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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 16:03

commençons par les jujubes car les marchands ambulants sont nombreux à en vendre au bord des routes actuellement

autre fruit de saison : les bibasses (nèfles)

le beau rouge du jus de goyave, c'est pas du colorant

bananes petites péi
les bananes, c'est toute l'année

les premières mangues péi (José) sont arrivées mais sont chères

papayes péi

Terminons le billet d'aujourd'hui par un plat que j'ai découvert hier : la chevaquine.
Ce sont de tit crevettes de rivière séchées, cuites avec des tomates, des épices et du piment.
Délicieux.

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 20:57
J'ai scanné et posté vers le 20 juillet un premier tiers des documents inédits publiés dans le Journal de l'Ile de la Réunion du 28 juin sur Georges Roussin. Voici une 2è livraison, la 3è ne saurait tarder. Quel dommage qu'un tel talent reste méconnu des rényonés et des métropolitains.





étienne guénard



jeune femme en chaise longue, 1883,


Nu académique, non daté
mademoiselle Coquelicot (1896)

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 18:34

La première femme qui défie l’Océan Indien à la rame

CLICANOO.COM | Publié le 5 août 2009

Hier, Sarah Outen a réalisé un rêve et un exploit surhumain. La jeune australienne est allée au bout de sa traversée de l’Océan Indien à la rame, devenant ainsi la première femme à accomplir cet exploit. La navigatrice est arrivée, hier, à Maurice à 20h27 après 124 jours de mer et près de 6000 km parcouru. A bord de son bateau le ‘Serendipity’e, elle avait quitté Perth, en Australie, en toute discrétion pour rejoindre Bois des Amourettes dans le sud de Maurice.

Pour cette biologiste de 24 ans, ce défi visait surtout à récolter des fonds pour une fondation qui lui tient a cœur et qui travaille aux côtés de ceux, qui comme son père, souffrent de polyarthrite rhumatoïde. « Ce fut une expérience incroyable. J’ai vu les éléments dans tous leurs états », a-t-elle déclaré à la presse, à son arrivée.

http://archives.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=217523&var_recherche=outen

 

 

 www.sarahouten.co.uk

 

Sarah Outen : première femme à rallier Perth et Maurice à la rame en 124 jours

4 Aug 2009

Sarah Outen, jeune diplômée en biologie de l’université d’Oxford, a réussi son pari; celui de traverser l’océan Indien à la rame en solitaire.
La jeune femme a quitté Perth qui se trouve sur la côte ouest de l’Australie pour arriver sur nos côtes lundi soir.
Elle devient ainsi la première femme, d’ailleurs la plus jeune femme au monde, à faire cette traversée longue de 3,100 miles.
Sarah a ramé seule dans son embarcation nommée "Serendipity" qui fait 6 mètres de longueur et 1.6 mètres de largeur.
En effet, elle est arrivée à Bois des Amourettes aux alentours de 20 heures 20 hier soir. Cette Britannique a passé 124 jours en mer.
Outre son amour pour les sports nautiques et l’aventure tout simplement, la démarche de Sarah vise à récolter des fonds en faveur des organisations œuvrant pour le traitement de l’arthrite notamment l’association "Arthritis Care".
Par ailleurs, elle dédie cette aventure à son père, soudainement décédé en juin 2006, et qui souffrait lui aussi de cette terrible maladie.

http://www.orange.mu/kinews/dossiers/societe/231377/sarah-outen-rallie-perth-et-maurice-en-124-jours.html

 

Sarah Outen réalise un exploit surhumain en mémoire de son père

Vincent Supparayen
08/05/09

Sarah Outen est arrivée à Maurice à 20h27 le 3 août 2009 après une traversée de l’océan Indien à la rame, réalisée en mémoire de son défunt père qui souffrait de polyarthrite rhumatoïde.

A bord de son bateau le ‘Serendipity’, la Britannique a réalisé ce voyage de 6 000 km, de Perth en Australie à Bois des Amourettes à Maurice, en 124 Jours. Une expérience qui lui aura permis de devenir la première femme à effectuer la traversée de l’océan Indien à la rame en solo. Cela représente, pour elle, un défi physique et mental.  Ce projet était aussi une façon pour elle de récolter des fonds pour une fondation qui lui tient a cœur et qui travaille aux côtés de ceux, qui comme son père, souffrent de polyarthrite rhumatoïde.

