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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 19:26

Les baleines sont là

CLICANOO.COM | Publié le 26 mai 2009

Elles sont arrivées. Fidèles au rendez-vous, les baleines à bosse font leur retour le long de nos côtes avec quelques jours d'avance sur la saison 2008. Le premier spécimen a été observé hier matin au large de Saint-Gilles.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=210913&page=article

Amateurs et spécialistes guettaient leur arrivée depuis quelques semaines déjà. Cette fois, c'est fait, les baleines sont là, à l'heure comme chaque année. Le premier spécimen s'est même offert quatre jours d'avance puisque la première observation en 2008 avait été faite le 29 mai. Hier matin, c'est le bateau Dauphin Safari qui a identifié sans difficulté l'animal au large de Saint-Gilles vers 10h30, à 1 500 nautiques, face aux Roches noires. Et ce, pour le plus grand bonheur des touristes à bord. "Le groupe présent sur le bateau a pu voir le dos de la baleine pendant une bonne vingtaine de minutes", rapporte Laurence Delvechio, directrice de la flotte touristique Croisières et découvertes. "Personne ne s'y attendait. La surprise n'en a été que plus extraordinaire". L'an dernier, la société avait dû patienter jusqu'au 6 juillet pour offrir un tel spectacle à ses clients. Une bonne vingtaine de minutes donc en surface et la pionnière a repris quelque peu le large en quête certainement de tranquillité. "Nous avons eu l'information effectivement et puis un pêcheur nous l'a signalée à son tour" confirme Virginie Boucaud pour l'association Globice. L'équipe de l'observatoire est aussitôt partie en mer dans l'espoir de la retrouver. En vain. "On les cherchait depuis le début du mois. Plusieurs fois, nous avons eu des signalements erronés, notamment un cachalot en baie de Saint-Paul mardi dernier, mais là, l'observation est sûre, il s'agit bien d'une baleine à bosse".

REPÉRÉES AUX SEYCHELLES ET À MAYOTTE

D'autres spécimens ont été reperés aux Seychelles et à Mayotte ces derniers jours, selon Globice, ce qui vient confirmer leur retour dans l'Océan indien. "Attention, ça ne veut pas dire qu'il va y en avoir partout tout le temps" : l'observatoire rappelle que leur arrivée sera progressive. Du côté de l'Observatoire marin de la Réunion, cette fois, on estime que les cétacés arrivent de plus en plus tôt chaque année. "En huit ans, elles ont avancé leur arrivée de près trois semaines. En 2001, c'était le 17 juin, en 2007 et 2008 autour du 29 mai". Mickaël Rard ne se hasarde pas pour autant à une explication. "Peut-on y voir le résultat d'un changement climatique ? Il est bien trop tôt pour le dire et nous n'avons pas assez de données pour envisager une réponse". À l'heure ou en avance, la saison démarre quoi qu'il en soit avec cette première observation. Les baleines nageront désormais dans nos eaux jusqu'au mois de septembre. Seule incertitude : leur nombre. Le cru exceptionnel de 2008 reste dans les esprits mais il est encore bien trop tôt pour prédire un tel festival cette année. À vos jumelles

R. Lt. avec V.B.

Si vous apercevez des baleines, vous pouvez contacter Globice au 0692651471 ou l'Omar au 0692249228.

Les règles d'approche remodelées

Des approches musclées et massives des baleines à bosse ont émaillé la saison 2008. Ces cétacés, même s'ils sont placides et curieux, restent sauvages. Leurs réactions sont imprévisibles et leur "carrure" incite à la prudence. Pour éviter une réglementation trop restrictive, le Syndicat professionnel des activités de loisirs (Sypral) a lancé la mise en place d'une charte fixant les règles d'approches pour tous les usagers (plaisanciers, professionnels, baigneurs...). Le whale watching n'étant pas incompatible avec la préservation des mammifères marins. Le Globice a travaillé avec eux. Une nouvelle proposition, reprenant largement la charte lancée il y a quelques années par l'association, est en cours de validation auprès des services de l'État. Cette nouvelle mouture devrait être présentée avant le 15 juin. En voici les grandes lignes, même si des ajustements sont encore possibles. En bateau : ralentir la vitesse (3 à 4 nœuds) ; analyser leur direction, leur nombre, la présence de baleineaux ou pas ; approcher très lentement par l'arrière et rester à bonne distance (100 m). À aucun moment, il ne faut séparer les groupes de baleines, encore moins les mères de leurs baleineaux. Veiller à ce qu'il n'y a pas plus de trois embarcations autour des baleines. Ce chiffre pourrait être porté à cinq avec une limite de temps de 30 minutes. Il faut par ailleurs s'éloigner doucement au moins jusqu'à 300 m. Par les airs : Il faut rester à 300 m d'altitude au minimum. Approcher silencieusement. Dans l'eau : Il ne faut pas approcher à moins de 30 m et surtout éviter tout contact.

