Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /Mars /2009 10:05

A Madagascar, une mutinerie témoigne de tensions dans l'armée

Le Monde 09 03 09

La traditionnelle loyauté de l'armée malgache à l'égard du pouvoir en place est-elle en train de voler en éclats ? Dimanche 8 mars, des soldats se sont révoltés dans un camp militaire situé dans la banlieue de la capitale, Antananarivo. Les mutins protesteraient contre les ordres donnés depuis plusieurs jours par le régime de Marc Ravalomanana visant à réprimer les manifestations de l'opposition.


La base, dont l'accès a été bloqué, est un point névralgique dans le dispositif militaire malgache. Plusieurs centaines de soldats y sont installés et d'importants stocks d'armes y sont entreposés.

Sur le même sujet
Lundi matin, une éventuelle contagion de la révolte dans d'autres casernes militaires demeurait incertaine. Cette mutinerie est survenue alors que le pouvoir en place s'efforce depuis le 3 mars de faire cesser les manifestations de l'opposition.


Le maire destitué d'Antananarivo, Andry Rajoelina, conteste depuis trois mois le pouvoir du président Ravalomanana dans un des pays les plus pauvres de la planète. Porté par une frange excédée de la population, il reproche au chef de l'Etat son autoritarisme et son penchant à confondre l'intérêt général avec ses intérêts personnels.

Agé de 34 ans, il était parvenu à réunir régulièrement plusieurs milliers de personnes sur la place du 13-Mai, au cœur d'Antananarivo. Mais, depuis mercredi, les forces de l'ordre en empêchent l'accès aux manifestants. Des échauffourées ont régulièrement éclaté, les gaz lacrymogènes répondant aux jets de pierre. Deux personnes ont été tuées par balles, alourdissant ainsi le bilan d'un conflit qui a déjà fait plus d'une centaine de morts.

Les bureaux de la télévision Viva d'Andry Rajoelina auraient également été saccagés, samedi, par des forces de sécurité. Surnommé "TGV" en raison de sa rapide ascension politique, l'opposant a annoncé, ce même jour, qu'il entrait en clandestinité et assuré qu'il était caché en lieu sûr. Deux jours plus tôt, l'opposant, protégé en permanence par plus d'une centaine de gardes, aurait échappé à une tentative d'arrestation.

VŒU DE NEUTRALITÉ

Malgré les appels de la communauté internationale et des églises locales, les discussions sont au point mort entre les deux parties qui campent sur leurs positions. M. Rajoelina, qui s'est autoproclamé président d'une "Haute autorité de transition", exige le départ de Marc Ravalomanana. Elu en 2002, puis réélu en 2006, celui-ci fait valoir sa légalité. Face à l'impasse du dialogue, M. Rajoelina a proposé, samedi, un élargissement de la table des discussions à d'autres personnalités malgaches.

Sur le terrain, le postulant au pouvoir compte sur la province pour redonner du souffle à son mouvement. Des manifestations ont eu lieu ces derniers jours dans quelques capitales régionales. Mais c'est bien l'attitude de l'armée qui pourrait décider de l'avenir du conflit. Jusqu'à présent, les généraux ont fait vœu de neutralité, malgré une méfiance grandissante à l'égard du chef de l'Etat. Les sans-grade pourraient prendre une décision à leur place.

Sébastien Hervieu

Fil info du 9 mars (Sobika)
12H00 : Pillage en série de la galerie Smart à Tanjombato. Aucune force de l'ordre en vue.
11H44 : Pillage de Courts Tanjombato. Les gens courent avec du matériel sous les mains
11H37 : Une manifestation pro tim est attendue à Mahamasina ce jour à l'appel de radio Mada
11H27 : Dans son communiqué, la gendarmerie nationale annonce faire une distinction claire entre la protection de la vie de la population et des actions contre les pillages.Elle appelle tous les politiciens à se donner la main dans la recherche de solutions.
11H25 : Les forces de l'Emmonat sont consignées dans leurs casernes actuellement
11H09 : On signale : un barrage de pierre à Soanierana et la présence d'émeutiers sur le pont de Tanjombato
11H08 : Le Capsat est toujours barricadé de l'intérieur
11H04 : Pas de forces de l'ordre présentes.
11H00 : Les partisans de Andry Rajoelina ont investi la place du 13 Mai Analakely
03H15 : Selon Midi Madagasikara, une conférence de presse du colonel Colonel Rakotonandrasana qui dirige dorénavant le Capsat sera donnée ce jour
03H10 : Le général Pily de la police nationale appelle à une solution politique.
03H05 : Viva appelait hier sur sa tv à une manifestation place du 13 mai pour lundi
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 18:18

