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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 21:34

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les correspondants de 3 Bassins (CP l'an dernier, CE1 cette année) se sont faits des masques de beauté comme leurs cousins de Ramena !

 

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beaucoup de maisons avec antenne TV, beaucoup de fleurs, beaucoup de bateaux (voiliers et paquebot), des arbres, des poissons, des soleils, des étoiles, des nuages, un hélicoptère

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 16:09

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En ce moment, à Ramena, Guillemette et John rencontrent les instits des 6 niveaux. Ils ont apporté la correspondance de l'école de Trois-bassins (CP, CE1, CE2). A défaut de pouvoir vous en parler, je poste quelques-uns des dessins que j'avais emportés à 3 Bassins le 17 septembre. Ce qui laisse parfois rêveur pour un esprit européen, ce sont les prénoms. Je vous en recopie quelques-uns, chargés de poésie.

 

Abelinoh, Amirdine, Aniphave, Apollinaire, Asiminy, Ayanne, Bestany, Cherafdine, Chérina, Clidonia, Elysée, (G), Jaquedine, Justicia, Margarina, Marizina, Myrella, Naomie, Nestellin, Noah, Ornella, Rodin, Romina, Rossini (F), Tovonagnalary, Volamary, Wazira, Winis, Zeindibad

 

Admirez : omniprésence de la maison mais aussi beaucoup de véhicules, parasols, fleurs, oiseaux, soleils, poissons, chats, bateaux...

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 12:24

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Milo, 70 ans, le mari de ma marraine, avait une 4cv semblable

avec 6 baguettes de calandre et non 3

j'avais 8 ou 10 ans, nous allions à La Bourrellière, 15 kms en aval de Tours, prendre des ablettes et des gardons (1958, 59)

alors, le 25 juillet dernier, en sortant du bac (Indre/Indret), quand j'ai vu cette 4cv, le conducteur m'a vu et m'a accordé tout de suite le droit de prendre la photo

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  la drague St Germain le 1er août

encore aujourd'hui je pense que le commandant a pris des risques : l'eau affleurait, au risque de faire couler le bateau

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  au loin, la tour à plomb de Couëron, le 17 août

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  la Guifette, une des 3 vedettes hydrographiques (spécialisée pour mesurer les profondeurs)

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  le Angon, cargo portugais, CU 3000t, le 21 août, devant l'Entreprise coueronnaise Carnaud (laminoirs, tréfilages) rebaptisée Arcelor Mittal

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  plongeurs en cours d'enquête (aval du Pont de cheviré) le 22 août

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Dernier café avant Basse-Indre (photo prise à Haute-Indre le 22 août)

Mine de rien, Basse-Indre est encore à 900 mètres

on ne peut pas partir comme ça sans être sûr qu'on a fait le plein de gamma GT

Que dirait Dionysos ?

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  là, on est devant la DCNS,  le 23 août, le cargo hollandais Beaumaiden est venu décharger ou charger on ne sait quoi, c'est secret défense

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et voilà le bizou (comme on dit à Diego) : une 203 Peugeot de 1949

mon père en avait une en 1958 (j'avais 9 ans), vite revendue car il n'avait pas les moyens

toit ouvrant

la lunette arrière ne sera agrandie qu'en octobre 1952

flèches motorisées en guise de clignotants

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  ah, les vitesses au volant

il y a 10 jours, mon taxi-brousse 404, de Ramena à Diego, avait aussi les vitesses au volant

mais à l'arrière, c'était pas des ressorts hélicoïdaux, c'était des lames de ressort et y en avait plus de 10

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ce matin, le pilote du François II a dû se demander s'il faisait ses rotations : l'eau voulait encore submerger les parkings

dans un épais brouillard

 

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7 novembre 2012, 19h

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 12:15

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13 février 2012 

La Loire est à 600 mètres de chez moi à vol d'oiseau.
Depuis mon retour en Europe mardi dernier, il pleut et, paraît-il, c'est ainsi depuis 3 ou 4 semaines. Rien d'étonnant donc à ce que je n'aie pu prendre le bac mercredi soir : marée haute et gros coef, l'eau menaçait d'inonder les parkings rive nord et rive sud (voir dernière photo dans l'article suivant "basse-loire et bacs de loire 2").
En août 2011, je me souviens n'avoir pas pu prendre le bac pour la raison inverse : trop peu d'eau, marée basse et été sec.

