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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 06:22
photo : Tessa



 800m3 de roches stoppés derrière les gabions

CLICANOO.COM | Publié le 28 août 2009

Le dispositif de protection a pleinement joué son rôle hier matin, vers 5h30, dans le secteur de la Grande Chaloupe quand la falaise s’est effondrée : la masse rocheuse freinée par les filets est restée derrière les gabions, évitant ainsi une catastrophe et de gros dégâts sur la route du littoral.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=219408&page=article

Si en début de journée, la Direction régionale des routes (DRR) parlait encore d’"éboulis" dans ses communiqués, c’est en fait un véritable effondrement qui s’est produit hier matin au PR7+830 dans le secteur de la Grande-Chaloupe. "Une écaille de 400m2 s’est détachée d’un pan de la falaise à 180 mètres de hauteur, emportant avec elle trois filets de protection", expliquait hier après-midi Ivan Martin, de la direction régionale des routes. "Nous avons d’abord effectué un survol de la zone en hélicoptère pour évaluer l’étendue des dégâts et définir un plan d’action".

Des conséquences qui auraient pu être plus graves

Une fois sur place, les ingénieurs de la DRR ont ainsi constaté que toutes les mesures de protection avaient fonctionné avec succès. La circulation sur la route du littoral a donc été maintenue. Le dispositif filet+fosse+gabions a empêché avec succès les roches d’atteindre la route. La fosse a avalé 300m3 de la structure effondrée et les tonnes de basalte ont été piégées derrière le mur de gabions sur une largeur d’environ 20 mètres. Les 800 mètres cubes de roches estimés représentent environ 2 000 tonnes de matériaux. Des conséquences qui auraient pu être plus graves Une partie du mur a néanmoins complètement explosé, libérant une centaine de kilos de roches sur la bande d’arrêt d’urgence, dans le sens La Possession-Saint-Denis. Quelques automobilistes, témoins éloignés de l’effondrement, ont pu voir s’élever un nuage de poussière. Mais aucune victime n’est heureusement à déplorer. "Si un tel événement s’était produit il y a trois ans, à un autre moment de la journée, il y aurait pu y avoir des conséquences beaucoup plus beaucoup plus graves. Je vous laisse imaginer". Une façon pour Ivan Martin de démontrer que les 90 millions d’euros investis dans le cadre de la sécurisation de la falaise ces dernières années n’ont pas été inutiles. Des travaux tels que la pose des filets de protection, il y a deux ans, et celle des gabions terminée en début d’année.

Un dispositif de sécurité efficace

En mai 2007, plus de 3 000 mètres cubes de terre et de rochers s’étaient effondrés, quasiment "en catimini", au PK 12. Juste à côté de l’effondrement dramatique du 24 mars 2006. Là aussi, le mur de gabions avait résisté aux énormes blocs venus le heurter de plein fouet, alors que les travaux de sécurisation étaient encore en cours. "Notre dispositif a encore prouvé son efficacité. Depuis la sécurisation, on constate une diminution du nombre de pierres atterrissant sur la route. De même, on enregistre une baisse de leur volume et de leur masse", a précisé par ailleurs le responsable de la gestion des routes. Reste maintenant à reconstruire les ouvrages de protection qui ont été détruits. Le bilan n’est pas encore chiffré. "Les travaux dureront au minimum un mois. Notre objectif est de tout remettre en état, en gênant le moins possible la circulation, et cela avant la prochaine saison cyclonique".

Une phase d’études encore longue en prévision

Quant à l’abaissement envisagé du seuil des précipitations à partir duquel des restrictions de circulation s’appliquent sur la route du littoral, ce n’est pas pour demain : Ivan Martin annonce encore une longue phase d’études.

Harry Amourani Photos Ludovic Laï-Yu

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