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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 19:42

N'en déplaise aux savants austères et pour la plus grande joie des amoureux fervents, Jules Hermann n'est pas, à mes yeux, plus illuminé que Breton, Desnos, Peret, Duchamp ou Ernst. Sans Lémurie, la vie serait-elle supportable ? 

Rien que pour s'être passionné pour l'astronomie, la botanique, les langues, Madagascar et la poésie, il est déjà dans mes petits papiers.


Jules Hermann 1er novembre 1845-1924

CLICANOO.COM | Publié le 1er janvier 2005

L ’ historien de la ville de Saint-Pierre. Jules Hermann fait partie de ces hommes qui sont parfois injustement méconnus mais qui ont eu une certaine renommée en participant au fondement de la culture réunionnaise. Sudiste et fier de l’être, Jules Hermann fut également visionnaire, notaire, savant, politique et un talentueux écrivain.

Jules Hermann est né le 1er novembre 1845, à Saint-Pierre. Comme le veut l’époque, c’est avec un peu de retard qu’il sera déclaré en mairie, le 11 novembre, par son père qui était commerçant. Sa jeunesse fut d’une grande banalité, qui ressemble à celle des enfants d’une certaine bourgeoisie blanche. Rien à voir avec la vie d’un Auguste Lacaussade, né selon l’expression consacrée "d’une fille de couleur", et qui portera toujours ce fardeau dans la société créole blanche de l’époque. Rien à voir non plus avec l’enfance d’Eugène Dayot qui a connu la lèpre. Ce qui l’amènera à poursuivre des études sans histoire au lycée de Saint-Denis. Il est reçu sans problème à son baccalauréat, en août 1864.

DU GOUT POUR L’AVENTURE

Le diplôme en poche, Jules Hermann entame ses études de droit. En 1869, le voilà avocat à Saint-Pierre : " Deux ans plus tard, il postule pour être nommé en remplacement de Charles Ernest Coulon, installé depuis 1865 et démissionnaire en sa faveur. Après l’accomplissement des formalités prescrites, un arrêté du gouverneur Lournel, en date du 13 mai 1872, l’installe dans ses nouvelles fonctions de notaire. Il est alors âgé de 27 ans. Comme on le voit, rien que de très classique dans le parcours de Jules Hermann. Il demeure donc dans son étude à Saint-Pierre jusqu’en 1911, à peu près 40 années passées à rédiger des contrats. Cependant, Jules Hermann prend le temps de rêver. Il préfère l’aventure intérieure des choses, en s’intéressant à la recherche d’archipels imaginaires... Le visionnaire saint-pierrois se fait archiviste pour ses recherches. Archiviste, c’est le premier trait de Jules Hermann. L’étude qu’il achète pour s’instruire contient 146 documents ; c’est à partir de ces documents que devenu écrivain, il rassemble les heures de l’histoire réunionnaise, et tout particulièrement l’histoire de " La Fondation du quartier Saint-Pierre ". L’œuvre d’historien de Jules Hermann concerne principalement l’histoire de la colonisation de Bourbon et plus spécifiquement celle de Saint-Pierre. Dans cette étude, Jules Hermann évoque la comparaison entre Port-Louis de l’île Maurice et Saint-Pierre de l’île Bourbon : " Ainsi on peut faire la comparaison des deux villes créées par Labourdonnais, tout en faisant une large part au port Louis qui, dans les plans primitifs, comme arsenal de guerre, devait toujours l’emporter sur le modeste port de la rivière d’Abord, l’un est un port de premier ordre, où le flot international se donne rendez-vous, où le commerce conserve toujours son importance et son activité, malgré que de grands courants nouveaux de circulation comme le canal de Suez semblent devoir lui porter l’anéantissement. L’autre ville, Saint-Pierre, qui a vu se porter contre elle toutes les forces vives de son île alors qu’elle devait être pour celle-ci, par la création de son port en plein pays de production, un élément de prospérité, reste vide et sans vie, malgré le plan grandiose de bâtiments et d’enceinte qui avait présidé à sa création ".

UN PASSAGE ECLAIR DANS LA POLITIQUE

Pour comprendre ce qu’il pourrait appeler un " déficit d’histoire ", Jules Hermann nous amène sur les premières traces de la colonisation du Sud, à cette époque où s’opposent les partisans d’une colonisation du Sud et le parti de la Tortue. C’est pour protéger les ressources naturelles que constituent entre autres la tortue, que les premiers colons et leurs descendants se sont circonscrits " aux plages qui s’étendent de Saint-Paul à Sainte-Suzanne ". A partir de là, Hermann reconstitue toute l’histoire de cette longue colonisation du Sud, et recense tous les actes ou les écrits de ceux qui ont été pour ou contre cette extension de la colonie vers le Sud. Hermann réprimande ou encense alors les acteurs de cette histoire régionale. L’histoire du Quartier Saint-Pierre, pour Jules Hermann, n’est finalement qu’un cercle qui renvoie à l’histoire de La Réunion, qui renvoie à l’histoire de Madagascar, qui renvoie à l’histoire de l’humanité.

SCIENTIFIQUE ?