 

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 18:43

LANGUE

C'est pendant la période française, de 1721 à 1810, que le français et le créole mauricien s'imposent à l'Isle-de-France. Les quelques centaines d'esclaves ouest-africains et malgaches qui arrivent pendant tout le XVIIIè siècle doivent, pour communiquer entre eux et avec les francophones, utiliser un pidgin dont on trouve des traces dans Voyage à l'Isle de France de Bernardin de Saint-Pierre (1769). A partir de 1834, arrivent les premiers engagés, en provenance de plusieurs régions de l'Inde. En 1871, il y a à Maurice 100 000 habitants originaires d'Afrique, et 216 000 habitants originaires de l'Inde. Un bhojpuri unifié va se dégager peu à peu pour assurer la communication entre les différents groupes indiens (bengali, penjabi, tamoul, hindi, télégu, urdu, marathi, sanscrit etc.). Enfin, les chinois apportent 3 langues : le mandarin, le cantonais et le hakka parlés par 10 000 chinois environ aujourd'hui.

La langue parlée par toutes les communautés ethniques et sociales, c'est le créole mauricien, langue orale peu écrite et proche du français (mais pas autant que le créole rodriguais). Tout ce qui est administratif s'écrit en anglais : une des langues les moins parlées est la langue officielle. La presse est essentiellement en français (avec parfois des tournures anglaises et des phrases créoles).

Un peu de créole mauricien :

zardin = jardin

manzé = manger

sapé = avoir de la chance

gazet = journal

plim = stylo

si ou plé = s'il vous plaît

ki manière ? = comment ça va ?

Missié = monsieur

kot sa ? = où est-ce ?

li ser = c'est cher

li bon = c'est bon

li mari bon = c'est très bon

li mauvais bon = c'est top

péna problèm = pas de problème

ki lère là ? = quelle heure est-il ?

fer so = il fait chaud

kot nou été ? = où sommes-nous ?

mo content toi = je t'aime

salam = au revoir

mo pé alé = je m'en vais

azordi = aujourd'hui

dimin = demain

ene coki = un coquillage

bazar = le marché

doctère = médecin

korek : d'accord

o plésir : à bientôt

disel : sel

dité : thé

diri : riz

disik : sucre

dizef : oeuf

 

LITTERATURE

J'ai parlé de Paul et Virginie le 17 mai (maurice 2), mais bien évidemment, je reparlerai de Bernardin de Saint-Pierre. Je visiterai les salles qui lui sont dédiées au rez-de-chaussée du Blue Penny Museum à Port-Louis, dès que possible. Je lirai Une île où séduire Virginie de Jean-François Samlong (décembre 2007, L'Harmattan) et Bernardin de Saint-Pierre, Voyages à l'île Maurice et la Réunion, textes rassemblés et présentés par Elisabeth Audoin, Magellan et Cie 2004. Surtout un colloque est consacré à Bernardin de Saint-Pierre à Saint-Denis et à Saint-Pierre fin 2009 :

http://calenda.revues.org/nouvelle10082.html

Voici un commentaire qu'Euphrasie-Framboise, qui connaît bien la littérature mauricienne et qui sera d'ailleurs présente à un colloque consacré à cette littérature le mois prochain, n'a pas pu déposer dans le blog pour des raisons mystérieuses. Le titre de ce colloque est "la culture de l'Ile Maurice, entre mots et images" 25-28 juin, il y a 2 communications sur Chazal, dont une de la Louisiana State university :

« site très utile pour tous ceux qui s'intéressent à la socio-linguistico-géo-politique etc de Maurice, celui de l'université de Laval à Québec : www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/maurice.htm Personne ne vous renseignera mieux, et ça change des sites pour touristes ... La littérature mauricienne francophone est très vivante mais trouve peu d'éditeurs, d'où la nécessité de passer par Paris et d'être finalement mieux lus ailleurs que dans son pays. En tous cas il y a des auteurs et des gens qui s'efforcent de faire vivre des revues et des éditions. Je joins une biblio et la recommandation express pour mieux comprendre ce que tu signales, la fracture sociale et les conflits larvés entre religions de lire : Blue Bay Palace de Natacha Appanah, Gallimard, 2004. En lisant les auteurs comme Ananda Devi, Shenaz Patel, Natacha Appanah, on ressentira la violence des relations humaines qui couvent sous la fameuse douceur paradisiaque, mais comme on le devine dès qu'on fait un pas hors du ghetto-pied-dans l'eau, le paradis n'est pas pour tout le monde !

Ile Maurice

Oeuvres littéraires contemporaines :

APPANAH Natacha Le dernier frère, Editions de l'Olivier, 2007

APPANAH Natacha, Blue Bay Palace, Gallimard, coll. Continents noirs, 2004

APPANAH Natacha, Les rochers de poudre d'or, Gallimard, Folio n°4338, 2003

DE SOUZA Carl, Le sang de l'Anglais, Seuil/ L'olivier, 1993

DE SOUZA Carl, Ceux qu'on jette à la mer, Seuil/ L'olivier, 2001

DEVI Ananda, Eve, de ses décombres, Gallimard, 2006

DEVI Ananda, La vie de Josephin le fou, Gallimard, 2003

DEVI Ananda, Indian tango, Gallimard, 2007

PATEL Shenaz, Portrait Chamarel, Grand Océan, 2001 (réédité récemment à Maurice)