A son arrivée à Maurice, elle a parlé à sa mère qu’elle n’avait pas vue depuis plusieurs mois avant d’avoir une brève rencontre avec la presse. Elle réside pour l’instant chez un habitant de Bois des Amourettes et fera son entrée dans le port de Port Louis, à bord de son bateau, jeudi pour y rencontrer le vice-Premier ministre, Xavier Luc Duval.

http://lexpress.mu/Story/4869~Sarah-Outen-r%C3%A9alise-un-exploit-surhumain-en-m%C3%A9moire-de-son-p%C3%A8re

 

Jour de gloire sur les cotes mauriciennes pour la jeune britannique.
Sarah Outen est entrée dans l’histoire. La Britannique Sarah Outen est devenue la première femme à traverser l’Océan Indien à la rame en solitaire.    

 

E lle a atteint l’île Maurice, par le sud-est, à Bois des Amourettes, en début de soirée, le 3 août. Soit presque sept mois après son départ de l'Australie. En janvier dernier nous vous révélions  en exclusivité, son projet alors jugé insensé.

 

Biologiste de formation, Sarah Outen est âgée de 24 ans et réside à Rutland, en Grande-Bretagne.
Elle est partie de Fremantle (Australie) , à bord d’un canot à rame. Sa traversée a duré 124 jours, dans des conditions souvent très difficiles.

 

 
   

 

 

http://www.ilemaurice-tourisme.info/page.php?page_id=1453

 

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 21:18
la tombe de Marcel Duchamp (1887-1968) au cimetière monumental de Rouen (j'ai pris la photo dimanche 26 juillet)
il est avec ses frères Raymond Duchamp-Villon (sculpteur), Jacques Villon (peintre) et sa soeur Suzanne Duchamp (peintre).
"D'ailleurs c'est toujours les autres qui meurent"
En ne mesurant pas l'intérêt d'une oeuvre au nombre d'heures de travail qu'elle a coûté, je ne crois pas que l'inventeur des Ready-made ait incité à la paresse (comme il a essayé de le faire croire). Il permet au contraire aux amateurs d'art de contribuer au partage d'une oeuvre et à son appropriation, de la faire exister, vivre, de la faire connaître, de concevoir l'art comme fait mental. D'ailleurs, il écrit quelque part : "il ne s'agit pas de décrire l'objet, mais d'emporter l'esprit du spectateur vers d'autres régions plus verbales"
Entrons donc à nouveau dans le musée des Beaux-Arts de Rouen, du côté Salles permanentes cette fois, pour découvrir celui qui est devenu citoyen naturalisé américain en 1955 : Marcel Duchamp.

André Raffray (1925- ), L'Ombre du porte-bouteilles de Marcel Duchamp, 2005

En 2007, le Musée des Beaux-Arts de Rouen a ouvert une salle Marcel Duchamp et c'est une réussite. Non pas parce que Duchamp est né en Seine-Maritime, mais parce qu'à un certain nombre de ses oeuvres (enviées par le musée Pompidou j'imagine), s'ajoutent des oeuvres d'André Raffray, de ses frères et de sa soeur et que le tout est pédagogiquement présenté.
http://www.ac-rouen.fr/pedagogie/equipes/eculturel/dossier_mbar/marcel_duchamp/dp_duchamp.pdf

Le Cheval majeur, Raymond Duchamp-Villon (1876-1918)

peinture de Jacques Villon


La Boîte en valise (1966) ou la mise en abyme par Marcel Duchamp de ses propres oeuvres miniaturisées.

à droite : "Fountain" (urinoir inversé)

coin de chasteté


L.H.O.O.Q.

