Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 22:36

 

1958 Mathis Tanis

Ah ! l’essuie-glace qui fonctionne avec le compteur de vitesse, les demi-vitres articulées horizontalement des portières avant, qu’on maintient ouvertes avec le coude et maintenues relevées grâce à un bouchon de caoutchouc troué, la capote roulée en été jusqu'à la lunette arrière, la jauge souple dans le réservoir d’essence, la bobine sur le tube des phares à envelopper dans un sac plastique pour la protéger de l'humidité, les amortisseurs à friction réglables et autres détails qui tuent… Ah ! nostalgie ! Après avoir célébré la 4L, il était de mon devoir de consacrer un article à la Deudeuche, d’autant qu’elle est aussi une voiture très présente à Mada.

 Je commence avec une photo de 1958. A gauche, la mythique Mathis de mon grand-père Tanis. A droite, la non moins mythique 2cv de mon père. Moi et mes 8 ans entre les 2. Il se trouve que j'ai croisé cette après-midi une Mathis restaurée à quelques kilomètres de chez moi, à Saint-Mars de Coutais. J'irai voir bientôt l'artiste-restaurateur. Le propriétaire de la belle Mathis m'a laissé photographier son bolide, impeccable. J'ai même reconnu le bruit du moteur. 53 ans après. Avant la seconde guerre mondiale, Mathis était la plus importante marque automobile française après Citroën, Renault et Peugeot. Slogan : "le poids, voilà l'ennemi"

 

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Avant la 2de Guerre mondiale, à l'époque où circulent les Mathis, la future deudeuche est déjà en projet, avec un bicylindre à plat refroidi par eau (prototype ci-dessous)

1938

 

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Salon de 1948

succès immédiat ; en 1950 il faut attendre 6 ans pour acquérir cette voiture vendue 185 000 ancien francs

1949

La 2cv de droite c'est la 1ère 2cv, une 2 cv A. Elle est commercialisée l'année de ma naissance : 1949. 62 ans plus tard, des 2 cv en parfait état  roulent tous les jours, en France, à Tana, à Diego, dans le monde entier.

1961 2cvfourgonnette

  1961, mon père m'emmène à Villard de Lans en 2 cv AZU ; ici près de Saint-Etienne

1968 2cv et ami6

  1968 ; de gauche à droite, l'ami 6 de mon père, ma 2 cv AZ (je viens d'avoir 18 ans), celle de grand-père Tanis, celle de ma tante Marta.

2cv 1973

Dès sa naissance, la 2 cv a participé à des raids ; en témoigne la 2 cv Sahara à 2 moteurs dans les années 60.

En 1973, la presse parle du raid Abidjan-Tunis (ci-dessus)

L'année précédente je suis revenu du nord de la Norvège jusqu'à Nantes au volant d'une 2 cv, période babacool

En 2007, 38 2cv ont fait 15000 kms pour rejoindre la Chine en 40 jours en empruntant la route de la Soie

 

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au 1/43è, la collection des voitures que mon père a possédées : 5 cv Citroën trèfle avec différentiel (contrairement à la 5 cv Peugeot) 203, 2 cv AZ ... (je me souviens encore très bien de balades en campagne avec la 5 cv jaune citron)

la 1ère en bas à gauche est le modèle 1949, la 2è est une Dinky toys, ensuite s'ajoutent des Norev et Solido comme au bon vieux temps

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toute l'année 2010-11 j'ai voulu acheter la deuche de Yves, mon voisin et collègue au lycée français de Diego, mais il n'a jamais voulu

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  depuis 2 ans je vois régulièrement cette 2 cv en excellent état rouler dans les rues de Diego

 

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  et celle-ci dans les rues de Tana (sa propriétaire était fière de me voir la photographier)

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  sur mon balcon 

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  le tee-shirt de Nirina à Diego

 

2011-07-Sucy

 

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2cv libe.fr

  les 3 photos ci-dessus accompagnent l'article suivant

Le Monde du 23 juillet 2011

« C’était la voiture des bonnes années »

D’abord, il y a le son, reconnaissable entre mille. […] Christian Komaniecki est sûr d’une chose : "La 2CV a une âme." Et, si vous avez un peu de temps, il est prêt à la démonter de A à Z pour vous montrer ce qu’elle cache de singulier, de spirituel presque, dans ses tréfonds. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

