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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 15:47

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Antsirabé, capitale des pousse-pousse mais aussi très grande ville, avec gare et thermes. Ville très animée où j'ai failli travailler et où j'ai rencontré un grand nombre de personnes chaleureuses et courageuses : à l'Essva, à la prison, au centre culturel st-paul, à l'école primaire publique etc. Cet article tout en photos (prises le 16 mars dernier) sur un aspect artisanal sera donc suivi d'autres : patience, mora mora. Antsirabé c'est vraiment la ville où j'ai eu le plus froid (en-dessous de zéro). C'est aussi là que j'ai vu des automobiles Karenjy fabriquées à Madagascar ( à Fianarantsoa) : logo = un zébu.

 

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photo : Le Monde

http://madagascar.blog.lemonde.fr/ (blog très intéressant)

 

Le problème entre Fianarantsoa et Tana depuis quelques années, c'est celui des dahalo (bandits). J'ai déjà plusieurs amies qui se sont fait cambrioler ou dont le taxi-brousse a été attaqué, à la hache ou à la kalashnikoff (chauffeur tué il y a 15 jours). Les taxi-brousse roulent en convoi (à 10 voire 50) mais il suffit que l'un d'eux s'attarde ou prenne de l'avance. En aucun cas je ne prendrai un taxi-brousse la nuit sur cette route.
Si le cuivre s'éveille clairon, il n'y a rien de sa faute. Mais si la corne de zébu s'éveille oiseau ou bijou, c'est bien grâce au talent des 6 frères de l'atelier d'Antsirabé.  
En 20 minutes, une corne de zébu subit des opérations de chauffage, frappe, sciage, taille, meulage, ponçage et polissage avec dextérité, art et goût. Prestidigitation.
tiens, à propos, bon anniversaire Claudine (demain)

 

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BONUS

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marchands de cordages

 

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la fabrication des bonbons Marcel

 

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découpage des fûts de 200 litres

 

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soudure

 

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vente de sacs

 

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petite quincaillerie

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commentaires

jean-claude jorgensen 08/10/2010 02:41


Récemment, la société Soatao exploitante l’usine Karenjy à Madagascar, a, sorti une demi-douzaine de « Karenjy » valant entre 4800 et 6800 euros chacune. La plupart de ces ventes ont été
enregistrées au nom d’étrangers.

Au départ, la reprise de la société Immi à Fianarantsoa par Soatao a été un projet de réinsertion sociale. En effet, après 20 années d’arrêt d’exploitation, la marque au zébu, une gamme de voitures
rudimentaires et solides, également source de fierté nationale a repris ses activités, grâce aux financements d’associations françaises qui ont pris en compte l’importance de la relance économique
du pays.

« On peut finir le travail qu’on avait commencé il y a longtemps. Il y avait des véhicules qu’on n’avait même pas achevés » sourit Elia, en astiquant une carrosserie vert pomme. Tout cela pour
affirmer que bon nombre d’anciens ouvriers d’Immi ont été repris pour le bon fonctionnement de cette usine malgré les deux crises politico-économiques qui ont sévi à Madagascar (2002-2009).

Rappelons que la Soatao a repris cette usine à Fianarantsoa avec seulement les moyens du bord, c’est à dire une usine abandonnée depuis des lustres mais qui a seulement su préserver ses stocks de
matériels.

Dans ce dessein, « l’usine renfermait même des véhicules en état de rouler, d’autres qui ne nécessitaient que l’ajout d’une carrosserie et d’autres encore en état initial, avec le moteur dans sa
boîte » affirme la revue « RTL Auto » lors de son passage sur place.
Actuellement, il faut environ une quinzaine de jours pour les 15 ouvriers de Soatao, pour monter une voiture dans les normes. Que ce soit le modèle « Mazana » (tout terrain) ou encore « Iraka » (le
messager), les moteurs de ces véhicules sont toujours situés à l’arrière dont le plus classique est « Foaka » « la transporteuse ».