Marcel Duchamp, La mariée mise à nu par ses célibataires même 1934 (la boîte verte)

Marcel Duchamp, Deux nus, 1910, huile sur toileMarcel Duchamp, Portrait du docteur Ferdinand Tribout, 1910

André Raffray, Penché sur son Grand Verre, La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, brisée lors d'un transport, Marcel Duchamp tente de le réparer, 1936
 

"Son œuvre la plus riche et la plus étrange, à l’élaboration complexe, est la Mariée mise à nu par ses célibataires, même ou Grand Verre, réalisée sur panneau de verre (1915-1923, musée de Philadelphie). Le Grand Verre est l’aboutissement de plusieurs études préliminaires telles que Neuf moules mâlics (1914-1915) qui correspond à l’obsession d’une « vraie forme » invisible, obtenue par contact, afin de synthétiser toutes ses théories magiques et sa théorie de l’art comme « fait mental ». Réalisée à l’huile, feuille et fil de plomb, montée entre deux plaques de verre, cette étude fut fêlée lors de son transport en 1916, mais Marcel Duchamp refusa de la faire restaurer." (source : Wikipedia)

 

Robert Desnos interrogé par André Breton lors d’une séance de télépathie à laquelle

participe Marcel Duchamp sous les traits de « Rrose Sélavy »

Dans ses douze images tirées numériquement sur film polyester rétro-éclairés, André Raffray a bien pris soin de mettre en scène la constellation des futuristes, cubistes, surréalistes et amis qui gravitent autour de M D :

Apollinaire, Erik Satie, Max Ernst, Salvador Dali, Picabia, Man Ray, Breton, Desnos

André Raffray Dans son atelier de New York Marcel Duchamp, près d'Etant donnés, son oeuvre posthume, 1968
http://www.zumbazone.com/duchamp/
http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Duchamp/ENS-duchamp.htm

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 21:14
Extraordinaire, l'expo Voyages Pittoresques qui a lieu du 16 mai au 16 août. Elle se compose de trois expositions :
- La Normandie romantique au musée des Beaux-Arts de Rouen
- La Normandie monumentale au musée Malraux du Havre
- la Normandie contemporaine au musée des Beaux-Arts de Caen
Je n'ai vu que la 1ère. La vie fait palpiter les monuments, les toiles s'animent et se sonorisent. Voyage dans le temps.
http://www.rouen-musees.com/Actualites-EXPOSITION-VOYAGES-PITTORESQUES---1.LA-NORMANDIE-ROMANTIQUE-70.htm

Richard Parkes Bonington (1802-1828), Entrée de la Salle des pas perdus, palais de justice

« Etabli à Paris depuis 1818, le jeune Bonington fait son premier séjour en Normandie en 1821. Il y retournera à plusieurs reprises jusqu'à sa mort prématurée en 1828, attiré tout à la fois par les monuments gothiques, et par les paysages de la côte. La région lui inspire un grand nombre de dessins, d'aquarelles et de peintures qui appartiennent tantôt au registre du pur paysage, tantôt à la vue d'architecture. Il participe à l'illustration des volumes sur la Normandie des Voyages pittoresques de Taylor et Nodier. »


Johannes Bosboom, Le quai de Paris à Rouen, 1839, huile sur toile

Polyclès Langlois, Rouen : vue du quai de Paris, la cathédrale à l'arrière-plan, 1838

« L'aspect de Rouen fait naître l'idée d'une cité toute gothique qui récemment dégagée des immenses débris sous lesquels elle avait caché, pendant des siècles, la flèche de ses basiliques et le faîte de ses palais, réunirait tout à coup un peuple de curieux empressé de la contempler et ne verrait s'élever dans l'espace qui sépare ses monuments que l'architecture disparate et fragile des hôtelleries et des bazars. Elle serait la Palmyre ou l'Herculanum du Moyen Âge » Charles Nodier, Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, vol II, Ancienne Normandie, 1825


Eugène Isabey (1803-1886), Vue du cloître de l'abbaye de Saint-Wandrille vers 1825-30, musée des Beaux-Arts de Besançon

« L’abbaye en ruine

La vente des abbayes comme biens nationaux à la Révolution entraîne la destruction d’un immense patrimoine architectural. La Normandie abonde en monastères médiévaux et les saccages y sont tragiques. C’est pour une bonne part autour des vestiges des grands sanctuaires monastiques de la région que s’amorce cependant la prise de conscience qui aboutira à une politique concertée de sauvegarde des monuments historiques. […] C’est principalement au texte et aux planches des Voyages Pittoresques et Romantiques que l’on doit le mouvement d’opinion qui aboutira au sauvetage des vestiges. »

