enseignement-éducation

Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 07:58

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photo : musée archéologique d'Athènes (août 2004)

 

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photo : musée archéologique d'Athènes (août 2004)

 

http://www.lemonde.fr/education/article/2011/02/15/47-titulaires-des-palmes-academiques-contre-les-suppressions-de-postes_1480267_1473685.html
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/02/16/chatel-tance-les-47-qui-ont-renvoye-leurs-palmes-academiques_1480865_3224.html#ens_id=1399873
http://www.charliehebdo.fr/ras-les-palmes


Jean-Claude JØRGENSEN
jcjorgensen@wanadoo.fr
professeur agrégé de Lettres
chargé de l'enseignement de l'histoire des arts et des arts plastiques
au lycée français Sadi Carnot
conseiller pédagogique de l'association "La Maternelle de Ramena" et de l'association "Ramena"
www.ramena.org
Antsiranana
Madagascar
00261(0)3 254 530 36
                                        Antsiranana, le 19 février 2011

Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de l'Education Nationale,

Ce n'est pas de gaieté de coeur que je vous annonce ma décision de rendre les Palmes Académiques qui m'ont été décernées en 2006 à Nantes avec le grade de chevalier.
Le Proviseur qui a demandé que je sois honoré par cette décoration pourrait vous le confirmer : je les avais refusées. Il m'avait répondu : "vous les aurez quand même". Je ne me doutais pas que cinq ans plus tard, vous me donneriez l'occasion, en refusant cette breloque de façon plus officielle, d'expliciter mes raisons.
Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre, les conditions de travail dans lesquelles vous placez les professeurs sont si difficiles que vous les dégoutez de leur métier. Supprimer des postes par milliers pendant plusieurs années comme vous le faites, c'est augmenter le nombre d'élèves par classe, c'est augmenter les difficultés de beaucoup d'entre eux. Supprimer la formation initiale des professeurs est quelque chose d'odieux : non seulement vous dissuadez les meilleurs étudiants de se tourner vers cette profession, non seulement les élèves souffrent avec un professeur non-formé même s'il est motivé et brillant, mais vous laissez aussi croire que l'on peut enseigner et instruire sans formation. Vous incitez ainsi indirectement à poursuivre le dénigrement dont sont déjà victimes les professeurs. En mettant en place un système de primes au mérite, vous détruisez l'esprit de l'école publique : instruire et enseigner ne serait pas un acte qui se justifie par lui-même, inscrit pour cette raison dans la Constitution de notre pays. Il y a une semaine, en arrivant dans son école de Ramena près de Diego-Suarez, Sandrine (6 ans) m'a demandé avec un grand sourire : "qui est-ce qui nous apprend aujourd'hui ?". Sa classe avait connu 6 maîtresses en un mois et elle sait déjà la chance que c'est de pouvoir aller à l'école. Désormais, avec vous, on instruira grâce à la crainte du bâton et aux promesses de carottes, de primes et de palmes, on rêvera de devenir un nouveau courtisan. Le privé n'est pas une alternative : apprendre n'implique pas concurrence, utilitarisme et soumission aux intérêts particuliers, apprendre implique respect du droit du citoyen, de la volonté générale. Seule l'école de la république peut garantir cet horizon universel : l'instruction pour tous. Plus personne ne croit aux bienfaits de la suppression de la carte scolaire mais vous maintenez cette suppression. Au lieu d'augmenter le nombre de postes aux concours de recrutement, vous le diminuez. Des mauvaises langues disent même que vous préparez leur disparition. Vous élevez l'âge d'entrée en maternelle ! Vous réduisez, année après année, l'offre d'enseignement faite aux élèves, comme si l'école devait faciliter l'entrée sur le marché du travail de cohortes de travailleurs faiblement qualifiés. On n'en finirait pas de dénoncer les choix ministériels qui nuisent gravement à l'école publique ou plutôt ce qu'il en reste. 
