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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 08:00

Pour une fois, 10 timbres seront vraiment les vôtres

CLICANOO.COM 20 septembre 2009

Vous avez trois semaines pour désigner les dix timbres qui formeront la première planche “La Réunion comme j’aime” éditée par La Poste. A partir de 300 photos initiales, un comité de sélection en a dégagé 38, que nous vous publierons pendant trois dimanches. Aujourd’hui, voici la première série de douze, représentant une partie des 24 thèmes définis. Pour voter rendez-vous sur www.timbres-reunion.re. Et pour mieux connaître l’étonnante vie des timbres, plongeons dans l’histoire en compagnie de Jean-Yves Vacher-Chicane, collectionneur et... timbré.

La grande saga des timbres réunionnais

1852 : deux premiers timbres en circulation à la Réunion : un 15 centimes et un 30 centimes de franc colonial. Valeur actuelle : “au minimum 15 000 euros pièces et même jusqu’à 45 000 ou 50 000 euros s’ils sont sur une lettre”, selon Jean-Yves Vacher-Chicane.

1852. Même si le service postal a été introduit en 1784 dans l’île (et le premier bureau de poste apparu en 1820 près du Barachois) c’est en 1852 que sont émis les deux premiers timbres à la Réunion : un “15 centimes” et un “30 centimes” de franc colonial. Les prix étaient différenciés selon que la lettre sortait de la commune ou de l’île. Exemple : pour aller de Saint-Benoît à Saint-Benoît, il en coûtait 15 centimes. De Saint-Benoît à Saint-André : 30 centimes. A l’extérieur de l’île : 30 centimes encore. Puis 10 centimes de plus pour chaque port de métropole (le fameux “décime de mer”). Ces deux premiers timbres imprimés à la Réunion serviront moins d’une dizaine d’années. En effet, ils se dégradent rapidement : soit il faut les épingler au courrier, soit mettre de la gomme arabique derrière pour les coller. Pas franchement pratique... De plus, il faudra quelques années pour que la population utilise systématiquement des timbres : jusqu’en 1858, ils préféraient souvent payer en liquide, “à l’ancienne”. A cette date, une autre série est éditée avec des timbres à 10 et 40 centimes.

1892. à Jusqu’à cette date, seuls les timbres coloniaux sont en usage dans l’ensemble des colonies françaises, qu’il s’agisse de l’Anan, de la Côte d’Ivoire ou, évidemment, de la Réunion. Ces timbres ont tous la même valeur faciale et le Trésor finit par se rendre compte d’un drôle de traffic : comme le franc colonial n’avait pas la même valeur partout, certains achetaient de gros stocks de timbres sur les marchés les moins chers pour les vendre sur les territoires plus chers. Pour mettre fin à cette pratique, à partir de 1892, tous les timbres portent la marque de leur colonie : dans un premier temps, la Réunion est désignée par un “R” puis par le mot “Réunion” écrit en travers du timbre.

1900. Les “quatre vieilles” colonies françaises (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion) ont droit à des thèmes qui leur sont propres. Un honneur auquel les régions de métropole n’auront droit qu’en 1929. La première illustration de la Réunion est tout simplement une petite carte de l’île, puis viendront le Voile de la Mariée à Salazie, le Piton d’Anchaing, la rade de Saint-Paul, le Piton de la Fournaise... Tous ces timbres sont des oeuvres de graveurs métropolitains qui travaillaient à partir d’images rapportées de la Réunion. D’où, parfois, des représentations un rien décalées de la réalité ! La dernière série de ce type sortira en 1947.

1941 : la défense de l’empire colonial d’outre-mer est glorifiée.

Pendant la deuxième guerre mondiale, lorsque le gouverneur Capagorry arrive dans l’île, il fait surcharger tous les timbres réunionnais du tampon “France Libre” (en haut). Du coup, le CFLN, à Londres, pourtant dans la même mouvance, fait imprimer également des timbres “France Libre” (en bas), histoire de montrer au monde entier que les Français hostiles à l’Occupation contrôlent parfaitement la situation. Les timbres, c’est aussi de la politique.

1949 : tous les timbres sont frappés du sigle du franc CFA, qu’il s’agisse de la la Pointe du Raz, en Bretagne, ou d’une mosquée marocaine. Des images plutôt... exotiques. 1er janvier 1975. C’est la fin du CFA et l’entrée en vigueur du franc français. C’en est donc fini des timbres édités à la Réunion. Seuls les timbres de France métropolitaine ont cours. Certains, toutefois, portent des thèmes réunionnais, comme le bicentenaire de la naissance de Roland-Garros ou Mafate.

Dossier : David Chassagne

1 200 demandes de timbres par an

Phil@Poste, la fililale spécialement dédiée aux timbres possède une seule et unique unité de fabrication : à Boulazac, près de Périgueux, en Dordogne. Chaque année, La Poste reçoit plus de 1 200 demandes de timbres mais seules une centaine d’entre elles sont satisfaites, après sélection par une commission qui réunit des représentants de La Poste, du ministère de la Culture, des milieux philatéliques, du négoce, de la presse spécialisée et des créateurs de timbres. Le choix définitif se fixe par arrêté ministériel. Conçus par des artistes, les timbres-poste s’impriment selon différentes techniques : taille-douce, héliogravure ou offset. Ils sont mis en vente pendant une durée qui varie de six à douze mois. Retirées de la vente au guichet mais conservant leur pouvoir d’affranchissement, ces valeurs fiduciaires se trouvent ensuite chez les négociants en philatélie. Enfin, elles peuplent les albums des collectionneurs et ne sortent de leurs écrins qu’à l’occasion des expositions philatéliques.