Idem en février dernier mais c'était à cause de la Loire gelée (ci-dessus).
Prendre le bac est toujours un plaisir (ce n'est pas Marguerite Duars qui me contredira), une occasion de rencontres (mieux qu'Attractive World) et une infinie combinatoire : selon l'heure, la saison, le mois, le jour, l'agenda des marées, la météo, l'humeur du pilote, le trafic routier, le trafic fluvial, le dynamisme des oiseaux, des reflets et des ombres, rien n'est jamais sculpté ni illuminé comme prévu, rien de déjà vu.

bacs de loire
Je vous laisse rêver sur cet échantillon de photos toutes prises en 2012, le plus souvent à Indre/Indret, parfois Couëron/ Le Pellerin ou à Cheviré, dans l'ordre chronologique. Parfois je me rappelle du livre "Le Petit Remorqueur" aux éditions "Coqs d'or". Je devais avoir 8 ans, on était en 1957. Il y a les bateaux assignés à résidence (les bacs), les ligériens (vedettes hydrographiques, dragues), les cargos venus du bout du monde (Stolt Redshank, Bremen, Mekhanik Makarin, Pythia, Angon, Beaumaiden).

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Lola : nouveau bac (6 mai) 40 véhicules contre 27 pour le précédent bac, il fait des rotations entre Couëron et Le Pellerin toutes les dix minutes. Hommage à Jacques Demy

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  La drague Saint-Germain le 6 mai

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  frimeurs (6 mai)

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  le Stolt Redshank basé à Cardiff, Oil & chemical tanker, PV 400 t, CU 3300 t

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  le bac Lola au Pellerin

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  le Bremen le 24 mai

pavillon Bahamas

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  le Mekhanik Makarin SC, cargo russe, le 21 juin (CU 2500t)

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  le chevalier Arlequin le 22 juin (chargé de touristes)

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  Le Pythia le 25 juin à Cheviré (chargement de ferraille), 105 m de long, pavillon: Panama

 

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  le bac François II le 25 juin

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  le bac Anne-de-Bretagne le 25 juin

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  Le Chevalier Arlequin le 1er juillet

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Pays de Loire le 1er juillet : drague aspiratrice en marche et cargo sablier (74m)

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 14:25

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  il est 5h du matin, j'attends mon taxi-brousse pour aller à Ramena

 

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  le taxi parti de Ramena 1h plus tôt est déjà arrivé à Diego, un took took le devance

 

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  voiture de collection chez Bruno ou véhicule de tous les jours ?

 

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  avec Aimé, nous passons chercher prendre le pain avant de partir pour Ramena (6h du mat)

 

 

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  rouz : le mitsubishi d'Aimé

 

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  chez grand-mère jeannette : avant

 

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après 

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  les pachypodiums sont au début de leur floraison

 

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  Lakana : des bungalows de charme avec garantie de calme, loin des embrouilles

 

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  la carte du Lakana

(Lakana= pirogue)

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  feuillage + varatraza = rythme et worldmusic

 

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la visite d'une boutique de vaisselle alu est un émerveillement (Diego)

 

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  les cartes de Mada des lycéens

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katoto (prononcer  [katut]), tel est le nom de ce pigeon, très présent à Ramena et dans les 3 baies et très difficile à photographier

 

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  La Belle Aventure : tout un programme

j'en ai apprécié les charmes 6 semaines : une bonne adresse

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Chez Pohl Suarez : les pubs sont souvent peintes à la main

 

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les makis chez Grand-mère Jeannette, autre hôtel-restaurant qui m'a pleinement satisfait

 

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comme souvent, devant les gargotes de la plage : un zébu

samedi dernier (13 oct), 4 gargotes ont brûlées dont celle de Charlotte... malheur

avec une charpente bien sèche, une couverture en falafy ou en ravenale bien sèche, ce ne sont pas les bassines d'eau de mer qui peuvent facilement arrêter l'incendie, surtout à marée basse

accident ? sans doute ; à moins que ce ne soit ce zébu qui avait mal éteint sa cigarette

