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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 14:09
fil info et photo : Sobika

14H40 : La maison du Pds Guy Rivo Randrianarisoa est en feu à Ampasampito
14H18 : Marc Ravalomanana s'est exprimé. Il annonce une "concertation nationale " pendant 3 jours avec tous les partis. Il reconnait avoir fait " des erreurs"
14H12 : selon France24, d'autres camps militaires ont rejoint le Capsat
14H00 : Réunion en cours, d'opposant sur le terrain du lycée technique à Tamatave
13H50 : L'armée lance un ultimatum de 72h pour que Ravalomanana et Rajoelina s'entendent sur une solution politique sinon elle "prendra ses responsabilités"
13H40 : Les pro Tgv vont vers Ampasapito ou se trouverait le Pds guy rivo randrianarisoa.
13H26 : Selon des témoignages sur place, Il y aurait des morts ( 5) dans les affrontements. Les pros ravalomanana ont été repoussés.
13H24 : Les forces du Capsat sont présentes à proximité de tsaralalana
13H16 : Le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo a démenti sa démission de Ministre de la défense sur Radio Mada
13H15 : Affrontements entre pro tim et pro tgv à Tana près de Analakely, Isoraka, tsaralalana
13H10 : Radio Mada annonce que la démission du ministre de la défense s'est faite sous la contrainte. Ce dernier devrait faire une déclaration pour annoncer qu'il est toujours ministre de la défense !
12H40 : Démission du ministre de la défense de Marc Ravalomanana, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo
12H33 : Manifestation pro ravalomanana à Mahamasina
12H30 : Fianarantsoa: grosse manifestation sur la place de la démocratie de l'oppostion :Des posters de Andry TGV, banderoles Arema, Leader Fanilo, Maro, Tambatra, Vohibato . la foule crie " victoire" .
9H20 : Selon la BBC, l'ONU conteste la version du médiateur Tiebile Drame. Yves Sorokobi, un porte-parole du secrétaire général de l'ONU a confié à la BBC l'ONU n'a pas mandat de protection mais de médiation Lire l'info ici . 09H22 : Yves Sorokobi dit que l'ONU n'a pas donné de mandat de protection dans le cadre de la mission du médiateur africain mais un mandat de médiation

09H22 : Yves Sorokobi, porte parole de l'ONU a New York dit selon la BBC, que andry Rajoelina est sous protection de l'Ambassade de France

09H20 : La BBC annonce que l'ONU conteste la version du médiateur africain de l'onu selon laquelle l'ONU a donné protection à Andry Rajoelina.

01H00 : Selon Midi Madagasikara, Odon Razanakolona parle d'une définition d'un cadre légal dans lequel des élections seraient organisées sous la coupe d'une nouvelle Constitution et d'un nouveau code électoral


Le Monde  10 mars

L'opposant malgache Andry Rajoelina a trouvé refuge depuis vendredi soir à la résidence de l'ambassadeur de France à Antananarivo, indique une source diplomatique, mardi 10 mars. Après cette annonce, des centaines de manifestants se sont regroupés devant l'ambassade. Dans la matinée, le ministre de la défense malgache, le vice-amiral  Mamy Ranaivoniarivo, a annoncé sa démission, sur fond de mutinerie dans l'un des camps stratégiques de l'armée dans la capitale.

En conflit ouvert avec le président malgache, Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina, destitué début février de son poste de maire de la capitale, vivait caché après une tentative d'arrestation jeudi soir visant sa résidence d'Antananarivo. Lundi, l'ONU annonçait qu'il avait été "placé sous sa protection". "Ces derniers jours, M. Andry Rajoelina a exprimé à plusieurs représentants de la communauté internationale ses inquiétudes sur sa sécurité", a annoncé dans un communiqué Tiébile Dramé, représentant de l'ONU dans la médiation malgache. "Dans le cadre des efforts pour résoudre la crise malgache, préserver la paix et la stabilité, les Nations unies ont décidé de placer M. Rajoelina sous leur protection dans une résidence diplomatique", continue le communiqué. Ce texte a été rendu public à Antananarivo lors d'un point de presse de l'influent Conseil chrétien des Eglises à Madagascar (FFKM), acteur de la médiation dans la crise, de l'ONU et d'une dizaine d'ambassadeurs.