Un objet vieux de 160 ans

C’est à un Anglais, sir Rowland Hill, que l’on attribue la création du timbre, tel qu’il existe aujourd’hui. Jusqu’alors, quelques essais de récepissés en “port payé” avaient été lancés en France en 1653 et en Sardaigne en 1819. Mais c’est sir Hill qui trouve comment unifier les tarifs et surtout les diminuer dans la distribution du courrier. Le Parlement anglais vote sa proposition de timbre-poste en 1840, que le Brésil adoptera en 1843, puis Genève (1844), les Etats-Unis (1846), la Belgique (1847), la Russie (1848) et enfin la France en 1849. Cette année-là, la loi abolit la progression des taxes selon 11 zones, établit une taxe unique, et autorise l’administration française des Postes “à vendre des timbres ou cachets dont l’apposition sur une lettre servira pour l’affranchissement”. Il faudra toutefois recourir à la pénalité de la double taxe des correspondances non affranchies pour faire admettre cette nouveauté par le public.

La philatélie en chiffres

60. C’est le nombre de nouveaux timbres émis par an, soit un par semaine en moyenne. 3,5 milliards. C’est le nombre de timbres vendus chaque année (parmi lesquels 2,9 milliards de Marianne et 600 millions de “beaux timbres”). 300 millions. C’est le nombre de Prêt-à-Poster utilisés chaque année, dont 70 % par les entreprises et 30 % par les particuliers. 2 millions. C’est le nombre de collectionneurs en France (le timbre-poste est le premier loisir de collection). Près d’un Français sur trois (29 %) achète, même occasionnellement, des beaux timbres. Le collectionneur a tendance à se rajeunir (47% des hommes collectionneurs ont moins de 40 ans) et à se féminiser (les femmes représentent 70 % des acheteurs de beaux timbres).

Quatre grandes familles de timbres

La Marianne. C’est le timbre d’usage courant, choisi par le Président de la République à chaque nouveau mandat. Le timbre commémoratif. Il rend un hommage de la nation aux personnalités françaises ou étrangères, commémore les grands événements et célèbre le patrimoine. Le timbre d’écriture. Il est édité le plus souvent sous forme de carnets de timbres autocollants. Véritable laboratoire technologique, ces timbres autorisent des expérimentations en termes de techniques d’impression, de formats, de lignes créatives, de thématiques. Le timbre personnalisé. MonTimbraMoi pour les particuliers et ID timbre pour les entreprises. C’est désormais la possibilité pour chacun de créer son propre timbre ayant valeur d’affranchissement, entièrement personnalisé avec un visuel au choix du client.

“Je suis timbré et je le revendique”

20 septembre 2009

 

Pour un timbré, c’en est un. C’est lui-même qui le dit, dans un large sourire. Il faut dire que Jean-Yves Vacher-Chicane a passé toute sa vie, ou quasiment, à collectionner les timbres, depuis son enfance lyonnaise jusqu’à la présidence de l’Association philatélique de l’océan Indien (Apoi), qu’il occupe depuis un an. Il en est devenu membre dès son arrivée à la Réunion, en 1992. C’est d’ailleurs à partir de cette date qu’il a décidé de se consacrer aux timbres exclusivement réunionnais. Mais commençons par le commencement, lorsque le petit Jean-Yves découvre par hasard un embryon de collection entamé par son père. “Il ne m’en avait jamais parlé, il l’avait même oubliée”. L’enfant, du coup, fait son entrée dans un nouveau monde. “J’ai acheté le catalogue Thiaude et ce fut pour moi la révélation : ces milliers de timbres, avec des personnages, des lieux, des événements, c’était aussi bien qu’un dictionnaire. Alors par tous les moyens, j’ai essayé d’étoffer ma collection”. De temps en temps, avec papa, il se rendait au marché aux timbres de la célèbre place Belcour. “Pour un franc, ce qui était colossal à l’époque, on ramenait un énorme paquet que je mettais trois bons mois à trier et classer”. Ce faisant, Jean-Yves Vacher-Chicane acquiert une solide culture générale : “Le timbre est un incroyable vecteur de connaissances, sans doute le moins onéreux qui existe sur terre”. Son père, d’ailleurs, aimerait bien que fiston se tourne vers la prestigieuse école Centrale. Mais Jean-Yves, la passion chevillée au corps, fait un autre choix : ce sera les Arts et Métiers, “qui me laissaient le temps de m’occuper de ma collection”.

Tous les timbres réunionnais... sauf les deux premiers

La collection universelle étant impossible, le jeune homme se spécialise dans les timbres de France, qui compte quelque 6 000 séries différentes. Mais Jean-Yves Vacher-Chicane arrive à 15 000 avec le jeu des surcharges, des défauts de fabrication, des diverses épaisseurs ou variétés de papiers, et des tampons de bureaux de poste. Car “le timbre neuf est une oeuvre d’art, mais ce n’est qu’une oeuvre d’art. C’est un objet qui a une vie, qui raconte une histoire”, souligne le collectionneur. Marié à une Réunionnaise, Jean-Yves Vacher-Chicane, à son arrivée dans l’île, laisse de côté sa collection nationale pour se consacrer aux timbres réunionnais. Il y a de quoi faire : on compte 650 valeurs différentes, “mais cela représente entre 4 000 et 5 000 timbres” car là encore, l’homme est à l’affût des moindres défauts, des plus infimes détails qui différencient une pièce d’une autre. Inutile de dire qu’il les possède quasiment tous. Mais Jean-Yves Vacher-Chicane a toujours essayé de rester éloigné de l’énorme business que constituent le marché du timbre. “Dans ma jeunesse, j’ai obtenu des pièces offertes par des négociants à qui j’avais donné des coups de main pour leurs inventaires”. Le reste est affaire d’échanges, de recherches, parfois ardues, de demandes ici et là. Le passionné avoue avoir “une seule fois” dépensé 1 500 euros pour un timbre “et pour un timbre de la la Réunion, je n’ai jamais dépassé 150 euros”. On est loin, évidemment, des incroyables sommets que peuvent atteindre certaines pièces très rares. Le “K Skilling jaune” de Suède, par exemple, “doit se monnayer aux environs du million d’euros”. Il n’en existe, il est vrai, que “trois ou quatre dans le monde car ils sont issus d’une erreur d’impression, en 1850”. La pièce la plus chère de la collection de Jean-Yves Vacher-Chicane est un “1 franc vermillon de 1849”, mais ne comptez pas sur lui pour vous donner sa cotation actuelle. Mais il lui en manque deux, et non des moindres : les deux premiers édités à la Réunion, un “15 centimes” et un “30 centimes” de 1852. “Ils font partie des cent grandes raretés mondiales”, précise-t-il. Et leur valeur est bien supérieure aux moyens du philatéliste-pays : “au minimum 15 000 euros pièce et sans doute jusqu’à 50 000 euros s’ils se trouvent sur une lettre”.

