Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 16:41
le coucher de soleil ce soir



Publié dans : couchants
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 16:15

hier matin 5h45, John est allé à l'aéroport Gillot et en a profité pour prendre à la fois Mars (en bas à droite), la lune, Jupiter et Mercure (tout en haut)
et comme il est généreux, il offre la photo à tous les assidus de isle-bourbon.com


Publié dans : astronomie
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 18:03
je ne descendais pas des fleuves impassibles mais bien les lacets de la forêt des filaos de 3 bassins comme presque chaque jour, vers 18h30 ce soir et
rincé (lever 4h du mat, 6h de cours, rendez-vous de parents), je m'arrête quelques minutes pour reposer mon genou douloureux
et
promis, pas de solarisation, pas de passage par photo-shop








Publié dans : photographie
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 16:43


Je ne sais plus si je vous ai dit, j'anime un atelier photo-poésie au lycée. Aujourd'hui, deux élèves de 1ère m'ont apporté des photos de Vasco, un bonchien auquel il ne manque que la parole. Vasco est un Rhodesian Ridgeback de 4 ans et demi, peureux, très calin, qui adore les enfants. Il adore les croquettes Giant et quand on lui donne son biscuit, il bave d'envie. Photos : Jade. Maîtresse de Vasco : Zoé.







Les bonchiens

À M. Joseph Stevens

    Je n'ai jamais rougi, même devant les jeunes écrivains de mon siècle, de mon admiration pour Buffon; mais aujourd'hui ce n'est pas l'âme de ce peintre de la nature pompeuse que j'appellerai à mon aide. Non.

    Bien plus volontiers je m'adresserais à Sterne, et je lui dirais: «Descends du ciel, ou monte vers moi des champs Élyséens, pour m'inspirer en faveur des bonchiens, des pauvres chiens, un chant digne de toi, sentimental farceur, farceur incomparable!  Reviens à califourchon sur ce fameux âne qui t'accompagne toujours dans la mémoire de la postérité; et surtout que cet âne n'oublie pas de porter, délicatement suspendu entre ses lèvres, son immortel macaron!»

    Arrière la muse académique!  Je n'ai que faire de cette vieille bégueule.  J'invoque la muse familière, la citadine, la vivante, pour qu'elle m'aide à chanter les bonchiens, les pauvres chiens, les chiens crottés, ceux-là que chacun écarte, comme pestiférés et pouilleux, excepté le pauvre dont ils sont les associés, et le poëte qui les regarde d'un oeil fraternel.

    Fi du chien bellâtre, de ce fat quadrupède, danois, king-charles, carlin ou gredin, si enchanté de lui-même qu'il s'élance indiscrètement dans les jambes ou sur les genoux du visiteur, comme s'il était sûr de plaire, turbulent comme un enfant, sot comme une lorette, quelquefois hargneux et insolent comme un domestique!  Fi surtout de ces serpents à quatre pattes, frissonnants et désoeuvrés, qu'on nomme levrettes, et qui ne logent même pas dans leur museau pointu assez de flair pour suivre la piste d'un ami, ni dans leur tête aplatie assez d'intelligence pour jouer au domino!

    A la niche, tous ces fatigants parasites!

    Qu'ils retournent à leur niche soyeuse et capitonnée.  Je chante le chien crotté, le chien pauvre, le chien sans domicile, le chien flâneur, le chien saltimbanque, le chien dont l'instinct, comme celui du pauvre, du bohémien et de l'histrion, est merveilleusement aiguillonné par la nécessité, cette si bonne mère, cette vraie patronne des intelligences!

    Je chante les chiens calamiteux, soit ceux qui errent solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l'homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels : « Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur!»

    «Où vont les chiens?» disait autrefois Nestor Roqueplan dans un immortel feuilleton qu'il a sans doute oublié, et dont moi seul, et Sainte-Beuve peut-être, nous nous souvenons encore aujourd'hui.

    Où vont les chiens, dites-vous, hommes peu attentifs?  Ils vont à leurs affaires.

    Rendez-vous d'affaires, rendez-vous d'amour.  A travers la brume, à travers la neige, à travers la crotte, sous la canicule mordante, sous la pluie ruisselante, ils vont, ils viennent, ils trottent, ils passent sous les voitures, excités par les puces, la passion, le besoin ou le devoir.  Comme nous, ils se sont levés de bon matin, et ils cherchent leur vie ou courent à leurs plaisirs.

    Il y en a qui couchent dans une ruine de la banlieue et qui viennent, chaque jour, à heure fixe, réclamer la sportule à la porte d'une cuisine du Palais-Royal; d'autres qui accourent, par troupes, de plus de cinq lieues, pour partager le repas que leur a préparé la charité de certaines pucelles sexagénaires, dont le coeur inoccupé s'est donné aux bêtes, parce que les hommes imbéciles n'en veulent plus.

    D'autres qui, comme des nègres marrons, affolés d'amour, quittent, à de certains jours, leur département pour venir à la ville, gambader pendant une heure autour d'une belle chienne un peu négligée dans sa toilette mais fière et reconnaissante.