SORTIR DE LA CRISE

Un autre communiqué de M. Dramé ajoute que "le président de la République lui a promis qu'il garantissait la sécurité de M. Andry Rajoelina et de ses collaborateurs" et que M. Ravalomanana "a dit qu'ils pouvaient se déplacer librement et qu'ils ne feront pas l'objet d'arrestations".

Un communiqué du FFKM et de l'ONU annonce en outre la tenue "d'assises du 12 au 14 mars" dans la capitale malgache afin de trouver une issue à la crise qui agite l'île. Un conflit larvé entre MM. Ravalomanana et Rajoelina s'est transformé en crise ouverte mi-décembre. Depuis, M. Rajoelina a multiplié les manifestations à Antananarivo et s'est autoproclamé chargé des affaires du pays. Une centaine de personnes sont mortes à Madagascar depuis le 26 janvier dans les violences qui ont émaillé ce conflit.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2009/03/10/l-opposant-du-president-malgache-protege-par-l-onu_1165711_3212.html


Le compte à rebours est lancé à Madagascar : l'armée a donné 72 heures aux forces politiques pour mettre un terme à la crise qui agite le pays. En l'absence de décision claire à l'issue de ces 72 heures, l'armée fera fonctionner les affaires du pays. "Nous promettons de ne prendre aucun parti pris et invitons les décideurs politiques, toutes les forces politiques, la société civile, et les représentants des diverses forces vives dans le pays, à se réunir immédiatement et à se mettre d'accord pour apporter une solution dans un délai de 72 heures afin de faire sortir le pays de la crise", a déclaré le chef d'état-major de l'armée malgache.

Cette allocution du chef d'état-major est intervenue peu avant que le président malgache Marc Ravalomanana intervienne également sur la télévision nationale en reconnaissant "avoir fait des erreurs" et en se disant "prêt à écouter". Des assises nationales pour trouver une issue à la crise doivent se tenir de jeudi à samedi dans la capitale Antananarivo. Le ministre de la défense malgache, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, a annoncé mardi sa démission devant la presse réunie à son ministère.


De son côté, le leader de l'opposition, Andry Rajoelina, qui avait trouvé refuge vendredi soir à la résidence de l'ambassadeur de France à Antananarivo a fini par la quitter mardi matin. Plusieurs centaines de partisans du régime malgache avaient manifesté devant l'ambassade de France pour protester contre cette protection accordée par Paris.

Le porte-parole adjoint du Quai d'Orasy s'est refusé à donner plus d'indications sur le lieu où se trouvait l'opposant malgache. Une source diplomatique a indiqué à l'AFP que M. Rajoelina devait être transféré dans la journée de mardi de la résidence diplomatique française vers l'évêché de la capitale malgache. Le ministère des affaires étrangères a affirmé que la décision des Nations unies de placer M. Rajoelina sous la protection d'une mission diplomatique "avait reçu l'accord du président Ravalomanana".



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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 13:42
photos : Témoignages

Affrontements à Saint-Denis et au Chaudron

CLICANOO.COM | Publié le 10 mars 2009

La mobilisation a été moins importante pour cette deuxième manifestation du Cospar. Cela n'a pas empêché le collectif d'annoncer de nouvelles opérations coup de poing. Dans l'après-midi, la tension est montée d'un cran autour de la préfecture. Les émeutiers se sont déplacés vers l'est, repoussés par les forces de l'ordre, et se trouvent actuellement autour du Jumbo du Chaudron. Sur leur route, ils ont brûlé de nombreuses poubelles et cassé quelques voitures.

Le Cospar espérait profiter d'un nouveau succès populaire pour lancer sa grève générale et accentuer la pression sur les partenaires sociaux dans les négociations engagées depuis jeudi dernier sur ses 62 revendications. Mais visiblement, le collectif n'a pas réussi son pari. Cette baisse de la mobilisation pourra être en partie mise sur le compte des vacances scolaires. Toujours est-il que ceux qui souhaitaient engager un bras de fer avec les pouvoirs publics devront trouver une autre stratégie.