Jean-Yves Vacher-Chicane, président de l’association philatélique de l’océan Indien : “Le timbre est un incroyable vecteur de connaissances, sans doute le moins onéreux qui existe sur terre”.

 

Des trésors de près de trois siècles

CLICANOO.COM 20 septembre 2009

 

C’est un papier soigneusement plié. Une enveloppe jaunie mais en excellent état, qui date de... 1816. Un document exceptionnel que Jean-Yves Vacher-Chicane a fait revenir de métropole. “Dans cette lettre, un homme habitant à la Réunion demande à sa famille, à Bordeaux, que son frère vienne le rejoindre. La missive aura mis neuf mois pour arriver à destination. La famille lui répondra que le frère en question ne peut mettre les pieds dans l’île : étant ancien républicain et ancien bonapartiste, il serait immédiatement arrêté par la police de Louis XVIII”.

Après les timbres, Jean-Yves Vacher-Chicane s’est donc lancé dans une autre quête : celle des courriers du temps de la Poste maritime, partis de la Réunion et adressés à l’étranger. Il en a récupéré pour l’instant 300, “principalement des lettres commerciales mais aussi des échanges entre particuliers”. A cette époque, il était d’usage d’envoyer une lettre en trois exemplaires, “l’une qui passait par le Cap, une autre par l’Inde et une troisième par Suez”. Le collectionneur, par Internet, demande donc à tous ceux qui, en métropole, possèdent des lettres de ce genre, de les lui communiquer. Deux objectifs à cette opération : “aller en profondeur dans l’histoire de la Poste maritime, qui montre qu’entre 1816 et 1865, la vitesse d’achimenement du courrier a été multipliée par neuf : il ne falllait que 28 jours pour rallier la métropole en 1865”. Mais surtout, “faire revenir à la Réunion tout ce patrimoine historique éparpillé dans le monde entier. Lorsque je fermerai mes yeux pour la dernière fois, tout cela fera l’objet d’une dation aux archives réunionnaises”.

Cette lettre date de 1816.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 20:34

Les écoliers du Tremblet parrainent leur éléphant de mer

CLICANOO.COM | Publié le 7 septembre 2009

Ce matin, l’école primaire du Tremblet sera en effervescence dans le cadre d’une opération de parrainage d’Alan, l’éléphant de mer tombé amoureux de la plage de sable noir née de l’éruption d’avril 2007. Objectif : mieux connaître sa vie et contribuer à sa protection.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=220400&page=article

Mercredi dernier, au matin, un observateur attentif a saisi Alan au saut du lit, et aussitôt fait prévenir le parc national. Il est resté jusqu’au soir, deux médiateurs du parc expliquant aux visiteurs la nécessité de rester discrets pour ne pas provoquer sa fuite (photo Matthieu Balanger).

« Bonjour, je m’appelle Alan, le solitaire. Je suis un jeune éléphant de mer austral et je viens parfois chercher le calme et la tranquillité sur cette belle plage du Tremblet. Je rêve de pouvoir m’y reposer et d’y poursuivre ma mue. Merci de ne pas me déranger. » Cet avertissement, placardé il y a quatre semaines à peine, n’est pas superflu car, plus d’une fois, notre visiteur venu des mers du Sud s’est senti peu rassuré lorsqu’un curieux venait l’observer jusqu’à lui frôler les moustaches. Sans parler de ceux qui lui ont infligé des éclairs de flash, lui le spécialiste des chasses dans la nuit noire des abysses !

Un capital sympathie déjà acquis

Après la visite d’un de ses congénères, l’année dernière, Alan hante épisodiquement depuis le mois de mai dernier la plage apparue après l’éruption du piton de la Fournaise d’avril 2007. Sans doute apprécie-t-il sa vaste étendue de sable noir souvent déserte, ce cadre presque aussi sauvage que les rivages qui l’ont vu naître, ceux des îles Kerguelen ou Crozet, à quelques milliers de kilomètres au sud de la Réunion. La présence d’un éléphant de mer sur nos côtes constitue un événement suffisamment rare pour ne pas gâcher cette chance d’admirer un animal que seulement peu de chanceux peuvent rencontrer sur son lieu de vie d’origine. Alan, baptisé du prénom du fils d’un habitant du Tremblet parmi les premiers à l’observer, a déjà acquis un capital sympathie auprès des pêcheurs locaux. Ceux dont le métier ou la passion sont de s’intéresser au monde vivant qui nous entoure voudraient aujourd’hui permettre au plus grand nombre de la partager. Il aura fallu plusieurs mois pour concrétiser l’idée selon laquelle le meilleur moyen d’assurer la tranquillité d’Alan est de mobiliser ses plus proches voisins, les habitants du Tremblet eux-mêmes. Certains sont déjà devenus ses meilleurs porte-parole, prévenant désormais Globice ou le Parc à chaque apparition. Aussitôt, un dispositif se met en place, dans un double objectif, scientifique et grand public.