 

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d'où viennent ces captures d'écran où l'on reconnaît des lionceaux et la Maternelle de Dadapierre ?

d'une vidéo déposée sur Youtube par Jade après sa visite fin août-début septembre (avec un simple téléphone portable)

 

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le butin du touriste le dernier jour : il ne lui reste plus qu'à enfiler sa houppelande rouge et à monter sur son traîneau, hop

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 19:57

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maîtresse Zina (directrice) passe en CP

 

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en CE1, chez monsieur Mickaël, on est studieux et parfois même, quand les cours sont finis, on ne veut plus rentrer chez soi !

authentique

qu'en pense Monchéri en Europe mmm ??

 

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studieux aussi en CE2, les pionniers, avec maîtresse Zina et maîtresse Michou

 

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et studieux aussi à la Maternelle de Dadapierre

où les apprentissages sont déterminants, et où les 4 maîtresses connaissent très bien les programmes de  maternelle en .. France

 

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En CE2, maîtresse Michou a conçu des affiches pour son enseignement du malgache officiel (12 septembre)

 

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et même Romain (vasaha) suit sans peine l'enseignement du malgache de Tana (trilingue comme les autres)

 

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parfois, le lionceau a droit aux honneurs de la Presse ... (23 septembre)

 

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3 amis de Ratus et de Dagobert

 

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en CE2

 

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chez les lionceaux, on a conscience de l'importance de l'affichage

 

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trombinoscope CP (pour la petite histoire, impossible de trouver un photographe ou une cyberboutique compétente à Diego pour insérer les photos dans une seule page, j'avais heureusement un netbook, une connexion et j'ai en peu de temps créé un fichier directement imprimable)

 

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trombinoscope CE1

 

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trombinoscope CE2 (et ainsi de suite : PS, MS, GS)

 

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dans chaque classe on fête les anniversaires

 

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en CE2, on est responsable

 

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listing des Grande Section

 

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après la classe, certains enfants ont la chance de pouvoir s'acheter une clarinette (glace à l'eau) pour 500 fmg (0,03 €)

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 14:38

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  La baie de Diego, qui rivalise dit-on avec celle de Rio par sa beauté et ses dimensions est le cadre où se croisent chaque jour barques de pêche, barques de touristes, pirogues, tankers et de décembre à avril, paquebots de croisière.

Mais le charme incomparable de ces lieux ne peut faire oublier les dangers encourus par la surpêche. Je copie-colle un extrait du compte-rendu d'une conférence du Dr Amélie Landy Soambola, océanographe samedi 28 juillet lors de la conférence sur le futur de l'environnement marin de la Baie de Diego Suarez et l'économie verte organisée par la Jeune Chambre Internationale au Grand Hôtel (article paru fin septembre 2012 dans La Tribune de Diego). Elle pointe quelques unes des causes :

"l'habitude qu'ont pris les habitants de jeter leurs ordures n'importe où, même sur la plage, la difficulté que rencontre la construction navale, d'où l'absence de suivi des rejets, des lieux sacrés profanés tel que le Pain de Sucre et donc les risques pour les espèces qui s'y sont abritées, le manque de suivi des captures sur les lieux de pêche traditionnelle". « Le port, même si c'est un atout économique pour le Nord, déverse des tonnes d'ordures par an dans la mer » a indiqué un invité à cette conférence. Le manque d'initiatives de conservation spécifique des espèces aggrave la situation. Des lois et des arrêtés ne reçoivent pas d'application effective.
Les conséquences sont des plus désastreuses : les mangroves défrichées n'ont plus la capacité d'emmagasiner le gaz carbonique, extinction des espèces, il y a aussi une diminution du rendement et des stocks de la zone côtière, la situation de la Baie des Français a été soulevée. Une zone que les pêcheurs ne fréquentent plus car le rendement ne les satisfait plus.
Une enquête a été effectuée auprès des vendeurs de coraux et a permis de savoir que 1182 coraux morts par mois, venant de la baie de Diego Suarez, d'en moyenne 15 cm sont vendus. Rapportant à un vendeur entre 193 500 ariary et 322 500 ariary. Pourtant, les coraux jouent un rôle important dans l'environnement marin étant parmi les habitats les plus riches en termes de biodiversité autant pour les animaux que pour les végétaux. Les vendeurs, eux, ne connaissent pas l'impact de leur acte.
[Les pays du sud] craignent de trouver en l'économie verte un frein à leur développement et soupçonnent une manœuvre des pays riches afin d'imposer leurs savoir-faire et leurs technologies, sous couvert de considérations environnementales."