MADA


Fil info mada 8 mars  intéressant  bien que confus :


16H55 situation confuse pour le moment faute d'informations verifiables sur la scission entre militaires. Dès que nous aurons des infos sûres, nous les diffuserons ci après. 16H35 Réunion de militaires (sous officiers) confirmée. Ils refusent d'obéir aux ordres du colonel Faly ( gouvernement ) . Ils font scission avec l'Etat Major officiel et rejoignent le camp Tgv.

15H Pas de confirmation de la réunion militaire annoncée par Radio Antsiva. La radio est brouillée actuellement

12H Les militaires ont été conviés a une réunion générale de l'Etat Major ( Source Radio Antsiva )

19H30 ( H.Madagascar ) la situation actuelle à Antananarivo est très confuse d'un point de vue militaire. Nous recevons des informations jugées sûre mais contradictoires de part et d'autre ! Plutot que de les diffuser, nous patientons jusqu'à ce qu'une situation claire apparaisse. Merci pour votre compréhension

Dimanche 8 Mars :

19H16 : Confirmé : mutinerie au camp militaire du Capsat Tana. Des militaires ont décidé de ne plus obéir aux ordres de l'Emmonat.
17H Alain Andriamamora général de brigade dit sur Radio Mada qu'il n'y aura pas d'attaque de camp
16H55
situation confuse pour le moment faute d'informations verifiables sur la scission entre militaires. Dès que nous aurons des infos sûres, nous les diffuserons ci après.

 

REUNION

"Il est temps d'instaurer une vraie égalité entre la métropole et les DOM"

LEMONDE.FR | 06.03.09 | 15h25  •  

Témoins du mouvement social à la Réunion, des internautes du Monde.fr relèvent des similitudes avec le conflit guadeloupéen. Mais ils prennent soin de souligner les spécificités de la situation à la Réunion.

  • La vie est trop chère par Fabrice Clain

J'habite depuis dix ans à la Réunion et ici il n'y aucune concurence commerciale réelle , la vie est de 25 à 30 % plus chère qu'en métropole avec des salaires à peine équivalents voire inférieurs. Les prestations sociales sont souvent plus faibles, le taux de chômage très élevé, et le prix des billets d'avion n'en parlons pas ! Tous les ingrédients sont présents pour une explosion sociale et une aggravation de la délinquance. Il est temps d'instaurer une vraie égalité entre la métropole et les DOM. Paris doit nous écouter et surtout nous comprendre et ne pas nous laisser tomber !

  • Menaces sur les entreprises par Michel Gérard

Je suis entrepreneur, cassé par la crise depuis octobre 2008. J'ai dû licencier trois personnes entre le 5 janvier et le 5 mars 2009. J'ai perdu 50 % de mon chiffre d'affaires. Si la grève du Cospar [collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion] prend de l'ampleur et nous assène le coup fatal, je me séparerai de mes trois derniers employés. La vie chère est pour tout le monde, et certainement moins pour les fonctionnaires qui touchent 53 % de prime par rapport à la métropole, ce qui tire les prix vers le haut. Un autre problème vient des banques qui prêtaient avec des taux bien supérieurs qu'en métropole, alors qu'il s'agit des mêmes billets. Enfin la loi de défiscalisation a amplifié et accéléré la situation d'aujourd'hui.

