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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 06:46

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photos prises le 27 fevrier dans la salle de GS

Devant tant de professionnalisme, Dadapierre doit se réjouir

Herlette a réussi seule en 4 mois à installer les bonnes pratiques d'une vraie grande section qui permettra aux élèves d'être en 2014-2015 d'excellents CP

pour compenser l'absence de photocopies, elle utilise des papiers carbones

Les photos parlent d'elles-mêmes

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 10:28

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Une petite partie de mes bagages la veille du départ

 

Depuis le 23 février et jusqu’au 31 mars : une nouvelle page s’écrit dans l’histoire de l’école des lionceaux et de la Maternelle de Dadapierre à Ramena, près de Diego-Suarez.

Résumé en bref des nouveautés, depuis que j’ai quitté les enfants et les instits fin octobre 2013 :

1/ L’association www.ramena.org a créé une page facebook qui permettra sans doute une plus grande réactivité pour donner des infos :

https://www.facebook.com/ramenaassociations?fref=ts

 

2/ Marielle, Audrey et Vincent ont créé l’association « Les lanternes de Mada » (près d’une vingtaine de membres déjà). Elle coordonnera les efforts des réunionnais vers les écoles situées entre Diego et Ramena : parrainages (10 nouveaux parrains/marraines cette fois), équipements contre le soleil et le varatraza, jeux de plein air, formation des instits etc.

http://www.midilibre.fr/2013/12/28/des-lanternes-pour-des-ecoliers-malgaches,802243.php

http://www.net1901.org/association/LES-LANTERNES-DE-MADA,1161780.html

https://www.facebook.com/leslanternesdemada.ramena

A ces 3 liens permettant de s’informer sur la naissance des Lanternes de Mada, j’ajoute un lien pointant vers un très bon article de Mazirian car c’est toujours difficile de fonder l’intérêt d’une telle action puisque bien souvent elle semble être une goutte d’eau dans la mer : http://www.rue89.com/2013/11/01/tout-devez-savoir-si-voulez-faire-lhumanitaire-247133

Pour ceux qui veulent une info à jour quotidienne et pas trop tendancieuse sur les événements politiques malgaches : http://www.rfi.fr/tag/madagascar/

 

3/ fleurissement de l’école : les enfants tiennent un jardin = d’une pierre 2 coups, ils acquièrent des connaissances en botanique et écologie, ils embellissent leur école

 

4/ arrivée de Félicité début janvier, la nouvelle maîtresse de CE2 ; Zina dispose ainsi de plus de temps pour son travail de directrice et de coordinatrice

 

5/ Depuis janvier, la plasticienne Isabeau aide bénévolement les enfants pour récupérer des déchets trouvés sur la plage et en faire des œuvres d'art. Les photos sont dans la page facebook https://www.facebook.com/ramenaassociations?fref=ts

 

6/ Depuis novembre, Baby/Rachida (PS), Marie (MS), Herlette (GS), Judicia (CM1) vont 1j/semaine au lycée français de Diego pour se former : merci Théophane !

 

7/ du 7 au 17 mars, 5 lanternes de mada (150 kg de matériel) se répartiront entre les lionceaux et la maternelle :

- correspondance scolaire CP/CE1/CE2/CM1 avec l’école de la Grande Ravine de Trois-Bassins coordonnée par Clémence (cadeaux, lettres individuelles, lettres collectives, dessins, photos, jeux, enregistrements de contes MP3)

- formation des institutrices de maternelle (Marielle)

- équipement des salles et des cours de récréation (Vincent)

- affichages pédagogiques (tous)

- aide en lecture/prononciation/audition/écriture par Mélanie (orthophoniste)

- aide en arts visuels (Audrey)

 

8/ Pour ce nouveau séjour de 5 semaines, j’ai commencé à apporter plusieurs dizaines de manuels scolaires du CP au CM2 : calcul (Diagonale, Brissiaud), lecture (Ratus, Dagobert, Ile aux mots ; appel : je cherche des Ribambelle et des Lector et lectrix), langue française (La Balle aux mots) + très nombreux documentaires (par ex C’est pas sorcier) + jeux (dés, dominos, mikados, dominos, lotos, perles, fermoirs, très nombreux puzzles ts âges, 22 cordes à sauter), cubes, lettres et chiffres en bois, normographes, 200 crayons, ardoises, albums, histoires, recueil de contes, 60 livres + 15 cédés Lire c’est partir, planisphères plastifiés, 16 X 16 paracétamol et surtout de très nombreux documents pédagogiques de la PS au CM2 (clés USB et disques durs). Je suis actuellement à La Réunion pour récupérer 60 kgs de matériel scolaire qui s’ajoutent aux 65 kgs apportés de métropole la semaine dernière.

