Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 13:47

P9183888 (Large)

contre-jour, peu de lumière, pas de pied, un appareil non-reflex à piles, une seule main valide, un sujet mouvant, toutes les conditions étaient réunies pour que je rate mes photos

pourtant comment ne pas dire qu'hier après-midi, à 100 mètres de la plage, les baleines à bosse ont été nombreuses à ravir les adeptes de la plage de l'ermitage 

 

P9183862 (Large)

P9183880

 

P9183898 (Large)

 

P9183882 (Large)

Partager cet article

Repost0
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 13:41

P8153626 (Large)

20 août 2010

P8243680 (Large)

24 août 2010

P8253731 (Large)

25 août 

P8273773 (Large)

27 août 2010

P8273781 (Large)

27 août 

P8293791 (Large)

29 août 2010

P9093796 (Large)

9 septembre 

 

P9123809 (Large)

12 septembre

P9193914 (Large)

ce soir

 

P9203946 (Large)

20 septembre 18h14

 

P9203979 (Large)

20 septembre 18h24

 

toutes les photos ont été prises de mon jardin; les deux dernières ont été ajoutées le 20 septembre

Partager cet article

Repost0
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 19:54

colloque parny 2 5dec10 a (Large)

colloque parny 2 5dec10 b (Large)

colloque parny 2 5dec10 c (Large)

colloque parny 2 5dec10 d (Large)

Partager cet article

Repost0
15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 18:19

P6303220 (Large)

c'était fin mai sur la plage de Ramena

pour prendre du poisson, mieux vaut attendre le retour de la chaleur en octobre

pourtant ce matin-là, j'ai vu sortir 3 filets de l'eau

P6303211 (Large)

 

P6303212 (Large)

 

P6303235 (Large)

 

P6303239 (Large)

 

P6303240 (Large)

 

P6303243 (Large)

des heures d'efforts pour un résultat décevant : la rade de Diego est surpêchée depuis longtemps, en prenant les petits, les pêcheurs s'interdisent de prendre un jour des gros

beaucoup de poisson consommé à Diego vient par taxi-brousse des petits ports de la côte ouest (sur le canal de Mozambique)

P6303215 (Large)

malheureusement, les poissons-lunes remis à l'eau ne survivent pas

P6303217 (Large)

au milieu des dorades, capitaines, carangues et barracudas : des seiches

P6303224 (Large)

Partager cet article

Repost0
15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 14:30

P9050073.resized

J'avais promis fin février des photos supplémentaires du Dolomieu. Les voici.

Ascension facile mais j'avais cessé les séances de rééducation du genou depuis peu, le Dolomieu était rouvert depuis à peine un mois (après fermeture pendant 2 ans), c'était donc double plaisir.

 

Depuis 8 jours, les rényonés attendent une éruption et elle ne vient pas. L'observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise surveille en effet de près l'activité du volcan depuis fin août. C'est donc l'occasion de tenir ma promesse.
Les scientifiques relèvent environ 55 séismes « volcano tectoniques » (2,5 fois la normale). La magnitude reste cependant assez faible: « la magnitude du séisme principal a été de 1,4 ». Pas assez fort pour être ressenti par la population. L'observatoire détecte également une faible inflation sur le cône du volcan.
Quant aux éboulements dans le cratère du Dolomieu, ils sont peu nombreux (moins de 3 par jour), mais bien présents.
Le niveau de vigilance volcanique est en rigueur depuis le 6 septembre. C'est un niveau d'alerte qui ne concerne que les autorités compétentes, mais démontre que le risque d'éruption dans les jours à venir est bien présent.
http://www.dailymotion.com/video/xeq04w_le-piton-de-la-fournaise-en-vigilan_news
http://www.fournaise.info/index.php

  bulletin du 16 septembre :

L'Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise a enregistré hier 40 séismes volcano-tectoniques. Dans un communiqué, il indique que "La magnitude du séisme principal a été de 2.2 (non ressenti par la population). Une augmentation progressive de l’énergie des séismes est détectée. Les foyers sismiques restent localisés à l’aplomb du Piton de la Fournaise (secteur ouest du Dolomieu ; limite Bory – Dolomieu)"

Une augmentation du nombre d’éboulements dans le cratère sommital du Dolomieu (11/jour) et des déformations de l’édifice volcanique ont par ailleurs été confirmées.