Né le 29 novembre 1949, instituteur titulaire le 1er janvier 1969, j'appartiens à une génération pour laquelle l'ascenseur social a fonctionné. Venu d'une famille cosmopolite extrêmement pauvre, l'école publique m'a tout donné. J'ai pris ma retraite le 2 septembre 2010 avec le sentiment jamais démenti d'avoir servi dans une institution très occupée à infantiliser les profs. Il faut toujours plus souvent évaluer, rendre des comptes, se faire valoir dans des activités annexes, accepter de passer pour le responsable de tous les maux de la société et tant pis si la mission première, instruire et enseigner, passe après.
Je ne saute pas dans le train des 47 qui ont été les premiers à tirer l'alarme, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre. Je tire seulement les leçons de ce que je vis dans l'exercice de mes fonctions et je rêve qu'elles servent à quelque chose. J'ai été formateur pour la prépa capes-agreg lettres pendant 10 ans (Nantes puis La Réunion), j'ai été tuteur d'un stagiaire pendant la même durée : je mesure donc l'ampleur du désastre quand on envoie des étudiants se former sur le tas. Pendant ma dernière année d'enseignement, l'Education Nationale ne m'a rien proposé pour que je continue de me rendre utile pendant ma retraite. Les collègues de mon âge représentent pourtant un gisement d'expérience et de savoir-faire professionnel qui pourrait profiter aux débutants. J'ai donc choisi un pays dans lequel un enfant sur deux seulement apprend à lire : Madagascar. Depuis septembre, je forme bénévolement une maîtresse de CP, et depuis 15 jours une deuxième pour préparer l'ouverture du CE1. Que fait la France pour aider son ancienne colonie à instruire ses enfants ? Rien. J'enseigne aussi au lycée français d'Antsiranana en contrat local. Que fait la France pour rester à la hauteur des espoirs qu'elle suscite à travers son réseau AEFE ? Elle supprime le lycée de Fianarantsoa en septembre et le mien en 2012 avec les conséquences économiques et culturelles déplorables que ces fermetures vont entraîner. Que croyez-vous qu'écriront sur votre action les historiens de 2030 ou 2050 ?
J'ai commencé à enseigner à une époque où les profs étaient respectés et considérés. Je pars au moment où ils sont perçus comme des privilégiés et des parasites. Garder ces palmes reviendrait pour moi à laisser croire que je suis complice de tous les mauvais coups portés à l''école publique depuis 15 ans. Je vous les rends. Il faut beaucoup de culot pour oser dire, comme vous le faites, que ceux qui rendent leurs palmes, des professeurs qui portent l'école publique dans leur coeur, se déshonorent. Nous avons une haute idée de notre mission. Elle est salie par les initiatives de votre ministère et par la façon dont votre gouvernement utilise les récompenses officicielles, palmes et légion d'honneur. Je préfère me souvenir de Jaurès s'adressant aux instituteurs dans la Dépêche de Toulouse le 15 janvier 1888 : "Les enfants qui vous sont confiés n'auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d'une rue, à faire une addition et une multiplication [...] ils seront citoyens et [...] ils seront hommes et il faut qu'ils aient une idée de l'homme, il faut qu'ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l'égoïsme aux formes multiples". Les élèves ont besoin qu'on leur fasse confiance. Parce qu'ils sentent que l'école est pour eux la seule solution pour s'émanciper, pour devenir indépendant, libre, responsable, en donnant un sens au monde sans dépendre d'autrui, pour s'arracher à l'amour étouffant des parents. Au lieu de continuer à détruire le métier de ceux qui ont choisi d'instruire les jeunes, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre, aidez-les.
Jean-Claude JØRGENSEN