PATEL Shenaz Sensitive éditions de l'Olivier/Seuil, 2003

PATEL Shenaz, Le silence des Chagos, éditions de l'Olivier/Seuil, 2005

PATEL Shenaz, Vinod RUGHOONUNDUM, Ananda DEVI, Sailesh RAMCHURN, Bertrand de ROBILLARD, Nouvelles de l'île Maurice, Miniatures, Magellan & cie, 2007

PYAOOTOO, Barlen, Bénarès, éditions de l'Olivier, 1999

PYAOOTOO, Barlen, Le tour de Babylone, éditions de l'Olivier/Seuil, 2002

Ajoutons JMG Le CLEZIO :

Le CLEZIO JMG La quarantaine

Le CLEZIO JMG Le chercheur d'or

Le CLEZIO JMG Le voyage à Rodrigues

 

ESSAI : BAGGIONI, Daniel et Didier de ROBILLARD. Île Maurice, une francophonie paradoxale, Paris, L'Harmattan, Espace Francophone, 1990.

http://www.forinterieur.com/ : voir dans « Océan Indien » : analyse des trois romans de Shenaz Patel.

Enfin, n'oublions pas les écrivains qui sont passés par Maurice et que Maurice n'oublie pas : Baudelaire, Alexandre Dumas (un timbre à son effigie est actuellement en vente), Joseph Conrad (Fortune, Entre terre et mer), Paul-Jean Toulet. Sans oublier JMG Le Clézio et Malcolm de Chazal, mais eux ont droit, comme Bernardin, à des articles spécifiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Douce plage où naquit mon âme

Et toi, savane en fleurs

Que l'océan trempe de pleurs

Et le soleil de flammes ;

 

Douce aux ramiers, douce aux amants

Toi de qui la ramure

Nous charmait d'ombre et de murmure,

Et de roucoulements ;

 

Où j'écoute frémir encore

Un aveu tendre et fier

Tandis qu'au loin riait la mer

Sur le corail sonore

 

Contrerimes, 1921, Paul Jean Toulet

 

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 06:30

Le bassin des nympheas, celui des nénuphars géants de l'Amazone et le Grand bassin avec ses ilots et ses petits kiosques, c'est Giverny en encore mieux. Ce ne sont pas ces nénuphars-là qui ont pu faire mourir Chloé (L'écume des jours).





ci-dessus, peinture réalisée par ma voisine Gaëlle D
lorsqu'on regarde ci-dessous le travail d'imitation de l'oeuvre de Gaëlle par la nature, bon  d'accord c'est pas mal, mais c'est loin de valoir l'oeuvre originale


ce peintre a parfaitement su trouver la couleur juste de l'arbre au fond de son oeil




Des nymphéas aux fleurs blanches, bleues et roses, mais surtout, dans ce bassin : des nénuphars géants d'Amazonie (Victoria amazonica). Leurs feuilles flottantes peuvent atteindre 1,90 m de diamètre. Deux jours de suite, les fleurs s'ouvrent tard dans l'après-midi et et restent ouvertes jusqu'à fort tard le lendemain matin. Le 1er après-midi, les fleurs sont presque blanches, ont une odeur pénétrante. Le second jour, elles deviennent roses puis se fanent.


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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 19:55
Le mot poivre vient du latin piper (qui vient du grec peperi). Sourions : le botaniste le plus féru d'épices, le plus passionné pour développer la culture des muscadiers, girofliers, canneliers et poivriers s'appela Pierre Poivre (1719-1786). C'est lui qui a créé l'un des plus beaux jardins botaniques qui soient au monde, le "Parc des Pamplemousses", "sorte de vivant poème à la gloire des épices, des fleurs et des fruits tropicaux". Intendant de l'Ile de France à partir de 1767, ce naturaliste manchot (à cause d'un boulet de canon anglais) introduisit un grand nombre de plantes nouvelles dans les Mascareignes et en France. « A l'Isle de France, le botaniste avait introduit le laurier des Antilles, le cannelier, le cocotier, le manguier, le sagoutier, le chou caraïbe, l'arbre à pain et la canne à sucre de Java. Dans le numéro 4 des Cahiers de la Compagnie des Indes, Sonia Ribes précise même que Poivre introduit à Bourbon "le letchi, l'anis étoilé et le longani de Chine, le mangoustan et l'arbre à pain des Philippines, l'avocatier du Brésil, l'évi ou fruit de Cythère de Tahiti ou encore le ravensara de Madagascar".
www.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=97581


Le Jardin de Pamplemousses se trouve à 11 kms au nord-est de Port-Louis. Dans Paul et Virginie, c'est le « Quartier de Pamplemousses ». A l'origine, c'était une demeure nommée « Mon Plaisir » et un potager créé par Mahé de la Bourdonnais, qui étaient devenus la résidence officielle des Gouverneurs. Poivre lui donna encore plus d'ampleur. Ce Jardin s'étend sur 26ha et c'est un vrai conservatoire des plantes tropicales, même des plus rares. On y trouve 80 variétés de palmiers par exemple : le palmier-bambou ou palmier-multipliant, le palmier-bouteille (qui tire son nom de la forme de son tronc), le palmier patte d'éléphant (idem), le palmier-crocodile (appelé palmier-lacoste à Maurice), le palmier-oursin, le palmier-latanier (toujours un mâle et une femelle face à face!), le palmier-splendide, le palmier-salade de millionnaire, l'arbre du voyageur, les talipots, les palmiers royaux.