Aujourd’hui, la sismicité devrait être "modérée à élevée".

P2200897 (Large)

la plaine des sables

P2210927 (Large)

en descendant vers le Formica Leo

P2210928 (Large)

 

P2210943 (Large)

 

P2210944 (Large)

 

P2210958 (Large)

la chapelle de Rosemont

 

La Chapelle de Rosemont était déjà là lorsque le chevalier de Palmaroux réalisa la première ascension connue du Piton de la Fournaise en septembre 1751. Nous la retrouvons sous le nom de Grotte de Rosemont dans Voyage dans les quatre principales îles des mers d’Afrique paru en 1804 sous la plume de Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent. Né à Paris en 1766, Jean-Joseph Patu de Rosemont est jeté en 1788 sur la côte de l’île Bourbon par une tempête. Après avoir épouse en 1790 Jeanne Tarsille Bregeaut II se consacre à la gestion de son domaine de la Rivière des Roches. Jean-Joseph partage avec son fils Amédée un goût pour la peinture. Leurs œuvres se composent principalement d’aquarelles, de dessins et de lithographies véritables scènes de genre de la vie réunionnaise au début du XIXe siècle. A deux reprises Jean-Joseph Patu de Rosemont a effectué l’ascension du Piton de la Fournaise une première fois en 1789 et une seconde en 1791. C’est à cette occasion qu’il immortalise la Chapelle qui porte aujourd’hui son nom.Alain Dupuis

P2210960 (Large)

 

P2210965 (Large)

 

P2210966 (Large)

 

P2210968 (Large)

 

P2210973 (Large)

  laves cordées

P2210978 (Large)

 

P2210982 (Large)

  300 mètres de profondeur

P2210989 (Large)

 

P2211001 (Large)

 

P2211002 (Large)

 

P2211005 (Large)

 

P2211008 (Large)

 

P2211009 (Large)

 

P2211010 (Large)

 

P2211011 (Large)

 

P9050074.resized

Partager cet article

Repost0
14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 17:11

DSCF0467 (Large)

Le 16 avril dernier, j’ai accompagné ma classe de seconde à la nouvelle Bibliothèque Départementale de Saint-Denis inaugurée le 18 décembre 2009. Il s’agissait de découvrir les missions d’une bibliothèque moderne et aussi de rencontrer un écrivain, en l’occurrence un poète-dramaturge haïtien Guy-Régis Junior. (http://www.lehman.edu/ile.en.ile/paroles/regis.html) Les élèves ont d'abord dialogué 1h30 avec lui. Un échange passionnant sur le métier d'écrivain, l'inspiration, la mise en scène, la poésie, Haïti aujourd'hui, la créolité, la vie d'un artiste en résidence. Non seulement ils avaient lu des textes de lui avant, ils s’étaient même frottés à l’écriture d’une nouvelle, mais Guy-Régis Junior les a mis à l’aise, a répondu avec humour, attention et générosité à toutes leurs questions. Les élèves ont ensuite découvert les rayonnages de la BDR et ses contraintes (humidité, mesures empêchant les changements thermiques, pénombre), la Bibliothèque du Museum, le Museum et un parcours photographique dans le Jardin de l’Etat avec François-Louis Athenas.

Je copie-colle ci-dessous ma prise de notes pour les curieux. J’y ajoute le poème « Atteint » que les élèves avaient étudié avant de rencontrer GRJ.

