monter au Rova, c'est dur, environ 1000 marches
mais la récompense, c'est le point de vue sur Tana et le lac Anosy (mardi 18 mai)
construction d'une maison en briques près du Palais de la Reine
Le Rova d’Antananarivo (prononcer Rouv’), c’est le Palais de la Reine. Ce palais en bois fut offert par l’architecte-aventurier-industriel Jean Laborde à la reine Ranavalona 1ere (sa maîtresse supposée). Il domine la ville (3 millions d’habitants environ aujourd’hui) à 1460 mètres d’altitude. Il est construit à l’emplacement d’un premier palais merina (prononcer mérinn’) datant de 1610 et entouré d’une palissade de pieux.
En novembre 1995, un incendie l’a réduit en cendres. Il ne restait plus que la structure en pierre qui recouvrait le palais original de Laborde. C’était le soir de la proclamation des résultats des élections municipales d’Antananarivo : difficile de ne pas penser à un acte criminel. De nombreux objets de grande valeur ont été sarkozys. En 1999, les pièces de bois sacré en provenance du pays zafimaniry ont été montés à dos d’homme un jeudi (jour favorable pour ce genre de choses) afin de commencer la reconstruction du palais (dans le lot : un pilier de palissandre de 39 mètres). Des souscriptions et l’aide de la Banque mondiale ont été nécessaires. Les visites ne sont pas possibles pendant les travaux qui sont loin d’être achevés, contrairement aux prévisions.
Sous le règne d’Andrianampoinimerina (1787-1810), l’enceinte royale abritait vingt–deux édifices en bois, matériau de construction noble par excellence. Siège de la monarchie Merina, le Rova devait être une image d’un ordre idéal du monde. Aussi revenait-il aux astrologues royaux d’invoquer les ancêtres pour déterminer l’emplacement de chaque nouvel édifice, son orientation, et le jour le plus faste pour en commencer la construction. Les travaux étaient ensuite effectués par les ouvriers et paysans Merina dans le cadre de la corvée.
Voromahery, « l'Epervier Royal »
L’unique porte d’entrée du Rova fut dessinée par le Britannique James Cameron en 1865. Cet arc de triomphe est surmonté d’un aigle en bronze envoyé par Napoléon III à Ranavalona 1ère.
le Palais du Premier ministre ou Musée d'Andafiavaratra
il fut longtemps la résidence privée du Premier ministre Rainilaiarivony qui épousa successivement trois reines Mérina (pour conforter son pouvoir) avant l'occupation d'Antananarivo par l'armée française
il abrite les collections historiques rescapées de l'incendie de 1995 : objets royaux, trône, photos, mobilier, tableaux, cadeaux anglais et français
le dôme du musée
une chaise à porteurs royale
maisons traditionnelles de Fianarantsoa (à côté du musée)
près du palais de la reine, je suis tombé sur ce bas relief de 40 mètres de long et datant de 1940
il retrace l'histoire de Madagascar de la préhistoire à nos jours
j'ai cherché dans plusieurs guides : impossible d'en savoir plus pour l'instant
mais je saurai ! c'est un travail absolument magnifique

Georges de la Tour fait-il interpréter à son
vielleur (musée des beaux-arts Nantes) des Chants religieux protestants comme ceux de ce violoniste rencontré devant la Poste de Tana ? Après m'avoir donné son accord pour la photo, il s'est remis
à jouer en s'appliquant. Peu lui importaient les journaux affichés à quelques mètres. D'abord gagner de quoi manger aujourd'hui !
en route pour le concours de
beauté
ces 3 futures reines de Tana et
de Mada s'appellent Finoana, Fitiavana et Fanentenana.
les étudiants en 3è année
d'Ecotourisme de l'ESSVA (Ecole supérieure spécialisée du Vakinankaratra) que j'ai rencontrés à Antsirabé le 22 janvier
quelques exemples de leurs
recherches : nouveaux circuits culturels à créer (stèles, sites royaux), développement du tourisme rural à Ilaka est, l'écotourisme moteur du développement zafimaniry, analyse marketing du dvt du
tourisme des richesses marines d'Ambodilaitra, sculptures vannerie et traditions festives betsileos, tourisme culturel et artisanal comme héritage et symbole de vie maromaniry, potentialité
touristique du Parc national Fandriana Marolambo, spéléologie etc.
Mais, même si Mary-Claude M. qui
les avait invités, leur a payé le pousse-pousse pour leur éviter les kilomètres à pied, les étudiants de l'ESSVA sont des privilégiés : le drame malgache c'est d'abord la non-scolarisation d'un
enfant sur deux. Cette petite fille est sans doute tirée d'affaire car ses parents ont réussi à payer l'inscription (dérisoire) au Centre Culturel Saint-Paul que vient de créer Mary-Claude à
Antsirabé. (photo Mary-Claude M.)
Ecole primaire publique de
Ambohimena à Antsirabé (photo Mary-Claude M.)
Ecole primaire publique de
Ambohimena à Antsirabé (photo Mary-Claude M.)
Ecole primaire publique de
Ambohimena à Antsirabé (photo Mary-Claude M.)
Ecole primaire publique de
Ambohimena à Antsirabé (photo Mary-Claude M.)
Ecole primaire publique de
Ambohimena à Antsirabé (photo Mary-Claude M.)
Ecole primaire publique de
Ambohimena à Antsirabé (photo Mary-Claude M.)
Ecole primaire publique de
Ambohimena à Antsirabé (photo Mary-Claude M.)
Ecole primaire publique de
Ambohimena à Antsirabé
La classe de Jeanine (60
élèves)
Je suis incapable de traduire le
tableau. Vakiteny c'est Lecture. Liva, Lova, Laza, Lita et Lala sont les prénoms d'enfants. Lavitra etc. il est question de pays proche. Lemaka c'est une plaine. Lakan un lac. atsimo c'est
l'est.
Un grand merci (misaotra
[prononcer misotch]) à Jeanine, la maîtresse, pour sa gentillesse et son accueil ! et à Thierry son mari !
Cet article paru il y a 3 jours
dans L'Express Madagascar est éloquent