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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 14:38

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  La baie de Diego, qui rivalise dit-on avec celle de Rio par sa beauté et ses dimensions est le cadre où se croisent chaque jour barques de pêche, barques de touristes, pirogues, tankers et de décembre à avril, paquebots de croisière.

Mais le charme incomparable de ces lieux ne peut faire oublier les dangers encourus par la surpêche. Je copie-colle un extrait du compte-rendu d'une conférence du Dr Amélie Landy Soambola, océanographe samedi 28 juillet lors de la conférence sur le futur de l'environnement marin de la Baie de Diego Suarez et l'économie verte organisée par la Jeune Chambre Internationale au Grand Hôtel (article paru fin septembre 2012 dans La Tribune de Diego). Elle pointe quelques unes des causes :

"l'habitude qu'ont pris les habitants de jeter leurs ordures n'importe où, même sur la plage, la difficulté que rencontre la construction navale, d'où l'absence de suivi des rejets, des lieux sacrés profanés tel que le Pain de Sucre et donc les risques pour les espèces qui s'y sont abritées, le manque de suivi des captures sur les lieux de pêche traditionnelle". « Le port, même si c'est un atout économique pour le Nord, déverse des tonnes d'ordures par an dans la mer » a indiqué un invité à cette conférence. Le manque d'initiatives de conservation spécifique des espèces aggrave la situation. Des lois et des arrêtés ne reçoivent pas d'application effective.
Les conséquences sont des plus désastreuses : les mangroves défrichées n'ont plus la capacité d'emmagasiner le gaz carbonique, extinction des espèces, il y a aussi une diminution du rendement et des stocks de la zone côtière, la situation de la Baie des Français a été soulevée. Une zone que les pêcheurs ne fréquentent plus car le rendement ne les satisfait plus.
Une enquête a été effectuée auprès des vendeurs de coraux et a permis de savoir que 1182 coraux morts par mois, venant de la baie de Diego Suarez, d'en moyenne 15 cm sont vendus. Rapportant à un vendeur entre 193 500 ariary et 322 500 ariary. Pourtant, les coraux jouent un rôle important dans l'environnement marin étant parmi les habitats les plus riches en termes de biodiversité autant pour les animaux que pour les végétaux. Les vendeurs, eux, ne connaissent pas l'impact de leur acte.
[Les pays du sud] craignent de trouver en l'économie verte un frein à leur développement et soupçonnent une manœuvre des pays riches afin d'imposer leurs savoir-faire et leurs technologies, sous couvert de considérations environnementales."

 

toutes les photos ont été prises entre le 3 septembre et le 2 octobre (zoom entre X2 et X24)

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  une dizaine de barques sont actuellement en construction à Ramena

coût : 2000 euros (prix d'une 4L)

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en route pour planter des cocotiers à Babaomby

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