 

Charles Caïus Renoux 1795-1846, Cloître Saint-Sever près de Rouen

« Ces voûtes ciselées en feuillages, ces jambages qui appuient les murs et finissent brusquement comme des troncs brisés, la fraîcheur des voûtes, les ténèbres du sanctuaire, les ailes obscures, les passages secrets, les portes abaissées, tout retrace les labyrinthes des bois dans l'église gothique ; tout en fait sentir la religieuse horreur, les mystères et la divinité. Les deux tours hautaines plantées à l'entrée de l'édifice surmontent les ormes et les ifs du cimetière, et font un effet pittoresque sur l'azur du ciel. Tantôt le jour naissant illumine leurs têtes jumelles, tantôt elles paraissent couronnées d'un chapiteau de nuages, ou grossies dans une atmosphère vaporeuse. Les oiseaux eux-mêmes semblent s'y méprendre, et les adopter pour les arbres de leurs forêts : des corneilles voltigent autour de leurs faîtes, et se perchent sur leurs galeries. Mais tout à coup des rumeurs confuses s'échappent de la cime de ces tours, et en chassent les oiseaux effrayés. L'architecte chrétien, non content de bâtir des forêts, a voulu, pour ainsi dire, en imiter les murmures ; et, au moyen de l'orgue et du bronze suspendu, il a attaché au temple gothique jusqu'au bruit des vents et des tonnerres, qui roule dans la profondeur des bois. Les siècles, évoqués par ces sons religieux, font sortir leurs antiques voix du sein des pierres, et soupirent dans la vaste basilique : le sanctuaire mugit comme l'antre de l'ancienne Sibylle ; et, tandis que l'airain se balance avec fracas sur votre tête, les souterrains voûtés de la mort se taisent profondément sous vos pieds. »

François-René de Chateaubriand

Le Génie du Christianisme (1802), 3è partie, livre 1, chapitre 8


Thomas Charles Leeson Rowbotham, Vue générale de Rouen depuis Bon secours 1849

Edward William Cooke, Vue du Mont Saint-Michel 1833

Eugène Cicéri 1813-1890 d'après Charles Séchan 1803-1874, Le Mont Saint-Michel
Lithographie tirée des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, vol III, 1878

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 17:49
Des baleines franches en escapade à Sainte-Marie
CLICANOO.COM | Publié le 28 juillet 2009
La saison des baleines réserve toujours des surprises. Et si le cru 2009 s’annonce “bon”, selon Violaine Dulau, cétologue du Globice (Groupe local d’observation et d’identification des cétacés), les baleines à bosse ont eu de la concurrence hier. Après avoir reçu un “tuyau” de Jacqueline Parc, une équipe de l’association est tombée vers 10 h sur une baleine franche australe (Eubalaena australis) de 15 m et son tout jeune baleineau à quelques centaines de mètres face à l’église de Sainte-Marie.
Ce n’est pas la première fois qu’elles font un passage remarqué à La Réunion, des signalements ont été enregistrés en 1988, 1993 et 2003, mais tout de même… ce n’est que la quatrième fois en vingt ans. “La baleine franche est plutôt une habituée d’eaux plus fraîches. Elle s’aventure très rarement dans les zones tropicales comme les nôtres”. Et ce d’autant plus, que cette espèce “a été chassée pour son huile de façon intensive jusqu’à la limite de l’extinction. En 1920, on ne comptait plus que 300 individus sur une population initiale de 60 000 baleines !”.
Aujourd’hui, la population se régénère peu à peu et les spécialistes estiment qu’il y aurait environ 7 000 individus. Et la migration des femelles depuis les mers subantarctiques répond à un besoin vital : mettre bas. On les retrouve d’ailleurs en Afrique du sud pendant cette période. Ces deux spécimens ont donc prospecté plus loin histoire de visiter la “maternité” de leurs collègues à bosse. Et qui sait, peut-être choisir plus souvent La Réunion.
B.G.