Ce matin-là, dans l’atelier du 2CV club de Sucy, le président de l’association s’attelle justement à ausculter un moteur posé sur son établi. Soixante kilos de ferraille et d’humanité que cette force de la nature (108 kilos), salopette maculée, chaussures difformes et mains noircies par le cambouis, dévisse, revisse, goupillonne, écouvillonne. Avec sa grosse paluche, il torture vigoureusement un boulon ou manie avec délicatesse un joint minuscule, comme s’il réparait une poupée.

L’atelier est une extraordinaire caverne, remplie jusqu’au plafond de pièces détachées, de moteurs, de calandres, de banquettes. La petite cour arrière est encombrée de carrosseries en plus ou moins bon état, près d’une soixantaine. Dans le garage mitoyen, sont entreposés les bijoux du club, recouverts de housses, des modèles rutilants comme s'ils sortaient d’un salon de l’auto.

Dehors, Joël Sicard, Philippe Debourdeau et Yves Moreau, trois des quelque cinquante membres du club, s’affairent autour d’un moteur. Ça discute ferme autour du carburateur, ça ronfle, ça s’engueule même un peu, entre celui qui sait et celui qui sait encore mieux. Et puis ça finit par se détendre en même temps que le moteur se met à chanter juste.

Tout le monde est un petit peu sous pression, en ce moment. Ce dimanche, le club migre à Salbris (Loir-et-Cher), où se déroule du 26 au 31 juillet le Mondial de la 2CV,  rendez-vous bisannuel des passionnés. Cinq mille voitures sont attendues, 2CV ou succédanés (Dyane, Ami 6, Méhari, car on n’est pas sectaire tant que cela reste avec des chevrons Citroën). Les Sucysiens géreront sur place un garage de réparation. Alors, pas question d’oublier la bonne clé, le bon boulon de rechange.

Comment expliquer un tel engouement, une telle fidélité à la "deux pattes", la "deuche", la "deudeuche" ? Présentée au salon de l’auto 1948 où elle fut moquée, déjà, sortie des premières chaînes en 1949, elle a été vendue à près de six millions d’exemplaires (je lance ce chiffre au risque de me faire épingler par les spécialistes car il y a débat). La production s’est arrêtée en France en 1988, avant l’arrêt définitif au Portugal, deux ans plus tard. Vingt trois ans déjà qu'elle a fait sa sortie de route.

Alors pourquoi cette voiture continue-t-elle de transcender les générations au point qu’aujourd’hui le plus jeune membre du club de Sucy a 20 ans et la doyenne 90 ans ? "On aime la 2CV pour tous ses défauts, tente Christian Komaniecki. Elle va à l’encontre de l’air du temps par sa lenteur, son côté spartiate aussi : il n’y a pas d’écran vidéo à l’arrière pour les enfants. Sa solidité est aussi un pied de nez à la société de consommation, alors qu’on offre aujourd’hui des primes à la casse pour des voitures qui ont à peine vécu." Mais, surtout, n’allez pas dire au président que c’est un tape-cul ! "C’est très confortable, contrairement à ce que vous pensez. "

Au-delà, la 2CV et ses formes hors du temps drainent indéniablement la nostalgie. C’était la voiture de l’après-guerre puis des Trente Glorieuses. C'était l'époque où on avait le temps d'aller quelque part. C’était les départs en vacances, la capote ouverte, roulée comme un couvercle de boîte de sardines. C’était les sièges à élastique où on s’enfonçait jusqu’à ne plus voir la route. C’était le temps où les familles étaient Citroën, Renault, Simca ou Renault, de père en fils, avant la mondialisation, les délocalisations.

