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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 17:12
avec Lacriz, on achète davantage au marché
faisons donc un petit tour au marché de Saint-Leu ce matin

fruit à pain 1,5€

brèdes chouchou 1€

avocats 3 pour 2€, fruits de la passion 4€ le kg, citrons bien juteux 5 pour 1€

ananas : souvent 1€ pièce

kaki : 3€ le kg

baba fig : 1€ le kg
Le bananier est une plante providentielle aux multiples usages : elle donne des fruits, des feuilles (assiettes ou emballages alimentaires), des fleurs appelées baba fig et le coeur du "tronc", haché, est aussi comestible (goût proche du coeur de palmier). Le bananier a même des vertus médicinales.

On peut aussi comme moi, avoir la chance d'avoir des babas figs dans son jardin. Dans ce cas, on file dans sa cuisine et on prépare un carri de baba fig.

Pour faire un bon carri de baba fig, il faut :

du porc boucané (du lard fumé en métropole)

8 belles fleurs de bananier non amères
4 oignons
2 grosses tomates
2 gousses d'ail
1 branche de thym
1 cm de racine de gingembre
1/2 c. à café de curcuma
2 C. à soupe de vinaigre blanc
huile et sel

1/ Faire bouillir dans deux eaux différentes le boucané puis le couper en dés

2/ Enlever les pétales violets des fleurs jusqu'à la partie centrale, jaune. Emincer ce coeur en lanières et les laisser tremper dans de l'eau où l'on aura ajouté les deux cuillerées de vinaigre. Ce trempage, d'au moins deux heures, a pour but d'éviter l'oxydation. Rincer soigneusement. Placer les fleurs émincées dans une casserole d'eau froide légèrement salée. Porter à ébullition et l'y maintenir 3 minutes. Bien égoutter.
3/ Emincer finement l'oignon et couper les tomates en petits dés. Piler les gousses d'ail et la racine de gingembre pour obtenir une pâte.
4/ Dans une cocotte à fond épais, faire chauffer une cuillerée à soupe d'huile, y faire blondir l'oignon. Baisser le feu, ajouter la pâte d'ail, le gingembre et les dés de boucané, remuer. Ajouter ensuite la tomate et la poudre de curcuma, remuer. Ajouter enfin les fleurs de bananier émincées et la branche de thym. Allonger le jus d'un verre d'eau. Saler.
5/ Couvrir et porter à ébullition, puis laisser mijoter à feu doux 20 à 25 minutes en remuant assez fréquemment. L'eau doit s'évaporer.

Ce cari baba fig se servira avec du riz blanc, mais elle pourra aussi servir de légume d'accompagnement auprès de bien d'autres caris (viande, poisson..) ou même d'un rougail saucisses ou d'un massalé cabri

(recette inspirée de :) http://www.indereunion.net/utile/recet/babafig.htm

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 12:38

Plus fort qu'Alexander Selkirk (4 ans 1/2 seul sur une île au large du Chili dans les années 1700, modèle de Daniel Defoe pour écrire Robinson Crusoe), plus fort que le radeau de La Méduse : les 60 esclaves abandonnés 15 ans sur une île de sable de 1 km² : Tromelin