Comment approcher les baleines ?
CLICANOO.COM | Publié le 29 juillet 2009
La saison des baleines a commencé. Quels sont les différents comportements de la baleine à bosse ? Comment les interpréter ? Quelles sont les techniques d’approche à adopter pour faire de ces rencontres des moments d’exception ? Pour répondre à ces questions, jeudi 30 juillet 2009 à 17h00, Kélonia, l’observatoire des tortues marines invite le public à venir assister à sa nouvelle conférence « rencontres et techniques d’approche des baleines à bosse », animée par Eric Lamblin, de Globice Ces mammifères sauvages tolèrent la présence de l’homme à condition toutefois que ce dernier se montre respectueux des phases d’approche et d’observation. Une bonne connaissance de l’animal est nécessaire pour connaître et interpréter son comportement mais également anticiper ses réactions.
La conférence se tiendra dans la salle de projection de Kélonia L’entrée est gratuite uniquement sur réservation au 0262 34 81 10 ou par mail à contact@kelonia.org
L’exposition temporaire "les baleines à bosse, nos invitées pour l’hiver", à l’entrée de Kélonia est elle visible gratuitement jusqu’à fin septembre.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 08:44

“Turtle jumping” à Juan de Nova

CLICANOO.COM | Publié le 2 août 2009

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=217313&page=article

éparses. Non, ce n’est pas le dernier sport extrême à la mode. Si attraper les tortues dans le lagon de Juan de Nova a tout d’une discipline olympique en puissance, c’est avant tout un travail essentiel au suivi et à l’étude de cette espèce protégée. Vertes ou imbriquées, les tortues des Éparses recèlent encore nombre de mystères que des scientifiques réunionnais tentent de percer.

La Réunion et les tortues, c’est une longue histoire. Depuis la création de la ferme Corail à Saint-Leu en 1975 jusqu’à sa toute récente transformation en observatoire des tortues marines sous le nom de Kelonia, l’île est devenue une base de recherches à la pointe en matière de connaissance de ces reptiles étonnants. À la fois proches et lointaines, les îles Éparses en sont le champ d’étude grandeur nature pour connaître le mode de vie et l’état de santé des deux espèces typiques du sud-ouest de l’océan Indien, la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) et la tortue verte (Chelonia mydas). Pour cette dernière espèce, Europa est d’ailleurs un des premiers sites au monde de reproduction avec 6 000 à 11 000 tortues en ponte par an. L’expédition Éparses 2009 ne pouvaient donc se faire sans deux des spécialistes péi de la tortue, Stéphane Ciccione, le directeur de Kelonia, et Jérôme Bourjea, responsable du programme tortue à l’Ifremer (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer), une bonne douzaine de voyages dans les Éparses à eux deux. Leur mission : l’étude des habitats de développement des tortues marines du sud ouest de l’océan Indien, la caractérisation et l’abondance de ces espèces. En clair, une collecte de données sur le terrain qui serviront notamment à enrichir la base régionale TORSOOI (TORtues du Sud Ouest de l’Océan Indien) qui a vocation à être élargie aux autres pays de la zone (Seychelles, Comores, Madagascar...).