 

toutes les photos ont été prises entre le 3 septembre et le 2 octobre (zoom entre X2 et X24)

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  une dizaine de barques sont actuellement en construction à Ramena

coût : 2000 euros (prix d'une 4L)

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en route pour planter des cocotiers à Babaomby

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 14:10

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Antananarivo, 14 octobre 2012

 

Soleil couchant

Notre-Dame
Que c'est beau !
Victor HUGO

En passant sur le pont de la Tournelle, un soir,
Je me suis arrêté quelques instants pour voir
Le soleil se coucher derrière Notre-Dame.
Un nuage splendide à l'horizon de flamme,
Tel qu'un oiseau géant qui va prendre l'essor,
D'un bout du ciel à l'autre ouvrait ses ailes d'or,
- Et c'était des clartés à baisser la paupière.
Les tours au front orné de dentelles de pierre,
Le drapeau que le vent fouette, les minarets
Qui s'élèvent pareils aux sapins des forêts,
Les pignons tailladés que surmontent des anges
Aux corps roides et longs, aux figures étranges,
D'un fond clair ressortaient en noir ; l'Archevêché,
Comme au pied de sa mère un jeune enfant couché,
Se dessinait au pied de l'église, dont l'ombre
S'allongeait à l'entour mystérieuse et sombre.
- Plus loin, un rayon rouge allumait les carreaux
D'une maison du quai ; - l'air était doux ; les eaux
Se plaignaient contre l'arche à doux bruit, et la vague
De la vieille cité berçait l'image vague ;
Et moi, je regardais toujours, ne songeant pas
Que la nuit étoilée arrivait à grands pas.

Théophile Gautier

 

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Ramena, 12 septembre 2012

 

Le coucher du soleil romantique

Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

Baudelaire, Les Fleurs du mal


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L'heure du berger

La lune est rouge au brumeux horizon ;
Dans un brouillard qui danse, la prairie
S'endort fumeuse, et la grenouille crie
Par les joncs verts où circule un frisson ;

Les fleurs des eaux referment leurs corolles ;
Des peupliers profilent aux lointains,
Droits et serrés, leur spectres incertains ;
Vers les buissons errent les lucioles ;

Les chats-huants s'éveillent, et sans bruit
Rament l'air noir avec leurs ailes lourdes,
Et le zénith s'emplit de lueurs sourdes.
Blanche, Vénus émerge, et c'est la Nuit.

Verlaine

P1070017 (Large)L'Ermitage (La Réunion) mars 2012

 

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.
Et d'étranges rêves
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
À des grands soleils
Couchants sur les grèves.

 Paul Verlaine (Poèmes saturniens)

 

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Antananarivo, 14 octobre 2012

 

Soleils couchants
Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées;
Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !

Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde immense et radieux !

Victor Hugo, Les Feuilles d'Automne

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Ramena, 12 septembre 2012

 


Soir sur la plaine

Vers l’occident, là-bas, le ciel est tout en or ;
Le long des prés déserts où le sentier dévale
La pénétrante odeur des foins coupés s’exhale,
Et c’est l’heure émouvante où la terre s’endort.

Las d’avoir, tout un jour, penché mon front qui brûle,
Comme on pose un fardeau, j’ai quitté la maison.
J’ai soif de grande ligne et de vaste horizon,
Et devant moi s’étend la plaine au crépuscule.

Une solennité douce flotte dans l’air,
Ma poitrine se gonfle au vent rude qui passe ;
Et mon coeur, on dirait, grandit avec l’espace,
Car la plaine infinie est pareille à la mer.

La faux des moissonneurs a passé sur les terres,
Et le repos succède aux travaux des longs jours ;
Parfois une charrue, oubliée aux labours,
Sort, comme un bras levé, des sillons solitaires.