Les règles d’observation de la faune sauvage

C’est de cette manière qu’on a appris la première attaque de requin subie début juillet par Alan, suivie d’une seconde à la mi-août. Aujourd’hui, nous disent les scientifiques qui côtoient les éléphants de mer dansa les TAAF, il ne faut pas s’inquiéter outre mesure : outre qu’il n’est pas question de « soigner » un tel animal, sa rencontre avec des prédateurs fait partie de la vie. Sauf qu’Alan, en s’aventurant seul très loin de sa base, au cours de ce qui ressemble à une phase exploratoire, prend plus de risques que ses congénères vivant groupés, a priori mieux protégés, les adultes du moins. Tout cela sera raconté au cours de la journée de sensibilisation prévue aujourd’hui à Saint-Philippe avec la présence de représentants du Parc national, de l’Office national des forêts (ONF), des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et de l’association Globice (Groupe local d’observation et d’identification des cétacés). Ce matin, l’école primaire du Tremblet sera le théâtre d’une opération au terme de laquelle de chaque élève recevra une carte le faisant parrain d’Alan. Elle rappelle six consignes simples et de bon sens qui en feront des ambassadeurs de bonne volonté auprès des visiteurs peu familiers des règles d’observation de la faune sauvage. Et en fin d’après-midi, l’ensemble du public est invité à une conférence salle Henri-Madoré

François Martel-Asselin


 Un réseau d’alerte En cas d’observation… qui doit toujours se faire à distance suffisante, bien entendu, les témoignages sont les bienvenus. Antenne sud du parc national : 02 62 58 02 61. Réseau échouage de Globice : 06 92 65 14 71.

 Comment peut se finir une rencontre Le Groupe local d’observation et d’identification des cétacés a été parmi les premiers à s’intéresser à ce visiteur et à s’inquiéter de l’excès d’enthousiasme manifesté à son égard, craignant sa désertion, en mai dernier. Coup de gueule de son fondateur Bernard Rota sur le site internet de Globice, fustigeant par exemple « un individu (qui) se rapproche et se place à deux mètres devant l’animal pour le photographier. Celui-ci a une réaction d’agressivité pour éloigner l’importun qui fait un bond en arrière. Une autre personne arrive et imite celui qui est trop près. L’animal se lève alors et se dirige vers la mer, poursuivi par ces deux personnes. Fin d’une rencontre qui promettait d’être magnifique ».

 Des observateurs pertinents Le 14 août, la découverte d’une abondante trace de sang souillant le sable de la plage entraîne des interrogations sur le sort d’Alan. Le lendemain, une visiteuse appelle les sapeurs-pompiers pour signaler sa présence. Il est donc vivant… et porteur de nouvelles blessures infligées par un petit requin des profondeurs, le squalelet féroce, comme on le craignait. On attend du prélèvement de sang effectué dans le sable la détermination définitive du sexe d’Alan et des informations d’ordre génétique. Autre exemple mercredi dernier, un habitant du Tremblet, lui-même prévenu par un ami en visite, alerte le parc national. Deux médiateurs se rendent au plus vite sur le site. Il était temps, raconte Fabrice Boyer, responsable de l’antenne sud du parc à Saint-Joseph, « car des gens et des enfants allaient commencer à tourner autour ». Jusqu’au soir, ils invitent les visiteurs à rester sur la falaise qui domine idéalement la plage ; en procédant ainsi, Alan restera bien visible toute la journée, alors qu’une tentative d’approche se serait soldée par une fuite comme on l’a déjà observé.

Capable de plonger à 1 400 m de profondeur

CLICANOO.COM | Publié le 7 septembre 2009

L’éléphant de mer (Mirounga leonina) est la plus grosse des espèces de phoque (une autre espèce vit en Amérique du Nord). Sa population mondiale est estimée à 650 000 animaux répartis dans l’hémisphère sud, dont la sous-population du sud de l’océan Indien (200 000) qu’hébergent notamment les îles formant partie des Terres australes et Antarctique françaises (TAAF). Elle est actuellement en phase de stabilisation après avoir connu une période de fort déclin et même frôlé l’extinction au cours du XIXe siècle, où il était très recherché pour son huile et sa viande. Il fait partie de la classe des mammifères.

Le mâle atteint de 4 à 6 m de longueur, pour un poids de 2 à 4 tonnes. Sa maturité sexuelle (sa capacité à se reproduire) survient vers 4-5 ans. Il peut vivre jusqu’à 15-16 ans. Les mâles dominants (les « pachas », âgés de 9-10 ans), s’affrontent pour constituer un harem de plusieurs dizaines de femelles. Ils veillent en permanence à leurs privilèges sexuels par des éructations (manifestations sonores émises par la bouche) menaçantes voire des affrontements physiques. A l’état adulte, les narines des mâles se développent en une « trompe » caractéristique, à laquelle ils doivent leur dénomination d’« éléphant de mer » (Alan, notre éléphant de mer du Tremblet, mâle présumé d’un âge estimé à quatre ans, n’a donc pas atteint ce stade).

La femelle atteint de 2,50 à 3 m de longueur, pour un poids de 500 kilos. Sa maturité sexuelle survient vers 3-4 ans. Elle peut vivre jusqu’à 20 ans. La gestation (période durant laquelle elle porte un unique petit) dure 9 mois. La femelle met bas (accouche) en septembre d’un petit d’un poids d’environ 40 kilos. L’allaitement dure 23 jours. L’accouplement survient dès que le petit est sevré, soit vers le mois d’octobre.