Politique, Jules Hermann l’a été, puisqu’il occupera tour à tour la charge de premier magistrat de la ville de Saint Pierre et celle de président du conseil général. Mais voilà, lui qui travaille pour son étude au milieu des archives, ne fait là que passer. Elu maire en mars 1901, il ne le restera que jusqu’en 1902. De plus, Jules Hermann ne sera jamais député. Car aux élections législatives de mai 1902, il est battu par François de Mahy. Jules Hermann ne siégera jamais à Paris. Cette brièveté dans la politique s’explique par le fait que Jules Hermann est plus politique que politicien, plus rêveur du politique que politique même. Ce qui ne l’empêche pas cependant d’avoir des idées très précises en la matière. Ainsi en 1904, il publie un " Projet de constitution pour la Réunion et autonomie financière ". Ainsi il sera le fondateur du premier syndicat des planteurs de café, et des planteurs de géraniums. L’écrivain sédentaire qu’est Jules Hermann n’en finit pas du fond de son étude de notaire à s’intéresser à tout ce qui se passe autour de lui : météorologie, mouvements des planètes, phénomènes volcanologiques. Ce qui lui vaut un certain nombre d’études que le tome I des " Œuvres de Jules Hermann " reprend : " Note pour l’Académie de La Réunion sur la baleine de Saint-Pierre ", " Description complète du pays brûlé avec ses anciens et nouveaux cratères ", " Des conjonctions et oppositions planétaires ". Bien sûr, la liste n’est pas exhaustive mais reflète bien l’esprit encyclopédique de Jules Hermann. Ces travaux ne sont peut être pas totalement scientifiques mais témoignent de son sens de l’observation et d’une curiosité toujours en éveil. Autant de qualités qui lui valent le titre de correspondant de la Société astronomique de France, de membre de l’Académie des Sciences de Paris. On pourrait ajouter à toutes ses qualités le don des langues. L’une d’entre elles retient particulièrement son attention : le malgache. Une langue qui tient une place centrale dans l’élaboration de son œuvre. C’est en effet par une approche très particulière de cette langue qu’il jette les bases d’une entreprise un peu folle. Un texte inachevé qui sera publié en 1927, soit trois ans après sa mort, sous le titre " Les Révélations du Grand Océan ". Ouvrage qui fait de Jules Hermann un écrivain à part entière. Publiées à titre posthume, inachevées mais fortes de 800 pages, elles constituent l’œuvre de Jules Hermann. Ni ouvrage d’histoire, ni réellement de science, ni littéraire, les révélations sont un peu de tout cela à la fois. Si l’on en croit l’annonce de souscription parue dans la presse de l’époque, il s’agit là " d’un ouvrage savant, sensationnel, de linguistique, en cinq livres, dont le cinquième traite de la préhistorique des îles sœurs ". " Les Révélations " constituent les " confessions intellectuelles d’un homme hanté par la science de son époque ".

UN COUSIN : PAUL HERMANN

Si Jules Hermann, comme il est souvent dit, est injustement oublié aujourd’hui, l’ironie de l’histoire fait qu’un autre Hermann est beaucoup plus présent dans la mémoire des Réunionnais. Il s’agit de Paul Hermann, cousin de Jules, instituteur, qui fut aussi à sa façon un honnête homme et un scientifique. On lui doit d’ailleurs une des premières " Géographies de La Réunion " à l’usage des écoliers. Jules Hermann meurt en 1924 et nous laisse une collection d’ouvrages d’une grande qualité qui confirme le surnom donné à l’île : " L’île aux poètes ".

 

 

 

 

Les Visions de la Montagne

 

 

J’entrevis, à travers nos bosquets et sur nos sites les plus escarpés, des figures de pierre,

à la façon du Dekkan, de Ceylan, des îles de Pâques

je vis tout à coup apparaître dans le bas, debout, et comme descendant les dernières pentes,

 un homme énorme, un géant, Gulliver par rapport à moi !

ces dessins sont si colossaux que, de près, le rayon visuel ne peut rien démêler de ce qui vous est apparu de loin ; et quand on s’est rapproché, malgré tout, c’est autre chose d’étonnant et d’extraordinaire, qui surgit en apparence !

gardons nous désormais d’écarter de nos visions tout ce qui nous paraîtra illusoire et incroyable

Les images sont d’une fidélité remarquable. Quand l’animal dépeint ne sera pas reconnu,

il faudra ne pas penser à une fantaisie du peintre et croire plutôt à une réalité qui n’existe plus

 

au dessous des trois premiers félins, comme aussi des trois têtes de brebis, apparaît magistralement un bec de palmipède

il est indéniable que nous avons ici une tête d’animal, parfaitement caractérisée, prenant des apparences de lézard, oiseau ou reptile ; bien plus, ce bec si bien formé s’ouvre et tient un jeune mammifère, veau, caniche ou tout autre…

entre la tête de serpent et le nocturne, se dessine une tête d’homme ricanant dents au vent.

Cette tête de nocturne est sans aigrettes ; elle a ses yeux ronds en avant…et partout et de tout temps, l’apparition de ce nocturne est une annonce de malheur

le cygne a eu également ses histoires mystérieuses avec les dieux, et a sa place aux cieux.

(hydre à trois têtes)

et cette relation, il faut bien le confesser, n’a pu exister qu’à l’époque étonnamment reculée où LE GRAND CONTINENT AUSTRAL, récemment entrevu par la science pour le secondaire et le tertiaire, se maintenait encore, bien avant dès lors que cet immense continent ait été démembré, affaissé, éparpillé, et qu’un déluge survenant ait supprimé la relation préexistante

 

la roche indestructible chargée de symboliser  la durée de la Foi

ce monde crut à l’influence du soleil, de la lune, des planètes et des constellations sur le sort de la Terre, et peu à peu aujourd’hui il nous apparaît qu’il était dans le vrai

Ce qu’il entreverra à une heure déterminée, ne sera plus reconnu une heure plus tard

il sera forcé de se rendre à l’évidence et de ne plus croire à des yeux de la nature

la révélation des connaissances astronomiques, philosophiques et théologiques

du continent paléaustral

 

Quand les ressemblances avec les têtes de serpent et de cygne s’effacent quelque peu, on dirait alors un grand monotrème, un de ces mammifères des régions australes, tenant à la fois des reptiles et des oiseaux, et trop bien dessiné pour qu’il n’ait pas existé avec la forme reproduite. Ce monotrème semble marcher avec les pattes de derrière et en s’aidant d’une queue emplumée ; il a sa cuirasse de plaque mobile, comme celle du tatou.

 

BIBILAVE : de bibi lava, bête longue

TROIS CHIENS BLANCS/V/PTERODACTYLE/VERSEAU/ISIS/SCORPION/ CAPRICORNE/ BALANCE/ LES GROS YEUX

nous restons éblouis par la vue de cette œuvre vertigineuse

une épaisse végétation qui nous cache certainement un dieu

peut-être le babakoute, le lémurien sacré, pour les Malgaches, un ancêtre de l’homme

LA VIERGE DANS LE CERCLE

et voila que la découverte de ce premier polygone triangulaire, tracé dans la montagne pour la construction d’Ananta, est heureusement d’une illumination soudaine pour l’affermissement de notre foi en ces œuvres préhistoriques !

il me semble reconnaître un perroquet, le Bavard, ne répétant que des mots qu’il a entendus

je vois un ossuaire, deux fémurs ou tibias croisés.