le Quotidien de la Réunion du 9 décembre 2008

Pour rappeler les faits, je me sers de l'article Tromelin de wikipedia et du dossier de presse du GRAN. Comme l'un des archéologues de la campagne de fouilles 2008 du GRAN rencontre les élèves d'une des classes de seconde de mon lycée bientôt, on en saura sans doute davantage à ce moment-là. L'émoi suscité en France par le sauvetage de 1776 n'a sans doute pas été étranger (entre autres) à l'abolition de l'esclavage décrétée en 1793 (esclavage rétabli par Napoléon en 1802).
Le 31 juillet 1761, L'Utile, une flûte, navire négrier de la Compagnie française des Indes orientales commandée par le capitaine La Fargue fait naufrage sur les récifs de l'îlot (450 km à l'est de Madagascar et à 535 km au nord de la Réunion NDLR). Le bateau parti de l'île de France (actuelle île Maurice) avec 120 hommes d'équipage était allé chercher un nombre inconnu de Malgaches à Foulpointe sur la côte orientale de Madagascar pour les emmener en esclavage à Maurice. Une erreur de navigation fit échouer le navire sur les récifs de Tromelin.
Lors du naufrage, l'équipage et une soixantaine de Malgaches arrivent à rejoindre l'île mais les autres Malgaches, enfermés dans les cales, périrent noyés. L'équipage récupère différents équipements, vivres ainsi que du bois de l'épave. Ils creusent alors un puits, permettant d'obtenir de l'eau juste potable et se nourrissent des vivres récupérées, de tortues et d'oiseaux de mer. Le capitaine du navire fait construire 2 campements sommaires, un pour l'équipage et un autre pour les esclaves, une forge et avec le bois de l'épave, débute la construction d'une embarcation (par les esclaves ! NDLR). Deux mois après le naufrage, l'équipage de 122 hommes y prend place difficilement mais laisse les Malgaches sur l'île avec quelques vivres, le capitaine promettant de revenir les chercher. Promesse qui ne sera jamais tenue.
Les marins atteignent rapidement Madagascar puis embarquent sur un navire pour l'île de France et signalent les naufragés. Mais le gouverneur, furieux que La Fargue ait désobéi à ses ordres de ne pas importer des esclaves à Maurice (il craignait un blocus de l'île par les Anglais et donc d'avoir des bouches à nourrir supplémentaires), refuse de secourir les naufragés encore sur l'îlot. La nouvelle de cet abandon arrivera à Paris et agitera un temps le milieu intellectuel de la capitale avant que les naufragés ne soient oubliés avec le début de la guerre de Sept Ans et la faillite de la Compagnie des Indes.
En 1773, un navire passant à proximité de l'île les repère et les signale de nouveau aux autorités de l'île de France. Un bateau est envoyé mais ce premier sauvetage échoue, le navire n'arrivant pas à s'approcher de l'île. Un second navire, La Sauterelle un an plus tard ne connaît pas plus de réussite. Il met une chaloupe à la mer, un marin réussit à rejoindre les naufragés à la nage mais il doit être abandonné par ses camarades qui ne peuvent accoster à cause de l'état de la mer et le navire doit quitter les parages de l'île. Ce marin fait alors construire un radeau sur lequel il embarque avec les 3 seuls hommes et 3 femmes rescapés mais le radeau disparaîtra en mer. Ce n'est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que le chevalier de Tromelin, commandant la corvette La Dauphine récupérera les 8 esclaves survivants : 7 femmes et un enfant de huit mois. En arrivant sur place le chevalier de Tromelin avait découvert que les survivants étaient vêtus d'habits en plumes tressées et qu'ils avaient réussi pendant toutes ces années à maintenir un feu allumé alors que l'île ne possédait pas d'arbre. Les survivants ont été recueillis par le gouverneur Français de l'île Maurice qui les affranchit et décida de baptiser l'enfant... Moïse. Le chevalier de Tromelin fut le premier à décrire cet îlot qui porte désormais son nom.
Irène Frain vient de publier Les Naufragés de l'Ile Tromelin (Michel Lafon, 2009). Succès commercial garanti.



Archéologie : sur les traces des Robinson noirs
LE MONDE | 30.04.09 |

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/04/30/archeologie-sur-les-traces-des-robinson-noirs_1187426_3244.html

Valparaiso, un jour de 2003, Max Guérout recueillit "une bouteille à la mer". Le message était envoyé sur Internet, lancé au hasard des vents et des courants de ce monde infini. En plein océan Indien, un météorologue français suppliait quiconque lirait ces lignes de s'intéresser aux naufragés de l'île Tromelin.

A 450 km de Madagascar et 550 km de La Réunion, cette possession française revendiquée par l'Etat mauricien, stérile ovale de sable de 1 500 mètres sur 750, huit mètres d'altitude à son plus haut, fut le théâtre de poche d'un extraordinaire fait divers. En 1761, un navire négrier, l'Utile, s'était fracassé sur ce récif battu par la houle et frangé d'écume. Abandonnés par l'équipage, les esclaves avaient vécu là quinze ans, avant que les rescapés, sept femmes et un bébé de huit mois, ne soient secourus.
Dans le port chilien, Max Guérout est ferré. Sitôt rentré en France, le spécialiste en archéologie navale se lance dans le sillage de l'Utile. De Paris à Aix, de Lorient à Genève, avec une poignée de passionnés, il exhume des archives plusieurs témoignages dont l'un est attribué à l'écrivain du bord, ainsi que des comptes rendus de la Compagnie des Indes. Se reconstitue alors par lambeaux une aventure humaine hors normes.
Le 23 juillet 1761, l'Utile quitte le port malgache de Foulpointe pour l'île de France (l'actuelle île Maurice). Sur le pont, 140 hommes d'équipage. A fond de cale, 160 esclaves embarqués en contrebande. Dans la nuit du 31 juillet au 1er août, le navire heurte un bout de terre mal consigné sur les cartes, qui hante les histoires de marin. L'équipage gagne la terre ferme à la nage. Vingt marins périssent. Nul ne songe à déclouer les panneaux de cale. Les esclaves sont promis à la noyade. Mais une lame éventre la coque et 88 hommes et femmes atteignent la plage. Une vingtaine d'entre eux mourra encore d'épuisement, de soif ou de blessures dans les heures qui suivront.
 