Il passe les trois quarts de l’année en mer. Après la reproduction, il revient à terre pour changer de pelage, c’est la mue. Durant cette période de trois mois, il s’alimente peu (période de jeûne) et se repose, dormant beaucoup. Les neuf autres mois, il vit essentiellement en mer, à la recherche de nourriture telle que céphalopodes (calmars), poissons, crustacés, krill, algues… Les yeux de l’éléphant de mer sont adaptés à une faible luminosité et donc à la chasse en profondeur. Il est capable d’apnées (plongées en retenant sa respiration) de 20 minutes à 2 heures, jusqu’à la profondeur stupéfiante de 1400 mètres. Très à l’aise dans le milieu marin, il l’est moins sur terre, où il peut néanmoins se propulser à plus de 8 km/h.

L’éléphant de mer est protégé au niveau international. En France, il est l’objet d’une mesure de protection intégrale depuis 1995 au titre du Code de l’environnement, qui punit les perturbations intentionnelles.

Source : www.reunion-parcnational.fr

 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:13
24 août
24 août
26 août
27 août
27 août
27 août
31 août (photo : Bénédicte)
31 août (photo : Bénédicte)
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 05:19
Je viens de découvrir un recueil de fables de La Fontaine traduit en créole par Claire Bosse en 1975 : "Voila-la Claire Fontaine"
Bien sûr en 1975, c'est la graphie étymologique, mais elle a son charme. Je vous copie-colle 4 fables des plus célèbres.

Le loup et l'agneau

 

Un tout p'tit mouton lété en train d'boire

Dan fond d'une ravine ; lété un soir.

Un vilain loup que lavé l'vente vide,

Y arrive coté d'lui. Méchant et perfide.

Comment p'tit frisé, vi connaît pas vive !

Ça, c'est ma rivière et vi promèn su la rive ?

En plusse, vi met à boire mon l'eau ?

Vous lé bien osé... l'agneau !

Quitte à moi boire... moi lé en bas de vous ;

De l'eau qui passe ici, y repasse pas par vous ;

Toute droite, elle y file par en bas...

Mi peu pas salir à elle... ça là, mi gagne pas !

Assez ronfler et arrête dire du mal de moi.

L'année dernière vous la mal parlé su moi.

Ah non, vi trompe... moi lété pas même né.

Si lé pas vou, c'est vot parenté...

Moi lé tout seul... moi lé un zenfan trouvé...

Alors, c'est vot patron que la dit, la fé !

Vot zamis chiens y fé à moi la guerre ;

Pou zot toute vous va paye cher.

Sur ce le loup y trangue la p'tite bête

Lu croque à elle, y fé la fête.

Moralité :

Le plus fort na raison su la terre

Si vous lé faibe, supporte vot' misère.

 

 

La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le boeuf

 

Grenouille lé surement en train.

De louque le boeuf depuis ce matin.

Elle y voudrait peut'ète fé l'amour

Ensemble ce bonhomme gros et lourd !

Ça y peut pas ète vrai ça ?

Mi demande à elle : coça vi fé là ?

Gros comme lui, mi veut tête !

Laisse à moi rire ; le dent lé bête

Vous lép'tit com puce, vi veut gale sa grosseur ?

Vous lé envieuse... vous la pas peur ?

Non, mi commence gonfler... attention !

Voilà qu'elle y ramasse sa respiration ;

Son vente y grossit... son estomac y ronfle...

Elle y grossit toujours... sa bouche y gonfle...

Mon Dieu ; moi lé zémue pou elle,

Va rive un malheur... mi prie pou elle.

Arrête grenouille, vous va faire pouf !

Non, dis à moi si mi lé encore loin

De sa grosseur ? ... réponde zamie ! Ouf !...

Mi regarde pu... vous lé encore bien loin !

Alors ma souffe toujours... ma arrête ta l'heure

Mi dis à vous : va rive à vous malheur ...

Coça c'tapage là ? C'est son vente que la pété...

C'est bien la mort que lé arrivée.

Moralité :

Pou vive heureux, guète pas saque nana gros quat' sous

Saque nana gros l'auto ; marche droite devant vous.

Si vous na point ni devant ni derrière

Casse pas la tête, coça va faire ?

 

La cigale et la fourmi

 

La cigale la gagne chanter

Tout le temps de l'été

Maint'nant la pôve diabe lé foutue !

N'aura point du tout d'manger pou lu

Pas même un kaniki de coco de pain

Pou le méchant temps qui peut v'nir demain.

Pou l'hiver y faut fé des provisions.

Dans son p'tit l'imagination

Elle y sava vitement

Secouye ses ailes d'argent

Chez la fourmi grand galop !

Zamie, lé vide mon jabot !

Et na point d'grain dans mon godon !

Foi de cigale, bien pardon

Prête à moi un peu d'manger.

Mi court vraiment un grand danger.

Quant cardinal, va rougir,

Quand l'ote lété va revenir,

Ma rende à vous toute, zamie

Prends pitié de moi ma mie

La fourmi y aime pas prêter ;

Son main, son coeur lé bien fermés

Coça vous la fé depuis l'ôte jour ?

Ah ! moi lété qui chantait

Le jour la nuite mi valsait

Le vente vide ? dit la cruelle

Alors chante encore dans la ruelle !...

Et la fourmi su cette leçon

La quitte la cigale sans façon.

Moralité :

Tit'fille y fé mal la faim.

D'accord pou rire, chanter, danser,

Mais pou gagne la vie, faut manger,

Alors, met de côté d'abord vot riz, vot pain

Goni vide y tient pas deboute

Et puis zaprès, fais la fête et fais le fou.

 

 

La laitière et le pot au lait

 

Une p'tite femme, Perrette lété qui descendait

En bas là bas, St-Denis. Su sa tête,

Elle l'avait un ferblanc plein d'lait.