 

9/ Comme les lanternes de Mada et d’autres généreux donateurs, je reviens à nouveau avec 5 nouveaux parrainages : merci à vous parrains et marraines, les enfants vous sont très reconnaissants, je ferai les photos et vous enverrai des nouvelles

30 nouveaux élèves par an depuis 5 ans, c’est un gros travail de gestion quand on compte le nombre de bénévoles sur les doigts d’une seule main 

Mon voyage aller a été encore plus houleux que d’habitude.

Dimanche 23, lever 5h, puis je rejoins l’arrêt du bus 99, avec mes lourdes valises à roulettes, puis 9 kms plus loin terminus Neustrie tram3 25’, tram 1, TGV jusqu’à Roissy-CDG à 13h, et là : « vol annulé »

A 18h, les 500 passagers du Boeing 737 d’Air Mad sont emmenés jusqu’à l’hôtel Ibis (que je connais bien car ce n’est pas la 1ère fois !) et on nous offre vers 20h 30 le 1er repas de la journée ; info affichée vers 22h : RV à 5h, take off to morrow morning

A 9h, à peu près tous les passagers sont enregistrés, et vers midi nous sommes dans l’appareil (j’ai pris des notes)

Petit dej à 13h

L’appareil parcourt un long trajet au sol et les réparations reprennent pendant 3h dans le circuit hydraulique d’un réacteur

Finalement, nous décollons avec plus de 24h de retard et un repas (le seul du voyage et le seul de la journée comme la veille en dépit des enfants) est servi à 20h

Entrée en Lybie au niveau de Benghazi

J’ai faim, heureusement j’avale des bouquins (2è nuit blanche)

Landing à Tana/Ivato vers 2h du mat heure locale

Attente jusqu’à 5h pour apprendre qu’il y a un ATR70 pour Diego plus tard dans la journée, accrochage sérieux avec des voyous qui cherchent à me voler dans la file d’attente (le personnel Air Mad ne réagit pas). Les voyageurs pour Majunga etc. devront passer 2 nuits à Tana (4 jours de retard pour eux)

Arrivée à Arrachart/Diego vers 11H30 : on nous informe que nos bagages sont en sécurité à Tana, que nous n’avons aucune raison de nous inquiéter car nos bagages arriveront le lendemain à midi. Les voyageurs pour Nosy-Be, Sambava etc. découvriront qu’il y a un large choix d’hôtels à Diego.

Le lendemain, j’ai eu la chance de récupérer mes bagages en fin d’après-midi (et non à midi). J’ai eu le temps de les porter à Ramena (panne Jirama, ni eau, ni électricité, ni internet) et de revenir à Arrachart prendre mon avion pour la Réunion, Ouf. En octobre dernier, j’avais fait Diego-Tana (pour revenir en France) et à Tana, on nous avait appris que nos bagages étaient restés à Diego. Correspondances perdues, hôtel et taxi de ma poche. Air Mad aime la symétrie.

A noter que Corsair n’assure plus de liaison Réunion/Mada : trop dangereux

 

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  décollage de Roissy-CDG

 

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  5' plus tard, la Seine

 

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  45' après le décollage : les Alpes

 

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  le port de Gênes

 

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  au large de Naples

 

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entrée en Afrique au niveau de Benghazi

 

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  le désert lybien

 

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  déciollage de l'ATR 70 pour Diego

 

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  manoeuvres d'approche à l'arrivée à Arrachart

 

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  atelier arts plastiques avec Isabeau

les lionceaux peignent des savates 2 doigts

 