COMBLER LE VIDE
 
L'équipage est parvenu à récupérer des vivres, des armes et du matériel de première nécessité. Il creuse un puits et touche une nappe d'eau saumâtre, gage de survie. Deux campements s'improvisent sous les voiles récupérées : celui des Blancs et celui des Noirs. L'île étant à l'écart des grandes routes, nul salut n'est à espérer d'un navire de passage. Les marins construisent un esquif avec les débris de l'Utile. Ils improvisent une forge, un atelier de charpente, les esclaves les aident. Le chantier dure deux mois. "Dès le début, les officiers savaient que l'embarcation serait trop petite pour emmener tout le monde." Le grand jour, les marins abandonnent les Malgaches, avec la vague promesse de revenir. Ils arriveront sains et saufs à Foulpointe.
A Tromelin, les naufragés s'installent dans une terrible attente. On sait bien peu de chose sur leur séjour, hormis les témoignages très parcellaires des rescapées. En 2006 puis 2008, Max Guérout et une équipe de bénévoles ont entrepris deux campagnes de fouilles pour combler ce vide. Sous le patronage de l'Unesco, l'opération a été baptisée "Esclaves oubliés". "Il fallait savoir quel type de société avait bien pu s'organiser durant ces années, explique le responsable du projet. C'est là une forme d'archéologie de la détresse."
Une véritable expédition, également. Tromelin est difficilement accessible. Elle abrite depuis 1954 une station météo où cohabitent trois ou quatre employés en de longues vacations. Elle possède une piste d'urgence mais est approvisionnée par bateau, quand la mer l'autorise. Chaque déchargement est un exploit.
Les campagnes durent un mois chaque fois, par une chaleur écrasante, dans un confort spartiate. Les fouilles ont mis au jour les fondations d'un habitat très organisé, taillé dans le corail. Ont été retrouvés 400 objets dont "une cinquantaine particulièrement intéressants parce qu'ils sont la preuve de l'imagination et de l'industrie de ceux qui ont vécu là". Les habitants se nourrissaient d'oiseaux, des tortues et de leurs oeufs. Avec le bois échoué, ils ont couvé contre les intempéries le feu laissé par les marins. Des gamelles en cuivre ont été forgées, des vêtements confectionnés en plumes d'oiseaux. Les archéologues ont découvert des amulettes en coquillage et deux bracelets en cuivre, fabriqués sur place. "Ces gens avaient dépassé les nécessités de la survie, construit une micro-société", constate Max Guérout.
"Nous avons retrouvé seize cuillères et seize récipients en cuivre", poursuit-il. Baissant rapidement les premières années, la population semble s'être stabilisée à une quinzaine d'individus, cinq ans après le naufrage et être restée à ce niveau pendant la décennie suivante. Les femmes, "plus rustiques", ont mieux enduré la vie extrême.
Cette démographie s'ajustait-elle aux ressources de l'île ou faut-il trouver d'autres raisons ? On sait seulement qu'après deux ans de vains espoirs, dix-huit personnes ont tenté leur chance sur un radeau de fortune. Pour les autres, mystère. "Sont-ils morts de désespoir, de maladie ou dans des luttes fratricides ?" Y a-t-il eu combat pour la survie ou solidarité ? L'expédition a recherché en vain jusqu'à présent le cimetière signalé en 1851 par un navigateur anglais. "Les ossements, un crâne fracassé par exemple, nous donneraient de précieuses indications." Max Guérout aimerait monter une nouvelle campagne en ce sens.
Le calvaire des Robinson malgaches dure quinze ans. Leur histoire est pourtant connue des contemporains, jusqu'en France. Des feuilles à grand tirage racontent le destin de l'Utile. Condorcet et d'autres s'émeuvent. Mais les autorités se désintéressent du sort des infortunés.
En 1775 enfin, un navire de passage tente de secourir les naufragés. Un homme est débarqué mais doit être abandonné sur place, tant la mer est hostile. Le marin construit un radeau de fortune, embarque avec lui trois femmes et les trois derniers hommes. Ils disparaissent. En 1776, le chevalier de Tromelin parvient finalement à récupérer les huit derniers rescapés et donne son nom à cette terre maudite. Débarquées sur l'île de France, les femmes sont déclarées libres et baptisées. L'enfant est prénommé Moïse.
Benoît Hopquin
Article paru dans l'édition du 02.05.09.