Mobilisation moins importante que jeudi

A Saint-Denis et à Saint-Pierre, les cortèges se sont mis en route avec plus d'une heure de retard. Selon les premières estimations, ils n'étaient pas plus de 5 à 6 000 manifestants à partir du petit marché pour se diriger vers la préfecture et un millier à Saint-Pierre. "Qu'on soit moins nombreux que jeudi, une journée historique, ce n'est pas une surprise. Ce qui est important, c'est que la mobilisation reste populaire", analyse Ivan Hoarau, porte-parole du Cospar. Ce dernier a dans la foulée évoqué les négociations avec les partenaires sociaux, estimant que les avancées déjà obtenues "représente un premier pas mais reste malgré tout insuffisantes". Même son de cloche du côté de Jean-Hugues Ratenon, le président d'Agir pou nout tout, qui estime que "nous sommes loin du compte et que ce n'est pas ces avancées qui nous feront arrêter". A 11 heures, les dernières estimations ont cependant quelque peu augmenté. Eric Soret de la FSU évoque 15 000 manifestants à Saint-Pierre et Saint-Denis. Un chiffre qui, selon lui, "légitime encore plus notre action".

A noter que les élus, très nombreux jeudi dernier, étaient bien moins présents dans la rue aujourd'hui. On a certes vu ceux du PCR, dont Huguette Bello à Saint-Denis. Mais par contre, Didier Robert comme Patrick Lebreton étaient retenus ailleurs.

Pas de grève reconductible

A 11 heures 30, la tête du cortège arrive devant la préfecture. Les portes-paroles ont pris à cette occasion la parole. L'occasion pour eux d'appeler à la mobilisation leurs troupes. "Il faut augmenter encore notre mobilisation. Elle nous a permis de faire venir à la table des négociations le patronat. Il y a un mois de cela, il n'était pas question d'augmenter les salaires. Il y a des avancées. Et elles sont à mettre à l'actif du Cospar", harangue Ivan Hoarau sur la tribune installé devant la préfecture. Et de prévenir : "La mobilisation est la clé de la réussite. La bataille doit continuer partout. Dès cet après-midi, il faut organiser des opérations coup de poing". C'est ainsi que des manifestants bloquent déjà le Super U de Saint-Pierre. D'autres opérations devraient avoir lieu au cours de cet après-midi. Les organisateurs du collectif évoquent la possibilité de diversifier leurs actions. Par contre, le Cospar a choisi de ne pas mettre à exécution sa menace de grève générale, mettent en avant les avancées obtenues au cours de ces derniers jours.



Echauffourées autour de la préfecture

En début d'après-midi, la tension est montée d'un cran autour de la préfecture. Les forces de l'ordre ont été obligés de disperser un groupe de manifestants qui commençaient à mettre en place un barrage à coups de gaz lacrymogènes. Les manifestants ont répliqué par des jets de galets. La situation est actuellement très confuse dans le quartier du Barachois et rue de Nice. Jets de galets, feux de poubelles auxquels les forces de l'ordre répondent par des tirs de lacrymogènes. Des barricades ont été installées. Les forces de l'ordre les font sauter les unes après les autres. Les manifestants commencent à se disperser vers la ville. Une voiture a été retournée. Tous les magasins ont fermé leurs portes. A noter que les forces de l'ordre ont déjà procédé à des interpellations.

Les émeutiers se déplacent vers l'est

Des groupes se trouvent actuellement près du Butor. Ils s'en sont pris au radar se trouvant boulevard Lancastel à coups de galets. Les émeutiers remontent actuellement vers le Chaudron, où il y a de plus en plus de monde. A noter que le boulevard Lancastel est fermé à la circulation. La situation est assez chaotique. On note des poubelles en feu au niveau du Butor et quelques voitures aux vitres brisées. Les émeutiers se déplacent vers l'est, repoussés par les forces de l'ordre, dans un désordre indescriptible. Ils remontent actuellement vers le quartier du Chaudron. Ils se trouvent au niveau du zoo. Par mesure préventive, le Jumbo a fermé ses portes. Les jeunes se sont rassemblé autour du magasin. Certains habitants du quartier tentent de clamer les esprits. La tension reste très vive. La foule s'est déplacée autour du Quick, où jeunes et forces de l'ordre se font face.