 

 

ficus

 

 

 

Baudelaire l'a visité en 1841, Conrad en 1888, JMG Le Clezio et un grand nombre de chefs d'Etat, de reines ou de Premiers ministres : la Duchesse de Cornouailles (1901), Queen Elizabeth (1927), Princess Margaret, Indira Gandhi, Mitterrand (1990), Nelson Mandela (1998), Ravalomanana (2005) etc. Chacun d'eux est associé à un arbre.

 

 

 

 

 

ce fruit, le citrus grandis, ressemble beaucoup au pamplemousse que nous connaissons, mais il est amer et sa peau est épaisse ; introduit de Java par les Hollandais, il a donné son nom au Jardin

ancien moulin à sucre

les cylindres étaient actionnés par deux boeufs

 

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 19:10
j'ai eu la chance de plonger 1h le 10 mai et 1h le 12 mai. J'avais acheté un FUJI finepix WPZ33 à l'aéroport de Mahébourg (237 euros) et l'appareil a bien fonctionné. J'avais des palmes, et le 12 mai, je me suis débarrassé du tuba, ai vidé mes poumons et suis descendu à 4 ou 5 mètres. C'est le pied intégral. On est au milieu des poissons chauve-souris, des poissons clowns, des chirurgiens bagnards, des sergents majors à tache ovale, des demoiselles à trois bandes noires etc. J'ai suivi un poisson ballon à taches noires mais il allait plus vite que moi : pas de photo :-(  Il faut juste éviter de heurter les gorgones et les coraux.


















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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 09:59
Paul et Virginie (1787), gouache de Guinet, musée d'Histoire nationale de Mahébourg (publication autorisée par le musée)

Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814), qui aura les honneurs d'un colloque à Saint-Denis fin novembre, n'était pas seulement écrivain et ingénieur des Ponts et Chaussées, il était aussi botaniste et fut Intendant du Jardin des Plantes de Paris en remplacement de Buffon. http://www.fabula.org/actualites/article22967.php
Son roman Paul et Virginie et ses Etudes de la Nature (1784) sont très lus à l'île Maurice.


photo prise au Jardin des Pamplemousses

buste de Bernardin de Saint-Pierre au Jardin des Pamplemousses

L'avenue Paul-et-Virginie au Jardin des Pamplemousses, bordée de genèvriers, de noyers de l'Inde et de palmiers-bambous, se termine par deux grands sièges en roche copiés par Pierre Poivre d'un modèle indien et un piédestal pour une statue de Flora. C'est là, dit la légende, que sont enterrés les tourtereaux imaginés par Bernardin de Saint-Pierre.

l'église de Pamplemousses
pourtant, le roman dit bien que " On l'enterra près de l'église des Pamplemousses, sur son côté occidental, au pied d'une touffe de bambous, où, en venant à la messe avec sa mère et Marguerite, elle aimait à se reposer assise à côté de celui qu'elle appelait alors son frère." (page 248 livre de poche 4166)


le monument qui leur est dédié sur le côté occidental de l'église

Autre personnage du roman, bien réel celui-là, Mahé de la Bourdonnais, arrivé à l'île de France en juin 1735 en a été le gouverneur jusqu'en 1746. Il a donné son nom à la première capitale de l'île : Mahébourg.

la cloche du Saint-Géran, bien réelle elle aussi, au musée d'Histoire nationale de Mahébourg (reproduction autorisée par le musée)
Le Saint-Géran, vaisseau de la Compagnie des Indes de 600 tonneaux et de 28 canons, avait été lancé à Lorient en 1736. Il arrive sous voile en vue de l'île de France, à 16 h 00, le 17 août 1744. A cause d'une erreur de navigation, après trois heures du matin, il talonne au niveau des brisants la barrière de corail. La coque est crevée et la cale se remplit d'eau. Le capitaine demande à l'équipage de mettre la chaloupe à l'eau avec des hommes à bord mais celle-ci se fracasse sur le pont. Le vaisseau prend alors de la gîte avec le vent, le capitaine donne l'ordre d'abattre le grand mat qui dans sa chute rompt le mat d'artimon. Le vaisseau se brisant de plus en plus, le capitaine voyant qu'il n'est plus possible de sauver le navire, appelle l'aumônier pour que ce dernier donne l'absolution générale et dit à tout le monde de faire son possible pour se sauver. Bien que le naufrage ait eu lieu près des côtes, il n'y eut que neuf rescapés. En effet, l'équipage était en bien mauvaise santé, plus de 100 personnes étaient couchées et ceux qui ne l'étaient pas, ne devaient pas être en très bonne condition physique. http://www.histoire-genealogie.com/article.php3?id_article=384

Incipit du roman :
Tous les toponymes se repèrent facilement sur une carte d'aujourd'hui et sur le terrain