 


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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 14:12
la revue Ciel et espace organise chaque mois un challenge-photo sur un thème. J'oserais bien envoyer une photo sur le thème actuel : le soleil couchant (date limite : 20 mai). Mais comment choisir ?
Sur les 500 couchers de soleil (environ) que j'ai pris depuis août 2008, j'en dépose 21.  Vos avis avisés sont les bienvenus. Il n'y a rien à gagner, c'est pour ça que ça vaut le coup. 

20 août

26 septembre

21 octobre

21 octobre

21 octobre

21 octobre

21 octobre

21 octobre

24 octobre

24 octobre

28 octobre

12 novembre

12 novembre

17 novembre

4 avril

24 février

25 mars

26 mars

27 mars

2 février nikon p80

11 février


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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 18:13
Nouf-nouf : en route pour la célébrité !
un cochon d'Inde affectionné d'une des participantes de l'atelier photo-poésie d'Evariste de Parny et qui ne s'est pas trompé de média pour passer à la postérité (40 visiteurs uniques par jour en moyenne, on le rappelle)

ce moumoute baptisé mamich vit dans l'hôtel-restaurant Les Arcades à Diego-Suarez, place Foch. Mamich a eu 2 enfants : Patapouf et Expérience. Discrète et douce avec la clientèle.

Passons à 2 stars nantaises qui se sont fait(es?) attendre : le moumoute Mycose et le bonlapin Zizifus.

Mycose seule
Agée de six ans, Mycose porte un nom qui lui vaut une assez mauvaise réputation. Il est vrai qu'il ne faut pas se fier à son physique agréable, pourtant hérité d'une lignée de gentilles petites moumoutes blanches ayant vécu sur la presqu'île guérandaise : seules les mains de ses maîtres et de quelques chanceux peuvent la cajoler sans craindre d'attraper un coup de patte.

Ziziphus seul
C'est un ami jardinier-paysagiste qui a nommé Ziziphus, du nom de la plante d'où l'on extrait le jojoba servant à fabriquer les crèmes et les shampoings. Ce bonchien d'un genre inédit appartient en réalité à l'espèce des lapins "tête de lion", car il possède une couronne de poils autour de la tête. Affectueux et tendre (de caractère), contrairement au roi de la savane, il aime la douceur du climat de l'appartement, ainsi que les granulés industriels.

Mycose et Ziziphus
Mais ce que Ziziphus aime par-dessus tout, c'est la compagnie de Mycose, qui a développé, pendant les presque cinq années de leur vie commune, un grand savoir-faire dans l'art de l'ignorer magistralement.

pour celles et ceux qui ont eu le courage d'arriver jusques-ici, voici le clou du spectacle : le moumoute nu, le sphynx, le moumoute sans poil, le moumoute le plus coûteux des animaleries, l'ami des allergiques au poil de moumoute
il a froid (nature berce-le chaudement)
non, on arrête de martyriser un être qui souffre
car Mademoiselle, c'est son nom, souffre.
elle n'a droit qu'à des rires étouffés, de petits cris hystériques lorsque les dames de la haute société, habituées au soyeux des moumoutes aristocratiques, découvrent la consistance de la  peau de poulet plumé, le gélatineux du geai décongelé dans le jasmin, la texture et la flatulence fétide du caoutchouc chaud.
Mademoiselle souffre. La torture morale ne cesse pas car les ricanements des garnements croisés dans les escaliers de son immeuble nantais éclatent dans ses rêves pour en faire des cauchemars. Mademoiselle vit, survit, privée du partage de la sensualité de la caresse, de l'échange vibratoire entre peau et pelage. Mademoiselle cherche un artiste pour immortaliser sa queue de rat.

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 18:50

28 février

28 mars

28 mars

29 mars

Luna
ruégale que vuelva
y dile que la espero
muy solo y muy triste
en la orilla del mar.


Luna,
tú que la conoces
y sabes de las noches
que juntos pasamos
en la orilla del mar.


Recuerdos
muy tristes me quedan
al verte
en la noche alumbrar.