Une des choses les plus intéressantes, c’est de pressentir ce qu’on savait mais qu’on était en train d’oublier : ceux qui ont le droit à une véritable instruction dans le monde actuel, représentent environ 10% de la population mondiale. GRJ explique qu’il s’est extrait miraculeusement de la misère. Pour quelques élèves, c’est l’électro-choc, la prise de conscience. Pour d’autres, c’est trop tard. Trompés par la vie facile, condamnés à rester immatures, ils n'auront jamais conscience d'être nés du bon côté dans un monde inégalitaire, un monde en morceaux. Peu leur importe si en Haïti, comme à Madagascar, aujourd’hui en 2010, un enfant sur deux seulement pourra apprendre à lire. 

Ce contexte donne un poids particulier à cette phrase de GRJ : « j’appartiens à une génération qui avait une scolarité intermittente, un mois le prof venait, un mois le prof ne venait plus ; ça paraît rigolo comme ça, mais il fallait une vraie volonté pour réussir sa scolarité car tu ne peux pas faire tout le programme tout seul […] il faudrait que vous ayez conscience de la chance que vous avez »

Dans mon ancien blog, j’ai expliqué hier soir pourquoi j’ai l’impression d’avoir quitté l’Education Nationale à un moment où elle est dans un triste état : (s') instruire aujourd'hui  http://emoidesmots.blogspot.com/

 

DSCN0656 (Large)

carte de la Réunion datant de 1545

 

Rencontre élèves - GRJ

 

Pourquoi avoir écrit « Atteint » ?

Quand tu reçois une balle normalement tu sues tu as chaud beaucoup de noirs ont été victimes de ça

qu’est-ce que j’ai, qu’est-ce que j’ai,

quelles questions on se pose quand on est dans une situation pareille ?

j’ai assisté souvent à des fusillades dans mon pays ; rien qu’au sifflement d’une balle, je sais reconnaître de quelle arme il s’agit sans me tromper.

 

j’ai 36 ans

 

j’écris à partir de l’indignation, j’écris avec mon âme, j’écris pour ne pas devenir un kidnapper, un voleur, un dealer car j’ai été élevé dans un quartier…. Sur 100, je ne crois pas qu’il y en ait 10 qui ont été sauvés, moi j’ai eu de la chance, j’en profite et je continue ; par « sauvés » je veux dire devenir quelqu’un qui vous parle comme moi de littérature et d’histoire 

 

différence créole rényoné et créole haïtien : c’est du français au départ ; après oui il y a des différences ; dans le créole haïtien il y a des mots espagnols, indiens etc

 

en Haïti, il y a beaucoup d’écrivains

en musique, j’aime John Cage (musique sérielle, musique où s’introduit le hasard)

 

écrivains : on vit des droits qu’on touche sur les livres qu’on publie, environ 10 à 12% de la recette et de la vente

je vis de ce que j’aime, par passion, même le week-end je travaille

 

poème préféré : « Le Dormeur du val »

poètes préférés : Rimbaud, Saint-John Perse, Aimé Césaire

pièce de théâtre préférée : Dans la solitude des champs de coton (1985) de Bernard-Marie Koltès à cause du deal comme moteur d’une rencontre

 

j’appartiens à une génération qui avait une scolarité intermittente, un mois le prof venait, un mois le prof ne venait plus ; ça paraît rigolo comme ça, mais il fallait une vraie volonté pour réussir sa scolarité car tu ne peux pas faire tout le programme tout seul

pour ma fille je paie 1000 euros chaque trimestre pour ses frais de scolarité, sans compter les autres dépenses scolaires

il faudrait que vous ayez conscience de la chance que vous avez

 

en Haïti, la plupart des écoles sont privées

déçu par mon école privée, je suis allé dans une école publique

mais, pour ne prendre qu’un seul exemple, la prof de biologie n’a fait qu’un cours au premier trimestre et il portait sur les os ; au 2è trimestre, idem, un seul cours, sur les os ; au 3è idem

alors on allait à la bibliothèque pour se former par nous-mêmes

les plus intelligents en tout cas

pour réussir, il faut compter sur soi

puis je suis retourné dans une école privée

 

je ne fais pas qu’écrire du théâtre

je fais aussi de la mise en scène et des traductions

 

part de l’autobiographique ?

oui dans Le Père, août 2009

Cette pièce parle de la fascination qu’exercent les USA sur les pères haïtiens. Ils partent en principe pour faire fortune et revenir. Mais souvent le père ne rentre jamais. Dans ma pièce, il meurt et toute la famille attend son cercueil à Port au Prince. Dans ma vie personnelle, mon père (qui n’est pas mort) est parti quand j’avais 12 ans. Quand je l’ai revu, il avait 30 ans. 