Au dessus de l’ossuaire, une tête humaine penchée simulant la mort, et immédiatement au dessus de la tête de la mort, Une grosse tête rayonnante apparaît.

S’il n’y a pas dans cette apparition un jeu de branches ou de pierres roulées, il y aurait donc là une résurrection indiquée.

 

LES GÉMEAUX— LA VIERGE MÉCONNAISSABLE

 

Castor à lui seul constituait les Gémeaux !

 

le primate semble être muselé

 

la tête bestiale apparaît ici visiblement dans l’ellipse parfaitement formée

 

 

DANS LE CORPS DE LA FEMME DÉCOLLETÉE AYANT UNE TÊTE DE GRUE :

UNE FEMME NOIRE CONDUITE PAR UN CHALDÉEN AVEC CASQUE

l’alliance du serpent et du cygne et les efforts faits par les dieux pour la transformation des espèces !

 

apparaît une tête d’homme penchée, à moitié broyée, toute blanche ; l’œil fermé indique, encore plus, que l’homme est mort.

 

…puis cet œil de l’homme blanc, avec les deux points noirs qui sont au dessus, donne la tête d’un chien, et avec un autre point noir qui se trouve à gauche et représente un autre chien, les deux chiens ayant encore ici un œil de commun !

 

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Enfin pour peu que nous descendions sur le bord de la mer, de façon à ne plus voir le profil de l’homme-singe, voici qu’une image plus imposante apparaît au dessus du crâne de l’homme blanc…

C’est encore un vaste crâne avec nez court et deux gros yeux qui représenteraient bien la tête d’un hippopotame surnageant, si cette tête n’avait à gauche… une immense patte, comme celle d’une araignée !

 

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Or, du côté de l’homme blanc, nous ne voyons que les chiens à la tête abattue et penchée

comme celle de leur maître ; et les emblèmes de la haine et de la cruauté restent au pithécanthrope !

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parfois, le crâne du pithécanthrope ou corps du néomorphe, prend une autre apparence subite, on dirait une tête d’animal penchée, avec une trompe de tapir large et bombée ;

ce serait alors celle du paléothère, espèce de rhinocéros retrouvé dans les fossiles…

Mais quel est le sens de cet oiseau et de ce rhinocéros ; nous ne pouvons encore le découvrir.

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serait-ce une jeune négresse ?  Serait-ce la propre épouse de l’infernal pithécanthrope ?

 A-t-elle été la cause des éclats de ce dernier ?

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ENCORE LE TRIANGLE ABC, CETTE FOIS VU DE PRÈS. OVULE DANS LE BAS. L’OEUF AVEC POUROUCHA ET LE SANGLIER. LE POUSSIN. LA FORMULE πR².

LE GRAND Y.

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L’ellipse devient un ovale, un œuf, un poussin. Il ne reste rien, absolument rien du tableau que nous venons de voir avec le singe-homme pour héros.

 

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On ne peut nier que l’ellipse prend ici la forme de l’ovale et pour qu’on ne puisse douter qu’il s’agisse d’un œuf, une tête et un bec de poussin se montrent dans le haut. C’est la tête de la petite négresse, avec un œil de moins, qui en fait les frais.

 

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cet œuf qui accouche d’un sanglier…

 

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arrêtons-nous au contenu de l’œuf de Pouroucha pour le moment. Regardons bien entre la tête du poussin et la tête blanche du Sanglier, là où nous avons vu ressortir une tête de sorcier précédemment, il y a là des caractères tracés qui rappellent singulièrement la cacographie des écritures de l’Inde.

 

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APPARITION DE LA VIERGE. DÉVELOPPEMENT PARTICULIER DU CONTINENT PALÉAUSTRAL.

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je continuais ainsi jusqu’au-delà du bassin du Barachois, lorsque, tout à coup, une forme plus nette, donnant des lignes parfaites, une femme, un ange inconnu m’apparut, aux côtés du dieu Indra. Cette vue me causa une de ces secousses électriques accompagnatrices obligées de toute illumination subite dans les profondeurs du passé ! Tout ce que j’avais entrevu jusqu’ici,

en l’ellipse, s’évanouissait ; l’ellipse se transformait en un parallélogramme, et dans son cadre dont l’envergure prenait toute la hauteur de la montagne, c’était bien une vierge, belle et blonde, qui semblait me fixer d’un regard ingénu et divin !

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Un phénomène psychologique inconcevable se produira pour lui à l’examen de la photographie ; l’apparition sera manifeste, indéniable. Et pourtant, s’il va sur les lieux de l’apparition, il ne trouvera qu’un fond de montagne dénudé, crevassé…

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L’art merveilleux avec lequel le Préhistorique austral a pu faire apparaître notamment cette vierge, à grande distance, en pleine montagne…

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le type de la Vierge bourbonnaise est donc une puissante révélation du mélange des races humaines, déjà produit dans ces temps étonnamment reculés, où l’ancien continent austral existait, et pour lesquels notre grande science des temps présents n’a pu encore admettre d’antécédents possibles pour nos ancêtres, que le singe ou le Make !

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Mais il y a autre chose ! … l’esprit humain lui-même ici, enhardi par la méditation, s’éleva à des hauteurs que l’homme des dolmens ne connut pas et se porta jusqu’aux régions infinies du vaste firmament, et en fit descendre la notion divine !

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 l’idée de reproduire, dans une montagne qui fut sans doute un lieu de pèlerinage

pour leur continent disparu, tout ce qui pouvait éterniser en ce temps, le souvenir de la nature, des légendes et des connaissances…

c’était donc un musée, sans abri, laissé à la garde du ciel !

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Et toujours, -les noms donnés étaient descriptifs, indicatifs,

révélateurs de la notion connue, autodidactiques en un mot.

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Ils raisonnaient les solstices, les équinoxes, les éclipses.

 La philosophie fit leur religion : ils adoraient les astres comme génies tutélaires.

Le mot zodiaque vient de l’océanien, zo dia ka, et signifie les dieux passionnés pour… la terre sans doute.

 

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Les astres de l’étendue guidaient l’homme sur la Terre.

 

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au dessus de la Vierge apparaît une grande  figure de carnassier…

 

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Ce gros bloc, suivant la position que l’observateur a à St-Denis, manifeste aussi son protéisme ; tantôt c’est un diadème, un hippopotame, un aigle planant, etc.