    Et ils sont tous très-exacts, sans carnets, sans notes et sans portefeuilles.

    Connaissez-vous la paresseuse Belgique, et avez-vous admiré, comme moi, tous ces chiens vigoureux attelée à la charrette du boucher, de la laitière ou du boulanger, et qui témoignent, par leurs aboiements triomphants, du plaisir orgueilleux qu'ils éprouvent à rivaliser avec les chevaux?

    En voici deux qui appartiennent à un ordre encore plus civilisé.  Permettez-moi de vous introduire dans la chambre du saltimbanque absent.  Un lit, en bois peint, sans rideaux, des couvertures traînantes et souillées de punaises, deux chaises de paille, un poêle de fonte, un ou deux instruments de musique détraqués.  Oh! le triste mobilier!  Mais regardez, je vous prie, ces deux personnages intelligents, habillés de vêtements à la fois éraillés et somptueux, coiffés comme des troubadours ou des militaires, qui surveillent, avec une attention de sorciers, l'oeuvre sans nom qui mitonne sur le poêle allumé, et au centre de laquelle une longue cuiller se dresse, plantée comme un de ces mâts aériens qui annoncent que la maçonnerie est achevée.

    N'est-il pas juste que de si zélés comédiens ne se mettent pas en route sans avoir lesté leur estomac d'une soupe puissante et solide?  Et ne pardonnerez-vous pas un peu de sensualité à ces pauvres diables qui ont à affronter tout le jour l'indifférence du public et les injustices d'un directeur qui se fait la grosse part et qui mange à lui seul plus de soupe que quatre comédiens?

    Que de fois j'ai contemplé, souriant et attendri, tous ces philosophes à quatre pattes, esclaves complaisants, soumis ou dévoués, que le dictionnaire républicain pourrait aussi bien qualifier d'officieux, si la république, trop occupée du bonheur des hommes, avait le temps de ménager l'honneur des chiens!

    Et que de fois j'ai pensé qu'il y avait peut-être quelque part (qui sait, après tout?), pour récompenser tant de courage, tant de patience et de labeur, un paradis spécial pour les bonchiens, les pauvres chiens, les chiens crottés et désolés.  Swedenborg affirme bien qu'il y en a un pour les Turcs et un pour les Hollandais!

    Les bergers de Virgile et de Théocrite attendaient, pour prix de leurs chants alternés, un bon fromage, une flûte du meilleur faiseur ou une chèvre aux mamelles gonflées.  Le poëte qui a chanté les pauvres chiens a reçu pour récompense un beau gilet, d'une couleur, à la fois riche et fanée, qui fait penser aux soleils d'automne, à la beauté des femmes mûres et aux étés de la Saint-Martin.

    Aucun de ceux qui étaient présents dans la taverne de la rue Villa-Hermosa n'oubliera avec quelle pétulance le peintre s'est dépouillé de son gilet en faveur du poëte, tant il a bien compris qu'il était bon et honnête de chanter les pauvres chiens.

    Tel un magnifique tyran italien, du bon temps, offrait au divin Arétin soit une dague enrichie de pierreries, soit un manteau de cour, en échange d'un précieux sonnet ou d'un curieux poème satirique.

    Et toutes les fois que le poëte endosse le gilet du peintre, il est contraint de penser aux bonchiens, aux chiens philosophes, aux étés de la Saint-Martin et à la beauté des femmes très-mûres.


Le Spleen de Paris, 1863, Charles Baudelaire

Publié dans : moumoutes et bonchiens
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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /Fév /2009 07:45