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 18:29

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je viens de partir de Marrakech et sur ma droite, le Moyen-Atlas donne à voir sa belle livrée d'hiver

 

Marrakech-Khenifra-Marrakech 21-23 janvier 2014
C'est une incursion de 36h dans le Moyen-Atlas et dans le passé, les années 1975-77. Quand on est à Marrakech un mercredi soir pour y prendre un avion le lundi matin suivant, c'est tentant d'aller faire un tour à 5h de bus de là, dans la petite ville où on a enseigné le FLE pendant 2 années scolaires (4 classes de 50 élèves X 2) 36 ans et demi plus tôt. Pas pour y chercher des souvenirs oubliés ou je ne sais quel fantôme, plutôt par curiosité : quel effet ça fait ? Je m'attendais à peiner pour reconnaître Khenifra mais je ne pensais pas que la métamorphose avait été aussi gigantesque. Passer de 15 000 habitants à 75 000 revient à une transformation si radicale de l'urbanisme que j'ai marché des heures dans les rues, de place en place, pour me situer et  me construire un plan mental (je n'ai jamais pu acheter un plan et j'ignore même s'il en existe un). Un peu ce qui arrive à certains personnages de Alain Robbe-Grillet ou de Michel Butor.
Mais le changement est aussi culturel : depuis des années, aucun français n'enseigne plus à Khenifra. Les profs français ont été remplacés par des profs marocains. La petite communauté de roumis a disparu. Aucun d'entre eux n'a d'ailleurs cherché à me revoir et j'ignore où ils sont. C'est un passé enfoui, une strate à fouiller pour l'archéologue qui voudrait reconstituer cette époque des "coopérants", de leur situation ambiguë et un peu artificielle : nécessaires pour faire acquérir un niveau lycée à un plus grand nombre de jeunes marocains, porteurs d'un modèle occidental envié et néanmoins étrangers et chrétiens (ou athées). Pour certains, vie moins chère, exotisme, personnel de maison pour s'occuper d'un enfant en bas-âge, statut de maître-auxiliaire étaient les raisons de ne pas revenir dans l'hexagone trop vite. Pour d'autres dont j'étais c'était le moyen d'éviter d'aller "sous les drapeaux" apprendre à tuer. A 26 ans, c'est encore l'apprentissage de la vie, la découverte de la vie de couple et ses aléas. "C'était le bon temps" comme me l'a dit Abdelkader au Nouveau Collège jeudi après-midi.
Une petite ville ancienne enfouie sommeille sous la grande ville moderne qui vient. Des vestiges affleurent : le pont des portugais, la cabane du Far-west (face à la caserne) où se vendent toujours les alcools, l'Hôtel de France, le lycée. Mais le passage du temps est palpable dans l'engloutissement et le remodelage des quartiers, l'empilement des étages (qui correspond à la superposition des générations), l'étalement de nouveaux pâtés de maisons qui déclinent rouille, puce, rose, brunâtre, orangé, brique, beige, ocre, roux et rougeâtre. Entre passé fané et clichés de 2014, où est la bonne distance ?
A mon arrivée le premier soir, j'ai dormi près de la gare routière, à l'hôtel Jaouharat al Atlas, non signalé dans le Routard, on se demande pourquoi : wifi gratuit, eau chaude, bien tenu, accueillant et bien moins cher que les autres. La patronne de l'hôtel est très sympa et me passe une 2è couverture : il fait -- 5° et à Khenifra, le seul chauffage, c'est le kanoun (petit brasero en argile cuite).
J'ai été accueilli chaleureusement au Nouveau Collège. Comme Abdou (cf traversée du Haut-Atlas juin 2012) ne m'a jamais répondu, je venais apporter au Principal "Tajine de lapin" éditions Yomad en 3 exemplaires : français, arabe, amazigh. Il a apprécié le cadeau qu'il remettra à un instit de CM car l'amazigh est enseigné en primaire, mais non en collège. J'ai bavardé longtemps avec Rami le principal adjoint, Saïda et Abdelkader 2 profs de français qui parlent mieux le français que beaucoup de nos compatriotes. Abdelkader a mon âge et a connu tous les coopérants des années 70... Mais l'heure n'était pas à la nostalgie. Il m'a confirmé que toute aide à des écoles primaires, en particulier pour l'enseignement de la langue française serait la bienvenue. On se quitte avec la promesse d'aller ensemble saluer un jour les macaques du lac Aguelmame Aziza et les truites du Jenane Imès.
Dans les rues, l'évidence saute aux yeux : aucun touriste, aucune femme dans les cafés, beaucoup d'adolescentes en cheveux. Elles portent bottines, jean et moumoute. Celles qui portent un fichu ne représentent peut-être pas la moitié. On est loin des villes du sud où les femmes portent des lunettes de soleil sur la fente de la burka.
Des cigognes dans le ciel, l'Oum er Rbia dans son lit de basalte, des figuiers de barbarie, une odeur de cèdre, des eucalyptus, des lauriers-roses, des chênes verts, des tapis zaïane ; une langueur et une gentillesse très éloignées de l'agitation de Casa et de Marrakech. Khenifra : selon l'étymologie qui prévaut, le toponyme viendrait d'un verbe amazigh « khanfar » qui signifie « agresser ». Pour moi, elle est la ville qui sait garder ses secrets.
Un muezzin s'égosille et tient sa note plusieurs dizaines de secondes comme la corne d'un bateau dans la brume. Il est temps pour moi de rejoindre mon hôtel, le bus pour Marrakech démarre demain matin à 6h.