Une catharsis révolutionnaire par Frédéric Arhan-Hoarau

J'habite le chef lieu (Saint-Denis), et hier, 5 mars, je participais à la manifestation par solidarité. Les Réunionnais avaient pris d'assaut les grandes surfaces dès mercredi, craignant apparemment un durcissement du mouvement de grève, comme on peut désormais le craindre avec les opérations coups de poing annoncées par les meneurs de la grève. Certaines stations-service étaient hier soir déjà à sec, sans que l'on puisse être sûr de leur approvisionnement aujourd'hui.

Le nouvel appel à une grève générale à compter de mardi prochain risque de rencontrer une forte adhésion des Réunionnais. Il y a une envie de faire 'aussi bien' que leurs collègues guadeloupéens chez nombre de jeunes Réunionnais, hors de tout discours politique ou syndical. L'envie de se prouver quelque chose, une forme de catharsis générale... Parmi les principaux représentants du Cospa, Ratenon présente un profil comparable au leader guadeloupéen Domota : une forte envie de médiatisation et un ego surdimensionné, gêné jusqu'à présent par une absence d'envergure et d'écho médiatique de son association (Agir pour nou tout).

  • Une autre solution politique ? par Evariste Tiepolo

Le gouvernement promet des réponses proches de celles des Antilles et connaît depuis déjà trois semaines les espérances des Réunionnais. Ne serait-il pas raisonnable d'éviter toute exaspération en donnant tout de suite une réponse positive inévitable : les responsables patronaux et gouvernementaux ne sont-ils pas déjà rodés par les événements des Antilles ? Cela éviterait toute dégénérescence de la situation. Malheureusement, le préfet semble peu réaliste et est déjà en train d'essayer en valet zélé de leurrer le Cospar.

"Il est temps d'instaurer une vraie égalité entre la métropole et les DOM"

  • La Réunion ce n'est pas les Antilles par Guillaume Hoareau

Certes les préoccupations sur la vie chère insulaire sont réelles, mais les négociations et le caractère "ethnique ou racial" faisant objet de rancunes et de non-dit en Guadeloupe ne sont pas présents ici du fait du métissage et du brassage important des populations d'origine diverses. Les ravages de l'esclavage, et la mémoire collective des Reunionnais sur cet événement ne sont pas vécus ni structurés de la même manière. Du coup le collectif, contrairement au LKP, n'a pas une légitimité acquise dans toutes les couches de la population. Le collectif est composé d'organisations syndicales représentant des fonctionnaires, qui pour la grande majorité viennent de métropole...

  • Le "jeu" politique s'empare du mouvement à tous les étages par Yvan Techer

Ce mouvement s'inscrit comme une copie du mouvement antillais, cependant, il faut y ajouter deux grandes particularités : une forte implication des politiques locaux, UMP, PS et surtout Parti communiste réunionnais, qui paradoxalement fait perdre de la crédibilité au mouvement.

Les étudiants se sont impliqués. Le mouvement demande une valorisation immédiate des bourses étudiantes de 200 euros. Le président de l'UNEF a été choisi pour le premier discours officiel du Cospar devant la préfecture. Tout un symbole. Mais là encore son implication politique (PCR) joue contre le mouvement et ses détracteurs sont nombreux, notamment sur le campus de Saint-Denis, où après trois semaines de grève les tensions sont palpables entre étudiants.

Le Cospar a trop attendu et s'est trop étendu. Le gouvernement à fait le plus gros du travail sur la Guadeloupe et les mesures seront appliqués aux autres DOM. Yves Jégo le dit lui-même : "il y a une réponse aux 62 revendications du mouvement". Au final, le mouvement ne pourra durer qu'avec une adhésion massive de la population dans le temps. Mais c'est bien connu : le Réunionnais n'est pas l'Antillais...

Opérations coup de poing à gogo

CLICANOO.COM | Publié le 8 mars 2009

Le Cospar l'avait annoncé depuis jeudi dernier, il est passé à l'action. Hier, beaucoup de grandes surfaces de l'île, sauf dans l'Ouest totalement épargné, ont dû baisser leurs rideaux sous la pression des manifestants, sans incident majeur. Le Cospar a promis de récidiver aujourd'hui.