Recuerdo
sus labios sensuales
y su dulce mirar,
mi gran amor.


Luna,
ruégale que vuelva
y dile que la quiero
que solo la espero
en la orilla del mar.


chanson cubaine interprêtée par bienvenido granda
et communiquée par mon amie mexicaine Rosario
pour Rosario, la lune a été associée à ce chanteur dès son enfance
quant à moi, depuis les années 1953-54, je sais par mon grand-père, qu'on y rencontre un vieil homme chargé d'un fagot
on l'aperçoit d'ailleurs si on regarde bien

  
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 16:10
J'avais pensé clore provisoirement la série Diego sur les petites marchandes qu'on trouve partout du fait de l'absence de la grande distribution, et je le fais d'autant plus volontiers que le cyclone Jade ravage le nord-est de Mada depuis déjà 72h dans l'indifférence générale. A la Réunion, on a certes depuis 3 jours des pluies diluviennes, de nombreux radiers fermés, notamment ceux du Chaudron et de Sainte-Suzanne, la route du littoral basculée côté mer, des routes coupées par des éboulis ou le brouillard, des établissements scolaires (Saint-Joseph et Le Tampon) fermés et il est recommandé de faire bouillir l'eau 5 minutes avant de la boire, mais rien de comparable avec ce qui se passe là-bas où il n'y a aucun secours possible.


rue Colbert (fritures, beignets, samoussas, cacas pigeons)


Anivorano


gargotes d'Anivorano


achards (sortie sud de Diego)


une gargote sympa de Diego : la 3è mi-temps


Ramena


Ramena


Ramena

évidemment, on est très loin de Denise et d'Octave Mouret (Au Bonheur des dames, Zola)


Ramena

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 10:01
baobabs près de Ramena

Déjà, à la Réunion, on remarque forcément la grande place que prennent les jardins, les cueillettes, le troc entre semis et boutures, les nombreux et fréquents marchés aux fruits, racines et légumes, la phytothérapie, les concours de fleurissements et les fleurs dans les cheveux de mes élèves. Mais à Madagascar, c'est encore plus remarquable du fait de la non-industrialisation et de l'étendue des terres cultivables. Les essences et parfums (géranium, ylang-ylang, vanille, jacaranda, saro, vétiver) y sont distillés en quantités encore plus grandes et sans Mada, je ne sais pas ce que deviendraient les grands parfumeurs français. Dans la rue, un vasaha est vite interpellé : "la vanille, patron !".
J'ai hésité avant de parler flore et botanique car je n'y connais pas grand chose. Pas encore du moins car j'espère combler vite mes lacunes. Il faut dire que beaucoup de plantes et d'arbres ne poussent pas en Europe. L'océan indien servira sans doute dans le futur à sauver un peu la biodiversité. A preuve, cet article paru hier dans le Quotidien de la Réunion et qui témoigne de la présence dans les Hauts de l'est d'une fougère endémique des Mascareignes, qu'on croyait disparue depuis 1892 : la tectaria pica. Disparue de la Réunion, mais pas de Mada !




quelques objets rapportés de Mada : un bâton de pluie (bambou), des calebasses (maracas), une boîte secrète en palissandre, une statuette en ébène

Aisément reconnaissables : les jacquiers, palmiers, cocotiers, tamariniers, bananiers, eucalyptus, lauriers-roses, filaos (eh oui), et autres baobabs.
Deux autres, moins faciles à identifier et pourtant essentiels pour les couvertures des maisons en bois : le ravenala dit "arbre du voyageur" et le moucoute.


l'arbre du voyageur chez Serge à Ramena
Il a recouvert ses pavillons de feuilles et de tiges de cet arbre et de moucoute
Le ravnale est appelé ainsi car ses tiges vertes contiennent une eau potable bien utile pour les voyageurs des régions désertiques. les feuilles (pour le toit) s'appellent kasaka, les branches (pour les murs) falafa.

des fruits que je ne suis pas parvu à identifier (à Ramena)

tamarin

khat

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 15:24
Les rues sablées du village, étroites et ombragées, mènent à la plage de sable fin bordée de gargottes et de cocotiers.
Ramena (prononcer [ramƐn]), à 25kms de Diego, est un petit village de pêcheurs charmant et tranquille.


c'est parti


Ambodal est à la barre


Ramena se situe au sud-est de la rade, près de la passe (600 mètres de large), du cap Miné et de son phare. Avant l'indépendance, les lieux servaient de base militaire, ce qui explique la présence de casemates en ruines. On accède généralement au village en taxi-brousse par une route en très mauvais état mais le couple qui a fait l'excursion à Nosy Suarez avec moi était venu en quad de Diego. C'est le lieu de départ idéal pour la Mer d'émeraude ou pour les Trois baies. En juillet, les tortues viennent pondre du côté de la baie des Dunes. En septembre, ont lieu des compétitions de windsurf à Ramena, ce qui prouve que les alizés y soufflent beaucoup de juin à octobre.



le phare et le cap Miné



Ravitaillement grâce à Burçon.


