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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 15:29
J'ai parlé récemment de l'expo photo fixée en ce moment sur les grilles de l'hôtel de ville de Saint-Denis.
Après les photos d'oiseaux, voici les baleines et les dauphins.


baleine à bosse et son baleineau
photo : Eric Lamblin



Les dauphins (tursiops aduncus) vivent en groupe solidaire le long des côtes
photo : Eric Lamblin
baleine à bosse (megaptera novaeangliae) ; jeune mâle longeant le récif corallien
photo : Eric Lamblin
ce jeune mâle reste à quelques mètres de fond sans bouger pour chanter
photo : Eric Lamblin
câlin de baleine à son baleineau
photo : Eric Lamblin
cortège de dauphins Tursiops aduncus pour baleines à bosse ; les rencontres entre ces deux espèces sont souvent des moments de jeux partagés
photo : Eric Lamblin

http://fondationabyss.blogspot.com/

Le Quotidien du 29/09/09

Les baleines d'Abyss

Sous l'eau ou en l'air, c'est fou comme ces gros mammifères marins sont joueurs... Découvrez ici les images spectaculaires prises par les membres de l'association Abyss.

Voici de splendides images de baleines prises par l'association Abyss dont le projet est d'observer les cétacés et de les comprendre, tout en partageant cette passion avec le public. Cette association sans but lucratif se finance grâce au tourisme scientifique : il est en effet possible d'accompagner les membres d'Abyss toute l'année lors de sorties naturalistes en mer.

23/09/09 - L.B

L’oreille collée aux baleines

Le monde du silence est en réalité peuplé de chants aussi étranges qu’harmonieux. Fabrice Schnoller et sa jeune association Abyss ont entrepris de tendre leur micro aux baleines.

Vous aviez l’image ? Voici le son. Il faut voir Fabrice Schnoller imiter le chant d’une baleine à bosse. Quelque part entre le beuglement, le grognement et le sifflement. Sans faire injure à ses talents d’imitateur animalier, on pourra se faire une meilleure idée en écoutant un des nombreux enregistrements qu’il a mis en ligne. Ou mieux, partir en balade avec sa jeune association, Abyss.

L’aventure a débuté il y a deux ans. Quelques copains, une coque de noix et une caméra à peu près étanche. L’idée : observer les cétacés, les filmer, les enregistrer et surtout partager cette passion avec le maximum de gens.

« Finalement, on a vu que notre démarche intéressait de plus en plus de monde. On a décidé d’acheter un bateau plus grand et de monter une association », explique Fabrice. Les statuts sont déposés en juillet dernier. Moins de trois mois plus tard, Abyss a déjà plus de 80 membres. « En ce moment, les deux moteurs du bateau ont du mal à refroidir », avoue le jeune président. Dauphin, baleine, cachalot : chaque rencontre est saluée par des rafales de photos, films et prises de son. « Notre truc, c’est l’open source, le partage de données », ajoute Fabrice. Tout est quasiment mis en ligne le jour même sur le site de l’association et accessible à tout le monde.

Lorsque les clichés des caudales sont assez nets pour permettre une photo-identification, ils sont envoyés à Globice.

« Un mystère à découvrir »
Fabrice, lui, se passionne particulièrement pour l’étho-acoustique qui étudie l’interaction des sons et des comportements. De son passage à « Central », il a hérité d’un bagage certain en physique acoustique qu’il a complété à La Réunion par un master en biologie marine sur les cachalots. À chaque sortie, il commence par stopper ses moteurs et plonger ses micros. « Le premier chant, c’est un peu comme le premier saut : on ne l’oublie pas. » Quand la météo et le relief sous-marin s’y prêtent, ce chant est repérable à des milles à la ronde.

Chant des baleines à bosse, clicks des dauphins et codas des cachalots : chacun de ces sons est collecté, « parce qu’il est autant de signes de l’intelligence et de la sociabilité de ces animaux hors du commun. » Quant à savoir quel rôle jouent ces chants dans leurs relations sociales, « ça reste encore un mystère à découvrir. »

Autour du jeune président, on trouve d’autres fêlés comme Dimitri, docteur en biologie moléculaire. Au retour de chaque mission, la petite équipe « dérushe » ses bandes et tente de restituer les chants enregistrés sur des partitions appelées sonogrammes. « Il s’agit de graphiques représentant {}les gammes de fréquences des sons suivant le temps. » Ces sonogrammes viennent ensuite enrichir la base de données où ils sont mis en relation avec les images, les comportements. Fabrice l’avoue, cette approche reste très anthropomorphique – « les baleines ont une audition bien plus développée que la nôtre » – mais a le mérite de mettre en avant la structure du chant et de montrer sa complexité.

Et que dire des dauphins dont les clicks sont encore bien mystérieux. Fabrice le concède volontiers, il a beau être bavard, il a trouvé ses maîtres : les longs becs ont vite fait de clouer le sien.

"Le premier chant de baleine, c'est un peu comme le premier saut : on ne l'oublie pas", explique Fabrice Schnoller. (Photo Abyss)

http://www.facebook.com/pages/La-Montagne-France/ABYSS-the-ears-of-the-ocean/80853984481

les photos ci-dessous proviennent du site du Quotidien (photos Abyss)

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