Pendant ce temps, le Cospar a multiplié les opérations coup de poing, au Décathlon de Sainte-Suzanne et dans la plupart des grandes surfaces de l'île. Mais la tournure des événements les a incité à suspendre ces actions et à appeler la population au calme.



Toute l'après-midi les forces de l'ordre ont poursuivi une poignée de "manifestants" le long du littoral de Saint-Denis, avec d'un côté jets de galets, poubelles en feu et de l'autre grenade lacrymogène et cela jusque dans le quartier du chaudron. Des événements comme la ville n'en avait pas connu depuis près de 20 ans. Des débordements que le COSPAR a fortement regretté.

A Saint-Denis : Le radar du boulevard Lancastel a été pris pour cible.

Deux nouveaux escadrons de gendarmes mobiles (160) ont débarqué hier pour renforcer la sécurité autour de la manifestation du jour. (Photo d’archives LLY)

10 mars 2009 : 13h 37 ] A Saint-Denis : La situation est très tendue actuellement devant la préfecture.
10 mars 2009 : 16h 03 ] Manifestation : Le Jumbo Score du Chaudron a été attaqué par des manifestants. Des vitrines ont été cassé. Le magasin a fermé ses portes.

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 18:31

Saint-Valentin


Né de parents inconnus, sans enfant, il se désespérait sur son banc, avec son arbre généalogique comme un baton.

Soudain, il l'aperçut.

Elle.

Ses oreilles n'étaient ni rebattues, ni rabattues, mais pointues, tendues. Pinsons, mésanges huppées, rouge-gorges imaginèrent des mélodies d'un pouvoir d'enchantement infini destiné à l'alanguir, à la persuader d'offrir son beau corps souple. L'azur était chaud.

Des parfums suaves le convainquirent qu'elle attendait ses caresses.

Alors, sentant une main amoureuse passer sur ses reins, Moumoute se mit à ronronner. 


24 avril 2001



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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 18:16


Cette photo de juillet 2001 a une histoire. A l'époque, Euphrasie-Framboise vient de m'annoncer qu'elle part à La Réunion. C'est un coup de tonnerre. Elle arrête donc son atelier d'écriture de Kergallic. Pour l'aider à franchir les 10000 kms, je rêve devant mon rosier. C'est décidé, je lui offre la seule rose qui s'y trouve ce jour-là. Pour la créer, mon rosier avait exigé d'être taillé deux mois plus tôt. J'ai retrouvé miraculeusement le petit texte que j'avais écrit à l'occasion, daté du 24 avril 2001 : « Taille ».

Ce n'est encore qu'un bouton lorsque je l'offre à Euphrasie fin juin, avec de vilaines feuilles tachées de rouille. Elle me tient au courant de semaine en semaine : « ta rose fleurit », « ta rose s'épanouit », « elle n'est toujours pas fanée ». Et puis finalement, l'aveu : « je l'ai prise en photo pour ma collection ». Euphrasie-Framboise fait collection de photos de roses fanées.

Pourquoi, a-t-elle ressorti cette photo 8 ans plus tard, il y a une dizaine de jours ?

Je l'ai demandée en prêt pour vous la scanner. Je sens bien que cette histoire n'est pas finie. Il faudra en faire une copie sépia, il faudra faire une photo de cette photo, photocopier cette photo de photo, faire un montage de détails agrandis qui permettent de retrouver l'intensité des regards qui se sont posés sur cette fleur du temps où elle n'était encore que bouton, bourgeon, oeil, de restituer le délicat parfum du pistil et des étamines humé et chanté par les mésanges bleues qui venaient l'admirer.

Il faudra tout faire pour que cette photo, en se fanant, reste, jusqu'à la fin des temps, la plus belle de la collection de photos de roses fanées d'Euphrasie-Framboise.


Taille


Aujourd'hui, je t'ai taillé mon rosier. C'est douloureux. J'ai du mal à couper. Et il faut faire une coupe sévère m'a-t-on dit. Enfin, c'est fini. Mais ça fait mal.

J'ai porté tes épines et tes fruits à la déchetterie. Je sais que tu m'attends. La vie est une chose minuscule, une location. Mes os en poudre, mon sang desséché seront pour toi, mon rosier.