 

Vous servez-vous d’un ordinateur ? oui ; mais il a un inconvénient : on ne voit plus les ratures, les brouillons, les états successifs d’un texte ; François-Louis Athénas regrette la beauté perdue des manuscrits ; sur nos tables en bois, il y a 40 ans, on avait des porte-plumes et des plumes en acier

 DSCN0627 (Large)

 

 

     Atteint

        Inquiétant. Ça devient inquiétant.
        Comment, pourquoi inquiétant ?
        De n'avoir jusqu'à présent pas été atteint.
        Atteint. Atteint de quoi ?
        D'une balle.
        De quoi ?
        D'une balle.
        Tu sais, un projectile qui court...

il court, il court et il rentre ; il court, il court, il court, il ravage ; il court, il court tout ravager ; il ravage tes muscles, tes os ; il court, il rentre et tout ravage en toi ; tu ne le sens pas qui court ; c'est le feu en toi ; cette chose brûle tout en toi, et toute cette chaleur qui monte subitement, tout ça, tout ça te bouleverse, tout ça, tu ne comprends pas ; tu ne penses même pas à comprendre, tu n'es pas habitué, tu parles, personne n'est habitué à cette chose-là, mais elle est là, là, rigide, tenace, téméraire ; elle arrête même de courir pour bien se loger dans un de tes muscles ; elle est même faite pour être logée en toi, dedans toi, oui, pense ; pense à ça, pense que c'est normal qu'elle se fiche dedans, dedans l'un de tes organes, pense, pense, vas-y, mais tu ne peux ; bien qu'elle soit là dans toi, tu ne peux pas, même ça, tu ne le peux pas, penser, la chose, la vérité de cette chose, elle est là, plantée dans ton corps même, elle l'est, oui, oui, oui, dedans même, elle s'installe, elle s'incruste, elle se plante, mais vas-y, défends-toi, défie-la, ose la défier, cette chose-là ; cette chose, à la vérité, elle finira en arrêtant de courir par t'arrêter toi-même ; toi, oui, toi-même ; les gens courent vite te transporter, tu saignes, tu perds ton liquide ; ça dégouline, ta sueur, ta morve, tout ton sang tu le vois se verser ; ça te bouleverse, et toi, pour l'instant, ce n'est pas ce qui compte, ce n'est pas ce qui compte pour toi, d'être bouleversé ; tu ne penses pas ; tu ne peux pas, tant que ça coule, tant que ça dégouline ; les gens sont bouleversés ; les gens, ceux qui te transportent, ils ne peuvent pas, ils n'osent pas te regarder ; mais pour l'instant, une fois de plus, ce n'est pas ce qui compte ; pour toi, ce n'est pas ce qui compte vraiment ; les gens et toi vous ne pouvez même vous regarder, même pas ; vos yeux expriment déjà une trop grande désolation ; une grande désolation s'abat sur vous, sur eux, sur les gens ; s'abat sur eux, sur tout le pays ; une grande désolation s'abat sur tout pour tous nous ravager ; pense, vas-y, pense ; je te défie de penser ; impossible pour l'instant ; ça, ça ne compte pas ; même les gens ne comptent pas pour toi ; même les gens, même le quartier, même la ville, même le pays tout entier ne compte pas ; pour l'instant ce qui compte vraiment pour toi c'est d'être sauvé ;  tu les effaces les gens, malgré leurs yeux éteints par la désolation, tu les effaces, tu les éteins ; toi, tu voudrais être sauvé, tu voudrais garder ton souffle, respirer, respirer, respirer, encore, encore, respirer, vivre, voir, encore, encore, respirer, entendre, vivre, pouvoir encore bouger, respirer, respirer, vivre, exister, exister encore, être encore, être en vie ; malgré eux, les gens, malgré tout, malgré nous tous, être encore capable de bouger ; pense, vas-y, pense, pense à pourquoi tu tiens tant à respirer encore ; pense, pense, pense ; non, tu ne sais même pas trop pourquoi tu voudrais continuer à respirer, à durer, à continuer à faire bouger ce corps qui finalement sera toujours cible dans cette ville, dans ce pays, où tout est déjà cible ; les murs, les fils électriques, les pylônes électriques, les gens, les femmes, les enfants, les militaires, les lâches, les braves, les défenseurs, les défendus, les policiers, les protecteurs, les protégés, les assaillants eux-mêmes, les murs, les fils électriques, les pylônes électriques, les gens encore, les femmes encore, les gosses encore, les assaillants encore eux-mêmes, les policiers encore, leurs bras encore, leurs mains encore, leurs ventres encore, leurs têtes encore ; pense, vas-y ; non, ce n'est pas bien d'être une cible, quoi que l'on fasse, qui que l'on soit, de quelque nature que l'on soit ; non, pas tentant du tout ; mais, pour l'instant, toujours et toujours, ce n'est pas ce qui compte pour toi ; pour toi, non, toujours pas ; toi, tu voudrais vivre ; tu voudrais respirer, respirer, encore, encore, encore, garder ton souffle, entendre, voir, toucher, respirer, encore, encore, voir, entendre, respirer, respirer, respirer encore, encore ; que la ville meure, que le pays se carbonise, s'enterre, s'incinère ; que le pays se carbonise, s'enterre, s'incinère ; que le pays se carbonise, s'enterre, s'incinère ; toi, tu veux planter ton mât, ton digne étendard d'homme ; toi, tu veux vivre ; pourquoi, mais pourquoi tu voudrais vivre, planter ton mât, ton digne étendard d'homme, ce pays encore se carbonise, s'enterre, s'incinère ; se carbonise, s'enterre, s'incinère ; se carbonise, s'enterre, s'incinère ; mais pourquoi, mais pourquoi, mais pourquoi pendant que toi tu voudrais vivre, respirer, ce pays se carbonise, s'enterre, s'incinère ; pourquoi mais pourquoi, mais pourquoi ce pays, mais pourquoi ce pays, mais pourquoi, mais pourquoi, mais pourquoi... ce pays...