L’angélus au loin sonne, et, simple en son devoir,
La glèbe écoute au ciel tinter la cloche pure,
Et comme une humble vieille en sa robe de bure
Semble dire tout bas sa prière du soir.

La nuit à l’orient verse sa cendre fine ;
Seule au couchant s’attarde une barre de feu ;
Et dans l’obscurité qui s’accroît peu à peu
La blancheur de la route à peine se devine.

Puis tout sombre et s’enfonce en la grande unité.
Le ciel enténébré rejoint la plaine immense...
Écoute ! ... un grand soupir traverse le silence...
Et voici que le coeur du jour s’est arrêté !

Et mon âme a frémi de se sentir trop seule,
Et tout à coup s’allège à retrouver là-bas,
Énorme et toute rose en son halo lilas,
La lune qui se lève au-dessus d’une meule.

Albert Samain

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 17:46

Il y a des jours où on a honte de son pays

 

Depuis une demi-douzaine d'années, nombre de lycées français à l'étranger ont été fermés ou craignent de l'être, et l'image de la France en pâtit beaucoup. Sarkozy (qui a beaucoup fait pour nuire à l'éducation et à la culture) a beau avoir disparu : le lycée de Diego-Suarez ferme dans quelques mois. Contre toutes les promesses faites par l'AEFE ces dernières années.Pourquoi ? pour récupérer 2 postes de profs et en donner 1 à la Chine et 1 à l'Inde. Et pour aggraver le déficit public puisque scolariser les lycéens comme internes à Tana va coûter les yeux de la tête.

Incroyable mais vrai. 39 ans après la décolonisation de Diego, dans une région francophone et francophile.

Au moment où se tient le XIVè sommet de la Francophonie à Kinshasa !

Honte à l'AEFE et au ministère des Affaires Etrangères

 

http://latribune.cyber-diego.com/actualites/750-lycees-francais-de-madagascar-fermeture-definitive-de-diego-suarez.html

 

 

Lycées français de Madagascar : fermeture définitive de Diego Suarez
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Actualité
Vendredi, 19 Octobre 2012 06:22
Manifestation contre la fermeture définitive du Lycée Français de Diego Suarez 
Manifestation contre la fermeture définitive du Lycée Français de Diego Suarez

Le Coordinateur du réseau de l'AEFE, est venu annoncer la fermeture définitive de la section lycée de Diego Suarez. Vives réactions des représentants des parents d'élève qui ont refusé d'entendre cette annonce au motif qu'elle vient en contradiction de tous les précédents engagements de l'AEFE, et n'ont finalement accepté la discussion après un bruyant chahut que pour exposer les motifs de cette opposition

Après près de dix ans de tergiversations, la décision vient enfin d'être communiquée officiellement : les classes de seconde, premières et terminales du Lycée Français Sadi Carnot de Diego Suarez seront définitivement supprimées à partir de la prochaine année scolaire. La fin d'une longue incertitude pour les familles mais la confirmation de leurs pires craintes. Si le Coordinateur justifie cette décision par des arguments pédagogiques, les parents d'élèves dénoncent la méthode employée pour aboutir à cette décision qui, sans réellement créer une économie pour l'AEFE, aura un impact très grave sur l'existence même de la communauté française de Diego Suarez qui, on le sait, représente une part notable de l'économie de cette cité déjà épuisée par les conséquences de la crise.

Opération Lycée mort & manifestation

Les élèves et leurs parents, coordonnés aux sein de l'APE (Association des Parents d'Elèves), suite à l'annonce faite lundi 15 octobre aux professeurs de cette possible décision, avaient programmé une journée d'action le jeudi 19 avec la fermeture du lycée, un défilé dans la ville, et le maintien d'un piquet de grève.

Sous un soleil de plomb mais dans la bonne humeur, même si il était manifeste que chacun se sentait personnellement atteint par cette décision, un cortège s'élançait dans les rues de Diego Suarez pour aboutir à l'ex-Consulat, où les représentants de l'APE ont été reçus par Mme Alexandra Ravenne-Gehin, la Chef de la Chancellerie détachée de Diego Suarez. Celle ci n'a pu que les assurer de sa solidarité avec les familles, mais n'a pu que leur rappeler que le Lycée est totalement en dehors de ses fonctions.