Mais  de la rue de la Compagnie près de l’Hôtel, son rebord inférieur est seul visible ;

il a la courbure, les rayures d’un crustacé du genre écrevisse, descendant ou montant, avec tête tournant sur elle-même. Je l’accusais pour le moment d’être la sixième figure zodiacale que je cherchais.

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Si, quittant cette apparition, on porte les yeux plus haut, vers le milieu de la troisième cannelure, apparaît une grande tête de femme décharnée, dénudée, anguleuse, misérable,

on lui trouve même une apparence de chouette, la ressemblance avec une effraye revient ;

on finit par se dire que c’est une tête de nocturne. On continue à fixer et à chercher, à démêler ce qu’est en somme la figure. Voilà maintenant qu’on reconnaît plutôt une tête de mégère dans un tableau sombre, noir comme un temps d’hiver ! Que signifie-t-elle, serait-ce l’équinoxe d’automne ! …troublant parfois le dessin de la vieille chouette, des caractères emblématiques ou significatifs se distinguent.

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Il est porté par les partisans du vieux rythme ! Brahma et non Bouddha !

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soyez indulgents ! Des centaines de mille qui  vous contemplent ! et vous lirez AM !

En vérité, quelle différence faire entre cette apparition et les trois lettres magiques, inexpliquées, datant du préhistorique que l’on voit partout inscrit dans les vieux pays du brahmanisme, et dont je me suis longuement occupé dans mon livre Ier, AUM !

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de là, le spectacle est déjà impressionnant : un homme est étendu sur le bord de la falaise,

toute la face tournée vers les cieux, sorte de Prométhée présentant aux vautours son flanc amaigri, figure d’anachorète, de djoky indien.

Je nomme cette crête le fakir, de faha kiry, un ancien qui s’obstine.

 

Au milieu, comme une tour délabrée, par devant une ouverture dans la muraille ;

il y a là comme des ruines d’un ancien temple.

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Je note toujours ces particularités qui m’amènent à faire des rapprochements

qui paraissent puérils et impossibles, car après tout il s’agit ici d’entrevoir une relation entre

des travaux de la période historique et d’autres que je crois dater du tertiaire !

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AUM se lit encore sur le Verseau !

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Le préhistorique a mis Pégase au rang des dieux ; c’est la meilleure preuve qu’il a existé.

 

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Au dessous de la Balance…, apparaît une bête énorme, dont la tête est aussi grosse que le corps, yeux énormes et terrifiants. Elle semble présider à la garde de la Balance ou de la Justice ;

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Or, je leur retrouve de divins Frères qui tour à tour, chaque année passent sur la Terre.

J’ai pu me tromper sur la place que je leur ai assignée, mais certainement ils y sont tous

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Et par suite, voilà que la question zodiacale projette, sur le vieux passé soupçonné, entrevu, mais non prouvé, la lumière ardemment désirée, l’apparition de la souche cherchée.

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l’œil du jour, le maso  andro  du Grand  Océan, jadis le dieu du continent paléaustral,

paraissait au dessus de la cime empourprée, et dardait de ses rayons la partie basse de la montagne jusqu’au rivage

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tous les profils sculptés regardent les cieux… imploraient-ils le pardon ? exprimaient-ils l’espoir en une vie future ?

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l’auteur que la mort surprit au travail

 

[ extraits suivis du Livre V des Révélations du Grand Océan ]

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:06
Les cactées, c'est en bas à droite, sur cette photo que j'ai prise en parapente ce mois-ci.
Je vous raconterai un jour l'histoire du domaine de Mascarin, à 2 pas de chez moi, cette propriété du riche marquis de Chateauvieux (XIXè) situé dans les colimaçons, mais c'est trop long pour ce soir. On se contentera d'une seule petite fraction de ce Conservatoire botanique national de Mascarin, lieu hautement écologique depuis plus de 20 ans, chargé de cultiver, préserver, étudier des centaines de plantes uniques au monde, de suivre l'évolution des pestes végétales et des espèces endémiques, d'observer les interactions flore/insectes, de valoriser les plantes médicinales, d'éduquer le public etc. Agréé en 1999 par le ministère de l'Environnement il est le seul Conservatoire botanique national des TOM-DOM. On se contentera donc pour cette fois d'un petit voyage au pays des cactées. C'était le 3 septembre dernier.








































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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 20:12
je viens de prendre cette photo de ma fenêtre en manuel (telle quelle, pas de retouche avec logiciel)
elle consolera j'espère l'amie déjà retournée en métropole, elle incitera les autres à me rendre visite aussi
j'ajoute 2 couchers de soleil du 15 septembre et celui de ce soir comme Moumie me l'a demandé pour faire revenir Euphrasie-Framboise et John.



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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 16:40

EXPOSITION - DANS LE BLEU DES OCEANS AU MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE

Se plonger dans les yeux de la méduse

Le Muséum d’histoire naturelle de Saint-Denis invite les visiteurs à plonger dans le bleu de l’océan. Le miroir de la Méduse, où la mythologie se mêle à la biologie, représente le cœur de la visite.

Du 17 novembre 2008 à novembre 2009 / du mardi au dimanche de 9h30 à 17h30
Découverte des méduses et de leur environnement océanique : à la rencontre de l'extraordinaire diversité de la vie marine.
2€/ Gratuit le 1er dimanche du mois et les moins de 18 ans.
Pour plus d'infos : 02 62 20 02 19

En vous livrant des photos de cette expo, j'espère vous donner envie de découvrir aussi les Jardins de l'Etat réouverts depuis la mi-juillet et le 1er étage du Museum (billets prochainement ici).

 

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:47
quand vous montez au volcan, que voyez-vous ? (c'était il y a 8 jours déjà)












je vous entends déjà : "mais avec ton genou en compote, comment t'as fait ?"
je suis descendu à mi-pente précautionneusement et le nuage me cachait le formica leo
alors ? alors ?
je m'inquiétais pour mon amie Benoîte qui était seule et descendait dans l'enclos pour la 1ère fois, dans ce brouillard épais
alors ? alors ?
je suis remonté, à petite vitesse, failli m'étaler non loin du chalet du Pas de Bellecombe tant tout était mouillé
alors ? alors ?
elle est arrivée 2h après, elle était allée jusqu'à la Chapelle de Rosemont !