        Arrête.
        Arrête de penser.
        Oublie. Dors.
        Il est minuit dehors.
        Oublie. Dors.
        Referme à nouveau les yeux. Referme-les.
        Dors. Dors.
        Tranquillement.
       
 Guy Junior Régis 2008

DSCN0657 (Large)

 

 

Partager cet article

Repost0
29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 18:38

  DSCF0532 (Large)

Baliste Picasso

il projette de l'eau sur les oursins pour les retourner puis les consommer

 

un petit tour aujourd'hui dans le lagon de l'Ermitage histoire de vérifier le matériel avant le grand départ de mercredi prochain

 

DSCF0602--Large--copie-1.JPG

 

DSCF0536 (Large)

une holothurie

 

DSCF0566 (Large)

DSCF0574 (Large)

demoiselle à bandes noires

 

DSCF0577 (Large)

DSCF0578 (Large)

DSCF0588 (Large)

chaetodon cocher

 

DSCF0598 (Large)-copie-1

macabit (petit mérou)

 

DSCF0619 (Large)

DSCF0627 (Large)

l'idole des Maures

se nourrit d'éponges

DSCF0630--Large--copie-2.JPG

 

DSCF0579 (Large)

  sous les filaos, une bêbête l'argent attendait le coucher de soleil

 

P8293787 (Large)

Partager cet article

Repost0
29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 06:35

Je veux dire mon émotion devant les photos de Willy Ronis (Hôtel de la Monnaie) et d'Irving Penn (Fondation Cartier-Bresson) fin juillet mais les albums confiés à Laposte il y a plus d'un mois n'arrivant pas, nous allons devoir nous contenter de photos de prospectus pour ne pas attendre davantage. Le tarif d'un colis de 30 kgs a doublé le 1er juillet, le temps d'acheminement aussi.