Au cours de la matinée était annoncée la venue à Diego Suarez de Mr Lledos, le coordonnateur de l'AEFE pour l'Océan indien (Association de l'Enseignement du Français à l'Etranger) pour rencontrer les représentants de l'APE. Lors de la rencontre, dans les locaux de l'Alliance française, le début de la lecture par le Coordinateur du télégramme annonçant la fermeture était interrompu par les représentants de l'APE qui, à commencer par leur Président Chaf Zitouni, se levaient pour donner leur démission du bureau de l'APE au motif qu'ils refusaient d'entendre cette décision qui contrevenait à tous les précédents accords et engagements pris par l'AEFE. Un bruyant chahut s'ensuivit qu'il fallut un moment pour calmer avant que peu à peu un dialogue se rétablisse et que les représentants de l'APE acceptent de revenir à la table des discussions mais uniquement pour exposer les motifs qui les avaient mené à réagir.

Une fermeture « pédagogique »

Selon Mr Lledos, les raisons qui justifient cette fermeture sont avant tout « pédagogiques ». Selon lui, « le volume d'effectifs du lycée ne lui permet pas de s'adapter à la réforme en cours de l'éducation qui se focalise en particulier sur l'importance des choix d'orientation qui sont fait au niveau de la seconde ». Et les perspectives d'évolutions de ces effectifs au regards de sa lecture des statistiques ne laissent pas présager d'une évolution qui puisse permettre d'atteindre le seuil nécessaire à la viabilité d'un lycée en conformité avec ces nouveaux critères. Un minimum de 200 élèves serait nécessaire alors qu'actuellement la section lycée n'en compte que 79. De façon assez surprenante également, alors qu'il est plutôt convenu qu'en matière d'éducation c'est le sureffectif dans les classes qui est à craindre, Mr Lledos affirme que des classes de premières avec seulement neuf élèves « sont mauvaises pour la compétitivité des apprenants », ce que semblent contredire les taux de réussite au baccalauréat. Et dernier argument enfin, la fermeture de Diego Suarez doit permettre le redéploiement d'un internat de qualité à Antananarivo.

Les représentants de l'APE réagissent vivement à cette analyse. Ils rappellent qu'on leur avait expliqué que si le niveau d'effectif restait constant, il n'y aurait pas de fermeture. Que cette analyse relève de la prédiction auto-réalisatrice puisque l'effet délétère engendré par l'incertitude sur la pérennité ou non du lycée a déjà été la cause du départ et du renoncement de nombre de familles. Avoir réussi à maintenir l'effectif dans ces conditions et ce dans le cadre plus général de la crise politique que traverse le pays depuis trois ans devrait plutôt être considéré comme une performance de bon augure pour l'avenir.

Il est difficile pour quelqu'un qui n'y réside pas de se représenter l'enclavement de Diego Suarez, tout au nord de l'île, à près de 1200 kilomètres de la capitale. Au moindre incident sur la route unique, toutes les communication peuvent être coupées pendant des semaines -des mois à chaque saison des pluies. La seule alternative est l'avion à un coût inacceptable pour bien des familles.
Et l'idée de laisser seuls des adolescent dans une des villes avec les plus mauvaises statistiques de sécurité au monde, de délinquance, de drogue, et de prostitution n'enchante pas les parents qui préfèreront sans aucun doute la métropole à cet internat qui risque de ne pas recevoir l'affluence prévue.

  Et quand on en vient à la question du budget en déplorant l'abandon qu'il représente de Diego Suarez par la France, les représentants de l'APE rappellent qu'il y a quelques années, ils ont pris d'eux même l'initiative de doubler le prix de l'écolage pour parvenir à un budget qui est resté depuis à l'équilibre et partant, évacuer cette question.

Et quand ils concluent que le fondement de cette décision est l'abandon de Diego Suarez par la France, le coordinateur rétorque que l'effort de la France pour Diego Suarez représente plus de six milliards d'ariary par ans.
Soit 2,5 millions d'euros. Soit le prix de la construction de deux kilomètres d'autoroute. Ou de quelques heures de temps de vol de l'avion présidentiel...