Le pétrel livre ses secrets
CLICANOO.COM | Publié le 22 février 2009
5 000 à 6 000 couples reproducteurs pour un nombre total d'individus de l'ordre de 20 000. Cela peut paraître beaucoup, mais le pétrel de Barau reste une espèce extrêmement menacée. Pour assurer sa survie, il est impératif de faire progresser les connaissances sur un oiseau dont on ne savait pratiquement rien avant 1995.
 http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=202825&page=article
À l'université et à la Société d'études ornithologiques de la Réunion des chercheurs sont mobilisés. Parmi eux, Patrick Pinet, dont les travaux de thèse ont déjà largement contribué à sortir de l'ombre le pétrel de Barau.
Le pétrel de Barau risque-t-il de rejoindre l'ibis, entre autres espèces, au panthéon des animaux disparus de notre île ? La question est plus que jamais d'actualité. Protégés en tant que tel depuis 1989, et dans son milieu depuis janvier 2001 (voir encadré), le pétrel de Barau et l'encore plus mystérieux pétrel noir sont l'un et l'autre exposés à des graves menaces qui hypothèquent à terme la survie de l'espèce. Sur les sites de nidification, les rats mais surtout les chats (voir encadré) constituent de redoutables prédateurs. Les jeunes à l'envol doivent ensuite éviter le piège mortel des éclairages publics sans parler des braconniers. Depuis plusieurs années, la Société d'études ornithologiques de la Réunion (SEOR) et des chercheurs de l'université travaillent de concert pour d'une part sauver le maximum d'oiseaux et d'autre part améliorer les connaissances sur l'espèce afin d'en assurer la préservation à long terme.
Un seul oeuf par couple
Patrick Pinet est l'un d'entre-eux. Après un master 1 et 2 sur la biodiversité des milieux tropicaux de notre île, il entame à l'université la deuxième de ses trois années de thèse sur le pétrel de Barau dans le cadre du laboratoire d'écologie marine de l'université de la Réunion sous la responsabilité de Mathieu Le Corre et de Marc Salamolard pour la SEOR. "Une colonie de pétrels de Barau dans le Bras des Étangs dans le cirque de Cilaos a été identifiée en 2001 et est suivie depuis 2004 par la SEOR, indique Patrick Pinet. Depuis 2007, les jeunes à l'envol sont systématiquement bagués." L'étude sur le terrain des pétrels de Barau se révèle extrêmement difficile à mener que ce soit dans le Bras des Étangs ou en dessous du Grand Benare. Les sites de nidification situés à proximité des plus hauts sommets de notre île ne sont pas faciles d'accès. Les pétrels de Barau adultes arrivent chaque année sur les sites de nidification dès la fin du mois d'août et repartent fin avril. Ils aménagent un terrier mesurant de 0,60 à 2 m de long creusé dans l'humus. La femelle ne pond qu'un œuf par an dans les premiers jours de novembre. L'incubation dure environ un mois et l'élevage des poussins un peu plus de trois mois et demi. Chaque année, l'envol des jeunes s'étale de la mi-avril à début mai. Les jeunes passeront environ cinq ans en mer avant de revenir nicher à La Réunion. Les observations sur le terrain ont grandement fait progresser depuis quelques années les connaissances sur l'oiseau. "Nous avons ainsi suivi une centaine d'œufs depuis la ponte jusqu'à l'éclosion et l'envol, illustre Patrick Pinet. Le temps d'incubation des œufs n'était pas précisément connu. Après la ponte de l'œuf, la femelle reste sur le nid et le mâle repart en mer pour se nourrir puis vient la relayer. Ils peuvent rester ainsi dix-sept jours sans se nourrir." L'étude fait désormais appel aux techniques les plus modernes. Ainsi l'an dernier, 22 balises Geolocator ont été posées sur l'une des pattes de pétrels de Barau adulte. Quinze le seront cette année. "D'un poids de 1,5 g, elles fonctionnent sur le principe jour - nuit. La durée du jour étant connu on arrive ainsi à savoir ce qu'a fait l'oiseau pendant 300 jours. Le pétrel de Barau s'est révélé un excellent migrateur que l'on retrouve jusqu'à l'est de l'Inde. Les résultats recueillis permettront de mettre en place des réserves marines océaniques protégées." Il y a quinze jours une nouvelle étape a été franchie avec la pose sur le dos de quatre pétrels de Barau adultes de balises Argos solaires d'un poids de 9 g. "Elles permettent de suivre les déplacements en mer en temps réel des oiseaux pendant qu'ils élèvent leur poussin, poursuit Patrick Pinet. Aujourd'hui, on ne sait rien des zones fréquentées par les pétrels pendant les deux mois de l'élevage. On sait seulement que les parents alternent les trajets longs et courts. Les trajets courts sont destinés à nourrir le poussin. Les trajets longs leur permettent de reconstituer leurs forces." Pour la petite histoire sachez qu'il est impossible de repérer à l'œil nu un pétrel de Barau mâle, d'une femelle. "Il faut recourir à des analyses de sang duquel on extrait l'ADN", confirme Patrick Pinet. Le chercheur bénéficie d'une bourse de la Région pour ses études. " L'objectif est de réunir un maximum d'informations ce qui est indispensable pour mettre en place une conservation de l'espèce aussi efficace que possible. L'étude des colonies permet d'identifier les sites qui sont le plus favorables à la reproduction et de mettre en place une protection renforcée. Le nombre de couples reproducteurs est actuellement estimé dans une fourchette de 5 000 à 6 000 pour un nombre total d'individus de l'ordre de 20 000. À la fin de l'année une nouvelle estimation sera réalisée."
Alain Dupuis

QUE FAIRE EN CAS DE DÉCOUVERTE D'UN OISEAU ? 1. Manipuler l'animal le moins possible. Ne pas chercher à le nourrir 2. Le placer dans un carton à l'abri des prédateurs. 3. Prévenir soit la gendarmerie, soit les pompiers, soit le vétérinaire le plus proche ou la SEOR au 0262 204 665. La Société d'études ornithologiques de la Réunion (SEOR) dispose de trois pôles de récupération d'oiseaux à travers l'île, animés par des bénévoles passionnés. En 2008, 358 pétrels de Barau récupérés ont pû être relachés dans de bonnes conditions.

Publié dans : oiseaux
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