Dan' sentier Brulé, un peu follette,

Elle y allait vite, en rêvant...

Avec son caraco rouge, sa jupe à plis,

Son soulier plate, elle y volait vraiment.

Le récipient bien callé su le sombli,

Elle y maginait toute saque elle y achétrait

Ensembe l'argent de ce bon lait frais

D'abord un, ma chère un bon peu d'zoeufs

Ma mette couver, coté parc boeufs

Quand va éclore, ma veille chat marron

Faut pas lu gagne souque la bande poussins

Ma vende à zot grand marché ; moi lé malin

Avec l'argent ma achète un p'tit cochon

Ma engraisse à lui ensembe maïs pays

Gras à point, ma vende à lu un bon prix

Après ça, ma achète un' vache et son veau

Que mi voit d'ici, sauter dan' troupeau

Légère comme un zoiseau, elle aussi y saute;

Elle y oublie saque elle nana su la tête...

Comme le p'tit boeuf, elle y fé la fête !

Patapouf ! Perrette y fé un vol plané !..

Elle y roule su le coté... le lait y fane.

Le ferblanc lé net vidé et toute cabossé

Adieu tous les rêves partis dan' fossé

Adieu p'tites poules, cochon, vache, veau

Une épine choka y rente dans sa peau

Deboute su son deux pieds, elle y pleure fort

Coça va dire son mari ? Elle va mort

Quant ma raconte à lui ça, lu va batte à moi

Ma sauve marron, Moi lé en zémois !

Moralité :

Faut pas fé trop grands rêves nous là !

Laisse nos deux pieds su la terre Bon Dieu

Faut pas faire comme ce p'tit fille là..

Faut bien mette not l'esprit sérieux

Toute not courage pou travaille vraiment

Et puis zaprès pas faire trop d'bonniment

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 06:22
photo : Tessa



 800m3 de roches stoppés derrière les gabions

CLICANOO.COM | Publié le 28 août 2009

Le dispositif de protection a pleinement joué son rôle hier matin, vers 5h30, dans le secteur de la Grande Chaloupe quand la falaise s’est effondrée : la masse rocheuse freinée par les filets est restée derrière les gabions, évitant ainsi une catastrophe et de gros dégâts sur la route du littoral.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=219408&page=article

Si en début de journée, la Direction régionale des routes (DRR) parlait encore d’"éboulis" dans ses communiqués, c’est en fait un véritable effondrement qui s’est produit hier matin au PR7+830 dans le secteur de la Grande-Chaloupe. "Une écaille de 400m2 s’est détachée d’un pan de la falaise à 180 mètres de hauteur, emportant avec elle trois filets de protection", expliquait hier après-midi Ivan Martin, de la direction régionale des routes. "Nous avons d’abord effectué un survol de la zone en hélicoptère pour évaluer l’étendue des dégâts et définir un plan d’action".

Des conséquences qui auraient pu être plus graves

Une fois sur place, les ingénieurs de la DRR ont ainsi constaté que toutes les mesures de protection avaient fonctionné avec succès. La circulation sur la route du littoral a donc été maintenue. Le dispositif filet+fosse+gabions a empêché avec succès les roches d’atteindre la route. La fosse a avalé 300m3 de la structure effondrée et les tonnes de basalte ont été piégées derrière le mur de gabions sur une largeur d’environ 20 mètres. Les 800 mètres cubes de roches estimés représentent environ 2 000 tonnes de matériaux. Des conséquences qui auraient pu être plus graves Une partie du mur a néanmoins complètement explosé, libérant une centaine de kilos de roches sur la bande d’arrêt d’urgence, dans le sens La Possession-Saint-Denis. Quelques automobilistes, témoins éloignés de l’effondrement, ont pu voir s’élever un nuage de poussière. Mais aucune victime n’est heureusement à déplorer. "Si un tel événement s’était produit il y a trois ans, à un autre moment de la journée, il y aurait pu y avoir des conséquences beaucoup plus beaucoup plus graves. Je vous laisse imaginer". Une façon pour Ivan Martin de démontrer que les 90 millions d’euros investis dans le cadre de la sécurisation de la falaise ces dernières années n’ont pas été inutiles. Des travaux tels que la pose des filets de protection, il y a deux ans, et celle des gabions terminée en début d’année.

Un dispositif de sécurité efficace

En mai 2007, plus de 3 000 mètres cubes de terre et de rochers s’étaient effondrés, quasiment "en catimini", au PK 12. Juste à côté de l’effondrement dramatique du 24 mars 2006. Là aussi, le mur de gabions avait résisté aux énormes blocs venus le heurter de plein fouet, alors que les travaux de sécurisation étaient encore en cours. "Notre dispositif a encore prouvé son efficacité. Depuis la sécurisation, on constate une diminution du nombre de pierres atterrissant sur la route. De même, on enregistre une baisse de leur volume et de leur masse", a précisé par ailleurs le responsable de la gestion des routes. Reste maintenant à reconstruire les ouvrages de protection qui ont été détruits. Le bilan n’est pas encore chiffré. "Les travaux dureront au minimum un mois. Notre objectif est de tout remettre en état, en gênant le moins possible la circulation, et cela avant la prochaine saison cyclonique".

Une phase d’études encore longue en prévision

Quant à l’abaissement envisagé du seuil des précipitations à partir duquel des restrictions de circulation s’appliquent sur la route du littoral, ce n’est pas pour demain : Ivan Martin annonce encore une longue phase d’études.