(photo : benoîte)
(photo : benoîte)

(photo : benoîte)

retour par la plaine des sables

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 17:43





02/09/09

Une baleine renflouée à Saint-Paul

Une baleine d'une dizaine de mètres a été retrouvée échouée ce matin sur une petite plage de Saint-Paul, peu avant le cap de la Marianne en venant de Saint-Gilles. Le cétacé a pu être remis à flots peu après 9 heures par des passants, sous l'oeil de nombreux badauds. A 9 h 20, elle se trouvait toujours près du rivage.

http://www.lequotidien.re/actualites/en-direct/57263-cetaces-une-baleine-renfloueacutee-agrave-saint-paul.html

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 17:19
J'avoue, j'ai fini par payer ma sortie baleines à Saint-Gilles, début septembre, non sur le Saphari Dauphins en panne, mais Le Grand Bleu. Par chance, les baleines se sont peu montrées, les touristes ont été obligés de les laisser tranquilles.


Alors, avec mon amie, on s'est consolés avec les photos de l'expo Kélonia à Saint-Leu,








puis celles qui sont fixées sur les grilles du Jardin de l'Etat à Saint-Denis.











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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 08:25
Pont de la Rivière de l'Est, à 6 kms de Sainte-Rose, ancien pont suspendu contruit en 1895
photos : 7 septembre 2009






























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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 08:00

Pour une fois, 10 timbres seront vraiment les vôtres

CLICANOO.COM 20 septembre 2009

Vous avez trois semaines pour désigner les dix timbres qui formeront la première planche “La Réunion comme j’aime” éditée par La Poste. A partir de 300 photos initiales, un comité de sélection en a dégagé 38, que nous vous publierons pendant trois dimanches. Aujourd’hui, voici la première série de douze, représentant une partie des 24 thèmes définis. Pour voter rendez-vous sur www.timbres-reunion.re. Et pour mieux connaître l’étonnante vie des timbres, plongeons dans l’histoire en compagnie de Jean-Yves Vacher-Chicane, collectionneur et... timbré.

La grande saga des timbres réunionnais

1852 : deux premiers timbres en circulation à la Réunion : un 15 centimes et un 30 centimes de franc colonial. Valeur actuelle : “au minimum 15 000 euros pièces et même jusqu’à 45 000 ou 50 000 euros s’ils sont sur une lettre”, selon Jean-Yves Vacher-Chicane.

1852. Même si le service postal a été introduit en 1784 dans l’île (et le premier bureau de poste apparu en 1820 près du Barachois) c’est en 1852 que sont émis les deux premiers timbres à la Réunion : un “15 centimes” et un “30 centimes” de franc colonial. Les prix étaient différenciés selon que la lettre sortait de la commune ou de l’île. Exemple : pour aller de Saint-Benoît à Saint-Benoît, il en coûtait 15 centimes. De Saint-Benoît à Saint-André : 30 centimes. A l’extérieur de l’île : 30 centimes encore. Puis 10 centimes de plus pour chaque port de métropole (le fameux “décime de mer”). Ces deux premiers timbres imprimés à la Réunion serviront moins d’une dizaine d’années. En effet, ils se dégradent rapidement : soit il faut les épingler au courrier, soit mettre de la gomme arabique derrière pour les coller. Pas franchement pratique... De plus, il faudra quelques années pour que la population utilise systématiquement des timbres : jusqu’en 1858, ils préféraient souvent payer en liquide, “à l’ancienne”. A cette date, une autre série est éditée avec des timbres à 10 et 40 centimes.

1892. à Jusqu’à cette date, seuls les timbres coloniaux sont en usage dans l’ensemble des colonies françaises, qu’il s’agisse de l’Anan, de la Côte d’Ivoire ou, évidemment, de la Réunion. Ces timbres ont tous la même valeur faciale et le Trésor finit par se rendre compte d’un drôle de traffic : comme le franc colonial n’avait pas la même valeur partout, certains achetaient de gros stocks de timbres sur les marchés les moins chers pour les vendre sur les territoires plus chers. Pour mettre fin à cette pratique, à partir de 1892, tous les timbres portent la marque de leur colonie : dans un premier temps, la Réunion est désignée par un “R” puis par le mot “Réunion” écrit en travers du timbre.

1900. Les “quatre vieilles” colonies françaises (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion) ont droit à des thèmes qui leur sont propres. Un honneur auquel les régions de métropole n’auront droit qu’en 1929. La première illustration de la Réunion est tout simplement une petite carte de l’île, puis viendront le Voile de la Mariée à Salazie, le Piton d’Anchaing, la rade de Saint-Paul, le Piton de la Fournaise... Tous ces timbres sont des oeuvres de graveurs métropolitains qui travaillaient à partir d’images rapportées de la Réunion. D’où, parfois, des représentations un rien décalées de la réalité ! La dernière série de ce type sortira en 1947.

1941 : la défense de l’empire colonial d’outre-mer est glorifiée.

Pendant la deuxième guerre mondiale, lorsque le gouverneur Capagorry arrive dans l’île, il fait surcharger tous les timbres réunionnais du tampon “France Libre” (en haut). Du coup, le CFLN, à Londres, pourtant dans la même mouvance, fait imprimer également des timbres “France Libre” (en bas), histoire de montrer au monde entier que les Français hostiles à l’Occupation contrôlent parfaitement la situation. Les timbres, c’est aussi de la politique.

1949 : tous les timbres sont frappés du sigle du franc CFA, qu’il s’agisse de la la Pointe du Raz, en Bretagne, ou d’une mosquée marocaine. Des images plutôt... exotiques. 1er janvier 1975. C’est la fin du CFA et l’entrée en vigueur du franc français. C’en est donc fini des timbres édités à la Réunion. Seuls les timbres de France métropolitaine ont cours. Certains, toutefois, portent des thèmes réunionnais, comme le bicentenaire de la naissance de Roland-Garros ou Mafate.