Première opération dans l'Est

La première opération coup de poing du Cospar s'est déroulée hier matin à Saint-André. Devant l'ancien Leader Price devenu Leclerc Express, il y avait beaucoup de monde hier matin dès 8 h. C'était l'heure H pour l'ouverture officielle du magasin, prévue initialement vendredi. Près de 150 personnes se trouvaient devant les rideaux métalliques, dont les manifestants regroupés sous leur drapeau respectif : FSU-Unatos, Agir pour nou tout, Lutte ouvrière, CGTR... Ils criaient : « Tous ensemble, tous ensemble ! » Le magasin flambant neuf a pu ouvrir en début d'après-midi seulement. Entre-temps, le Cospar a mené d'autres opérations coup de poing dans d'autres magasins de Saint-André, dont Jumbo Score qui a alors baissé momentanément ses rideaux. Chez Super U, inauguré en centre-ville de Saint-André il y a quelques semaines, la direction du magasin a préféré fermer ses portes avant même l'arrivée des manifestants. Quelques clients sont néanmoins restés bloqués pendant de longues minutes à l'intérieur du magasin avant d'être « libérés », quand le Cospar a levé le camp pour se diriger vers le Carrefour de Sainte-Suzanne. Le blocage a été organisé au rond-point du centre commercial du Grand Est. À bord de leurs véhicules, les clients pouvaient sortir mais pas entrer. Le barrage a été levé vers 13 h. Ce n'était pas fini pour autant. À Saint-Benoît, après avoir distribué des tracts, les militants de LO et de la CGTR ont « symboliquement fermé le magasin Leclerc de 11 h 30 à 12 h 30 » avant de rejoindre leurs camarades au Carrefour de Sainte-Suzanne pour une ultime démonstration de force.

Tournée des grands ducs du Cospar dans le Nord

À Saint-Denis, les drapeaux rouges de la CGTR étaient les premiers à flotter devant le magasin Leclerc du Butor hier matin, dès 9 h. Quelques dizaines de manifestants bien motivés vont contraindre la nouvelle grande surface qui ouvrait pour la première fois à fermer. Là aussi, les quelques clients déjà à l'intérieur sortent au compte-gouttes, parfois harangués par les manifestants. Certains ne se laissent pas intimider (lire ci-contre). Jacques Bhugon, secrétaire général de la CGTR Nord, mène l'opération. Il lance : « C'est soi-disant la chaîne alimentaire la moins chère... Mais, ce n'est qu'un effet d'annonce. Nous demandons que toutes les grandes surfaces baissent le prix de 500 produits de base de 20 % pour que nos 70 000 Rmistes puissent y avoir accès... » Finalement, le magasin restera fermé jusqu'au départ des manifestants. Rejoints par de nouvelles troupes, Unef et CFDT notamment, ils se dirigent vers le Jumbo Score du Chaudron. Là aussi, ils arrivent à faire baisser les rideaux. C'est ici que les représentants du Cospar à la table des négociations ont choisi de haranguer leurs troupes. Ivan Hoareau, secrétaire général, annonce la couleur : « Il nous faut rester mobilisés jusqu'à mardi ». Les opérations vont se poursuivre au Carrefour de Sainte-Clotilde, où les entrées sont bouclées pendant plusieurs heures, jusqu'à 14 h 30, par une cinquantaine de manifestants. Et le Cospar va faire fi de la menace des acteurs économiques de ne pas se rendre à la table des négociations si les opérations se poursuivent. La prochaine étape n'est autre que le Jumbo Score de Duparc. Les derniers manifestants quitteront les lieux peu après 17 h. Toutes les enseignes en ont pris pour leur grade, le Cospar a fait la tournée des grands ducs.