 

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pause avant Beni-Mellal

 

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vue de ma chambre d'hôtel

 

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l'hôtel Jaouharat al Atlas

 

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le Nouveau Collège

 

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La porte d'entrée principale du Nouveau Collège, de son vrai nom Collège Prince Moulay Abdallah, en arabe et en amazigh (alphabet Tifinagh)

 

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inchangé : ce couloir qui conduit à ma salle de classe ; un chaouch muni d'un baton veillait à la discipline

 

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la cour intérieure du Nouveau Collège

 

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la rue principale

 

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mi casa : j'habitais au rez-de-chaussée

 

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le pont des portugais (ce qu'il en reste)

 

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les fortifications

 

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l'Oum er Rbia

 

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vendredi 23, retour matinal vers Marrakech

 

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les neiges du Haut-Atlas vues depuis Marrakech le soir même

 

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Oumsoud (juin 2012) est caché, à gauche

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 18:21

les orphelins

certains hommes choisissent de devenir militaires
certains hommes choisissent de tuer des hommes
les militaires tuent des ennemis et risquent d'être tués
les militaires qui ne veulent pas tuer d'ennemis peuvent être tués par d'autres militaires pour l'exemple
certains militaires, après avoir tué, se suicident, ça augmente le nombre de tués
les civils veulent vivre, certains sont tués
les militaires veulent tuer, certains sont tués aussi
une fois tué, un militaire ne tue plus
un militaire qui n'a pas encore été tué tue plus longtemps
tant qu'il n'y a pas eu assez de civils et de militaires tués, il y a des militaires pour tuer
quand suffisamment de civils et de militaires ont été tués, les vivants ramassent les tués et les comptent
s'il y en a beaucoup, on se contente d'une approximation
certaines veuves de l'armée se remarient avec des militaires qui n'ont pas encore été tués et qui n'ont pas encore assez tué
les enfants du 2è lit seront incorporés dans la 2è division blindée, pour tuer à leur tour, afin de ne pas être tués
quand les enfants de militaires auront fini de tuer des civils et des militaires, les orphelins tueront à leur tour pour faire d'autres orphelins
les chefs militaires et les chefs d'Etat n'ont pas besoin d'en appeler aux femmes pour qu'elles donnent la vie plus souvent ce qui permettrait de tuer davantage car la natalité mondiale reste positive
l'excédent de naissances n'est pas pour déplaire aux gros actionnaires des industries de l'armement et à ceux qui vendent les armes qui tuent plus pour un coût moindre
régulièrement les chefs militaires remettent des décorations aux militaires qui ont tué le plus et qui n'ont pas encore été tués
on fait entendre à ce moment-là pour les orphelins un hymne aux tués
vivre pour tuer
tuer pour vivre
aimer tuer pour vivre
aimer vivre pour tuer
aimer faire mourir
tuer pour tuer
étrangler de ses mains
avoir du sang sur les mains
avoir des mains pour écrire
avoir de l'encre sur les doigts
écrire pour ne plus qu'on tue
écrire pour vivre
vivre pour écrire
vivre pour vivre
aimer pour aimer
aimer pour vivre
vivre pour aimer
aimer vivre
faire vivre
aimer faire vivre
aimer
vivre
vivraimer