L'appel des 47
Monsieur le Ministre,
Nous, proviseurs, principaux, directeurs d’école, inspecteurs, conseillers pédagogiques, formateurs, conseillers d’orientation, professeurs des écoles, en collèges, lycées et universités, enseignants chercheurs, documentalistes, sommes fiers et heureux de servir ou d’avoir servi l’école de la République française. Le ministère de l’Éducation nationale a reconnu notre engagement, notre compétence et notre dévouement dans cette tâche en nous honorant d’une distinction dans l’ordre des Palmes académiques.
Mais nous constatons aujourd’hui, avec une infinie tristesse, que l’Éducation nationale souffre de plus en plus d’une politique où la logique comptable et la notion de rendement ont pris le pas sur toute réflexion pédagogique et sociale : depuis quelques années, l’école que nous avons aimée et construite est progressivement désorganisée, dégradée, et disparaît. Nous n’y retrouvons plus les idéaux et les valeurs que nous y avons portés.
La liste des mesures qui vont contre l’école, les enfants, les étudiants et les enseignants est déjà bien longue : suppression, cette année encore, de 16 000 postes qui s’ajoutent aux 50 000 de ces trois dernières années ; suppression de la formation des enseignants (IUFM); suppression de la carte scolaire ; remise en cause de la scolarisation des moins de trois ans ; prime aux recteurs, etc.
Accepter les Palmes académiques, c’est aussi cautionner une orientation politique : nous récusons énergiquement celle que vous mettez en place. Et aujourd’hui, notre désaccord avec la nouvelle institution devient si grand que, pour ne pas être identifiés à elle, pour ne pas nous renier, notre conscience nous conduit à accomplir le geste symbolique de vous rendre nos Palmes académiques.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations attristées.
Dans Charlie Hebdo du 16 février 2011, l'appel, la liste des premiers signataires et les textes de soutien officiel de Sauvons la recherche et des Désobéisseurs.
Professeurs, vous souhaitez vous aussi signer l'appel
et rendre vos Palmes?
Écrivez à rendrelespalmes@yahoo.fr

palmes academiques

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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 18:14

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Les CP de Ramena et ceux de 3Bassins sont-ils en train de gagner leur place au Festival de Grignan ? Pourquoi pas ? A présent que les CP de 3 Bassins ont reçu l'envoi n°2 from Mada, les lecteurs de ce blog ont le droit d'avoir en exclusivité une idée du contenu.
Quatre séries distinctes (sélections) :
- les autoportraits collectifs (ci-dessus)
- les dessins collectifs (craies grasses, feutres, crayons)
- les cartes postales (feutres, tampons)
- les dessins individuels (gouache)

 

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taxi-brousse, barques de pêche, poissons, papillons, fruits, fleurs, cases

 

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le lieu du trésor, les élèves avec la maîtresse

 

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les vagues, les poissons, les bateaux

 

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en bas, sous les maisons transparentes, "pesare" signifie "pêcheurs", fleurs, autoportraits

 

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spontanément, Félicien a dessiné la carte de Madagascar

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Afin de mieux faire connaître la région de Diego-Suarez aux CP de la Réunion, les élèves ont écrit chacun sur une carte postale différente qu'ils ont choisie, toujours en rapport avec la région de Diego : crocodiles sacrés d'Antanavo, tsingys, pêcheurs, Nosy Longo, pirogues, baobabs, tortues, caméléons, lémuriens etc...

 

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le pesere = le pêcheur

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canard vert

 

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pour son 1er jour de classe seule, maîtresse Nathalie a eu la bonne idée de donner des pastilles de gouache aux enfants, c'était la 1ère fois de l'année !

 

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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 17:05

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Lorsque le 24 janvier, j'ai pris cette photo d'Aretha avec ses élèves, j'étais loin de m'imaginer qu'elle quitterait Ramena et les CP deux jours plus tard et peut-être elle non plus. Raisons personnelles sans rapport avec l'école. SMS : "Dadapierre et JC, je vous aime, les CP me manquent". Décision irrévocable.