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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 17:31


Affrontement (L'Express de Madagascar le 7 mars)

Un troisième mort à Ambositra


 http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=24922

Après les deux victimes, suite aux tirs des forces de l'ordre à Antamponivinany mardi, une autre personne est tombée sur le champ de bataille hier à Ambositra. Il s'agit d'un garçon de 18 ans tué par balle dans le ventre lors de l'affrontement entre les éléments armés et les manifestants contre le régime de Marc Ravalomanana. Deux manifestants sont aussi blessés.
Une trentaine d'éléments venant de Fianarantsoa, selon une source sur place, ont ainsi réussi à franchir le barrage installé à Amoron'Isaha hier à 9 heures trente. Ils se sont livrés tout de suite à la dispersion des manifestants en lançant des grenades lacrymogènes et en procédant à des tirs en l'air.
Une opération qui s'est poursuivie jusqu'au quartier peuplé. Le face-à-face entre les deux camps est devenu musclé en pleine ville. « Ce jeune homme a été atteint par une balle des militaires à une distance de 600 mètres », a soulevé Mamy Josoa, co-dirigeant du Comité de soutien pour la démocratie d'Amoron'i Mania (KMDA).
La même source a révélé qu'un groupe de personnes s'est vengé sur un militaire, ainsi pris en otage. Ces gens, sous le coup de la colère, ont coupé l'oreille de cet élément des forces de l'ordre avant de le libérer.
Compte tenu de cet état de chose, le KMDA a décidé de jouer l'apaisement en ordonnant pour le moment l'ouverture des barrages.
Mamy Josoa a confié pour ce samedi que le meeting qui se tiendra à Antamponivinany, normalement en présence de la délégation dirigée par l'ancien président de la République Albert Zafy, se déroulera pendant l'hommage à la victime.
  Fano Rakotondrazaka
Date : 07-03-2009



Assaut à Ambatobe (L'Express de Madagascar le 7 mars)

Les forces de l'ordre ont dû intervenir hier pour libérer plusieurs centaines d'élèves du lycée français d'Ambatobe bloqués par la population. La délivrance a eu lieu après quelques heures d'affrontement.
 http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=24918

Les forces de l'ordre ont lancé une offensive à Ambatobe, quartier où réside Andry Rajoelina, « président de la Haute autorité de la transition (HAT) ». Avec le bouclage des périmètres autour du domicile du fondateur du Tanora malaGasy vonona (TGV), le gouvernement lance un sérieux avertissement à l'ancien maire d'Antananarivo.
Des colonnes de fumée noire sont visibles des quartiers voisins d'Ambatobe jusqu'à Ankorondrano, témoignant de l'intensité de l'opération. Et les coups de feu, qui ont retenti jusqu'à Ampasampito, ont été entendus pendant des heures en fin d'après-midi.
Et pour cause, l'opération menée par les forces de l'ordre était d'envergure. Vers 16 h 30, un convoi militaire composé de quatre voitures 4x4, deux minibus et autant de camions transportant des troupes, ont arpenté Analamahitsy. Bénéficiant d'un renfort d'éléments à bord de quatre camions supplémentaires, ils ont commencé à démanteler les barrages de fortune érigés par les partisans de Andry Rajoelina tout au long de la route menant vers Ambatobe.
Les éléments de l'état-major mixte opérationnel (Emmo/nat) ont dû faire face à la résistance des partisans de Andry Rajoelina. Ceux-ci leur jettent des pierres, et parfois des cocktails Molotov. L'Emmo/nat a riposté par des tirs en l'air et en lançant des bombes lacrymogènes pour disperser la foule, grapillant du terrain pouce par pouce. De telles scènes se sont répétées pendant les deux heures d'affrontement. Le face-à-face a baissé d'intensité et presque cessé vers 18 h 30, le temps pour les forces de l'ordre d'évacuer les élèves du lycée français.
Un officier, présent sur les lieux, a fourni des explications officielles sur les objectifs de l'opération. « Nous avons pour mission d'enlever les barrages et d'évacuer les élèves du lycée français », a-t-il soutenu. Il n'a pas touché mot sur l'éventualité d'une arrestation de Andry Rajoelina, qui, semble-t-il, était absent de son domicile au moment de l'attaque. Or, la résidence de l'ancien maire d'Antananarivo se trouve à une centaine de mètres à
vol d'oiseau de la « zone d'opération ».
L'assaut du vendredi est quand même le deuxième des forces de l'ordre à Ambatobe, en moins de 24 heures. Une première intervention a eu lieu jeudi vers 22 heures. Trois camions, suivis d'autres voitures, stationnaient momentanément au rond point d'Ambatobe. Mais les militaires ont vite quitté les lieux après l'échec de la tentative d'enlèvement des bacs à ordures érigés à l'entrée du portail par un camion de la commune urbaine d'Antananarivo.
Arrestation du « président de la HAT » ou pas, les deux attaques des forces de l'ordre font passer la crise politique à un autre stade.