Dossier : David Chassagne

1 200 demandes de timbres par an

Phil@Poste, la fililale spécialement dédiée aux timbres possède une seule et unique unité de fabrication : à Boulazac, près de Périgueux, en Dordogne. Chaque année, La Poste reçoit plus de 1 200 demandes de timbres mais seules une centaine d’entre elles sont satisfaites, après sélection par une commission qui réunit des représentants de La Poste, du ministère de la Culture, des milieux philatéliques, du négoce, de la presse spécialisée et des créateurs de timbres. Le choix définitif se fixe par arrêté ministériel. Conçus par des artistes, les timbres-poste s’impriment selon différentes techniques : taille-douce, héliogravure ou offset. Ils sont mis en vente pendant une durée qui varie de six à douze mois. Retirées de la vente au guichet mais conservant leur pouvoir d’affranchissement, ces valeurs fiduciaires se trouvent ensuite chez les négociants en philatélie. Enfin, elles peuplent les albums des collectionneurs et ne sortent de leurs écrins qu’à l’occasion des expositions philatéliques.

Un objet vieux de 160 ans

C’est à un Anglais, sir Rowland Hill, que l’on attribue la création du timbre, tel qu’il existe aujourd’hui. Jusqu’alors, quelques essais de récepissés en “port payé” avaient été lancés en France en 1653 et en Sardaigne en 1819. Mais c’est sir Hill qui trouve comment unifier les tarifs et surtout les diminuer dans la distribution du courrier. Le Parlement anglais vote sa proposition de timbre-poste en 1840, que le Brésil adoptera en 1843, puis Genève (1844), les Etats-Unis (1846), la Belgique (1847), la Russie (1848) et enfin la France en 1849. Cette année-là, la loi abolit la progression des taxes selon 11 zones, établit une taxe unique, et autorise l’administration française des Postes “à vendre des timbres ou cachets dont l’apposition sur une lettre servira pour l’affranchissement”. Il faudra toutefois recourir à la pénalité de la double taxe des correspondances non affranchies pour faire admettre cette nouveauté par le public.

La philatélie en chiffres

60. C’est le nombre de nouveaux timbres émis par an, soit un par semaine en moyenne. 3,5 milliards. C’est le nombre de timbres vendus chaque année (parmi lesquels 2,9 milliards de Marianne et 600 millions de “beaux timbres”). 300 millions. C’est le nombre de Prêt-à-Poster utilisés chaque année, dont 70 % par les entreprises et 30 % par les particuliers. 2 millions. C’est le nombre de collectionneurs en France (le timbre-poste est le premier loisir de collection). Près d’un Français sur trois (29 %) achète, même occasionnellement, des beaux timbres. Le collectionneur a tendance à se rajeunir (47% des hommes collectionneurs ont moins de 40 ans) et à se féminiser (les femmes représentent 70 % des acheteurs de beaux timbres).

Quatre grandes familles de timbres

La Marianne. C’est le timbre d’usage courant, choisi par le Président de la République à chaque nouveau mandat. Le timbre commémoratif. Il rend un hommage de la nation aux personnalités françaises ou étrangères, commémore les grands événements et célèbre le patrimoine. Le timbre d’écriture. Il est édité le plus souvent sous forme de carnets de timbres autocollants. Véritable laboratoire technologique, ces timbres autorisent des expérimentations en termes de techniques d’impression, de formats, de lignes créatives, de thématiques. Le timbre personnalisé. MonTimbraMoi pour les particuliers et ID timbre pour les entreprises. C’est désormais la possibilité pour chacun de créer son propre timbre ayant valeur d’affranchissement, entièrement personnalisé avec un visuel au choix du client.

“Je suis timbré et je le revendique”

20 septembre 2009

 

Pour un timbré, c’en est un. C’est lui-même qui le dit, dans un large sourire. Il faut dire que Jean-Yves Vacher-Chicane a passé toute sa vie, ou quasiment, à collectionner les timbres, depuis son enfance lyonnaise jusqu’à la présidence de l’Association philatélique de l’océan Indien (Apoi), qu’il occupe depuis un an. Il en est devenu membre dès son arrivée à la Réunion, en 1992. C’est d’ailleurs à partir de cette date qu’il a décidé de se consacrer aux timbres exclusivement réunionnais. Mais commençons par le commencement, lorsque le petit Jean-Yves découvre par hasard un embryon de collection entamé par son père. “Il ne m’en avait jamais parlé, il l’avait même oubliée”. L’enfant, du coup, fait son entrée dans un nouveau monde. “J’ai acheté le catalogue Thiaude et ce fut pour moi la révélation : ces milliers de timbres, avec des personnages, des lieux, des événements, c’était aussi bien qu’un dictionnaire. Alors par tous les moyens, j’ai essayé d’étoffer ma collection”. De temps en temps, avec papa, il se rendait au marché aux timbres de la célèbre place Belcour. “Pour un franc, ce qui était colossal à l’époque, on ramenait un énorme paquet que je mettais trois bons mois à trier et classer”. Ce faisant, Jean-Yves Vacher-Chicane acquiert une solide culture générale : “Le timbre est un incroyable vecteur de connaissances, sans doute le moins onéreux qui existe sur terre”. Son père, d’ailleurs, aimerait bien que fiston se tourne vers la prestigieuse école Centrale. Mais Jean-Yves, la passion chevillée au corps, fait un autre choix : ce sera les Arts et Métiers, “qui me laissaient le temps de m’occuper de ma collection”.

Tous les timbres réunionnais... sauf les deux premiers

La collection universelle étant impossible, le jeune homme se spécialise dans les timbres de France, qui compte quelque 6 000 séries différentes. Mais Jean-Yves Vacher-Chicane arrive à 15 000 avec le jeu des surcharges, des défauts de fabrication, des diverses épaisseurs ou variétés de papiers, et des tampons de bureaux de poste. Car “le timbre neuf est une oeuvre d’art, mais ce n’est qu’une oeuvre d’art. C’est un objet qui a une vie, qui raconte une histoire”, souligne le collectionneur. Marié à une Réunionnaise, Jean-Yves Vacher-Chicane, à son arrivée dans l’île, laisse de côté sa collection nationale pour se consacrer aux timbres réunionnais. Il y a de quoi faire : on compte 650 valeurs différentes, “mais cela représente entre 4 000 et 5 000 timbres” car là encore, l’homme est à l’affût des moindres défauts, des plus infimes détails qui différencient une pièce d’une autre. Inutile de dire qu’il les possède quasiment tous. Mais Jean-Yves Vacher-Chicane a toujours essayé de rester éloigné de l’énorme business que constituent le marché du timbre. “Dans ma jeunesse, j’ai obtenu des pièces offertes par des négociants à qui j’avais donné des coups de main pour leurs inventaires”. Le reste est affaire d’échanges, de recherches, parfois ardues, de demandes ici et là. Le passionné avoue avoir “une seule fois” dépensé 1 500 euros pour un timbre “et pour un timbre de la la Réunion, je n’ai jamais dépassé 150 euros”. On est loin, évidemment, des incroyables sommets que peuvent atteindre certaines pièces très rares. Le “K Skilling jaune” de Suède, par exemple, “doit se monnayer aux environs du million d’euros”. Il n’en existe, il est vrai, que “trois ou quatre dans le monde car ils sont issus d’une erreur d’impression, en 1850”. La pièce la plus chère de la collection de Jean-Yves Vacher-Chicane est un “1 franc vermillon de 1849”, mais ne comptez pas sur lui pour vous donner sa cotation actuelle. Mais il lui en manque deux, et non des moindres : les deux premiers édités à la Réunion, un “15 centimes” et un “30 centimes” de 1852. “Ils font partie des cent grandes raretés mondiales”, précise-t-il. Et leur valeur est bien supérieure aux moyens du philatéliste-pays : “au minimum 15 000 euros pièce et sans doute jusqu’à 50 000 euros s’ils se trouvent sur une lettre”.