Harry Amourani Photos Ludovic Laï-Yu

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 19:13
Grisou

Ce matin, 7h, je pars à Saint-Pierre où j’ai rendez-vous avec mon médecin. Dans ma varangue, partout : du sang. J’aperçois une grosse tête de rat, une grosse queue de rat et des viscères. Qui a éliminé cette bestiole qui aurait bien aimé pénétrer dans mon appart ? un moumoute ou, plus probablement, vu la taille du rongeur, un bonchien. Pas Philippon ou Moumie qui étaient affamés, pas Grisou non plus, ce serait trop risqué pour son catogan, mais peut-être Ptimaon, Tao ou Sitarane.

 

Grisou en effet, du fait de son embonpoint et de sa clochette, fait rêver les petites moumoutes naïves de la région, mais, me confiait récemment Philippon, "avec son nouveau catogan, son ego va rapidement devenir surdimensionné". C’est pourquoi, je suis dans l'obligation de ne verser que des croquettes Light – 17% de calories dans son écuelle. Et en nombre limité.

 

Shanti

Un bonchien d’artiste : Shanti. Il habite les Colimaçons. Pacifique comme son nom l’indique (kat onoma) : om shanti = que la paix soit avec vous et dans l’univers (en sanskrit). Dans le billet du 17 juillet, j’énumère des matériaux utilisés par Ka.Ty sa maîtresse : « jute goni, bois flotté, métal rouillé, clous, carton, fibres de coco, sable, tissu, corail, écorce de papacagnaouli, coquillages, algues séchées, ficelle, cordage, lave, bambou, os de seiche ». Shanti est patient. Il sait qu’un jour, Ka.Ty utilisera du poil de Shanti pour créer un chef d’œuvre.

 

chatbli

Clairette

J’ai promis en janvier des photos de Clairette et Chatbli qui habitent les Deux-Sèvres. Il fallait en effet rendre hommage à ces deux moumoutes qui, à l’âge de 7 ou 8 mois, étaient déjà capables d’attraper un levraut et de le faire entrer par la chatière. Ce que leur maîtresse Lucie appelle « un petit lièvre assez gros ». Clairette pousse, Chatbli tire, et Lucie essaie ensuite d’attraper le levraut dans le garage pour qu’il ait la vie sauve.

 

Clovis

Enfin, vedettes qui résident au Tampon : trois bonchiens et deux moumoutes.

Premier bonchien : Clovis.

Porter le nom du roi des Francs à la fin du 5è siècle et au début du 6è doit être difficile en milieu créole penserez-vous. Il n’en est rien. J’avais l’an dernier un élève prénommé Clovis. Le mot vient du francique et a donné le prénom Louis… et beaucoup de Louis furent des bourbons.

 

Plume

Deuxième bonchien : Plume.

 

Troisième bonchien : j’ai oublié son nom. Je promets de réparer prochainement l’oubli. En attendant, je dirai, comme Françoise dans A la Recherche du temps perdu : « c’est un chien que je ne connais point ».

 

Lumo

 

Couzzi

 

Pour présenter les 2 moumoutes tamponnais, je copie-colle leur biographie, rédigée par leur maîtresse :

 

"Le chat noir s'appelle Lumo (chat lumo), né le 21 février 2002. Après une fugue de 5 mois - il n'avait que 4 mois alors - il est revenu un soir de décembre chez nous. Depuis, il ne décolle plus de la maison. Ses activités sont fauteuil, canapé, lit, gamelle de croquettes. Il est d'une grande intelligence : il ouvre les portes seul, ce qui n'a peut-être rien d'extraordinaire, mais lui, il peut les ouvrir en les tirant. Il peut aussi faire glisser les fenêtres et de ce fait venir nous faire des calins la nuit, au grand désespoir d'André. Nous sommes obligés d'enclencher le système de blocage des fenêtres. C'est un grand chasseur. La nuit, il daigne quitter son petit confort pour aller taquiner la souris, le margouillat ou le caméléon. Il adore aussi les yaourts et pour manger le fond du pot, comme sa langue est trop courte, il plonge la patte et la lèche après. Fallait y penser ! Lumo, de par son physique, est une véritable panthère noire bonzaï.
La chatte noire et blanche s'appelle Couzzi (car chat couzzi). Je sais c'est mauvais. Elle est née le 30 mai 2002. Nous l'appelons Mimine. Pourquoi, on n'en sait rien. Couzzi c'est bon pour le véto. C'est une véritable peluche. On peut la caresser des heures durant sans qu'elle ne montre quelque agressivité que ce soit. Elle aussi pratique le fauteuil, le canapé, le lit et la gamelle de croquettes. Elle trouve toujours des endroits insolites pour dormir : sur la photo, c'est dans le lavabo mais l'autre jour je l'ai trouvée dans une corbeille où je range quelques bijoux de pacotille dans ma salle de bains. Dès que l'on sort un sac de voyage, elle se fourre dedans dans les minutes qui suivent. Elle est d'une ponctualité extraordinaire : tous les matins à 6 h, elle se poste devant la porte de notre chambre et attend qu'on lui ouvre. Après, elle reste sur le lit une bonne partie de la matinée. Mimine est plus téméraire que Lumo. Elle s'aventure un peu plus dans le jardin et ose braver les bonchiens. Elle chasse également. Il n'est pas rare de trouver des plumes d'oiseau au pied de la porte de notre chambre le matin à notre réveil. Mimine est moins intelligente que Lumo mais dix fois plus gourmande que lui. D'ailleurs, je la trouve trop grosse.
Lumo et Mimine ne s'entendaient pas très bien en métropole. Le fait d'avoir vécu la même galère, c'est-à-dire avoir voyagé dans la soute de l'avion tous les deux côte à côte, les a rapprochés."