Sur le côté oriental de la montagne qui s'élève derrière le Port-Louis de l'île de France, on voit, dans un terrain jadis cultivé, les ruines de deux petites cabanes. Elles sont situées presque au milieu d'un bassin formé par de grands rochers, qui n'a qu'une seule ouverture tournée au Nord. On aperçoit à gauche la montagne appelée le morne de la Découverte, d'où l'on signale les vaisseaux qui abordent dans l'île, et au bas de cette montagne la ville nommée le Port-Louis ; à droite, le chemin qui mène du Port-Louis au quartier des Pamplemousses ; ensuite l'église de ce nom, qui s'élève avec ses avenues de bambous au milieu d'une grande plaine ; et plus loin une forêt qui s'étend jusqu'aux extrémités de l'île. On distingue devant soi, sur les bords de la mer, la baie du Tombeau ; un peu sur la droite, le cap Malheureux ; et au-delà, la pleine mer, où paraissent à fleur d'eau quelques îlots inhabités, entre autres le coin de Mire, qui ressemble à un bastion au milieu des flots.

À l'entrée de ce bassin, d'où l'on découvre tant d'objets, les échos de la montagne répètent sans cesse le bruit des vents qui agitent les forêts voisines, et le fracas des vagues qui bisent au loin sur les récifs; mais au pied même des cabanes on n'entend plus aucun bruit, et on ne voit autour de soi que de grands rochers escarpés comme des murailles. Des bouquets d'arbres croissent à leurs bases, dans leurs fentes, et jusque sur leurs cimes, où s'arrêtent les nuages. Les pluies que leurs pitons attirent peignent souvent les couleurs de l'arc-en-ciel sur leurs flancs verts et bruns, et entretiennent à leurs pieds les sources dont se forme la petite rivière des Lataniers. Un grand silence règne dans leur enceinte, où tout est paisible, l'air, les eaux et la lumière. À peine l'écho y répète le murmure des palmistes qui croissent sur leurs plateaux élevés, et dont on voit les longues flèches toujours balancées par les vents. Un jour doux éclaire le fond de ce bassin, où le soleil ne luit qu'à midi ; mais dès l'aurore ses rayons en frappent le couronnement, dont les pics s'élevant au-dessus des ombres de la montagne paraissent d'or et de pourpre sur l'azur des cieux.

J'aimais à me rendre dans ce lieu où l'on jouit à la fois d'une vue immense et d'une solitude profonde. Un jour que j'étais assis au pied de ces cabanes, et que j'en considérais les ruines, un homme déjà sur l'âge vint à passer aux environs. Il était, suivant la coutume des anciens habitants, en petite veste et en long caleçon. Il marchait nu-pieds, et s'appuyait sur un bâton de bois d'ébène. Ses cheveux étaient tout blancs, et sa physionomie noble et simple. Je le saluai avec respect. Il me rendit mon salut, et m'ayant considéré un moment, il s'approcha de moi, et vint se reposer sur le tertre où j'étais assis. Excité par cette marque de confiance, je lui adressai la parole : " Mon père, lui dis-je, pourriez-vous m'apprendre à qui ont appartenu ces deux cabanes ?" Il me répondit: " Mon fils, ces masures et ce terrain inculte étaient habités, il y a environ vingt ans, par deux familles qui y avaient trouvé le bonheur.

Leur histoire est touchante : mais dans cette île, située sur la route des Indes, quel Européen peut s'intéresser au sort de quelques particuliers obscurs? Qui voudrait même y vivre heureux, mais pauvre et ignoré? Les hommes ne veulent connaître que l'histoire des grands et des rois, qui ne sert à personne. "

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 16:36
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Le Journal de l'île de la Réunion et le Quotidien font tous les deux leur Une sur le retour des baleines...

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photos 1 à 5 : DOM2

Environnement

Les baleines aux portes de La Réunion

CLICANOO.COM | Publié le 16 mai 2009

Sur les pontons, l'excitation gagne peu à peu. Les premières baleines de la saison 2009 ne devraient plus tarder si leur horloge biologique n'a pas pris un coup. Les véritables stars de l'hiver austral sont attendues comme d'habitude d'ici la fin du mois, voire début juin. Et tout le monde espère une saison aussi exceptionnelle que la précédente.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=210171&page=article

Pas d'inquiétude ! Les baleines à bosse ne devraient pas faillir au rendez-vous annuel avec les eaux réunionnaises. D'ailleurs, quelques signalements encore lointains ont été faits par des pêcheurs dans le canal du Mozambique. Non, nos cétacés préférés, véritables stars de l'hiver austral sont déjà en route. Le parcours de 6 000 km qui sépare l'Antarctique et les eaux tièdes des Mascareignes est déjà bien entamé. En tout cas pour les premières. Rappelons que ce sont généralement les baleines fécondées qui arrivent en tête. Et pour cause, après onze à douze mois de gestation, elles arrivent au terme de leur grossesse. La baleine, animal à sang chaud, ne peut donner naissance dans les eaux glaciales (- 4 degrés) de l'Antarctique. Le baleineau, par ailleurs assez pataud les premiers temps, ne mesure qu'entre 4 et 5 m pour un poids avoisinant une tonne. Les mères les portent pour remonter. C'est une des raisons de cette migration vers nos côtes. L'autre est l'accouplement. D'ailleurs, les groupes "actifs" - plusieurs mâles tentant de gagner les faveurs d'une femelle - ont largement été observés l'année dernière à La Réunion. Une année 2008 qui restera dans les annales. Impossible de passer à côté du spectacle offert par ces cétacés. À moins d'être planqué dans le cratère Dolomieu ou au fin fond de Mafate, les observations étaient plus que quotidiennes. Elles se sont même invitées au Sakifo ! Le Groupe local d'observation des cétacés (Globice), créé en 2001, a explosé les précédents records enregistrés. L'association a noté, au cours de 118 sorties, 160 observations (de 1 à 10 baleines). C'est l'équivalent de 377 individus... Entre deux et trois fois plus qu'en 2007. Or, 2007 était déjà considérée comme une très bonne année.

