Man Ray, Breton, Desnos

André Raffray Dans son atelier de New York Marcel Duchamp, près d'Etant donnés, son oeuvre posthume, 1968
http://www.zumbazone.com/duchamp/
http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Duchamp/ENS-duchamp.htm

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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 21:14
Extraordinaire, l'expo Voyages Pittoresques qui a lieu du 16 mai au 16 août. Elle se compose de trois expositions :
- La Normandie romantique au musée des Beaux-Arts de Rouen
- La Normandie monumentale au musée Malraux du Havre
- la Normandie contemporaine au musée des Beaux-Arts de Caen
Je n'ai vu que la 1ère. La vie fait palpiter les monuments, les toiles s'animent et se sonorisent. Voyage dans le temps.
http://www.rouen-musees.com/Actualites-EXPOSITION-VOYAGES-PITTORESQUES---1.LA-NORMANDIE-ROMANTIQUE-70.htm

Richard Parkes Bonington (1802-1828), Entrée de la Salle des pas perdus, palais de justice

« Etabli à Paris depuis 1818, le jeune Bonington fait son premier séjour en Normandie en 1821. Il y retournera à plusieurs reprises jusqu'à sa mort prématurée en 1828, attiré tout à la fois par les monuments gothiques, et par les paysages de la côte. La région lui inspire un grand nombre de dessins, d'aquarelles et de peintures qui appartiennent tantôt au registre du pur paysage, tantôt à la vue d'architecture. Il participe à l'illustration des volumes sur la Normandie des Voyages pittoresques de Taylor et Nodier. »


Johannes Bosboom, Le quai de Paris à Rouen, 1839, huile sur toile

Polyclès Langlois, Rouen : vue du quai de Paris, la cathédrale à l'arrière-plan, 1838

« L'aspect de Rouen fait naître l'idée d'une cité toute gothique qui récemment dégagée des immenses débris sous lesquels elle avait caché, pendant des siècles, la flèche de ses basiliques et le faîte de ses palais, réunirait tout à coup un peuple de curieux empressé de la contempler et ne verrait s'élever dans l'espace qui sépare ses monuments que l'architecture disparate et fragile des hôtelleries et des bazars. Elle serait la Palmyre ou l'Herculanum du Moyen Âge » Charles Nodier, Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, vol II, Ancienne Normandie, 1825


Eugène Isabey (1803-1886), Vue du cloître de l'abbaye de Saint-Wandrille vers 1825-30, musée des Beaux-Arts de Besançon

« L’abbaye en ruine

La vente des abbayes comme biens nationaux à la Révolution entraîne la destruction d’un immense patrimoine architectural. La Normandie abonde en monastères médiévaux et les saccages y sont tragiques. C’est pour une bonne part autour des vestiges des grands sanctuaires monastiques de la région que s’amorce cependant la prise de conscience qui aboutira à une politique concertée de sauvegarde des monuments historiques. […] C’est principalement au texte et aux planches des Voyages Pittoresques et Romantiques que l’on doit le mouvement d’opinion qui aboutira au sauvetage des vestiges. »

 

Charles Caïus Renoux 1795-1846, Cloître Saint-Sever près de Rouen

« Ces voûtes ciselées en feuillages, ces jambages qui appuient les murs et finissent brusquement comme des troncs brisés, la fraîcheur des voûtes, les ténèbres du sanctuaire, les ailes obscures, les passages secrets, les portes abaissées, tout retrace les labyrinthes des bois dans l'église gothique ; tout en fait sentir la religieuse horreur, les mystères et la divinité. Les deux tours hautaines plantées à l'entrée de l'édifice surmontent les ormes et les ifs du cimetière, et font un effet pittoresque sur l'azur du ciel. Tantôt le jour naissant illumine leurs têtes jumelles, tantôt elles paraissent couronnées d'un chapiteau de nuages, ou grossies dans une atmosphère vaporeuse. Les oiseaux eux-mêmes semblent s'y méprendre, et les adopter pour les arbres de leurs forêts : des corneilles voltigent autour de leurs faîtes, et se perchent sur leurs galeries. Mais tout à coup des rumeurs confuses s'échappent de la cime de ces tours, et en chassent les oiseaux effrayés. L'architecte chrétien, non content de bâtir des forêts, a voulu, pour ainsi dire, en imiter les murmures ; et, au moyen de l'orgue et du bronze suspendu, il a attaché au temple gothique jusqu'au bruit des vents et des tonnerres, qui roule dans la profondeur des bois. Les siècles, évoqués par ces sons religieux, font sortir leurs antiques voix du sein des pierres, et soupirent dans la vaste basilique : le sanctuaire mugit comme l'antre de l'ancienne Sibylle ; et, tandis que l'airain se balance avec fracas sur votre tête, les souterrains voûtés de la mort se taisent profondément sous vos pieds. »