Les tortues vertes en hausse

“Depuis 1983, les études ont permis de comprendre en grande partie le cycle reproductif de la tortue, l’influence des changement climatiques sur la détermination du sexe des juvéniles, ou de vérifier le phénomène de homing, c’est à dire la faculté des tortues à retourner pondre sur la plage qui les a vues naître. Mais c’est un animal très complexe, dont on mesure encore mal les rythmes de croissance, très variables selon les tortues. Leur maturité sexuelle est également très variable, pouvant aller de 10 à 50 ans selon l’individu”, explique Jérôme Bourjea. Établir une base de données la plus riche possible à l’échelle de la zone permettrait donc à terme de dégager des tendances plus précises et des indications précieuses sur l’état de santé de l’espèce, protégée depuis les années 80 par la convention de Washington. Aussi, avec le concours de la Région Réunion, les deux scientifiques ont tenté sur Europa et Juan de Nova de capturer un maximum de tortues des deux espèces. Et pour ce faire, la technique la plus efficace reste encore celle, venue d’Australie, du “turtle jumping.” À bord d’un zodiac, les “chasseurs” repèrent les jeunes tortues qui trouve dans les lagons à la fois le gite et le couvert, a savoir, la protection contre les prédateurs et de la nourriture en abondance pour grandir et atteindre la maturité sexuelle. Une poursuite s’engage alors avec le bateau, sollicitant les qualités du pilote, le temps de fatiguer un peu ces excellentes nageuses. Il faut ensuite toute l’habileté du plongeur pour sauter sur la tortue et immobiliser ses musculeuses nageoires avant. Embarquée, la tortue est ensuite ramenée sur la plage où l’on procède à toute une batterie de manipulations avant de la remettre à la mer : mesure de la carapace, pesée, baguage et photo d’identification. Un prélèvement de derme est également effectué à des fins d’analyse génétique. “C’est par ce biais qu’on a pu, à force de comparaison, constater que les tortues vertes du sud du canal du Mozambique ont des caractéristiques communes avec celles de l’Atlantique. Ce qui signifie que les tortues ont réussi à passer la barrière naturelle du cap de Bonne Espérance, réputée infranchissable pour cette espèce !”, rappelle Jérôme Bourjea. “Ces mélanges génétiques sont également facteurs d’une plus grande robustesse de l’espèce.” La bonne nouvelle en plus, c’est que la population de tortues vertes des îles Eparses est globalement en croissance de 1 à 3% par an depuis 20 ans. Même si à l’échelle de la planète, cette espèce est encore menacée, les îles du sud ouest de l’océan Indien apportent une note d’espoir pour sa préservation. Tout aussi important, le baguage a pour objectif de suivre la tortue en différentes étapes de sa vie. “Mais le taux de recapture est assez faible”, précise Stéphane Ciccione. “Comme nos missions dans les Éparses sont très espacées dans le temps, les quelques tortues qui sont recapturées sont celles qui ont le moins grandi et sont donc restées le plus longtemps dans le lagon. Celles dont la croissance a été plus importante et rapide ont déjà gagné d’autres zones d’alimentations plus riche en herbiers. Il faudra peut-être des dizaines d’années avant de voir une jeune tortue baguée venir pondre ensuite sur une plage, ce qui suppose aussi une surveillance constante et un suivi sur du très long terme.” Dans les Éparses, faute d’observateur permanent, ce sont les gendarmes, ou les agents météo sur Tromelin, qui mettent la main à la patte. Chaque matin, ces résidents temporaires comptent et notent les traces de tortues venues pondre sur la plage. Les captures en revanche, ne sont réalisées que par ces scientifiques dont la venue est plus rare. D’où l’importance des missions telles que celles qui viennent de s’achever. Sur Europa, Jérôme et Stéphane auront bagué 38 tortues vertes et 15 tortues imbriquées. Sur Juan, 37 vertes et 17 imbriquées. Sur plus d’une centaine de tortues ainsi capturées, six seulement avaient fait l’objet d’un précédent baguage. Outre ce travail précieux, les deux spécialistes auront goûté au plaisir de cotoyer les autres scientifiques de la mission du Marion-Dufresne. “Ce voyage nous a permis d’échanger avec des confrères d’autres disciplines sur des thèmes qui nous touchent. Les géomorphologues, par exemple, nous ont donné des idées sur des mouvements terrestres qui peuvent influencer le comportement de reproduction ou d’alimentation des populations de tortues”, se félicite Stéphane Ciccione. Espèce apparue il y a une centaine de millions d’années, la tortue est sans doute un témoin privilégié de l’évolution de la planète, qu’elle fréquente depuis bien plus longtemps que nous humains.

De notre envoyé spécial Sébastien Gignoux

Juan de Nova

 Située dans la partie étranglée du canal du Mozambique, à 600 km au sud de Mayotte, 280 km des côtes d’Afrique orientale et 175 km de Maintirano à l’est de Madagascar.

 Zone économique exclusive (ZEE) : 61 050 km2

 Ile en forme de croissant de 6 km de long au milieu d’un vaste récif corallien.

 Superficie : 5 km2. Point culminant : 12 m.