Pourvu que 2009 ressemble à 2008...

Et, si au niveau mondial la population de baleines à bosse a augmenté de 10 % selon l'Union internationale pour la conservation de la nature, ce n'est pas le seul facteur expliquant autant de spécimens dans nos eaux. Mais "Pour l'heure, explique Violaine Dulau, cétologue du Globice, la migration des baleines dans une île plutôt qu'une autre de l'océan Indien reste un mystère". Et tout le monde espère une saison aussi exceptionnelle que celle de 2008. Les opérateurs des loisirs nautiques au premier chef. En 2008, tout le monde voulait s'approcher des cétacés et profiter d'une rencontre privilégiée. Les loueurs de bateaux mais aussi les clubs de plongée et même ceux d'ULM ont fait un carton plein. Il faut dire qu'outre de nombreuses baleines, la mer a été d'un calme olympien offrant de belles fenêtres météo pour aller à leur rencontre. Seules ombres au tableau de l'hiver 2008, un échouage d'un baleineau mort et surtout une pression importante sur ces cétacés au détriment des plus élémentaires règles de prudence. Les professionnels des loisirs nautiques et aériens, réunis au sein du Syndicat professionnel des activités de loisirs (Sypral), planchent sur une charte pour mettre bon ordre et préserver les cétacés ainsi que leurs activités de whale watching. D'autres sites de l'océan Indien, notamment à Sainte-Marie, surnommée l'île aux baleines, ont bâti une véritable industrie touristique sur les cétacés. La Réunion, différemment sans doute, pourrait également tirer partie de leur présence tout en les protégeant. Et si l'IRT reste frileux à l'heure de surfer sur la vague de l'éco-tourisme, qui grignote des parts de marché chaque année, sur la toile certains se sont déjà lancé. C'est le cas d'Escursia qui propose dès maintenant des voyages pour l'hiver austral dans notre île

Bruno Graignic

 

Environnement

Petit manuel de biologie

CLICANOO.COM | Publié le 16 mai 2009

La "boss" des baleines à La Réunion La baleine à bosse (megaptera novaengliae) est la plus commune dans nos eaux. Son surnom lui vient de ses petites bosses sur la tête ou de sa façon de cambrer le dos lorsqu'elle inspire en surface. Elle a le dos bleu foncé, un petit aileron dorsal. Son ventre est blanc.

 

Ce n'est pourtant pas la seule baleine du "coin". À La Réunion, on a déjà observé une baleine franche australe (Eubalaeana australis). Des rorquals ont également été signalés au large ainsi que des cachalots nains (Kogia simus) et des grands cachalots (Physeter macrocephalus). Et ce n'est pas la liste complète.

Attention taille XXL

Le baleineau d'un mégaptère peut atteindre les 4 m et pesait une toute "petite" tonne. Les premiers jours, il doit compter sur l'aide de sa mère pour remonter à la surface respirer. Pendant un an, il sera choyé par la mère, aidée de "tantes" ou "d'escortes". Ces dernières sont d'autres femelles qui n'ont pas de fonction de reproduction à ce moment et qui aident à leur défense. À l'âge adulte, cette espèce peut atteindre de 14 à 19 m de long et peser 40 tonnes...

Au régime sec

Lorsque les baleines croisent dans nos eaux, elles sont au régime. Et pour cause, leur nourriture, qui se compose essentiellement de krill se trouve dans les eaux antarctiques. Les baleines absorbent ces organismes en filtrant l'eau de mer avec leurs fanons. Ce régime forcé ne concerne évidemment pas les baleineaux. Ces derniers peuvent ingurgiter environ 300 litres de lait par jour...

Le chant des baleines

De nombreux groupes actifs (entre 8 et 10 mâles autour d'une femelle) ont été observés à La Réunion. Les "messieurs" tapent et réalisent des acrobaties pour faire tomber dans leurs filets une conquête. Ils utilisent également le chant, que l'on peut entendre régulièrement en plongée. Il est constitué de séquences structurées et harmonieuses. Selon certaines hypothèses scientifiques, les versions diffèrent entre régions, entre troupeaux et même d'une année sur l'autre au sein d'un même groupe.

Jamais observée au monde

Jamais à travers le monde, il n'a été possible d'assister à une naissance. À La Réunion, les observations de très jeunes baleineaux confirment l'un des objectifs de cette migration. En revanche, des membres du Globice ont déjà assisté à un allaitement.