Encadré
Les élèves du lycée français bloqués

Les élèves du lycée français ont connu une journée chaude hier. Ils ont subi d'une manière indirecte, malgré eux, l'assaut donné par les forces de l'ordre à Ambatobe.
Une première chance d'évacuation des lycéens s'est présentée vers 14 heures. Des négociations sont engagées entre les responsables de l'établissement et les partisans de Andry Rajoelina, qui gardent les barrages. Mais le survol d'un hélicoptère, pendant un quart d'heure, suspecté par les pro-TGV de procéder à une reconnaissance des lieux, a tout fait capoter.
Une deuxième tentative d'évacuation est prévue à
16 h 30. Les voitures sont déjà prêtes et les élèves ont commencé à sortir des édifices scolaires comme si tout est réglé. Mais le début de l'assaut, par l'enlèvement des barrages du côté d'Analamahitsy par les forces
de l'ordre, a obligé les lycéens à rebrousser chemin.
Il a fallu attendre deux heures de plus pour que les
barrages soient dégagés.
  Iloniaina Alain
Date : 07-03-2009



Fil info de la journée du Samedi 07 Mars (Sobika)

16H31: Andry Rajoelina a dit qu'il ne peut plus s'exposer au 13 mai mais que sa "lutte continue"

16H20: Sareraka a lancé des accusations contre le colonel Faly Randriamampiadana responsable de la "violence de l'armée" selon lui

16H12 : Dans un communiqué, Haja André Resampa, négociateur pour Andry Rajoelina affirme que les négociations sont rompues à cause de deux points non acceptés par le camp Ravalomanana : le départ du président et la mise en place de la Haute Autorité de Transition demandée par Andry Rajoelina

16H10: Andry Rajoelina dit sur Viva avoir été victime d'une attaque avec des mercenaires étrangers . Il dit que son arrestation n'est pas une solution

16H06 : Andry Rajoelina dit être en lieu sûr, mais pas chez lui. Il dit que l'Etat est ok pour un gouvernement avec lui mais il est contre et demande le départ de Marc Ravalomanana

16H00 : Andry Rajoelina s'est exprimé par téléphone sur Radio Viva

15H25 : Behoririka: va et vient des manifestants

15H20 : Sur Viva, démenti de la volonté de prendre en otage les élèves du lycée francais. Ils étaient bloqués "pour leur sécurité" annonce la chaine de Andry Rajoelina

15H10 : 67ha : face a face Emmonat - Manifestant : un journaliste pris par les manifestants. "Des gros bras" se sont joints a l'Emmonat
14H10 : Place du 13 mai vide
14H00 : l'Emmonat a repoussé les manifestant venus par Antsahabe devant Mascotte depuis 30 minutes
12H35 : Du coté d'Ambatobe, rien à signaler. Reste les débris d'hier sur la chaussée.
12H15 : Rassemblement pacifique à Antsahabe Mascotte, depuis 11h. A midi, ils sont entrés dans le tunnel, direction Analakely
12H12 : Situation calme depuis ce matin à Tana. Juste un barrage signalé le matin à Ambohipo. Les automobilistes passaient par l'ancienne route
12H06 : Dans une interview, Monja Roindefo a déclaré "toute l'amérique nous regarde" depuis une interview donné à Voice Of America
12H00 : Pas de nouvelles pour le moment de la part de Andry Rajoelina concernant la marche prévue.
12H00 : des manifestants se dirigent vers le centre ville . La place du 13 mai est bouclée par l'Emmonat.