Mission Eparses 2009

Le 14 mai dernier, le navire logistique des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), le Marion-Dufresne, rentrait d’une rotation exceptionnelle dans quatre des cinq îles qui forment le district des Éparses. À son bord, les techniciens en charge de l’évacuation des déchets accumulés lors des rares épisodes de peuplement de ces îles aujourd’hui classées réserves naturelles. Pour la première fois dans les Éparses, cette mission a également pris une tournure d’expédition scientifique, avec pas moins de 17 programmes et une quarantaine de chercheurs représentés à bord. Trente éco-touristes ont enfin eu le privilège de participer à ce voyage unique. Cette semaine, poursuite de notre escale à Juan de Nova.

Dimanche prochain, opération nettoyage aux Glorieuses.

Des étudiants se jettent à l’eau

Ils s’appellent Julia, Anne, David et Kevin. Étudiants en deuxième année du master BEST (Biodiversité des écosystèmes tropicaux) de l’Université de la Réunion, ils sont les premiers acteurs du concept inédit d’ “Université flottante”. Un programme consistant à faire embarquer ces étudiants sur le Marion-Dufresne pour participer activement aux recherches des scientifiques dont les programmes ont été sélectionnés pour la mission, et profiter d’un véritable “laboratoire de travaux pratiques à ciel ouvert.” Une approche concrète du métier de chercheur ou d’enseignant auxquels ils se destinent, et une aide précieuse pour des scientifiques ne disposant que de peu de temps sur les îles Éparses pour réaliser leurs manipulations, parfois fastidieuses : comptage d’oiseaux, baguages de tortues, prélèvements de coraux ou d’invertébrés… Autant d’expériences pour lesquelles ces jeunes gens se sont portés volontaires et dont ils se sont acquittés avec application et bonne humeur.

Des navigatrices qui ne perdent pas le nord

CLICANOO.COM | Publié le 2 août 2009

Comment une tortue verte, 20 ans après sa naissance et des périgrinations de plusieurs milliers de kilomètres dans l’océan Indien pour se nourrir, parvient-elle à retrouver la plage qui l’a vu naître pour, à son tour, donner naissance à plusieurs dizaines de bébés tortues ? C’est le système de navigation exceptionnel de ces grandes migratrices que tente de décortiquer la composante tortue du programme SWIOFP (South West Indian Ocean Fishery Project) mis en route l’année dernière. Une centaine de tortues marines en phase de ponte et d’alimentation sur le secteur du canal du Mozambique vont être équipées de balises Argos afin d’étudier leurs trajets, et les phases de “homing” ou “post-homing” (retour sur la plage de naissance pour la ponte, puis long déplacement pour l’alimentation). “Il est communément admis que les tortues utilisent les champs magnétiques pour se diriger, mais pas seulement”, explique Jérôme Bourjea d’Ifremer. Les scientifiques du CNRS ont en effet pu constater, sur des tortues suivies par satellite, qu’en perturbant les champs magnétiques en période de homing, elles étaient dans leur quasi totalité capables néanmoins de retrouver leur chemin, même au prix de quelques petits détours, en shuntant leur système de navigation. “Il est très probable que les tortues utilisent un sens de l’odorat très développé. Ce qui expliquerait que dans la région elles se dirigent toujours vers des côtes sous le vent, et migrent systématiquement vers l’est en phase de post-homing. Dans le même ordre d’idée, une activité humaine trop forte sur un lieu induirait un changement de ces odeurs et donc une baisse des pontes en cet endroit”, poursuit le scientifique. Quid alors de ces tortues “colonisatrices”, c’est-à-dire celles qui font exception à la règle en allant pondre sur des plages où elles ne sont pas nées. Une perturbation, un épisode cyclonique ou un bouleversement de la gamme des odeurs pourraient expliquer ces déménagements. Mais ce ne sont que quelques-unes des hypothèses évoquées au sujet de ces reptiles jamais avares de surprises..