 

P8243672 (Large)

 

P8243671 (Large)

P8243673 (Large)

P8243674 (Large)

P8243675 (Large)

P8243676 (Large)

P8243677 (Large)

P8243678 (Large)

P8243679 (Large)

 

 

La photo est une aventure. Entre Olivier Mériel (plaques argentiques, temps de pose démesurés) et certains accros de Photoshop pro, le fossé se creuse. Comme l'animation d'un atelier photo m'a conduit à des questions déontologiques (non limitées à celles des droits), et comme mes élèves vont continuer à prendre des photos, j'en reparlerai. En attendant, je me permets de copier-coller l'essentiel d'un article du Monde de ce matin car il pose un grand nombre des questions nouvelles et essentielles que tout le monde a découvertes ces dernières années. Après Arles, Perpignan essaiera d'y répondre.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/08/28/photoshop-seme-la-zizanie-dans-la-photo-de-presse_1403881_3246.html

Photoshop sème la zizanie dans la photo de presse

Un nouveau cas de "fauxtographie" a frappé, en mars, le World Press, la plus prestigieuse distinction du photojournalisme au monde : Stepan Rudik, un lauréat dans la catégorie sport, était disqualifié pour avoir effacé, grâce au logiciel Photoshop, un pied dans l'arrière-plan d'une de ses photos. Retouche mineure. "Au World Press, les règles de la profession concernant Photoshop s'appliquent, répond Ayperi Ecer, présidente du jury. On ne peut pas enlever un objet de l'image, quel qu'il soit."

Cette affaire a animé les discussions sur Internet. D'autant que Stepan Rudik ne s'est pas contenté de gommer un détail disgracieux. Il a recadré la photo pour en faire un gros plan, a transformé le document couleur en noir et blanc, a ajouté du grain pour imiter un film argentique. Pour ces retouches-là, autrement plus criantes, il n'a pas été sanctionné.

Le cas Rudik illustre bien les problèmes auxquels est confronté le photojournalisme depuis l'apparition des logiciels de retouche d'images qui sont accessibles à tous, via l'ordinateur : quelques clics et vous modifiez le contraste, la lumière, les couleurs. Et s'il est aisé de déceler un objet ajouté ou retranché, il est bien plus compliqué de cerner, dans le cas d'un ciel bleu fluo, d'une lumière théâtrale, où commence la manipulation.

Or chez les photoreporters, les images aux couleurs éclatantes sont devenues légion. "Il y a une nouvelle génération qui fabrique les photos qu'elle aimerait voir au lieu de rapporter la réalité, confirme Ayperi Ecer. Sur les 100 000 photos examinées au World Press, environ 20 % sont exclues d'office car elles sont trop photoshoppées."

Ce débat sera abordé au festival Visa pour l'image, à Perpignan, qui s'ouvre samedi 28 août. Son directeur, Jean-François Leroy, est vent debout contre ce qu'il appelle l'"overphotoshopping " - l'abus de Photoshop. "Les photographes travaillent pour l'écran, en inventant des couleurs que les imprimantes sont incapables de reproduire sur du papier ! Quand les photos sont plus colorées que les publicités, on peut se poser des questions ! On est très loin de la réalité."

A partir de 2011, M. Leroy demandera aux photographes, avant de les exposer, leurs fichiers informatiques bruts et originaux, afin de les comparer avec les tirages. Une disposition déjà en vigueur dans certaines compétitions : en 2009, le photographe Klavs Bo Christensen a été exclu du concours de la Photo de l'année, au Danemark, pour avoir saturé les couleurs et contrastes d'images qu'il a prises à Haïti.