 

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Accablement pour tous pendant quelques jours et c'est reparti. J'ai pris les enfants lundi 31, mardi 1er, mercredi 2, jeudi 3, jour où Nathalie s'est présentée, une candidate avec laquelle les CP se sont tout de suite trouvés à l'aise. Elle a fait la classe toute seule le vendredi 4 (voir les gouaches dans l'article Naissance d'un CP 12).

 

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Lundi 7 je suis venu avec le vidéo-projecteur afin que les élèves découvrent l'île où vivent leurs correspondants de 3 Bassins.

 

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En route pour des exercices physiques sur la plage avec maîtresse Nathalie. Ce jour-là, à 8h, Sandrine est arrivée en disant : "qui est-ce qui nous apprend aujourd'hui ?" C'est qu'en 2 semaines, les enfants ont connu pas moins de 6 maîtresses : Aretha, Monique la directrice de la maternelle, Blandine qui gère les questions matérielles de la maison qui accueille le CP provisoirement, Nathalie, Gina et moi. Vous aurez remarqué qu'en France la question aurait été posée autrement, genre : "qui c'est le bouffon qu'on va supporter aujourd'hui?"

 

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Mardi 8, les bourrasques (Bingiza se rapprochait) ont réussi à inonder la salle de classe, maîtresse Nathalie a continué la leçon sur les sons [j] et [g] assis par terre.

 

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Jeudi 10, j'ai interrogé 2 nouvelles candidates et avec Dadapierre, nous avons décidé de proposer à Gina et Nathalie le job de maîtresse pour une période de 3 mois renouvelable une fois. Elles ont donc des chances d'être les maîtresses de CP et CE1 en 2011-2012. Jusqu'à la fin juin elles font la classe à 2. Elles me regardent faire la lecture et le calcul quand je suis là (lundi et mardi surtout) et pour le reste, je leur fais une feuille de route hebdo claire sans être contraignante. Sur la photo, Gina ferme le cortège des enfants. Pour elle, jeudi 10 et vendredi 11, ce fut donc le baptême du feu

 

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Mardi 8 fin d'aprem : lancer de boules de sable mouillé, par 2, par 3, par 4, par 5, par 10.

 

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Avancée des travaux de la future école le 10 février

 

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Aujourd'hui, 17 février, à Saint-Pierre, j'ai rencontré une brodeuse qui vendait des jouets en bois. En bavardant, elle a compris que j'aurais aimé acheter son train de lettres pour des enfants malgaches. De fil en aiguille, elle me l'a offert gracieusement, + 8 lettres en double pour que tous les enfants puissent écrire leur prénom + une dizaine de wagons jokers : adorable. La donatrice s'appelle Liouba. Peut-être les CP lui écriront-ils pour la remercier ?

 

liouba elodie

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Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 17:28

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Pour le club théâtre de l'internat du lycée français de Diego (CM2, 6è, 5è, 4è, 3è), la journée d'aujourd'hui était très attendue : sortie à Orangea, baignade, exercices physiques sur la plage avec Hilaire prof d'EPS, grillades, écriture d'un conte sous forme théâtrale et d'un scénario TV "C'est ma terre" avec Yvette prof de français, découverte poétique du cap Miné et de la grande passe, sortie progressive de l'océan vers mon camescope sur la plage, suédage du Printemps de Botticelli etc. Pour beaucoup la dernière baignade remontait à plusieurs mois.
Début de C'est ma terre :

Prologue

                 L’émission  télévisée, C’est ma terre  porte sur Madagascar. Sur scène, chacun se prépare. Ce sont les dernières retouches de maquillage, de son, …

Enfin, chacun est prêt

 Le réalisateur : Tout lemonde disparait sauf  l’équipe de réalisation sur le côté et la lumière tombe  5….4…..3…. 2…..1 ……Générique !     On tourne !

(A noter que le réalisateur interviendra pour se plaindre, faire des raccords maquillage… de temps en temps, enfin bref, se mettre en colère et réveiller tout le monde)

 

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Préparation du terrain pour le jeu de Paris.