 

8 janvier 2014

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:20

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Après de très nombreux changements de date et d'heure, Global Business, seule compagnie à assurer la ligne Dakar-Casa, me propose finalement un départ vendredi 17 pour le Maroc. Dans le Ford Transit, nous sommes 10 (8 sénégalais, 1 guinéen, moi toubab) quand nous prenons la route à 23h.
A 4h du matin, nous sommes devant le barrage anti-sel de Diama, à 27 kms au nord de Saint-Louis, donc proche de la mer (graves incidents entre le Sénégal et la Mauritanie de 1989 à 1992 près de ce barrage). A 8h, on passe aux mains des douaniers et on ne pourra les quitter qu'à 14h30. Ils veulent que tous les bagages du toit, puis tous ceux qui sont à l'intérieur (en tout plus de 500 kgs) soient ouverts devant eux. Le montant du backchich est élevé. Palabres.

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Nous savons bien qu'une fois en Mauritanie, le racket va reprendre à chaque poste de police, tous les 50 kms environ. Et c'est ce qui se passe en effet. Je suis le seul à avoir un carnet de vaccinations international valide, alors ça s'ajoute aux raisons de nous faire attendre des heures au soleil, jusqu'à ce que les voyageurs se montrent plus compréhensifs. Devant chaque poste de police, la Mercedès Classe A est pourtant un modèle récent. Parfois : une Lexus Infiniti 4X4 neuve. En plein désert, en plein soleil, nous devons nous acquitter d'amendes pour défaut de ceintures de sécurité aux dix places arrières d'un véhicule de transport en commun, défaut de feux antibrouillard et défaut de trousse à pharmacie !

 

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phacochère

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flamands roses

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on retourne le poisson mis à sécher

 

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phacochères (ultra-rapides)

J'ai eu droit moi aussi à un traitement privilégié, je vous copie-colle un passage de mon journal :
-- d'où tu viens, toi ? (énervé et agressif) tu vas descendre et on va te garder car on n'a pas l'habitude de voir un français dans un bus sur cette route ; comment tu as fait pour venir ici ?
-- j'ai acheté mon billet à Dakar comme les autres
-- non pas comme les autres (comme je ne bouge pas de mon siège, il se met à hurler et son arme de service tressaute à sa ceinture) ; les français ne prennent pas le bus ; tu vas descendre tout de suite et on va te ramener à Dakar
-- dans ce cas je perds mon billet d'avion Marrakech-Nantes du 27 janvier
-- tu es de quelle nationalité ?
-- française
-- les français ne passent jamais par ici ; qu'est-ce que tu es venu faire en Mauritanie ?
-- je vais au Maroc, j'ai mes visas en règle
-- tu vas retourner au Sénégal, tu n'as pas à être ici ; ici c'est un autre pays et il faut suivre ses règles etc
Finalement nous laissons ce personnage échappé d'un film de Sergio Leone vaquer à ses occupations pécuniaires sous sa casquette galonnée d'or que des mouches taquinent et le Ford Transit reprend sa poussiéreuse route sans que j'aie versé une seule ouguiya. J'entends alors mes voisins admiratifs me dire "toi, tu connais bien les policiers mauritaniens" et je sens mes chevilles enfler.
Je me souviens de la devise de la Mauritanie : "Honneur, Fraternité, Justice" et je reste songeur. Est-ce bien ainsi qu'on sécurise un pays contre AQMI ?