Le photographe Philip Blenkinsop, de l'agence Noor, est furieux quand il voit les couleurs splendides dans les magazines. "Ceux qui sont allés dans un camp de réfugiés savent que tout y est terne, délavé par le soleil. Il n'y a pas de couleur fluo. Quand la photo en montre, c'est un mensonge. C'est une insulte pour les réfugiés ! C'est comme si on leur disait que leur vie misérable n'est pas assez intéressante." Ce photographe, qui utilise l'argentique, ne s'autorise que des retouches mineures. "Une teinte vive est une excuse pour une photo qui n'est pas assez forte en soi. Résultat, toutes les photos se ressemblent : colorées, ennuyeuses."

Comment la retouche a-t-elle pu s'imposer à ce point dans le photojournalisme ? "Cela a commencé il y a dix ans, explique Ayperi Ecer, surtout chez les photographes scandinaves. Une nouvelle génération est influencée par la peinture, le cinéma." Ces photographes sont souvent bien accueillis par des journaux en quête de photos efficaces. Ajoutons une tendance. Des magazines réputés, comme Süddeutsche Zeitung Magazin, en Allemagne, lassés des images de presse répétitives, font de plus en plus souvent appel à des "artistes du documentaire" sur des sujets d'actualité. Dans le même sens, nombre de photoreporters font des incursions dans le monde de l'art, dont les critères sont souples en matière de retouche.

Le photographe Guillaume Herbaut s'inquiète de la nonchalance des jeunes. "J'ai eu en stage des étudiants d'école de photographie qui savent utiliser à la perfection Photoshop : pour redresser les perspectives, enlever des éléments. Ils ne font pas la différence entre la photo plasticienne et la photo documentaire ou le journalisme."

Le paysage est si brouillé qu'il devient impossible de fixer la frontière entre la créativité du reporter et la manipulation de l'artiste. D'autant qu'une bonne part des acteurs du photojournalisme reconnaît que la retouche, en soi, n'est pas dommageable. Bien avant l'apparition du numérique, les reporters travaillaient leurs images dans la chambre noire pour corriger les défauts - éclairer les zones sous-exposées - ou leur donner du relief. Et puis la retouche fait partie du style d'un auteur : des photographes respectés, comme Jan Grarup ou Paolo Pellegrin, ont fait du travail de postproduction un élément essentiel de leur démarche.

De nombreuses voix rappellent que toute prise de vue, en soi, est une représentation, et non un morceau de réel. Beaucoup de facteurs a priori techniques jouent leur rôle : le noir et blanc n'existe pas dans la réalité. Le flou, le flash, le contre-jour, ne sont pas plus "réalistes".

Le photographe Francesco Zizola, qui a monté une galerie adossée à un laboratoire, en Italie, est souvent accusé d'abuser de Photo-shop. Il va plus loin. "Les nouvelles technologies permettent une plus grande représentation de la réalité des couleurs. Si les couleurs ne nous apparaissent pas naturelles, c'est que nous sommes habitués à celles que nous voyons dans la presse ou ailleurs, depuis l'invention du Kodachrome en 1935. Mais les couleurs n'ont jamais correspondu à la réalité. L'objectivité de l'image photographique est un mythe."

Pour autant, Zizola trouve qu'il est encore possible de croire au témoignage du photojournaliste, qui s'engage auprès de son lecteur à ne pas altérer la réalité : "Il n'y a pas de mise en scène, pas le moindre ajout, suppression ou déplacement de pixels."Et il ne s'autorise aucune modification de la teinture.

En attendant, le débat sur Photoshop favorise la suspicion. Le photographe Kadir Van Lohuizen en témoigne : "Récemment, on m'a demandé comment j'avais obtenu une lumière qui venait par-derrière ; c'était une voiture qui avait allumé ses phares. Mais je passe plus de temps à justifier mes images qu'à parler du fond."


Visa pour l'image, à Perpignan.

27 expositions en plusieurs lieux de la ville. Tous les jours, de 10 heures à 20 heures. Entrée libre. Du 28 août au 12 septembre. Soirées-projection au Campo Santo, du 30 août au 4 septembre, 21 h 45. Tél. : 04-68-62-38-00.