Des prédateurs aux aguets

Les baleines se réfugient près des côtes pour éviter les attaques de prédateurs. Les orques et les requins (surtout ces derniers dans nos eaux) n'hésitent pas à croquer les baleineaux. En 2008, un groupe de requins avait eu raison d'un petit qui s'était échoué à La Possession.

Bizarre, bizarre...

Malgré les certitudes, des baleines tardives ont été observées au large de La Réunion en décembre. Mieux, en février dernier aussi. Tout part en quenouille, même dans la biologie des cétacés... la faute au dérèglement climatique ?

B.G.

Environnement

Le Globice sur le pont

CLICANOO.COM | Publié le 16 mai 2009

La "chasse" à la baleine, sans harpon ni frigo congélateur, va commencer dans quelques jours pour le Globice. Armés d'hydrophones, appareils photos et beaucoup de patience, les bénévoles attaquent les mois les plus chargés de leur agenda maritime.

 

L'association, agréée d'utilité publique et créée en 2001, bénéficie de plusieurs bateaux privés disséminés un peu partout dans l'île. Et désormais, d'un navire pouvant partir de Sainte-Marie. C'est la Diren qui finance une partie des sorties en mer et, une fois par semaine pendant la saison, c'est avec la Brigade nature océan Indien (BNOI) qu'une patrouille est prévue. En 2008, Globice a réalisé 118 sorties, soit une tous les deux jours. Ce n'est pas "uniquement" pour le plaisir. L'objectif est de figer la caudale des spécimens observés. Véritables empreintes digitales des baleines, celles-ci permettent de ficher tous les individus dans un fichier. Les comparaisons sont ensuite réalisées d'une année sur l'autre pour percer un pan du mystère des cétacés. En effet, pour l'heure, aucune baleine n'a été identifiée deux fois de suite. "À Mayotte et Madagascar, le taux de recaptures est extrêmement faible", signale Violaine Dulau, cétologue de l'association. Ce qui ne permet pas de déterminer si les baleines ont pour habitude de revenir dans la même île des Mascareignes. Idem entre pays de la zone. Pour l'heure, les identifications n'ont pas été croisées. Cela devrait être rapidement fait. En effet, sous l'égide de la Commission océan Indien (France, Maurice, Seychelles, Comores et Madagascar), un catalogue photographique permettant de centraliser les données de ces différents pays, mis en ligne, sécurisé et alimenté par des référents doit voir le jour sous peu.

Un catalogue pour baleines

Il réunira les environ 2 000 photo-identifications, dont les 130 du Globice, existant déjà dans les cinq pays de la COI. Et si les baleines à bosse sont les pionnières, ce projet de base de données prévoit de cataloguer à terme tous les autres mammifères marins. Outre cet outil, cette année le Globice prévoit d'enregistrer les chants des baleines de la zone. Là aussi, "Une comparaison au niveau régional permettra de déterminer si les baleines réunionnaises font partie de la même population que celles de Madagascar ou Mayotte", souligne la scientifique. Autant de champs du cycle de vie de ces cétacés encore sans réponse aujourd'hui

B.G.

Les règles d'approche sur le gril

La réflexion et la proposition du Sypral sur les règles d'approches ont été validées par le Globice. L'association avait, elle-même, édité il y a déjà plusieurs années une plaquette rappelant les mesures de prudence. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'animaux sauvages imprévisibles et doté d'un gabarit géant. La Diren, qui doit financer l'impression de nouvelles plaquettes dans les semaines à venir, travaille également sur la question. Des règles concernant l'ensemble des cétacés pourraient intégrer notamment le balisage de la réserve marine. Le Sypral de son côté souhaite élargir la concertation à tous les usagers de la mer, notamment les plaisanciers, mais aussi aux services de l'État. S'il risque d'y avoir de légères modifications, l'essentiel des règles de prudence est le suivant. En bateau : ralentir la vitesse (3 à 4 nœuds) ; analyser leur direction, leur nombre, la présence de baleineaux ou pas ; approcher très lentement par l'arrière et rester à bonne distance (100 m). À aucun moment, il ne faut séparer les groupes de baleines, encore moins les mères de leurs baleineaux. Veiller à ce qu'il n'y a pas plus de trois embarcations autour des baleines. Ce chiffre vient d'être porté à cinq. Il faut par ailleurs s'éloigner doucement au moins jusqu'à 300 m. Par les airs : Il faut rester à 300 m d'altitude au minimum. Approcher silencieusement. Dans l'eau : Il ne faut pas approcher à moins de 30 m et surtout éviter tout contact.

Le syndicat des professionnels des activités de loisirs et le Globice proposeront bientôt une charte d'approche des cétacés, afin d'éviter les comportements dangereux, bateaux et nageurs se trouvant souvent très proches d'eux. (Photo Raphaël Ortscheidt)

16/05/09 - Valérie GOULAN

BALEINE - LA SAISON DEMARRE DANS UN MOIS

Une charte pour mieux les aborder

La saison des baleines se profile. Pour la préparer dans les meilleures conditions, le Sypral et Globice travaillent à l'élaboration d'une charte d'approche des cétacés.

http://www.lequotidien.re/actualites/le-fait-du-jour/39284-baleine--la-saison-demarre-dans-un-mois-une-charte-pour-mieux-les-aborder.html

De part leur taille et le volume d'eau qu'elles déplacent, les baleines, bien que souvent paisibles restent des animaux sauvages, imprévisibles et dangereux.