 

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Nouakchott le soir, on mange un peu dans une pizzeria qui ne sert pas de pizzas, je paie en dirhams.
200 kms avant Nouâdhibou, la nuit est si glaciale qu'on est tous encapuchonnés dans des burnous matelassés. Quand on arrive dimanche 19 à 7h45 devant le No man's land entre la Mauritanie et le Maroc, quatre ou cinq camions seulement sont devant nous, un brouillard à couper au couteau noie les bâtiments mauritaniens de la Douane et de la Police. Le conducteur nous demande à chacun 60 dirhams (6 euros) au lieu de 10 euros pour que le chef de la police nous laisse sortir de Mauritanie. Il a négocié.
La traversée des 4 ou 5 kilomètres du No Man's land se fait à 2 km/h car il ne s'agit pas de casser des lames de ressort, de fendre le pont arrière ou de crever. Ce territoire abrite plusieurs dizaines de personnes qui ne peuvent ni retourner au Maroc, ni retourner en Mauritanie, faute d'avoir un visa non-périmé, un passeport en cours de validité, un téléphone et un peu d'argent. Ces pauvres hères mendient leur pitance aux voyageurs en règle. Gare à celui qui tombe en panne et qui se trouve contraint de passer la nuit dans le No Man's Land ! A 9h, Paul, Hammadou et moi, avons terminé toutes nos démarches administratives (douanes Mau et Mar, polices Mau et Mar, vaccins, bagages, visas entrée et sortie). Nous ne savons pas encore que pendant 13h, nous allons attendre le conducteur et 5 sénégalais. Parmi ces derniers, 3 n'ont pas les 500 € que l'on doit présenter pour pouvoir entrer au Maroc ou plutôt la commission demandée par le Chef des douaniers à ceux qui ne les ont pas.
Pendant l'attente à côté du poste de douane marocain, je remarque Alexander, un allemand qui fait la route Allemagne/Capetown en vélo couché. Au moment même où je veux prendre une photo de lui à côté de son vélo devant un mur blanc, un policier marocain surgit, m'interdit de prendre la photo et veut me prendre mon appareil ! Je suis bien obligé de battre en retraite. Sans commentaire. En tapant "Alexander Capetown vélo couché" dans Google : rien. Dommage.
Finalement on part à 22h, on arrive à Dakhla à 2h du mat. On a été rançonnés une seule fois avec une amende de 40€ pour défaut de plaques marocaines (@%$£!!!) et défaut d'assurance marocaine.

 

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13h d'attente côté marocain

 

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poisson séché sur la terrasse de notre hébergement à Dakhla

Nous sommes hébergés chez une dame qui nous a préparé un bon petit plat et nous invite à dormir. Le lendemain lundi, le départ n'a pas lieu à 10h comme prévu mais à 15h car il faut prendre de nouveaux voyageurs. Il était temps car vers 14h45 j'étais parti me renseigner sur les horaires et tarifs des bus marocains CTM qui font Dakhla-Casa.
On va rouler non-stop jusqu'au lendemain mardi 21, 19h. En 28h, sont avalés 2400 kms : Dakhla, Boujdour, Layoune, Tarfaya, Tan-Tan, Guelmin, Tiznit, Agadir, Marrakech (où je descends), Casa.
Très souvent, sur le côté, un panneau "Réservé / Interdit à la vidange des eaux de camions de poissons" rappelle l'importance de la pêche pour l'économie de la région.
Les policiers qui nous contrôlent sans cesse font perdre aux automobilistes un temps considérable. Un calcul simple permet de savoir qu'ils gagnent 1 dirham au km sur les véhicules étrangers (les marocains ne sont pas contrôlés). Entre Dakhla et Agadir ils se font donc 1800 Dr soit 160 € par véhicule. C'est moins qu'en Mauritanie, mais c'est quand même un déshonneur pour un peuple comme le Maroc d'exhiber au grand jour une telle corruption en 2014. Nombre de véhicules circulent la nuit sans feux arrière et cela indiffère la police. Rançonner les automobilistes étrangers pour les motifs les plus farfelus l'intéresse bien plus.