Clôturons ce billet par un lien qui pointe vers les moumoutes artistes

http://www.monpa.com/wcp/index.html

http://www.monpa.com/

 

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 20:21

Andrea Di Muro, nouveau gardien du volcan

CLICANOO.COM | Publié le 23 août 2009

VOLCAN. Depuis le 20 juillet dernier, la direction de l’observatoire du piton de la Fournaise est entre les mains d’un volcanologue italien de 36 ans, originaire de Rome, qui succède à Thomas Staudacher. Une mission passionnante pour ce scientifique averti, qui pendant quatre ans au moins va devoir s’employer à rendre toujours plus performant cet outil de prévision des éruptions et de connaissance.


http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=218886&page=article


Après un Allemand, c’est un Italien qui prend les rênes de l’Observatoire volcanologique du piton de la Fournaise (OVPF), preuve que le volcan fait partie du patrimoine mondial, s’il fallait encore en douter. Andrea Di Muro remplace donc Thomas Staudacher qui, libéré de la direction administrative de l’équipe scientifique, se consacre totalement désormais à la prévision et à la recherche à l’observatoire. Originaire de Rome, Andre Di Muro, un jeune volcanologue de 36 ans qui vient renforcer l’équipe en place, a fait ses gammes sur le Stromboli, l’Etna et le Vésuve avant de rejoindre les Philippines - où il a préparé son doctorat - puis l’Equateur. Thèse en poche, il s’envole pour la Guadeloupe où il rejoint cet autre observatoire français de l’Institut de physique du gloe de Paris (IPGP) alors que l’éruption de Montserrat perdure. Cette expérience lui permet d’appréhender la gestion de crise en lien avec les autorités locales, des connaissances qui ne lui seront sûrement pas inutiles à la Réunion. "C’est l’un des volcans les plus actifs et les plus intéressants du monde", confie Andrea Di Muro, visiblement heureux d’être ici, à propos de ce qui sera désormais son nouveau sujet d’étude pour les quatre ans à venir au moins. Il sait aussi que son job ne s’arrête pas au volet scientifique. "On nous demande d’être aussi des bailleurs de fonds pour faire fonctionner l’observatoire", souligne Andrea. Arrivé le 20 juillet dans l’île, il a entamé un tour des institutions et autorités locales trois jours plus tard et n’a toujours pas fini, car les négociations sont rudes.

Sonder les entrailles du volcan

Le développement des relations avec les partenaires institutionnels est l’une de ses missions, il y en a beaucoup d’autres. Le nouveau directeur entend notamment renforcer la collaboration avec l’université de la Réunion, une mission qui lui tient à coeur, étant universitaire lui-même. Il devra également mettre en place de nouveaux projets d’études au niveau de l’observatoire, dont deux sont déjà financés. Il s’agit dans un premier temps d’installer des capteurs sismiques sur l’ensemble de l’île afin de mieux surveiller et comprendre les soubresauts qui agitent l’île régulièrement. Ce projet, d’un montant de 100 000 euros, impliquera largement la communauté scolaire vers laquelle l’observatoire souhaite davantage se tourner. Un autre projet, baptisé UnderVolc, prévoit de sonder les entrailles du volcan en doublant le nombre de capteurs déjà implantés dans en explorant des endroits encore jamais atteints. Le personnel de l’observatoire sera également renforcé le temps que ces projets soient menés à bien. Reste que s’il le connaît déjà un peu, Andrea Di Muro a hâte de rencontrer le piton. "Les projets de longue durée développent des relations très fortes le volcan", souligne le scientifique sur la base de ses expériences précédentes. "Ce ne sera pas facile de travailler dessus, le volcan est à un moment clé de son histoire, il a été fragilisé depuis l’effondrement de la caldeira en 2007 et aujourd’hui nous ne savons pas comment il va réagir, explique le spécialiste. Nous sommes obligés de repenser sans cesse son fonctionnement car nous ne connaissons finalement très peu de choses sur ce volcan comparé à d’autres". Et ça tombe bien, il a maintenant quatre ans pour faire plus ample connaissance.

Pierre Verrière


Un colloque international en 2010

Alimenté par l’événement que constitue l’effondrement du cratère Dolomieu 2007, phénomène assez rare pour attiser la curiosité des volcanologues du monde entier, un colloque international se déroulera à la Réunion en octobre 2010. Ce grand rendez-vous scientifique réunira les 100 meilleurs chercheurs et étudiants chercheurs du monde entier, en écho à plusieurs colloques déjà organisés sur le thème des calderas d’effondrement dans les pays où un fait similaire s’est déjà produit. Le laboratoire Géosciences de l’université de la Réunion, l’observatoire volcanologique, l’Institut Physique du Globe de Paris (IPGP), ont lancé depuis quelques mois les appels aux contributions. Cette mise en commun de leurs travaux devrait permettre de réactualiser l’état des connaissances sur le comportement des volcans (fonctionnement, etc.), après ce type d’événement. Le dernier colloque de cette importance avait eu lieu à la Réunion en 1990.


 

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 08:16
suite du dossier sur le créole dans le Journal de l'île de la Réunion du 23 août












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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 21:15



















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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 15:28
Depuis mon billet du 16 septembre où je parlais de Le Kofré bijou la Kastafiore et de Tintin péi Tibé, est sorti Bato Likorn so sékré traduit en créole mauricien par mon écrivain mauricienne préférée : Shenaz Patel.
Les injures du capitaine sont amusantes : '"bebet sizo, verminn, kankréla, korsèr, koson maron, mous ver, mersenèr, margoz, kataplas etc"
Que boit-il ? du rom (à la place du koniak troi zétoil) "dan lanuit, bann pirat inn al dékouver bann barik rom ki ti éna dan lakal bato Likorn. Zot inn boir ziska zonn soulé net, samem sa, net" "lor enn boutey rom ki ti pé tréné lor pon. Li débous li, paré pou boir enn lagoul" etc.
Dupond et Dupont s'appellent Zimo et Zimaz.













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