Jean-Yves Vacher-Chicane, président de l’association philatélique de l’océan Indien : “Le timbre est un incroyable vecteur de connaissances, sans doute le moins onéreux qui existe sur terre”.

 

Des trésors de près de trois siècles

CLICANOO.COM 20 septembre 2009

 

C’est un papier soigneusement plié. Une enveloppe jaunie mais en excellent état, qui date de... 1816. Un document exceptionnel que Jean-Yves Vacher-Chicane a fait revenir de métropole. “Dans cette lettre, un homme habitant à la Réunion demande à sa famille, à Bordeaux, que son frère vienne le rejoindre. La missive aura mis neuf mois pour arriver à destination. La famille lui répondra que le frère en question ne peut mettre les pieds dans l’île : étant ancien républicain et ancien bonapartiste, il serait immédiatement arrêté par la police de Louis XVIII”.

Après les timbres, Jean-Yves Vacher-Chicane s’est donc lancé dans une autre quête : celle des courriers du temps de la Poste maritime, partis de la Réunion et adressés à l’étranger. Il en a récupéré pour l’instant 300, “principalement des lettres commerciales mais aussi des échanges entre particuliers”. A cette époque, il était d’usage d’envoyer une lettre en trois exemplaires, “l’une qui passait par le Cap, une autre par l’Inde et une troisième par Suez”. Le collectionneur, par Internet, demande donc à tous ceux qui, en métropole, possèdent des lettres de ce genre, de les lui communiquer. Deux objectifs à cette opération : “aller en profondeur dans l’histoire de la Poste maritime, qui montre qu’entre 1816 et 1865, la vitesse d’achimenement du courrier a été multipliée par neuf : il ne falllait que 28 jours pour rallier la métropole en 1865”. Mais surtout, “faire revenir à la Réunion tout ce patrimoine historique éparpillé dans le monde entier. Lorsque je fermerai mes yeux pour la dernière fois, tout cela fera l’objet d’une dation aux archives réunionnaises”.

Cette lettre date de 1816.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 20:34

Les écoliers du Tremblet parrainent leur éléphant de mer

CLICANOO.COM | Publié le 7 septembre 2009

Ce matin, l’école primaire du Tremblet sera en effervescence dans le cadre d’une opération de parrainage d’Alan, l’éléphant de mer tombé amoureux de la plage de sable noir née de l’éruption d’avril 2007. Objectif : mieux connaître sa vie et contribuer à sa protection.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=220400&page=article

Mercredi dernier, au matin, un observateur attentif a saisi Alan au saut du lit, et aussitôt fait prévenir le parc national. Il est resté jusqu’au soir, deux médiateurs du parc expliquant aux visiteurs la nécessité de rester discrets pour ne pas provoquer sa fuite (photo Matthieu Balanger).

« Bonjour, je m’appelle Alan, le solitaire. Je suis un jeune éléphant de mer austral et je viens parfois chercher le calme et la tranquillité sur cette belle plage du Tremblet. Je rêve de pouvoir m’y reposer et d’y poursuivre ma mue. Merci de ne pas me déranger. » Cet avertissement, placardé il y a quatre semaines à peine, n’est pas superflu car, plus d’une fois, notre visiteur venu des mers du Sud s’est senti peu rassuré lorsqu’un curieux venait l’observer jusqu’à lui frôler les moustaches. Sans parler de ceux qui lui ont infligé des éclairs de flash, lui le spécialiste des chasses dans la nuit noire des abysses !

Un capital sympathie déjà acquis

Après la visite d’un de ses congénères, l’année dernière, Alan hante épisodiquement depuis le mois de mai dernier la plage apparue après l’éruption du piton de la Fournaise d’avril 2007. Sans doute apprécie-t-il sa vaste étendue de sable noir souvent déserte, ce cadre presque aussi sauvage que les rivages qui l’ont vu naître, ceux des îles Kerguelen ou Crozet, à quelques milliers de kilomètres au sud de la Réunion. La présence d’un éléphant de mer sur nos côtes constitue un événement suffisamment rare pour ne pas gâcher cette chance d’admirer un animal que seulement peu de chanceux peuvent rencontrer sur son lieu de vie d’origine. Alan, baptisé du prénom du fils d’un habitant du Tremblet parmi les premiers à l’observer, a déjà acquis un capital sympathie auprès des pêcheurs locaux. Ceux dont le métier ou la passion sont de s’intéresser au monde vivant qui nous entoure voudraient aujourd’hui permettre au plus grand nombre de la partager. Il aura fallu plusieurs mois pour concrétiser l’idée selon laquelle le meilleur moyen d’assurer la tranquillité d’Alan est de mobiliser ses plus proches voisins, les habitants du Tremblet eux-mêmes. Certains sont déjà devenus ses meilleurs porte-parole, prévenant désormais Globice ou le Parc à chaque apparition. Aussitôt, un dispositif se met en place, dans un double objectif, scientifique et grand public.