 

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choupinette a chaussé les sandales de maman

 

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Dakhla

 

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le bus CTM

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de Dakhla à Marrakech, les centaines de kilomètres défilent de jour, puis de nuit, puis de jour, ponctués par les arrêts aux postes de police

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 21:51

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Mercredi 15, je prends un 7places de Dakar à M’Borro (4h 30 de route) et le lendemain, je suis près de Taïba N'Diaye, dans l’école primaire publique de Keur Baba Alima, IEF de Tivaouane.
Accueil chaleureux par les instits, les responsables de l’APE, du comité de gestion, la Présidente du groupement féminin, le représentant du Chef du village et les élèves.
Le Directeur, M. Massamba Sall, avec compétence et gentillesse, m’explique la situation de l’école :
301 élèves répartis sur 6 niveaux (faites le calcul !) dont 71 élèves en CP. Pas difficile de voir que c’est d’abord du manque d’instits que souffre l’école. Il lui manque aussi :
-    des manuels : mathématiques, éveil, lecture
-    des cahiers et du matériel de géométrie
-    des ordinateurs portables (pas d’électricité sur place), imprimantes, photocopieuses 

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 23:03

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En revenant de l'île Sarpan, je suis tombé sur le marché aux poissons de Soumbédioune. Un marché qui a lieu tous les soirs. Il commence par l'arrivée des pirogues des pêcheurs (palangrottes et filets), se poursuit en marchandages et alimente les nombreux restaurants de Dakar en espadons, thons, barracudas, dorades coryphènes, mérous (thiofs), oursins etc. Presque à chaque fois que j'ai demandé l'autorisation de photographier, on m'a refusé, ce qui explique le petit nombre de photos. Le plat national, c'est le thiebou diene c'est-à-dire du riz au poisson (ngot); thiebou diene bouer si le riz est blanc, thiebou diene boughonq si on y ajoute des tomates : un régal. On déguste aussi le plat qui s'appelle Yassa, fait d'oignons marinés avec du citron + poulet ou poisson. Beaucoup de manioc (niambi) aussi miam miam.

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 15:44

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là-bas

Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux!

dans les îles de la Madeleine 

http://www.senegalaisement.com/senegal/parc_national_de_la_madeleine.php

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  c'est décidé on y va

 

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j'ai trouvé un pêcheur qui veut bien m'emmener pour 10000 CFA

 

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  des milliers de cormorans ...

 

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  ils n'ont pas l'air enthousiastes

 

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  plutôt inquiets

 

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  on accoste, on tire la pirogue car la marée monte

 

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le basalte poli par l'océan trahit l'origine volcanique de l'île Sarpan

 

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décidément, quelque chose ne va pas

les discussions vont bon train

 

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  ça jacasse

la situation est sérieuse

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  écoutez-vous

pas tous à la fois

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  de l'inquiétude on passe à l'angoisse

 

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  là-bas, sur les rochers, l'océan rugit

 

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  le vent siffle

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  ce héron gris frémit

 

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  dans la passe, la houle déferle

 

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  pour ce rapace aussi, rien ne va plus

 

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  même ce baobab nain perd son calme

 

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  même dans les criques reculées, la tension monte

 

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  ce milan noir pousse des cris de détresse

 

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  la coque du chalutier espagnol échoué craque

 

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  à Dakar on ne se doute pas de la panique dans les îles de la Madeleine

 

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  mais pour cette famille de pêcheurs, les signes que quelque chose ne va pas sont  là

 

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  alors les cormorans se réunissent

 

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  il faut faire une AG

 

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  réunion sur les hauteurs de l'île Sarpan

 

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  chacun s'asseoit à sa place

 

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  le doyen impose le silence

 

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 "la situation est grave"

 

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  mais qui arrive là-bas ? un retardataire ? non, un phaéton éthéré, un paille en queue qui a l'air pressé

 

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  à tire-d'aile

 

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  quelle nouvelle ?

 

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  ah ! d'accord ! bonne nouvelle !

 

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mes amis, rentrez chez vous , tout va bien

 

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  le Dubaï-Dakar avait un peu de retard, mais il arrive

 

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  Avec mon guide, je repars vers le continent, rassuré

 

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  "à bientôt"

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 22:49

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Je suis resté bien peu de temps à Dakar mais cette ville m'a fait forte impression.