[…]

Aujourd’hui, Christian Komaniecki possède une quinzaine de 2CV roulantes et une soixantaine d’épaves. Notamment un exemplaire qui fait sa fierté en même temps que l’envie des autres collectionneurs : une version de 1949, "datant du premier mois de production", la 148e sortie des chaînes, récupérée dans une ferme où elle servait de poulailler. […]

Ce n'est sans doute qu'un hasard mais le club de Sucy a été créé en 1973, au moment du premier choc pétrolier, de la première crise économique. Comme s'il fallait créer un conservatoire à ce symbole des jours heureux. Ce temps-là est aujourd’hui idéalisé, bien sûr. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les catalogues de référence. Prix d’achat en 1949 : 185000 francs. Prix d’achat en 1959 : 410.000 francs. Dire si l’inflation, la vie chère, est aussi vieille que la monnaie et la nostalgie plus increvable encore qu'une 2CV…

 

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quelques captures d'écran d'un bref documentaire diffusé sur la 2 en février 2008

 

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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 11:16

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Voici une quinzaine de photos d'oiseaux prises en 2011 dans les environs de Diego. C'est très peu. Mais photographier des oiseaux n'est pas facile, surtout sans téléobjectif, surtout quand on n'a pas de temps libre.

Cet oiseau pousse des lamentations qui ressemblent aux pleurs d'un bébé. C'est pourquoi on l'appelle vorona zaza, mot à mot oiseau enfant.  photo prise le 14 octobre dans le jardin du Badamera café à Ramena.

 

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photo prise à deux pas de l'école des lionceaux le même jour

 

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guêpier de Madagascar photo prise à deux pas de l'école des lionceaux le 14 novembre

 

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guêpiers de Madagascar ; photo prise au même endroit, deux jours plus tard

 

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le 25 octobre, j'avais déjà photographié des guêpiers sur l'antenne télé de mon immeuble au-dessus du 3è étage, leurs cris m'avaient alerté

 

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d'après notre guide, voici un coucou en Montagne d'Ambre (14 mai 2011)

 

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ci-dessus et ci-dessous cinq photos prises par Amandine en mer d'Emeraude (12 octobre)

 

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peut-être des vorona drano

 

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un paille-en-queue (nombreux à Nosy Diego et Nosy Suarez)

 

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(agrandissement)

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sûrement une grande aigrette ardoisée

 

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(agrandissement)

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une grande aigrette rencontrée lors de la sortie des lionceaux le 26 octobre

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gravelot ramena 26oct11

non loin, les enfants avaient pu apercevoir des gravelots

 

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photo prise par Véronique pendant la sortie des 3 baies le 9 octobre

sans doute un drongo

 

nectarinide

capture d'écran du documentaire "Madagascar, toi si belle" diffusé sur Arte le 23 décembre 2011 : "ce passereau de la famille des nectarinidés se désaltère dans une fleur d'aloes"

 

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 22:05

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  entre la baie de Sakalava et la baie des Dunes, il faut longer des sculptures dignes de laisser rêveurs tous les grands sculpteurs de tous les temps ; lorsque le Sable, l'Océan, le Vent et le Basalte se mettent d'accord eh bien ça déchire

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chtonien, tellurique, supraocéanique, métaphysique, hypracosmique, au-delà de ce que Héphaïstos, Hadès et les Titans les plus cruels avaient rêvé

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  heureusement, tout près nous avons la tendresse de plantes gorgées d'eau pas toujours pourvues de piquants et offrant de toute façon un peu d'ombre

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  certaines font craquer les bogues de leurs fruits afin d'offrir des graines pour jouer à l'awalé

ici : un caesalpinia bonduc

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  encore des baobabs

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  sous les filaos de la Baie des Dunes : des vendeuses de paréos

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  des pachypodiums

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  le fruit du baobab (mmmmm)

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  mais que nous montre donc Richard ?

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  oui, des tortues !! il y en a partout (elles passent 99% de leur vie dans l'océan)

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  oui, là-bas, où l'eau est plus verte, c'est la mer d'émeraude

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  60 mètres plus bas, le petit phare du cap Miné, au bord de la Grande Passe

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  un des canons qui dominent la Grande Passe

L'association Ambre cite la revue Armée et Marine du 9 juin 1904 qui "déplore la vétusté et l’insuffisance des batteries de côte censées défendre la passe : « aux canons de 194, modèle 1893, prévus pour la batterie de Vatomainty et la batterie est d’Orangea, on a substitué des canons modèle 75-76; aux canons de 240, du modèle le plus récent, qui devaient armer la batterie du Cap Miné, on a substitué des canons modèle 70-81 sur affûts de casemate. On a utilisé un matériel que la Guerre avait fait construire en grande quantité et que sa médiocrité a fait proscrire des batteries de côte de la métropole ». C’est en grande partie en raison de cette « vétusté » que Diego Suarez a pu garder ses canons: en effet, ils échappèrent ainsi au « rapatriement »des canons coloniaux au moment de la Grande Guerre ! Ironie du sort, les canons de la passe, qui devaient fermer la baie à toute intrusion ennemie furent impuissants à arrêter les anglais lors de l’attaque de 1942".