 

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Capture d'écran (JVC Everio) : lancer de boules de sable.

 

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Cet arbre sacré garantit la fertilité.

 

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Ce petit poisson sort souvent de l'eau car il est capable de respirer à l'air libre.

 

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l'atelier d'écriture et de lecture à Ramena.

 

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Capture d'écran (JVC Everio) : sortie majestueuse des eaux en habit de Sakalava à Ramena.

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Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 14:45

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Progrès des Lumières, lithographie de Engelmann, 1820 Un père retient par le bras son fils qui s’apprête à rejoindre avec un camarade l’école mutuelle installée à deux pas. Le geste impérieux du père désigne au fils le travail qui l’attend. Le livre et le carton à dessin d’un côté, les bêches pioches et serpettes de l’autre : dans les milieux populaires, le travail des enfants est souvent un frein à la scolarisation.

 

Les connexions avec une clé 3G se situant entre 5 et 50 kb/s à Diego, il faut environ 20’ pour charger une photo dans ce blog, même très compressée. Cela explique pourquoi je poste cet article sur le musée national de l’éducation en 2 parties.

Je profite de cette occasion pour rappeler à mes correspondants que jusqu’en juillet, il ne faut jamais m’envoyer de pièces jointes de plus de 500 K°. Elles bloqueraient ma messagerie pendant des heures voire définitivement. Il m’est très difficile ensuite de nettoyer le serveur Orange car la page de la boite de réception n’a pas eu le temps de s’afficher que la session a expiré. Il me faut alors chercher dans Diego quelqu’un qui a une ligne fixe et un abonnement internet, et on compte ce genre de personnes sur les doigts d’une seule main. Il faut ensuite échapper aux coupures d’électricité, de téléphone et d’internet : la galère.

Quelques chiffres au passage à la date du 25 janvier 2011 : - Depuis le 22 août 2008, 79535 pages vues et 42410 visites - Pour décembre 2010, 1949 visiteurs uniques, ce qui fait 65/jour en moyenne - Blogrank = environ 58 C’est beaucoup pour le peu d’articles que je dépose. Cela vient des algorithmes des moteurs car 66% des visiteurs passent par eux. Voilà vous savez tout. Ah ! j’oubliais ! la catégorie la plus fréquentée, c’est « moumoutes et bonchiens » !

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La fin de l’ancien régime scolaire En 1830, plus du tiers des communes de France sont encore dépourvues d’école. Pour François Guizot, ministre de Louis-Philippe, le temps est venu de donner à l’instruction primaire une impulsion nouvelle. Sa loi du 28 juin 1833 impose aux communes d’entretenir, seules ou en association, au moins une école publique. Pour améliorer la compétence des maîtres, il est prévu d’ouvrir une école normale par département. Les brevets de capacité, instaurés en 1816, sont revus à la hausse. L’état intervient également dans le débat pédagogique. En 1834, Guizot tranche en faveur des méthodes simultanées ou mixtes, inspirées du modèle congréganiste. La multiplication des écoles, reste, après Guizot, une priorité gouvernementale. La loi Falloux (1850) incite à ouvrir des écoles pour les filles. Celle due à Victor Duruy (1867) accroît les obligations scolaires des communes et les encourage à pratiquer la gratuité. Dès 1863, le nombre des communes sans écoles est tombé à 2%. La France compte près de 70 000 écoles contre 42 000 en 1832. Dans cette bataille pour l’école, l’enrichissement du pays, et en particulier celui des campagnes sous le Second Empire, a constitué un atout majeur. La Communale : une culture pour tous : Pour les républicains, qui accèdent au pouvoir en 1879, la souveraineté populaire appelle un développement rapide de l’instruction : en démocratie, le citoyen doit être un homme éclairé. Cette priorité obéit également à un impératif économique. La débâcle de 1870 n’a-t-elle pas apporté la preuve de la supériorité de l’instituteur prussien ? En une décennie marquée par la forte personnalité de Jules Ferry, l’enseignement primaire est profondément remanié. En juin 1881, la gratuité des écoles primaires publiques, dont bénéficiaient déjà près de 60 % des élèves, est défintivement instaurée. Plus âprement débattue, la loi du 28 mars 1882 rend obligatoire l’instruction élémentaire et laïque dispensée dans les écoles publiques. Dans l’esprit des républicains, les notions sont liées. Le droit et le devoir de s’instruire ne peuvent être garantis que par l’obligation de recevoir une instruction élémentaire. A l’école publique, celle du plus grand nombre, l’obligation implique la neutralité professionnelle ; en d’autres termes, la laïcité. En classe, la morale et l’instruction civique remplacent donc la prière et le catéchisme. En vingt ans, les écoles élémentaires gagnent près de 700 000 inscrits, atteignant la quasi-totalité des enfants scolarisables. La fréquentation s’améliore et l’absentéisme saisonnier tend à se résorber. L’obligation légale n’est d’ailleurs pas seule responsable de ce progrès qualitatif auquel contribue la croyance accrue des familles en l’utilité de l’instruction primaire.

