Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 16:37

L'animal appelé caméléon en métropole s'appelle endormi à la Réunion. Et l'animal ci-dessus, 30 cms de long, photographié au fond de mon jardin, les rényonés l'appellent caméléon. Pour mon collègue de Sciences de la vie et de la terre, c'est un lézard. Et pour moi, ce sera un lézard bourbon.
Publié dans : faune terrestre
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 17:43
il s'est fait prier le croissant, toujours à jouer à cache-cache avec nuages et puis il s'est laissé prendre
j'ajoute le couchant du 11 février car on voit bien qu'Hélios est désolé de voir mon bananier dépenaillé après le passage de Gaël
et j'ajoute aussi la lune du lendemain 12 février




Romance de la Luna, Luna

La luna vino a la fragua
Con su polisón de nardos.
El niño la mira, mira.
El niño la está mirando.
En el aire conmovido
mueve la luna sus brazos
y enseña, lúbrica y pura,
sus senos de duro estaño.
-Huye luna, luna, luna.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.
- Niño, déjame que baile.
Cuando vengan los gitanos,
te encontrarán sobre el yunque
con los ojillos cerrados.
-Huye luna, luna, luna,
que ya siento sus caballos.
-Niño, déjame, no pises
mi blancor almidonado.
el jinete se acercaba
tocando el tambor del llano.
Dentro de la fragua el niño
tiene los ojos cerrados.
Por el olivar venían,
bronce y sueño, los gitanos.
Las cabezas levantadas
y los ojos entornados.
Cómo canta la zumaya,
ay, como canta en el árbol!
por el cielo va la luna
con un niño de la mano.
Dentro de la fragua lloran,
dando gritos, los gitanos.
El aire la vela, vela.
El aire la está velando.