Le seul et unique problème de cette firme artisanale reste le moteur. En effet, les anciens moteurs de Renault 18 seront sous peu épuisés et il ne restera plus que des bribes de mécanique qui
auront grand besoin de renouvellement. Dans ce dessein, l’association qui régit la société Soatao, (on parle bien d’Emmaus, Ndlr : Les Nouvelles du 29 juillet 2010, Karenjy renaît de ses cendres),
devra conclure un protocole d’accord avec d’autres sociétés productrices de moteurs (concessionnaires) pour pérenniser l’exploitation de cette usine.

Faly R.

http://moindjie.centerblog.net/6586284-karenjy-4800-a-6800-euros-pour-une-voiture

Source: http://afriquehebdo.com


Denis HUCHE 02/10/2010 10:57


Bonjour à tous

magnifique reportage de Jean-Claude Jørgensen
un vrai regard sur la vie locale en dehors des sentiers battus et
des circuits commerciaux, des commentaires "locaux" suite à la crise
du régime politique qui a éprouvé ce beau pays de Madagascar

un article sur la renaissance du Zébu, SOATAO et le pari fou de faire revivre l’ancienne usine KARENJY sur :
http://www.fregate.info/article-la-renaissance-du-zebu-58114607.html
cordialement
Denis HUCHE


JC 07/10/2010 13:09



Karenjy pensait repartir pour produire 50 exemplaires. En réalité, il a reçu des pièces (chassis et moteurs de Renault Express ou R18) pour en construire bien plus. Il y a des pubs à la télé pour
les 3 modèles (décapotable, 4X4 et fourgonnette). Je le tiens d'un prof de Fiana avec qui je viens de passer 3 jours à Tana. Pour 5 ou 6000 euros, cette voiture est autrement plus fiable que les
épaves qui s'exténuent un peu partout dans le pays. copié-collé de http://moindjie.centerblog.net/6586284-karenjy-4800-a-6800-euros-pour-une-voiture : Récemment, la société Soatao exploitante
l’usine Karenjy à Madagascar, a, sorti une demi-douzaine de « Karenjy » valant entre 4800 et 6800 euros chacune. La plupart de ces ventes ont été enregistrées au nom d’étrangers. Au départ, la
reprise de la société Immi à Fianarantsoa par Soatao a été un projet de réinsertion sociale. En effet, après 20 années d’arrêt d’exploitation, la marque au zébu, une gamme de voitures
rudimentaires et solides, également source de fierté nationale a repris ses activités, grâce aux financements d’associations françaises qui ont pris en compte l’importance de la relance
économique du pays. « On peut finir le travail qu’on avait commencé il y a longtemps. Il y avait des véhicules qu’on n’avait même pas achevés » sourit Elia, en astiquant une carrosserie vert
pomme. Tout cela pour affirmer que bon nombre d’anciens ouvriers d’Immi ont été repris pour le bon fonctionnement de cette usine malgré les deux crises politico-économiques qui ont sévi à
Madagascar (2002-2009). Rappelons que la Soatao a repris cette usine à Fianarantsoa avec seulement les moyens du bord, c’est à dire une usine abandonnée depuis des lustres mais qui a seulement su
préserver ses stocks de matériels. Dans ce dessein, « l’usine renfermait même des véhicules en état de rouler, d’autres qui ne nécessitaient que l’ajout d’une carrosserie et d’autres encore en
état initial, avec le moteur dans sa boîte » affirme la revue « RTL Auto » lors de son passage sur place. Actuellement, il faut environ une quinzaine de jours pour les 15 ouvriers de Soatao, pour
monter une voiture dans les normes. Que ce soit le modèle « Mazana » (tout terrain) ou encore « Iraka » (le messager), les moteurs de ces véhicules sont toujours situés à l’arrière dont le plus
classique est « Foaka » « la transporteuse ». Le seul et unique problème de cette firme artisanale reste le moteur. En effet, les anciens moteurs de Renault 18 seront sous peu épuisés et il ne
restera plus que des bribes de mécanique qui auront grand besoin de renouvellement. Dans ce dessein, l’association qui régit la société Soatao, (on parle bien d’Emmaus, Ndlr : Les Nouvelles du 29
juillet 2010, Karenjy renaît de ses cendres), devra conclure un protocole d’accord avec d’autres sociétés productrices de moteurs (concessionnaires) pour pérenniser l’exploitation de cette usine.
Faly R. Source: http://afriquehebdo.com