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  le phare gardé par Hamadi

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Strophantus boivini, appelé aussi Roupellina, avec ses fleurs orange et les lobes de sa corolle tordus en spirale 

  ensuite le retour jusqu'à Ramena se fait tout seul

dommage, c'est déjà fini

 

 

 

Publié dans : Madagascar
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 21:59

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  Faire les 3 baies, la boucle complète à pied en partant de Ramena c'est vraiment choisir une rando facile (6 ou 7h de marche sur le plat), inoubliable de beauté et de densité poétique. Evidemment, la crème solaire, les lunettes de soleil, la casquette et 2 litres d'eau par personne sont obligatoires. Mais l'intensité de ce lieu-charnière entre océan indien et rade de Diego, la collaboration du vent, du soleil et des vagues, vrais propriétaires de ces espaces, exercent une force incroyable sur les randonneurs. Criques sauvages, plages désertes (où viennent pondre les tortues la nuit à certaines périodes), tsingy sculptés par projections de sable par les alizés, le sable fin et blanc dans tous les interstices, richesse de la faune et de la flore, là-bas au loin toujours le chapelet des coraux qui délimitent des bribes de lagon en camaïeu d'émeraude, turquoise, outremer, prusse, cobalt, parfois même vert pomme, phares et vestiges de grandes heures militaires témoins d'un passé héroïque, tout est tremplin pour le rêve. C'est la saison du varatraza, un vent interminablement fou, les froissements des feuillages se mêlent au fracas des vagues sur les rochers.
Autant dire que la journée du 9 octobre en compagnie de Véronique, Marielle, Kevin, Amandine et notre guide Richard, a été pour moi une révélation (étymologiquement une apocalypse). Si j'étais déjà allé en baie de Sakalava avec ma 4L, en baie des dunes avec les enfants en 4X4 et en zébu, je n'avais encore jamais randonné entre les deux. Surtout, il faut faire la boucle entière, en une fois

 

ça commence par ce baobab près du Mamelon Vert. Marielle a beau faire sa grenouille qui se veut faire aussi grosse que le zébu, pour l'ancêtre sacré, notre amie est une naine.

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  la plage de Sakalava est quasiment déserte à 8h du matin mais le soleil est levé depuis longtemps et fait la loi

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  toute la végétation est adaptée aux vents violents, à la sécheresse, aux colères de l'océan

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  si ces pirogues pouvaient parler, elles nous confieraient de multiples drames, des clairs de lune admirables, des pêches miraculeuses, des magies sous-marines, des histoires de sirènes

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  les 3 baies : paradis des kyte-surfers
je reste longtemps à les regarder depuis la plage, mort de jalousie, c'est le sort des gramounes

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  roches volcaniques sculptées par Eole et Poséidon

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  flèches de sable grâce auxquelles on touche à l'infini

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  bois flotté

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  des traces que l'océan sans honte effacera

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  des tentatives d'intimidation

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des invitations aux défis

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  des combats immémoriaux

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  et l'arithmétique de ces petits nids d'amour

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  tous attendent la caresse de Maman Marée haute

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  (à suivre)

 

Publié dans : Madagascar
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 10:00

Sarah, Kanèle et Fila sont heureuses de vous offrir un calendrier 2012

photos : Kanèle et Sarah (9 ans et 5 ans)

  fila janvier

fila fevrier

fila mars

fila avril

fila mai

fila juin

fila juillet (Large)

fila aout

fila septembre

fila octobre

fila novembre

fila decembre

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  • : escale dans l'océan indien : simples cartes postales

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  • photo prise par Nirina le 16 mars 09 à Diego Suarez

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