Federico Garcia Lorca



Publié dans : astronomie
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 15:16
Sarkozy "m' à tuer", par Barbara Cassin
LE MONDE | 28.02.09 |
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/02/28/sarkosy-m-a-tuer-par-barbara-cassin_1161665_3232.html
Il est certain que nous avons un président de la République. C'est le job de Nicolas Sarkozy. Moi je suis chercheur au CNRS, spécialiste de philosophie ancienne, je lis, j'enseigne, j'écris. C'est mon job. Je ne suis pas pour la langue de bois, ni pour le politiquement correct ni d'ailleurs pour le politiquement incorrect.
Je n'ai jamais eu l'agrégation, pas plus que notre président n'a eu son diplôme de l'Institut d'études politiques. Je n'ai pas été mariée trois fois, mais je suis plutôt fière comme citoyenne d'avoir un président qui l'a été et qui a divorcé comme on respire. Et qu'il soit à présent marié avec une étrangère, française pourtant comme lui et comme moi, c'est bon signe. Qu'il aille au turbin tous les matins et prenne à bras-le-corps les problèmes, c'est bon signe.
Pourquoi ai-je alors la sensation que quelque chose de grave est en train de se passer ? Non pas la crise ; la crise est très grave, elle crée et créera du malheur. Mais je ne vais pas manifester contre la crise, contrairement à ce que l'on entend dire avec mise en scène compassionnelle pour cette masse qu'il ne faudrait pas laisser au bord du chemin.
Je vais manifester contre les réformes que Nicolas Sarkozy veut imposer à la faveur de la crise, exactement comme certaines entreprises procèdent à des dégraissages extrêmes sous couvert de crise.
Mon désarroi est enraciné dans une certaine expérience de la langue et de la culture qui n'a rien de rétrograde - qui n'est pas plus rétrograde que la culture elle-même contre laquelle il est arrivé qu'on sorte le revolver. Ce sentiment est lié à l'idée que j'ai de l'idée que le président a de la culture.
Avec cette différence entre lui et moi que lui peut imposer son idée et le fera, à moins qu'on ne l'en empêche en criant très fort. "Nous insistons sur le fait qu'un bon ministre ne se reconnaîtra pas à la progression de ses crédits, mais à ses résultats et à sa contribution à la réalisation du projet présidentiel", telle est la conclusion de toutes les lettres de mission, celle de Christine Albanel comme celle de Valérie Pécresse : à vos "indicateurs de résultats", en avant marche...
Quel est donc le projet présidentiel ? Il est exprimé par des discours et des actes, nombreux, très nombreux. D'ailleurs, chaque discours est une performance, qui agit autant qu'il exprime. Un premier acte, j'en reste durablement troublée, est la présence massive de fautes d'orthographe sur le site de la présidence de la République française.
Critique d'instit ("dans la transmission des valeurs (...), l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur", dira-t-il) ou, pis, de précieuse ridicule héritière de la grammaire ? L'orthographe française est d'autant plus difficile qu'on ne perçoit pas l'histoire de la langue : comme elle est apparemment arbitraire et tordue, on n'a même plus envie de la réformer, alors ignorons-la comme tout le monde, arrêtons d'embêter les enfants et de discriminer les demandeurs d'emploi !
Pourtant, Sarkozy m'a "tuer" : dans le discours prononcé devant les ouvriers de Daher tel qu'il figure sur le site de l'Elysée, je lis, entre autres, ces deux fautes qu'on ne tolère pas en classe parce qu'elles sont le signe que l'élève ne comprend pas le mécanisme de la langue : "Nous on fait confiance et vous adhérer à cette stratégie offensive", et "on apporte aux participations les participations qu'à la Caisse, les participations qu'à l'Etat". Le président ignore ou méprise la syntaxe, soit, mais il n'a pas pu "prononcer" ces fautes d'orthographe. Elles sont écrites cependant.
Quelqu'un a mal fait son boulot ? Un nègre qui n'aurait pas passé l'examen de langue exigé par l'identité nationale ? Ou l'indice que, sachez-le, on s'en fout. "Je" parle comme "eux", j'écris aussi mal qu'eux : ils croiront que je pense comme eux, ils penseront comme moi. Entre imitation et émotion, ça passe ou ça casse. Il s'agit de communiquer, pas de parler.
Tous les niveaux de discours sont confondus, nivelés au ras de la langue par le plus authentique, irrépressible et immédiat "Casse-toi pauv' con". "Faire président" ne garantit plus la fonction présidentielle de règle et de régulation, de cohérence et de cohésion. L'adresse du même discours est sidérante : "Chère Christine Lagarde, (...) monsieur le Sénateur, et tous ceux qui sont importants, bonjour".
De l'ironie, de la provocation, ou vraiment la volonté d'une nouvelle norme, hors langue, hors culture, hors civilité, au profit d'une efficacité supposée, avec pour indice le grand mépris ?
L'efficacité, parlons-en. Je suis pour, tout le monde est pour. Un peu de bon sens (lequel ?) indique qu'elle n'est pas la même dans tous les domaines et qu'on ne la mesure pas de la même manière. "Un chercheur français publie de 30 % à 50 % en moins qu'un chercheur britannique dans certains secteurs. Evidemment, si l'on ne veut pas voir cela, je vous remercie d'être venu, il y a de la lumière, c'est chauffé..." La contre-vérité n'est pas diminuée par le persiflage.
Si Nicolas Sarkozy ne le savait pas (quels mauvais conseillers !), il le sait à présent : les résultats sont faux et les indicateurs inadaptés.
Le CNRS est, chiffres à l'appui, au premier rang européen et au quatrième rang mondial. Dans les "mauvais" secteurs, en philosophie par exemple, le biais linguistique est évident : publions en anglais short and dirty des articles saucissonnés, et notre score va grimper aussitôt.
Mais, une fois pour toutes, en matière de culture et de recherche, la qualité n'est pas une propriété émergente de la quantité. Cette visibilité-là est même un si mauvais critère que les meilleurs Anglo-Saxons le dénoncent et y ont déjà renoncé.
Je pense qu'il pense que la culture ne sert à rien, sinon à l'export et à la visibilité. On la protège, avec l'exception française, comme une marchandise. La culture, c'est d'abord l'éducation. Evidemment, si "on naît pédophile", si "la part de l'inné est immense", l'éducation le cédera à la rétention de sûreté.
Qu'est-ce qui reste alors ? "L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de La Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle !"

