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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 19:22

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COLLECTIF ENSEIGNEMENT MADAGASCAR, Parents, enseignants, élus, FDM-ADFE, UFE
FCPE, FAPEE, EFM, SNUipp, SNES, SGEN-CFDT, SE-UNSA

Neuf organisations et deux conseillers élus à l'Assemblée des Français de l'Etranger, Jean-Daniel Chaoui et Xavier desplanques, réunis dans le Collectif Enseignement Madagascar vous rappellent que l'Agence pour l'Enseignement Français à l'Etranger (AEFE) a décidé brutalement en janvier dernier de fermer le lycée français de Fianarantsoa et de déconventionner les écoles primaires françaises d'Antalaha et de Manakara, et projette de fermer le lycée de Diego-Suarez.
Dans le cadre de trois réunions dites de "concertation" que nous avons eues avec M. l'ambassadeur, nous avons montré que la fermeture des lycées et le transfert de leurs élèves au Lycée Français de Tananarive (LFT) entraînerait :
- une dépense comprise entre 1 710 000 euro et 2 565 000 euro pour créer des places d'internats supplémentaires, crédits qui limiteront la capacité de financement pour le relogement de l'école D dont le projet est aujourd'hui tombé aux oubliettes ;
- une dépense supplémentaire annuelle à la charge de l'AEFE d'environ 270 000 euro pour la prise en charge des élèves français ;
- une dépense supplémentaire annuelle d'environ 4500 euro par enfant pour les familles malgaches qui, sans aide, seraient voués à sortir du système français qu'elles avaient choisi pour scolariser leurs enfants, souvent en faisant de grands sacrifices ;
- Une surcharge des effectifs dans les classes du Lycée Français de Tananarive (LFT)
Le déconventionnement des écoles d'Antalaha et de Manakara aurait pour conséquence essentielle que l'AEFE, au lieu de mettre quatre enseignants titulaires de l'education nationale à leur disposition, prenant à sa charge de 100% à 67% de la rémunération de ces derniers, se contenterait de verser à chacune une subvention de 40 000 euro en année1, 30 000 euro en année 2, 20 000 euro en année 3. ous avons montré :
- que l'aide de l'AEFE à chacune de ces écoles diminuerait ainsi d'environ 210 000 € sur les prochaines années ;
- que contraintes de recruter directement leurs enseignants titulaires de l'éducation nationale elles auraient les plus grandes difficultés de recrutement et de gestion de ces personnels ;
- qu'en définitive, l'avenir de ces écoles était la perte de la qualité de l'enseignement et le dépérissement progressif
Nous avons de notre côté fait des propositions qui prenaient en compte notamment le souhait de l'AEFE de récupérer des postes d'enseignants à Madagascar (car on nous a expliqué que tout ce chambardement coûteux budgétairement, socialement et culturellemet était fait pour ça !). Mais l'AEFE reste rigidement figée sur ses positions. Circulez, on ferme et ... On ferme !
En conséquence nous avons décidé, en liaison avec les collectifs Enseignement de Fianarantsoa et de Diego-Suarez de faire entendre nos protestations hors des bureaux de l'Ambassade en organisant une première série de manifestations :
1 Le mercredi 11 mai, l'association ALEFAp-FCPE et la Fédération de parents d'élèves FAPEE invitent les parents de tous les établissements du réseau à participer à une JOURNEE ECOLES MORTES. Ce jour-là, à Tananarive, Fianarantsoa, Diego-Suarez, Antalaha, Manakara, Tuléar, Majunga... pour protester contre les coups portés au réseau d'Enseignement français à Madagascar nous n'enverrons pas nos enfants à l'école au collège ou au lycée.
2 Le mercredi 11 mai à 14h30 : le Collectif Enseignement Madagascar donne un premier rendez-vous à tous les parents d'élèves, à tous les enseignants, à tous les citoyens, choqués par les décisions de l'AEFE, sur LES MARCHES DE L'AMBASSADE DE FRANCE où, par notre présence, nous manifesterons dans le calme notre indignation, notre protestation et notre demande de voir rapporter les diktats scélérats. Nous pourrons également vous donner des détails sur ces mesures et les conditions dans lesquelles elles ont été prises par l'AEFE.
3 Le même jour, à Fianarantsoa et Diego-Suarez parents et enseignants défileront de leurs lycées à leurs consulats respectifs.
4 Le mercredi 11 mai à Paris, lors du Conseil d'Administration de l'AEFE, le représentant du collectif remettra les pétitions que vous avez signées à la directrice, madame Descôtes.

5 Nous allons effectuer des interventions au niveau politique pour essayer de faire passer trois idées simples :
- on ne ferme pas à très frais des lycées qui, pour être de petite taille, n'en ont pas moins d'excellents résultats au baccalauréat ;
- on n'abandonne pas les élèves malgaches, vis-à-vis desquels la France a un engagement moral, sur le bord de la route ;
- On ne fait pas son marché pour "récupérer des postes d'enseignants, on ne réalise pas quelques honteuses économies budgétaires (qu'on dilapide aussitôt en fermant les lycées à grands frais), dans des écoles où la scolarisation d'un élève coûte déjà quatre fois moins cher qu'en France.

 

Je viens de lire une lettre du 6 mai du Conseiller de Coopération et d'Action Culturelle (Ambassade de France à Madagascar) : "Je tiens par la présente à vous apporter quelques éléments de langage sur ce dossier qui suscite une émotion disproportionnée"

La novlangue est décomplexée, défensive mais muette sur l'intérêt de fermer le lycée de Diego. Y en a-t-il un ?

Vous serez peut-être dans le secret des dieux la semaine prochaine puisque que 2 émissaires de l'AEFE nous arrivent de Roissy mercredi prochain pour 48h de "consultations"

 

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