Les règles d’observation de la faune sauvage

C’est de cette manière qu’on a appris la première attaque de requin subie début juillet par Alan, suivie d’une seconde à la mi-août. Aujourd’hui, nous disent les scientifiques qui côtoient les éléphants de mer dansa les TAAF, il ne faut pas s’inquiéter outre mesure : outre qu’il n’est pas question de « soigner » un tel animal, sa rencontre avec des prédateurs fait partie de la vie. Sauf qu’Alan, en s’aventurant seul très loin de sa base, au cours de ce qui ressemble à une phase exploratoire, prend plus de risques que ses congénères vivant groupés, a priori mieux protégés, les adultes du moins. Tout cela sera raconté au cours de la journée de sensibilisation prévue aujourd’hui à Saint-Philippe avec la présence de représentants du Parc national, de l’Office national des forêts (ONF), des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et de l’association Globice (Groupe local d’observation et d’identification des cétacés). Ce matin, l’école primaire du Tremblet sera le théâtre d’une opération au terme de laquelle de chaque élève recevra une carte le faisant parrain d’Alan. Elle rappelle six consignes simples et de bon sens qui en feront des ambassadeurs de bonne volonté auprès des visiteurs peu familiers des règles d’observation de la faune sauvage. Et en fin d’après-midi, l’ensemble du public est invité à une conférence salle Henri-Madoré

François Martel-Asselin


 Un réseau d’alerte En cas d’observation… qui doit toujours se faire à distance suffisante, bien entendu, les témoignages sont les bienvenus. Antenne sud du parc national : 02 62 58 02 61. Réseau échouage de Globice : 06 92 65 14 71.

 Comment peut se finir une rencontre Le Groupe local d’observation et d’identification des cétacés a été parmi les premiers à s’intéresser à ce visiteur et à s’inquiéter de l’excès d’enthousiasme manifesté à son égard, craignant sa désertion, en mai dernier. Coup de gueule de son fondateur Bernard Rota sur le site internet de Globice, fustigeant par exemple « un individu (qui) se rapproche et se place à deux mètres devant l’animal pour le photographier. Celui-ci a une réaction d’agressivité pour éloigner l’importun qui fait un bond en arrière. Une autre personne arrive et imite celui qui est trop près. L’animal se lève alors et se dirige vers la mer, poursuivi par ces deux personnes. Fin d’une rencontre qui promettait d’être magnifique ».

 Des observateurs pertinents Le 14 août, la découverte d’une abondante trace de sang souillant le sable de la plage entraîne des interrogations sur le sort d’Alan. Le lendemain, une visiteuse appelle les sapeurs-pompiers pour signaler sa présence. Il est donc vivant… et porteur de nouvelles blessures infligées par un petit requin des profondeurs, le squalelet féroce, comme on le craignait. On attend du prélèvement de sang effectué dans le sable la détermination définitive du sexe d’Alan et des informations d’ordre génétique. Autre exemple mercredi dernier, un habitant du Tremblet, lui-même prévenu par un ami en visite, alerte le parc national. Deux médiateurs se rendent au plus vite sur le site. Il était temps, raconte Fabrice Boyer, responsable de l’antenne sud du parc à Saint-Joseph, « car des gens et des enfants allaient commencer à tourner autour ». Jusqu’au soir, ils invitent les visiteurs à rester sur la falaise qui domine idéalement la plage ; en procédant ainsi, Alan restera bien visible toute la journée, alors qu’une tentative d’approche se serait soldée par une fuite comme on l’a déjà observé.

Capable de plonger à 1 400 m de profondeur

CLICANOO.COM | Publié le 7 septembre 2009

L’éléphant de mer (Mirounga leonina) est la plus grosse des espèces de phoque (une autre espèce vit en Amérique du Nord). Sa population mondiale est estimée à 650 000 animaux répartis dans l’hémisphère sud, dont la sous-population du sud de l’océan Indien (200 000) qu’hébergent notamment les îles formant partie des Terres australes et Antarctique françaises (TAAF). Elle est actuellement en phase de stabilisation après avoir connu une période de fort déclin et même frôlé l’extinction au cours du XIXe siècle, où il était très recherché pour son huile et sa viande. Il fait partie de la classe des mammifères.

Le mâle atteint de 4 à 6 m de longueur, pour un poids de 2 à 4 tonnes. Sa maturité sexuelle (sa capacité à se reproduire) survient vers 4-5 ans. Il peut vivre jusqu’à 15-16 ans. Les mâles dominants (les « pachas », âgés de 9-10 ans), s’affrontent pour constituer un harem de plusieurs dizaines de femelles. Ils veillent en permanence à leurs privilèges sexuels par des éructations (manifestations sonores émises par la bouche) menaçantes voire des affrontements physiques. A l’état adulte, les narines des mâles se développent en une « trompe » caractéristique, à laquelle ils doivent leur dénomination d’« éléphant de mer » (Alan, notre éléphant de mer du Tremblet, mâle présumé d’un âge estimé à quatre ans, n’a donc pas atteint ce stade).

La femelle atteint de 2,50 à 3 m de longueur, pour un poids de 500 kilos. Sa maturité sexuelle survient vers 3-4 ans. Elle peut vivre jusqu’à 20 ans. La gestation (période durant laquelle elle porte un unique petit) dure 9 mois. La femelle met bas (accouche) en septembre d’un petit d’un poids d’environ 40 kilos. L’allaitement dure 23 jours. L’accouplement survient dès que le petit est sevré, soit vers le mois d’octobre.

Il passe les trois quarts de l’année en mer. Après la reproduction, il revient à terre pour changer de pelage, c’est la mue. Durant cette période de trois mois, il s’alimente peu (période de jeûne) et se repose, dormant beaucoup. Les neuf autres mois, il vit essentiellement en mer, à la recherche de nourriture telle que céphalopodes (calmars), poissons, crustacés, krill, algues… Les yeux de l’éléphant de mer sont adaptés à une faible luminosité et donc à la chasse en profondeur. Il est capable d’apnées (plongées en retenant sa respiration) de 20 minutes à 2 heures, jusqu’à la profondeur stupéfiante de 1400 mètres. Très à l’aise dans le milieu marin, il l’est moins sur terre, où il peut néanmoins se propulser à plus de 8 km/h.

L’éléphant de mer est protégé au niveau international. En France, il est l’objet d’une mesure de protection intégrale depuis 1995 au titre du Code de l’environnement, qui punit les perturbations intentionnelles.

Source : www.reunion-parcnational.fr

 

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