 

 

Mr Lledos, le coordonnateur de l'AEFE pour l'Océan indien 
Mr Lledos, le coordonnateur de l'AEFE pour l'Océan indien
Annonce de la fermeture du Lycée Français aux parents d'élèves 
Annonce de la fermeture du Lycée Français aux parents d'élèves
Bruyant chahut après l'annonce de la fermeture 
Bruyant chahut après l'annonce de la fermeture
Peu à peu les esprits se calment et le dialogue reprend
 Peu à peu les esprits se calment et le dialogue reprend

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 13:33

MORA MORA
"Madagascar est un pays d'avenir et il le restera". C'est à De Gaulle qu'on prête cette formule. Peut-être ne l'a-t-il jamais prononcée, mais avec son humour acide il aurait pu la dire et de toute façon il a fait une déclaration très ressemblante aux malgaches en 1958.
Je n'ai pas oublié une petite scène vécue en décembre 2010 au volant de ma 4L sur la route de Diego à Ramena, dans la saline, près de la barrière de gendarmerie. Il y a là une ligne droite, un bout de route rectiligne et plat qui mesure un bon kilomètre. C'est un des rares endroits où, en zigzagant entre les nids de poule, on peut pousser sa voiture à 80 km/h quelques instants si elle en est capable.
En entrant dans cette ligne droite, je me rends compte qu'une autre voiture tout là-bas arrive à l'autre extrémité et me croisera. Impossible pour l'instant d'évaluer sa vitesse et d'anticiper sur le lieu du croisement et d'ailleurs quel intérêt ?
De plus en plus distinctement, je réalise qu'au milieu de la ligne droite, sur la route, sur ma voie, dans le même sens que moi, avance un piéton. Il est trop tôt pour savoir si le dépassement se fera avant ou après le croisement. La chaleur floute le véhicule en face à plusieurs centaines de mètres. Et il y a les nids de poule qu'on ne peut pas quitter des yeux. Rester pied au plancher ? lâcher l'accélérateur ? De chaque côté de la route bosselée, il y a un accotement de terre durcie, très plat, aussi large que la chaussée elle-même. Pourquoi ce piéton ne marche-t-il pas sur la terre ? pourquoi choisit-il le goudron défoncé et brûlant ? Il va m'entendre, il va obliquer vers l'accotement sans doute.
Plus le temps passe, plus les calculateurs chauffent, ralentir ou accélérer, prévoir un dépassement ou non, à quelle vitesse roule le véhicule en face ? le piéton restera-t-il fidèle au goudron ? combien de temps ?
Dans cette grande plaine vide surveillée par Nosy Longo, nous sommes 3 : 2 voitures et 1 piéton, et nous nous croiserons approximativement au milieu de la ligne droite.
Pas de chance, ce matin, j'ai fait cours aux CP, les élèves du lycée m'attendent pour leurs cours d'histoire des arts et je saute même le déjeuner. On me dira : "pourquoi ne pas dépasser le piéton par la droite ?" mais, même 2 ans après, je suis persuadé que si je l'avais dépassé par la droite, il aurait regagné l'accotement au dernier moment et, avec mes freins de 4L, je n'aurais pas pu l'éviter.
Pas de doute, il faut ralentir, le dépassement est impossible. Il faut d'abord laisser la voiture en face me croiser. Sans doute le piéton m'entendra ralentir, comprendra, s'écartera au dernier moment. Je n'aurai fait que ralentir un peu. Et la voiture en face se rapproche, et le piéton bien planté au milieu de ma voie ne bouge pas, ne se retourne pas. Je freine. Je freine. L'autre passe. Je m'arrête. J'ai stoppé. Le piéton ne s'est pas retourné. C'est un homme âgé, voûté, il avance très lentement. Je remets la 1ère, je démarre, je dépasse l'homme, je lui jette un regard au passage. Lui aussi consent enfin à tourner la tête vers moi. Sur son visage impénétrable : aucune expression, aucune émotion. On peut aussi bien y lire "je l'ai fait exprès, j'en avais besoin pour exister, j'aime mettre en retard les autres gratuitement" que "aza fady, je viens de faire 10 kms, j'étais perdu dans mes pensées, je viens seulement de me rendre compte que j'aurais dû marcher à côté de la route". Indécidable. Impassibilité maximum. Mystère. Espèce humaine.

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