la maya desnuda de Goya
la maya desnuda de Goya
J'ai scanné et posté vers le 20 juillet un
premier tiers des documents inédits publiés dans le Journal de l'Ile de la Réunion du 28 juin sur Georges Roussin. Voici une 2è livraison, la 3è ne saurait tarder. Quel dommage qu'un tel
talent reste méconnu des rényonés et des métropolitains.
étienne guénard
jeune femme en chaise longue, 1883,
Nu académique, non daté
mademoiselle Coquelicot (1896)
la tombe de Marcel Duchamp (1887-1968) au
cimetière monumental de Rouen (j'ai pris la photo dimanche 26 juillet)
André Raffray (1925- ), L'Ombre du
porte-bouteilles de Marcel Duchamp, 2005
http://www.ac-rouen.fr/pedagogie/equipes/eculturel/dossier_mbar/marcel_duchamp/dp_duchamp.pdf
peinture de Jacques Villon
La Boîte en valise (1966) ou la
mise en abyme par Marcel Duchamp de ses propres oeuvres miniaturisées.
à droite : "Fountain" (urinoir inversé)
coin de chasteté
L.H.O.O.Q.
Marcel Duchamp, La mariée mise à nu par
ses célibataires même 1934 (la boîte verte)
Marcel Duchamp, Deux nus, 1910,
huile sur toile
Marcel Duchamp,
Portrait du docteur Ferdinand Tribout, 1910
André Raffray, Penché sur son Grand
Verre, La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, brisée lors d'un transport, Marcel Duchamp tente de le réparer, 1936"Son œuvre la plus riche et la plus étrange, à l’élaboration complexe, est la Mariée mise à nu par ses célibataires, même ou Grand Verre, réalisée sur panneau de verre (1915-1923, musée de Philadelphie). Le Grand Verre est l’aboutissement de plusieurs études préliminaires telles que Neuf moules mâlics (1914-1915) qui correspond à l’obsession d’une « vraie forme » invisible, obtenue par contact, afin de synthétiser toutes ses théories magiques et sa théorie de l’art comme « fait mental ». Réalisée à l’huile, feuille et fil de plomb, montée entre deux plaques de verre, cette étude fut fêlée lors de son transport en 1916, mais Marcel Duchamp refusa de la faire restaurer." (source : Wikipedia)
Robert Desnos interrogé par André Breton lors d’une séance de télépathie à laquelle
participe Marcel Duchamp sous les traits de « Rrose Sélavy »
Dans ses douze images tirées numériquement sur film polyester rétro-éclairés, André Raffray a bien pris soin de mettre en scène la constellation des futuristes, cubistes, surréalistes et amis qui gravitent autour de M D :
Apollinaire, Erik Satie, Max Ernst, Salvador Dali, Picabia, Man Ray, Breton, Desnos
André Raffray Dans son atelier de New
York Marcel Duchamp, près d'Etant donnés, son oeuvre posthume, 1968http://www.zumbazone.com/duchamp/ http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Duchamp/ENS-duchamp.htm
« Etabli à Paris depuis 1818, le jeune Bonington fait son premier séjour en Normandie en 1821. Il y retournera à plusieurs reprises jusqu'à sa mort prématurée en 1828, attiré tout à la fois par les monuments gothiques, et par les paysages de la côte. La région lui inspire un grand nombre de dessins, d'aquarelles et de peintures qui appartiennent tantôt au registre du pur paysage, tantôt à la vue d'architecture. Il participe à l'illustration des volumes sur la Normandie des Voyages pittoresques de Taylor et Nodier. »
Johannes Bosboom,
Le quai de Paris à Rouen, 1839, huile sur toile
Polyclès Langlois,
Rouen : vue du quai de Paris, la cathédrale à l'arrière-plan, 1838« L'aspect de Rouen fait naître l'idée d'une cité toute gothique qui récemment dégagée des immenses débris sous lesquels elle avait caché, pendant des siècles, la flèche de ses basiliques et le faîte de ses palais, réunirait tout à coup un peuple de curieux empressé de la contempler et ne verrait s'élever dans l'espace qui sépare ses monuments que l'architecture disparate et fragile des hôtelleries et des bazars. Elle serait la Palmyre ou l'Herculanum du Moyen Âge » Charles Nodier, Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, vol II, Ancienne Normandie, 1825
Eugène Isabey
(1803-1886), Vue du cloître de l'abbaye de Saint-Wandrille vers 1825-30, musée des Beaux-Arts de Besançon« L’abbaye en ruine
La vente des abbayes comme biens nationaux à la Révolution entraîne la destruction d’un immense patrimoine architectural. La Normandie abonde en monastères médiévaux et les saccages y sont tragiques. C’est pour une bonne part autour des vestiges des grands sanctuaires monastiques de la région que s’amorce cependant la prise de conscience qui aboutira à une politique concertée de sauvegarde des monuments historiques. […] C’est principalement au texte et aux planches des Voyages Pittoresques et Romantiques que l’on doit le mouvement d’opinion qui aboutira au sauvetage des vestiges. »