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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 16:33

il y a un mois, la presse a signalé, photos à l'appui, une baleine à bosse avec son baleineau dans la baie de Saint-Paul

alors, histoire de faire revenir plus vite les baleines, sans attendre juin, voici quelques photos prises en 2008 par Dom2 entre St-Paul et St-Leu
et puis si l'éléphant de mer de St-Philippe pouvait revenir aussi, ce ne serait pas plus mal

















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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 16:12



Fil du 6 mars (Sobika)

18H00 : 3 camions Emmonat sont sur la route d'Analamahitsy

17H55 : Des habitants de la résidence dans laquelle se trouve celle de Andry Rajoelina signale des coups de feu vers le rond point du lycée francais.
17H54 : Selon des parents d'élèves, les Tgvistes recherchent les enfants malagasy de personalités politiques au lycée francais. Tous les élèves restants sont confinés dans le lycée.
17H45 : 2ème front d'affrontement vers Nanisana.
17H40 : Affrontements sérieux a Analamahisty entre les forces de l'ordre et les partisans de Andry Rajoelina
17H38 : Ordre à été donné par les autorités consulaires de confiner les élèves dans l'établissement, dans les salles. Les élèves reçoivent actuellement des rafraichissements, ils sont encadrés par les enseignants dans les salles ( source LFT )
17H35: Ce sont les partisants de Andry Rajoelina qui bloque la sortie des élèves du Lycée Francais et non une mesure prise par le lycée lui même
17H32 : Pour information, la résidence de Andry rajoelina se trouve à une centaine de metres du Lycée Français
17H30 : c'est l'inquiétude au Lycée Francais de Tana. Bus des élèves caillassés. Les élèves toujours pas autorisés à sortir du lycée. Manifestants aux portes du lycéé francais. Certains élèves ont pu sortir par les rizières.
14H40 : L'Hélicoptère n'appartient pas à l'armée malgache.
14H20 : L'hélicoptère aperçu est de type commercial . Il s'agirait d'un hélicoptère Bell 206 ou Bell 407.
14H00 : Les élèves du Lycée Francais sont enfermés dans le lycée.
13H50 : Il n'y a pas de forces de l'ordre sur place a Ambatobe à part un hélicoptère dont on ne sait pas s'il est militaire ou non.
13H40 : Correction : Le représentant du FMI Pierre van den Boogaerde ne faisait pas parti de la délégation recue par Andry Rajoelina ce matin.
13H30 : des détonations sont entendues à Ambatobe à proximité de la résidence de Andry Rajoelina
13H10 : Un hélicoptère tournoi a ambatobe
12H30 : Fianarantsoa : fin de la manifestation. Dispersion dans le calme.
12H19 : Manifestation de l'opposition prévue à 14h à Antalaha.
12H10 : On nous signale du brouillage sur la station Tv Plus.
11H30 : Fianarantsoa : Zafy Albert est arrivé sur la place de la démocratie en compagnie Betiana Bruno, Tabera, Mara Niarisy.
10H36 : Andry Rajoelina a recu des ambassadeurs et représentant Fmi à son domicile d'ambatobe.
10H35 : le SEFAFI ( Observatoire de la vie publique et politique " interpelle l'Etat.
08H15 : Rappel info: Andry Rajoelina s'est exprimé hier par téléphone. Il appelle à une grande marche samedi, habillée de blancs.
06H15 : Barrage dans la montée vers la cité Ambohipo
02H00 : Haja André Resampa est l'un des négociateurs représentant Andry Rajoelina
01H50 : Les représentants de Andry Rajoelina ont boycotté la journée de négociation d'hier.
00H31 : La personne décédée à Ambohipo ( fil info du 4 mars 18h46 ) est une étudiante, sans rapport avec les émeutiers. Elle a été victime d'une balle perdue tirée par l'Emmonat.


 


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