En mer d'émeraude, la couleur de l'eau limpide est absolument sublime, celles des poissons merveilleuses et la tranquillité des nombreuses plages de sable blanc des îles garantie. Comme la barrière de corail est éloignée, le lagon est immense. On peut bronzer, nager, pêcher et oublier autant qu'on veut.


arrivée à Nosy Suarez


Arline casse la noix de coco pour préparer le riz coco (lait de coco, coco rapé, sel, riz de mada)


puis réduit la pulpe en poudre par frottement sur un bâton

Arline a 33 ans. Elle est déjà grand-mère.




Retour à Ramena. Armel, notre cuisinier au premier plan


Arline nettoie un sept-doigts (remonté par l'un d'entre nous car nous avons plongé) pour nous l'offrir.

Pour l'hébergement à Ramena, je ne saurais trop vous recommander Ramena Nofy, Chez Serge, 032 49 822 71 / 02 082 920 30. Cet hôtel-restaurant (spécialités de fruits de mer) ne figure pas dans les guides car il est trop récent, mais l'accueil et le confort sont excellents, les bungalows pas entassés les uns sur les autres, les prix très modérés, le cadre enchanteur.


Ramena le soir





Ramena le matin

 

Les rues sablées du village, étroites et ombragées, mènent à la plage de sable fin bordée de gargottes et de cocotiers.

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 19:05
Outre les crocodiles sacrés, les zébus et les poissons, il y a à Mada de nombreuses espèces animales parfois étonnantes, souvent difficiles à identifier, mais susceptibles de réjouir les fidèles les plus jeunes de ce blog.
Conseil à ceux qui se perdent ici du fait que je n'ai pas encore établi d'index : cliquer sur "liste complète" dans la colonne de droite.
Dans le jardin de l'hôtel, plusieurs sortes de caméléons et d'endormis :




toujours dans le jardin de l'hôtel, cet oiseau qui me fait penser à un apteryx (kiwi), des boas (à qui un garçonnet nommé Patrick donne un pigeon à chacun chaque jour), 5 tortues et 5 crocodiles (qui semblent miniaturisés à côté de ceux du lac d'Antanavo)






cette habitante de Diego Suarez ne se sépare pas de son animal de compagnie : un maki

un bouquet de hérons blancs sur la RN 6

un rapace très présent à Diego

une des nombreuses poules d'eau de Nosy Suarez

coquillage sur la plage de Nosy Suarez

les coquillages les plus beaux pêchés dans la rade font malheureusement l'objet d'un commerce sur la route de Ramena, mais comment blâmer des vendeurs qui vivent dans la plus grande pauvreté ?

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 05:43

A Diego, rien de plus facile que de partir en mer pour pêcher, et du gros.

Espèces pouvant être pêchées : carpe rouge, carangues (jusqu'à 70 kgs), barracuda, jobfish, raies, cobia, requins, mérous, thazard, thon à dents de chien (jusqu'à 100 kgs), coryphènes, espadons voiliers, marlins

Espèces pouvant être chassées : thon jaune, napoléons (150 kgs), perroquets à bosse





quelques-unes des prises de mes voisins de chambre


le jour de mon escapade à nosy suarez, au niveau de la passe qui permet d'entrer et de sortir de la rade, Burçon le pêcheur nous vend au passage 7 poissons pour quelques ariarys (nous sommes sept)


Arline écaille et vide les poissons tout de suite

Armel les fait griller dès notre arrivée sur l'île



le soir, à Ramena, d'autres pêcheurs rapportent le fruit de leur travail



et au restaurant, un délicieux cari de mérou coûte 9000 ariarys (3,6 €)

Revenu sur mon caillou, la première chose que j'ai faite, c'est d'acheter des leurres (20 à 50grammes, pour calamars) et de les envoyer par la poste avec des photos A4 à Armel, Arline et Ambodal, nos trois marins-cuisiniers d'exception




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