Charles Caïus
Renoux 1795-1846, Cloître Saint-Sever près de Rouen« Ces voûtes ciselées en feuillages, ces jambages qui appuient les murs et finissent brusquement comme des troncs brisés, la fraîcheur des voûtes, les ténèbres du sanctuaire, les ailes obscures, les passages secrets, les portes abaissées, tout retrace les labyrinthes des bois dans l'église gothique ; tout en fait sentir la religieuse horreur, les mystères et la divinité. Les deux tours hautaines plantées à l'entrée de l'édifice surmontent les ormes et les ifs du cimetière, et font un effet pittoresque sur l'azur du ciel. Tantôt le jour naissant illumine leurs têtes jumelles, tantôt elles paraissent couronnées d'un chapiteau de nuages, ou grossies dans une atmosphère vaporeuse. Les oiseaux eux-mêmes semblent s'y méprendre, et les adopter pour les arbres de leurs forêts : des corneilles voltigent autour de leurs faîtes, et se perchent sur leurs galeries. Mais tout à coup des rumeurs confuses s'échappent de la cime de ces tours, et en chassent les oiseaux effrayés. L'architecte chrétien, non content de bâtir des forêts, a voulu, pour ainsi dire, en imiter les murmures ; et, au moyen de l'orgue et du bronze suspendu, il a attaché au temple gothique jusqu'au bruit des vents et des tonnerres, qui roule dans la profondeur des bois. Les siècles, évoqués par ces sons religieux, font sortir leurs antiques voix du sein des pierres, et soupirent dans la vaste basilique : le sanctuaire mugit comme l'antre de l'ancienne Sibylle ; et, tandis que l'airain se balance avec fracas sur votre tête, les souterrains voûtés de la mort se taisent profondément sous vos pieds. »
François-René de Chateaubriand
Le Génie du Christianisme (1802), 3è partie, livre 1, chapitre 8
Thomas Charles
Leeson Rowbotham, Vue générale de Rouen depuis Bon secours 1849
Edward William
Cooke, Vue du Mont Saint-Michel 1833
Eugène Cicéri
1813-1890 d'après Charles Séchan 1803-1874, Le Mont Saint-Michel
Terre des hommes (Ka.Ty D)Les acryliques de Lucille Piquenot-Frestin (21 ans) ont une force incroyable. Dans sa "Démarche de l'exposition", elle écrit :
« Dans la mondialisation des échanges et son brassage culturel, les identités s'hybrident, deviennent multiples. Tout au long de notre histoire, les peuples se sont découverts, cotoyés, mélangés et affrontés. L'art prend part à ce processus. Les images elles-mêmes donnent lieu à des chocs interculturels. Dans ces rencontres, celles de l'Europe avec des grands continents comme l'Amérique ou l'Afrique, l'art s'est inspiré des nouvelles formes qu'il y a trouvées. Des surréalistes aux expressionnistes et aux land artistes, le style artistique la mythologie et la philosophie de ces peuples ont été retraversés. Nos continents sont plus proches qu'ils ne l'ont jamais été. Mais cette évolution n'est pas toujours favorables aux deux parties. Un écart Nord-Sud se creuse de plus en plus. Où sont les richesses ? Où sont les ressources ? Dans un même temps, toutes les cultures ne nous sont pas parvenues, et beaucoup s'éteignent encore. Aujourd'hui, elles sont à découvrir et à préserver ».
Dans la lettre que j'ai adressée à l'Inspection des Lettres de Nantes au printemps 2008, j'ai écrit : « Lorsque je me retourne sur mon parcours, je vois bien que les questions sur la cohabitation des cultures, les choix de traduction, le déracinement ne m'ont jamais quitté. C'est le métissage, la créolisation, la mondialité (comme dirait Edouard Glissant) qui m'ont conduit à demander La Réunion [...] Comme le monde va continuer de se décloisonner, les questions sur les médiations et transferts culturels vont se multiplier ». C'est dire à quel point je suis d'accord avec ce qu'écrit Lucille.
Quant à Ka.Ty Deslandes, pour présenter son expo Noir ou l'origine du monde de décembre 1998 à l'Hôtel de Région à Saint-Denis, à l'occasion du 150è anniversaire de l'abolition de l'esclavage, elle écrivait : « Hommage aux cultures noires, mon expression s'inspire des hommes et des terres que je rencontre : la Mélanésie, l'Australie aborigène, l'Afrique, les îles de l'Océan indien. Auprès d'eux mon expression se forge et se nuance. Message par ses thèmes, mon travail tente d'affirmer que de tels peuples, maîtres de vie, de savoir-vivre ancestral, d'harmonie primordiale, aussi à l'origine du monde, n'auraient jamais dû être maltraités, décimés, déportés ».
Voilà pourquoi ces deux artistes exposent ensemble sous le même titre : « Escale aux confins du monde ».
Davina (Ka.Ty D)
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