Jamais de sentiment d'insécurité contrairement à Madagascar, toujours la conscience d'être en Afrique en milieu wolof avec sourires, musique, humour, sensualité, sens du jeu, sens de l'hospitalité, respect de la diversité ethnique et religieuse, mais aussi conscience que je suis très très loin de comprendre le Sénégal... comme une invitation à revenir dans un an. Impossible de traduire en images cette promesse d'empathie. 1er symbole quand même : le car rapide. Cet engin porte bien son nom. En raison de son rapport vitesse/prix, il trouve bcp de clients. En raison de mes trajets de 3-4h, j'ai plus souvent fait appel aux 7places et c'est tant mieux car la vétusté des cars rapides et leur non-respect du code de la route n'inspirent pas confiance. 

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Le 2è symbole sera la musique (ici joueur de Kora). Elle est partout.

 

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photo : internet

Ensuite en vrac, des images. La flag est à l'Afrique de l'Ouest ce que la Phoenix est à Maurice, ce que la Dodo est à la Rényon et ce que la THB est à Mada.

 

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vendeuse de fruits secs ; partout, pour un prix modique, des fruits et des graines que je n'avais jamais vus et que je te grignote : solome (noyaux rouges), ndire (graines marron clair), soumpou (mini-melons), jujubes séchés, sidem mali (gateau jujubier), arachides etc

 

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beurre de karité : très consommé

 

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 bissap (pétales d'hibiscus séchés qui donnent une boisson rouge très bonne)

 

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Musée Théodore Monod

j'ai aimé cette visite car à l'époque où il est créé, en France, il n'y a presque rien ! le Dapper est né en 1986 et le Quai Branly en 2006...  (photos interdites à l'intérieur)

 

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sculpture devant le musée T Monod

 

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la gare

 

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le port est immense

des navires de tous les types et de tous les pays s'y croisent

 

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  partout des vendeuses de bijoux et de boubous aux couleurs vives

 

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  eaux poissonneuses

 

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  une des mosquées de Dakar

 

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  vendeuse d'oranges

 

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fruit du baobab

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 05:56

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La fête du Mouloud (ou Mawlid, anniversaire de la naissance du prophète) étant placée le mardi suivant, il n'y a pas classe du vendredi après-midi 10 au mercredi 15 inclus. C'est parfait pour visiter un peu Dakar. Et pour commencer : l'île de Gorée évidemment.
Nous sommes dimanche 12. Le calme de l'île tranche avec le tumulte de Dakar. 20' de traversée (4 ou 5 kms) et on est propulsé 4 siècles plus tôt. Même si de Gorée c'est un nombre infime d'esclaves qui sont effectivement partis vers le continent américain, son nom reste symboliquement attaché à la mémoire de la traite négrière et ses bâtiments intacts en témoignent. Entrer dans la maison des esclaves est un moment d'émotion fort pour tous les visiteurs en général et pour les sénégalais en particulier. Comme il est interdit de prendre des photos, j'ai fait des captures d'écran dans un documentaire de France 5 de 2007. Le présentateur avait fait la visite de la maison des esclaves avec Boubacar Joseph Ndiaye, le conservateur en chef de cette maison décédé en 2009 à l'âge de 87 ans. J'ai acheté le petit livre fait par M. Ndiaye sur l'histoire et la traite des noirs à Gorée. Pour plus de précisions, il y a les autres articles de ce blog (catégorie esclavage), il y a surtout les très bons livres sortis depuis une dizaine d'années (Marcel Dorigny par exemple). Pour les nantais : le Mémorial de l'Esclavage (quai de la fosse) et plusieurs salles du Château des Ducs.
Je suis resté longtemps au balcon de cette maison des esclaves face à la mer, à 5 mètres, à ses vagues fracassées sur les rochers, pour dire sa colère d'avoir vu des hommes traiter des millions d'autres hommes comme du bétail.
Dans les places de l'île, quelques restaurants et boutiques d'artisanat. La récupération commerciale et touristique reste discrète. Revenu sur le continent, le soir même, je vois les lumières de l'île, j'entends la musique et les rythmes venus de sa plage, portés par le vent et la mer pour répéter : "oubli impossible".

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la porte du voyage sans retour

 

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L'école William Ponty qui fut Ecole Normale fédérale de l'AOF pendant 25 ans a formé de nombreux hauts fonctionnaires africains

 

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il est l'heure de repartir à Dakar

 

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