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Planche de bons points vers 1830 Cette planche, coloriée au pochoir, est à découper selon les besoins. Sur chaque bon point, une réserve blanche, permettra d’inscrire, à la plume, la valeur de la récompense et le nom du bénéficiaire .

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Distribution des Prix à Tracy le Mont Sur l’estrade édifiée pour l’occasion, le maire et ses conseillers ont pris place auprès de la table chargée de beaux livres de prix La directrice de l’école appelle tour à tour les lauréates qui reçoivent des mains d’un des notables Tout autour de l’estrade, enfants et parents, en tenues endimanchées, assistent à la cérémonie qui consacre les meilleurs élèves. La distribution solennelle des prix marquant la fin de l’année scolaire est une institution apparue dans les collèges d’Ancien Régime. Elle se généralise à l’enseignement primaire au XIXè siècle. La cérémonie est le point d’orgue de l’émulation entretenue pendant l’année. Ayant lieu entre la fin juillet et la mi-août, elle contribue aussi à maintenir en classe, jusqu’à la fin des cours, le plus grand nombre possible d’enfants. Enfin, on compte sur elle pour répandre dans les familles, où les livres sont rares, de bons ouvrages instructifs. Bien qu’une réglementation se mette lentement en place après 1830, la distribution des prix dépend essentiellement de la générosité des municipalités et de quelques mécènes privés. Sous la Troisième République, elle devient une véritable institution communale. Elle rassemble dans l’école ou sur la place du village, les autorités, les maîtres et les familles, public conquis d’avance pour les spectacles exécutés par les élèves. Depuis une circulaire de 1876, les livres de prix sont soumis à l’approbation de l’inspecteur primaire. Ils doivent être plus attrayants que les manuels tout en restant instructifs. Biographies d’hommes illustres ou notions utiles sur les progrès du temps.

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Un futur savant, 1880, huile sur bois, Jean Geoffroy A l’heure de la pause, l’élève puni, coiffé du bonnet d’âne, est la risée de ses condisciples. Bien que l’assimilation du mauvais élève à un âne soit très anciennement avérée, l’humiliant port du bonnet d’âne est bien moins fréquent que ne le laisse supposer la place centrale qu’il occupe dans l’iconographie scolaire.

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Le maître d’école, vers 1860, lithographie Pour remettre à sa place l’élève rebelle, le maître s’apprête à lui donner un coup de règle sur les doigts. Cette variante de la férule est encore à cette date promise à un bel avenir.

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La punition, vers 1835 Verges à la ceinture et férule à la main, le frère conserve, en entraînant le coupable, le calme implacable que l’on considère indispensable à une punition efficace.

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le musée national de l'éducation à Rouen

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