Il y revient trois fois, heureux du coup de pied dans la fourmilière, de la désacralisation du beau et de l'oeuvre, d'une oeuvre énigmatique. Nous ne parlerons donc à la guichetière que de guichet, ou de choses qu'elle peut comprendre dans son sous-métier de sous-femme, selon une version plus banale de l'imbécillité ou du sadisme - c'est tout ce qu'elle a besoin de savoir.
Il ne reste plus alors à partager que l'émotion. "Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé. Je vais mourir !" : "Ma première décision de président de la République sera de demander au futur ministre de l'éducation nationale que cette lettre soit lue en début d'année à tous les lycéens de France."
Avant de lui demander de mettre en oeuvre la "proposition éducative" faite au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) : "Cette éducation doit être suffisamment précoce pour toucher aussi les coeurs. (...) C'est pourquoi j'ai demandé à Xavier Darcos de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah."
Cet immédiat-là, si bien intentionné soit-il, est au sens strict un danger public. La culture selon Sarkozy a le choix entre les chiffres indicateurs de performance et l'émotion-glu.
Pas de culture, pas de construction d'un "nous" démocratique, sans respect. De même, la langue supporte toutes les inventions mais pas la maltraitance. "Chaque fois qu'Obama ouvre la bouche, ses sujets et ses verbes s'accordent" : c'est la meilleure manière, la seule respectueuse, de ne pas exclure Joe le Guichetier.
Barbara Cassin est philologue et philosophe, directrice de recherches au CNRS et du Centre Léon-Robin sur la pensée antique. Ses travaux portent sur la sophistique et la rhétorique ainsi que sur les rapports qu'elles entretiennent avec la philosophie. Elle a notamment publié "Vocabulaire européen des philosophies" (Seuil, 2004) et "Google-moi : la deuxième mission de l'Amérique" (Albin Michel, 2007)


Publié dans : enseignement-éducation
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 06:44
Travailler et bloguer, c'est pas toujours évident. Je compte sur votre indulgence lorsque je suis silencieux plusieurs jours. J'ai bien peu dormi depuis mercredi à cause des paquets de copies corrigés la nuit. Le conseil de classe d'hier soir m'a empêché de vous photographier le croissant de lune cendré. Ce sera peut-être pour ce soir. Dans 8 jours, les vacances. Je pourrai plus facilement mettre en ligne documents, photos, infos et éculubrations et je pourrai enfin répondre un peu aux questions posées en commentaires. Merci à ceux qui en font !
Je rappelle que je n'ai jamais su qui visite le blog (je sais seulement le nombre de visiteurs uniques par jour, environ 40), ni qui écrit un commentaire si vous prenez un pseudo.
Chaque jour, je me tiens au courant de la situation à Mada, car j'y serai du 13 au 20 mars (blog arrêté ou au ralenti) et je constate que depuis la rupture des négociations entre le Président Ravalomanana et le maire de Tana Rajoelina, tout est possible d'un jour à l'autre, et pas seulement à Tana. Avant-hier 2 morts et une douzaine de blessés très graves à Fianarantsa (300 kms au sud de Tana sur la RN7). Les vols Paris/Tana sont très perturbés (beaucoup ont été annulés récemment). Apparemment les vols St-Denis/Diego sont maintenus, je touche du bois. Une amie va me prêter le fameux bouquin de Nicolas Fargues Rade Terminus.
Je vous colle 3 articles récents sur les derniers développements.
http://www.office-tourisme-diego-suarez.com/
http://www.lexpressmada.com/
http://www.sobika.com/
www.mada-on-earth.skyblog.com

LE MONDE (hier)
Deux personnes sont mortes, vendredi 27 février, lors de la dispersion par les forces de l'ordre d'un rassemblement de l'opposition à Fianarantsoa, dans le sud de Madagascar, à environ 410 km au sud d'Antananarivo, a déclaré à l'AFP depuis Antananarivo le chargé de la communication de la gendarmerie nationale.

Il n'a pas précisé dans quelles conditions étaient intervenus ces morts, mais a ajouté qu'il y avait aussi eu "plusieurs blessés". L'épouse de l'opposant politique Pety Rakotoniana actuellement emprisonné, Ialy Rakotoniana, qui figurait parmi les organisatrices du rassemblement, a fait état de "treize blessés graves [qui se trouvent] à l'hôpital".