 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 22:58

Si vous êtes dans le centre de Rouen et que vous n'avez que très peu de temps, alors le choix est simple : vous devez voir le Gros-Horloge, la cathédrale et le Palais de Justice.
Le Gros-Horloge est une horloge astronomique du XIVè siècle, doté d'un cadran XVIè siècle. On y voit des moutons partout. Symbole profane de l'animal qui fournit en laine les tisserands rouennais et qu'on retrouve dans le blason de la ville ; symbole religieux de l'agneau pascal.

on trouve même un mouton sur l'aiguille
dans la fenêtre inférieure : Apollon sur son char

sur l'arche Renaissance, sont sculptés le Bon Pasteur et ses brebis

le Gros-Horloge est adossé à un beffroi gothique

au pied duquel est une fontaine qui a les honneurs d'Arethuse, Alphée et Cupidon

deuxième monument incontournable : la cathédrale

dans le tympan du portail nord, la célèbre scène de la décapitation de Jean-Baptiste et de la danse de Salomé. La restauration du tympan est pour très bientôt. En attendant, on peut voir le moulage du tympan tel qu'il était au XIXè siècle dans la salle des moulages de la Cité de l'architecture et du Patrimoine : http://www.citechaillot.fr/musee/les_galeries/galerie_des_moulages.php (merci Bénédicte pour l'info).

L'un des vitraux raconte la légende de Saint-Julien l'hospitalier (l'un des Trois Contes de Flaubert).

Enfin, difficile de ne pas admirer le Palais de Justice dont la restauration vient de se terminer.


Siège de l'Echiquier de Normandie, puis du Parlement de Normandie au XVIè, il combine le style gothique, le gothique flamboyant, le style Renaissance et le néo-gothique. Très abîmé pendant la Deuxième Guerre mondiale, il garde ses blessures apparentes, conformément au voeu des restaurateurs.



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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 21:56
A la Bouille, il n'y a pas que le souvenir d'Hector Malot, il y a une lumière spéciale qui a attiré des peintres.



Rien d'étonnant à ce que La Bouille fasse partie du 4è circuit impressionniste : "le fleuve à La Bouille, à Sahurs et à Saint-Nicolas de Bliquetuit". Au moment où Sisley tente de saisir les nuances changeantes du ciel, Monet réalise une deuxième série de cathédrales de Rouen.

La Seine à La Bouille, Edward William Cooke (1811-1880). Tableau de l'exposition "Normandie romantique" au Musée des Beaux-Arts de Rouen (du 16 mai au 16 août 2009)

Pour rentrer à Canteleu, Danielle et moi passons devant le château d'Hautot qui nous rappelle que l'auteur de Bel-ami hante lui aussi la région. Restaurants, hôtels, arrêts de bus, collèges et ponts s'appellent Bel-ami, Flaubert, Maupassant ou Bovary.

Et c'est justement dans l'église de Canteleu que furent célébrées les funérailles du "Vieux" en mai 1880. Y assistaient Goncourt, Maupassant, Daudet et Zola qui nous a laissé un compte rendu bouleversant de l'enterrement :
http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/flauzola.html
En 2010, nous reviendrons dans ce qui reste du pavillon de Croisset, dans son gueuloir. En bas de Canteleu. Au bord de la Seine.



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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 11:02
Au centre de Rouen, à deux pas de l'emplacement du bûcher de Jeanne d'Arc (brulée vive en 1431), Place du Vieux Marché, se visite la maison natale de Pierre Corneille (né en 1606).

Dix ans plus tôt, le poète baroque Pierre de Marbeuf (1596-1645) est né à 7 ou 8 kms de Rouen, à Sahurs, dans cette maison. Le poème suivant est célébrissime :

Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.

Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.

La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.

Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.





C'était samedi dernier. Mon amie D. G. venait de me faire découvrir la maison de Pierre de Marbeuf et me dit : "La Seine est tout près, prenons le bac pour aller sur la rive gauche, j'ai une surprise pour toi". La surprise, c'était la maison natale d'Hector Malot, l'enfant de La Bouille (1830-1907). On réduit son oeuvre à Sans Famille (Vitalis et Rémi !) et En famille alors qu'il a écrit une bonne soixantaine de romans. Trois viennent d'être réédités : Un curé de province, Complices et Baccara. Comme Vallès et Hugo, il a défendu toute sa vie les Droits des enfants. Un combat qu'il faut poursuivre dans les pays pauvres !
http://www.hector-malot.org/



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