Partager cet article

Repost0
28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 15:47

P3151387--Large-.JPG

Antsirabé, capitale des pousse-pousse mais aussi très grande ville, avec gare et thermes. Ville très animée où j'ai failli travailler et où j'ai rencontré un grand nombre de personnes chaleureuses et courageuses : à l'Essva, à la prison, au centre culturel st-paul, à l'école primaire publique etc. Cet article tout en photos (prises le 16 mars dernier) sur un aspect artisanal sera donc suivi d'autres : patience, mora mora. Antsirabé c'est vraiment la ville où j'ai eu le plus froid (en-dessous de zéro). C'est aussi là que j'ai vu des automobiles Karenjy fabriquées à Madagascar ( à Fianarantsoa) : logo = un zébu.

 

voiture-004.1269432215

photo : Le Monde

http://madagascar.blog.lemonde.fr/ (blog très intéressant)

 

Le problème entre Fianarantsoa et Tana depuis quelques années, c'est celui des dahalo (bandits). J'ai déjà plusieurs amies qui se sont fait cambrioler ou dont le taxi-brousse a été attaqué, à la hache ou à la kalashnikoff (chauffeur tué il y a 15 jours). Les taxi-brousse roulent en convoi (à 10 voire 50) mais il suffit que l'un d'eux s'attarde ou prenne de l'avance. En aucun cas je ne prendrai un taxi-brousse la nuit sur cette route.
Si le cuivre s'éveille clairon, il n'y a rien de sa faute. Mais si la corne de zébu s'éveille oiseau ou bijou, c'est bien grâce au talent des 6 frères de l'atelier d'Antsirabé.  
En 20 minutes, une corne de zébu subit des opérations de chauffage, frappe, sciage, taille, meulage, ponçage et polissage avec dextérité, art et goût. Prestidigitation.
tiens, à propos, bon anniversaire Claudine (demain)

 

P3151347 (Large)

P3151350 (Large)

P3151358 (Large)

P3151361 (Large)

P3151366 (Large)

P3151367 (Large)

P3151382 (Large)

P3151383 (Large)

BONUS

P3151287 (Large)

marchands de cordages

 

P3151309 (Large)

la fabrication des bonbons Marcel

 

P3151330 (Large)

découpage des fûts de 200 litres

 

P3151332 (Large)

soudure

 

P3151343 (Large)

vente de sacs

 

P3151345 (Large)

petite quincaillerie

Partager cet article

Repost0
26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 19:59

P8243639 (Large)

la plupart des rényonés montent et descendent chaque jour des centaines de mètres

on habite et on travaille rarement à la même altitude, on va dans les hauts ou dans les bas, on ne traverse aucune plaine

il est d'ailleurs impossible médicalement de cumuler le même jour des vols en parapente et de la plongée, voire un vol international

Avant-hier, je suis redescendu à pied de Trois-Bassins (780 mètres) où j'avais laissé ma voiture pour réparation jusqu'à la Casa Azul où j'habite (500 mètres). La coupe de la canne vient de commencer. Mon regard s'est donc naturellement posé sur les plumeaux si doux que les sabres vont trancher, vers le haut, l'azur, le soleil, le vent ... et les ailes d'Icare. Mon trajet est en effet survolé sans cesse par les parapentes qui s'élancent de la Chaloupe (800 mètres).

Le vent dans les hampes et les plumeaux des cannes, le vent dans les parapentes, le vent là-haut pour faire planer les papangues.

 

P8243656 (Large)

 

P8243644 (Large)

P8243645 (Large)

P8243642 (Large)

P8243652 (Large)

P8243643 (Large)

P8243655 (Large)

P8243662 (Large)

P8243661 (Large)

qu'est-ce qui est le plus doux ?

la caresse du vent sur le visage du parapentiste ? celle du pinceau ou du fusain tentant de saisir le velouté du plumeau de canne balancé sur du canson ?

dans tous les cas, il faut monter

c'est dans les hauts que ça se passe

oser l'objectif Soleil

repeindre des tournesols après Vincent

défier la gravité

choisir l'apesanteur

Partager cet article

Repost0