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photos 6, 7 et 8 : JIR/Clicanoo
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photos 9, 10, 11 : Le Quotidien ((Photos Raphaël Ortscheidt)

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 15:01

Difficile de parler de Maurice quand on n'y a passé qu'une semaine, qu'on y corrige des copies et qu'on y a apporté des lectures. Mais j'en reviens ravi et y retournerai vite.

Moins de pertes de temps qu'à la Réunion, moins de procrastination, plus de pragmatisme, les Mauriciens viennent spontanément aider ou bavarder. 8% de chômdu malgré Lakriz (35% à La Réunion). Moins de sites montagneux impressionnants mais plus de sable fin.

 

la plage de mon hôtel des premiers jours

 

L'île de Paul et Virginie est presque aussi grande que la Réunion mais plus peuplée (1,2 millions d'habitants contre 850 000, ce qui donne plus de 600h/km²). Deux mauriciens sur trois sont d'origine indienne.

Bien que devenue anglaise au début du XVIIIè, elle a continué de parler et d'écrire le français, et actuellement, elle est l'un des rares lieux dans le monde où le français progresse.

« Le problème », m'a confirmé un Mauricien « descendant d'un amiral français du XVIIIè siècle », « c'est que la France est bien peu reconnaissante ». Et le fait est que la France de Darcos-Sarkozy s'apprêterait à fermer le lycée français ! (après la fermeture de tant d'autres postes AEFE ces dernières années, en catimini). Les journaux sont rédigés à 80 % en français. Les Mauriciens roulent à gauche certes (décision imposée par l'administration anglaise) mais les enseignes, les panneaux, les affiches recourent davantage au français qu'à l'anglais.

On aime l'île Maurice pour la générosité de sa flore. Partout, à tout moment : ficus, figuiers sacrés, banyans, platanes, lataniers, palmiers de toutes sortes, bambous, raphias, flamboyants, filaos, vacoas etc. Partout des fleurs qui déclinent une infinité de teintes et de parfums. Partout aussi, des oiseaux qui chantent à tue-tête, et près des coraux imaginatifs : des poissons tropicaux.

On comprend que l'Indépendance de ce petit paradis (proclamée en deux temps, 1968 et 1992) a dû donner des boutons aux Anglais.

Il ne faudrait toutefois pas idéaliser. Il y a de la pauvreté à Maurice, l'hotellerie de luxe et les golfs ne profitent qu'à une minorité. Il y a de la pollution. Il y a des questions identitaires complexes liées à la créolité et aux multiples religions et origines géographiques. Mais les charmes de l'île l'emportent, n'est-ce pas Jean-Marie Gustave ?

 

 

Le Morne Brabant. C'est lui qu'on voit d'abord en arrivant. Imposant donjon d'origine volcanique de 4kms sur 3, et de 550 mètres de haut, il est, pour les Mauriciens, le symbole du refus de l'esclavage, un lieu où auraient survécu des marrons. Le Morne Brabant est le seul refuge naturel d'une plante : le Trochetia, emblème de la République mauricienne. 1500 cerfs de Java y vivent. Sans doute prochainement inscrit au Patrimoine de l'Humanité de l'UNESCO.

 

champ d'ananas

 

 

fruits de palmier

http://palmae.free.fr/pourlesnuls.htm

papayes dans la rue de mon hôtel à Mahébourg

 

ficus à Mahébourg

 

plongée du 10 mai

 

 

 

Prochainement sur vos écrans :

  • Paul et Virginie

  • Plongée, lagon, poisson

  • Jardin de Pamplemousses

  • Marché de Port-Louis

  • Langue et littérature françaises

  • Mahé-bourg et le musée national

 

Celui qui mange une noix de coco entière a confiance dans son anus. On m'a assuré que ce proverbe est mauricien. Mais Google me glisse qu'il est attribué à de nombreux pays africains.

 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 20:15
les 10 photos de cet article ont été prises à Saint-Paul par Dom2 en 2008
 









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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 19:07

Bambou, 1 an, très câline (trop), souvent enceinte, presque moumoute d'appartement, se fait disputer par sa maman Twinnie, vient d'avoir 6 petits moumoutes

Twinnie, 3 ans, indépendante, miaule sans cesse, câline de temps en temps, enceinte en permanence, mère de Bambou

Les Moumoutes


Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les moumoutes puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires

 

Amis de la science et de la volupté
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;
L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

 

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;

 

Leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

 

Les Fleurs du Mal, Baudelaire

 

que fait Zia sur cette grosse pierre ? c'est très simple : le jardin est infesté de fourmis

elle attend que les humains réagissent

 

Truc est un bonchien qui serait DJ s'il était humain

ses pavillons surdimensionnés lui permettent de capter toutes les fréquences et des vibrations de quelques décibels seulement

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