François-René de Chateaubriand

Le Génie du Christianisme (1802), 3è partie, livre 1, chapitre 8


Thomas Charles Leeson Rowbotham, Vue générale de Rouen depuis Bon secours 1849

Edward William Cooke, Vue du Mont Saint-Michel 1833

Eugène Cicéri 1813-1890 d'après Charles Séchan 1803-1874, Le Mont Saint-Michel
Lithographie tirée des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, vol III, 1878
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 11:17
Terre des hommes (Ka.Ty D)

Les acryliques de Lucille Piquenot-Frestin (21 ans) ont une force incroyable. Dans sa "Démarche de l'exposition", elle écrit :

« Dans la mondialisation des échanges et son brassage culturel, les identités s'hybrident, deviennent multiples. Tout au long de notre histoire, les peuples se sont découverts, cotoyés, mélangés et affrontés. L'art prend part à ce processus. Les images elles-mêmes donnent lieu à des chocs interculturels. Dans ces rencontres, celles de l'Europe avec des grands continents comme l'Amérique ou l'Afrique, l'art s'est inspiré des nouvelles formes qu'il y a trouvées. Des surréalistes aux expressionnistes et aux land artistes, le style artistique la mythologie et la philosophie de ces peuples ont été retraversés. Nos continents sont plus proches qu'ils ne l'ont jamais été. Mais cette évolution n'est pas toujours favorables aux deux parties. Un écart Nord-Sud se creuse de plus en plus. Où sont les richesses ? Où sont les ressources ? Dans un même temps, toutes les cultures ne nous sont pas parvenues, et beaucoup s'éteignent encore. Aujourd'hui, elles sont à découvrir et à préserver ».

 

Dans la lettre que j'ai adressée à l'Inspection des Lettres de Nantes au printemps 2008, j'ai écrit : « Lorsque je me retourne sur mon parcours, je vois bien que les questions sur la cohabitation des cultures, les choix de traduction, le déracinement ne m'ont jamais quitté. C'est le métissage, la créolisation, la mondialité (comme dirait Edouard Glissant) qui m'ont conduit à demander La Réunion [...] Comme le monde va continuer de se décloisonner, les questions sur les médiations et transferts culturels vont se multiplier ». C'est dire à quel point je suis d'accord avec ce qu'écrit Lucille.

 

Quant à Ka.Ty Deslandes, pour présenter son expo Noir ou l'origine du monde de décembre 1998 à l'Hôtel de Région à Saint-Denis, à l'occasion du 150è anniversaire de l'abolition de l'esclavage, elle écrivait : « Hommage aux cultures noires, mon expression s'inspire des hommes et des terres que je rencontre : la Mélanésie, l'Australie aborigène, l'Afrique, les îles de l'Océan indien. Auprès d'eux mon expression se forge et se nuance. Message par ses thèmes, mon travail tente d'affirmer que de tels peuples, maîtres de vie, de savoir-vivre ancestral, d'harmonie primordiale, aussi à l'origine du monde, n'auraient jamais dû être maltraités, décimés, déportés ».

 

Voilà pourquoi ces deux artistes exposent ensemble sous le même titre : « Escale aux confins du monde ».

 

 

 

Davina (Ka.Ty D)

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