Au total, une centaine de personnes sont mortes à Madagascar depuis le 26 janvier dans les violences qui ont émaillé la crise politique née du conflit entre le président Marc Ravalomanana et le maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, qui a depuis été destitué par les autorités. Le camp de l'opposant Rajoelina a appelé à un grand rassemblement samedi à Antananarivo.
M. Rajoelina, 34 ans, avait annoncé mercredi soir la rupture des discussions avec le chef de l'Etat, absent mercredi d'un quatrième rendez-vous prévu entre les deux adversaires. Jeudi, les forces de l'ordre avaient dispersé, sans faire de blessés, environ 3 000 partisans de M. Rajoelina qui manifestaient à Antananarivo.

SOBIKA (ce matin)

COALITION POLITIQUE AUTOUR DE ANDRY RAJOELINA A MADAGASCAR

Andry Rajoelina ne jouera plus perso désormais dans son mouvement contre l'Etat. Il est désormais le chef d'une structure appellé comité national de coordination et qui regroupe les principaux partis des leaders de l'opposition : Rolland Ratsiraka, Alain Ramaroson, Jean Lahaniriko, André Ramaromisy, Jean Max Rakotomamonjy ainsi que l'ancien ministre de l'AVI, Jean-Jacques Rabenirina.

Le premier acte de cette nouvelle plateforme de l'opposition est de mettre une structure dans chaque fonkontany jusqu'aux districts. Le CNC National, sera présidé par Andry Rajoelina et devrait être présenté ce jour aux partisans Tgv , place du 13 pour la manifestation prévue depuis Jeudi.

Quel sera l'impact et le poids de cette coalition, sur l'opinion et sur le terrain politique ? Bonne question mon cher Watson. Ce qu'on peut dire, c'est que cela devrait mettre un terme à un retour des négociations

L'EXPRESS MADA (ce matin)

Plus de trente entités politiques se sont réunies hier à Antsahabe. La coordination des manifestations sur tout le territoire a été étudiée.

L'équipe d'Andry Rajoelina et la grande famille de l'opposition forment un bloc presque deux mois après le début du mouvement de contestation. Des représentants de plus de trente entités alliées ont tenu une séance de travail à Antsahabe hier matin, en vue de manifestations d'envergure nationale. La rencontre a eu lieu le lendemain de la création du Comité national de coordination des actions (CNC) présidé par l'ancien maire de la capitale à son domicile à Ambatobe.
Antennes régionales
Monja Roindefo, « Premier ministre de la Transition » a ainsi dirigé la délégation composée essentiellement de ses « ministres » à ce rendez-vous avec les politiciens. Parmi ces derniers figuraient le président du PSDUM, Jean Lahiniriko, celui du MTS, Roland Ratsiraka, Jean Clément et Joseph Yoland de l'association Matsilo, Alain Ramaroson de la Force de changement pour la démocratie (FCD), le Leader Fanilo Jean Max Rakotomamonjy ainsi que l'ancien ministre de l'AVI, Jean-Jacques Rabenirina.
A l'issue de la réunion, Jean Lahiniriko a annoncé à la presse la prochaine mise en place des antennes du CNC au niveau des districts, des communes, voire même des fokontany. « Il n'est plus question d'attente. Nous devons agir le plus tôt possible », a ajouté Hary Naivo Rasamoelina, président du DHD Madagascar.
La grande réunion publique sur la Place du 13 Mai ce jour accueillera la nouvelle structure du CNC. Mais les manifestations sous sa coordination s'effectueront dans les différentes circonscriptions à partir du lundi.
L'ancien sénateur Bruno Betiana a précisé à ce sujet que « ces manifestations auront lieu en même temps sur tout le territoire national ». Cela exige une sérieuse coordination.
De son côté, une délégation de la Plate-forme des partis et associations politiques de l'opposition (SPAP) n'avait pas attendu la mise en place du CNC pour se rendre en province. Elle a été présentée à la foule lors du meeting hier sur la Place de la démocratie près du Magro, à Fianarantsoa.
Fano Rakotondrazaka
Date : 28-02-2009

Publié dans : Madagascar
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 04:53
"Il fait froid en touraine... Les oiseaux viennent se restaurer dans le jartdin du gypso"
photos prises le 24 février en Indre et Loire par Jacques L mon gypsologue et maître de chai préféré



Publié dans : oiseaux
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