Tailler son rosier

Couper toujours couper

Rogner trancher entailler

Laisser pleurer sécher

Ramasser rameaux

Sur mon crâne

Faire tomber la grande pierre

Et poser une rose dessus



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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 10:05

A Madagascar, une mutinerie témoigne de tensions dans l'armée

Le Monde 09 03 09

La traditionnelle loyauté de l'armée malgache à l'égard du pouvoir en place est-elle en train de voler en éclats ? Dimanche 8 mars, des soldats se sont révoltés dans un camp militaire situé dans la banlieue de la capitale, Antananarivo. Les mutins protesteraient contre les ordres donnés depuis plusieurs jours par le régime de Marc Ravalomanana visant à réprimer les manifestations de l'opposition.


La base, dont l'accès a été bloqué, est un point névralgique dans le dispositif militaire malgache. Plusieurs centaines de soldats y sont installés et d'importants stocks d'armes y sont entreposés.

Sur le même sujet
Lundi matin, une éventuelle contagion de la révolte dans d'autres casernes militaires demeurait incertaine. Cette mutinerie est survenue alors que le pouvoir en place s'efforce depuis le 3 mars de faire cesser les manifestations de l'opposition.


Le maire destitué d'Antananarivo, Andry Rajoelina, conteste depuis trois mois le pouvoir du président Ravalomanana dans un des pays les plus pauvres de la planète. Porté par une frange excédée de la population, il reproche au chef de l'Etat son autoritarisme et son penchant à confondre l'intérêt général avec ses intérêts personnels.

Agé de 34 ans, il était parvenu à réunir régulièrement plusieurs milliers de personnes sur la place du 13-Mai, au cœur d'Antananarivo. Mais, depuis mercredi, les forces de l'ordre en empêchent l'accès aux manifestants. Des échauffourées ont régulièrement éclaté, les gaz lacrymogènes répondant aux jets de pierre. Deux personnes ont été tuées par balles, alourdissant ainsi le bilan d'un conflit qui a déjà fait plus d'une centaine de morts.

Les bureaux de la télévision Viva d'Andry Rajoelina auraient également été saccagés, samedi, par des forces de sécurité. Surnommé "TGV" en raison de sa rapide ascension politique, l'opposant a annoncé, ce même jour, qu'il entrait en clandestinité et assuré qu'il était caché en lieu sûr. Deux jours plus tôt, l'opposant, protégé en permanence par plus d'une centaine de gardes, aurait échappé à une tentative d'arrestation.

VŒU DE NEUTRALITÉ

Malgré les appels de la communauté internationale et des églises locales, les discussions sont au point mort entre les deux parties qui campent sur leurs positions. M. Rajoelina, qui s'est autoproclamé président d'une "Haute autorité de transition", exige le départ de Marc Ravalomanana. Elu en 2002, puis réélu en 2006, celui-ci fait valoir sa légalité. Face à l'impasse du dialogue, M. Rajoelina a proposé, samedi, un élargissement de la table des discussions à d'autres personnalités malgaches.

Sur le terrain, le postulant au pouvoir compte sur la province pour redonner du souffle à son mouvement. Des manifestations ont eu lieu ces derniers jours dans quelques capitales régionales. Mais c'est bien l'attitude de l'armée qui pourrait décider de l'avenir du conflit. Jusqu'à présent, les généraux ont fait vœu de neutralité, malgré une méfiance grandissante à l'égard du chef de l'Etat. Les sans-grade pourraient prendre une décision à leur place.

Sébastien Hervieu

Fil info du 9 mars (Sobika)
12H00 : Pillage en série de la galerie Smart à Tanjombato. Aucune force de l'ordre en vue.
11H44 : Pillage de Courts Tanjombato. Les gens courent avec du matériel sous les mains
11H37 : Une manifestation pro tim est attendue à Mahamasina ce jour à l'appel de radio Mada
11H27 : Dans son communiqué, la gendarmerie nationale annonce faire une distinction claire entre la protection de la vie de la population et des actions contre les pillages.Elle appelle tous les politiciens à se donner la main dans la recherche de solutions.
11H25 : Les forces de l'Emmonat sont consignées dans leurs casernes actuellement
11H09 : On signale : un barrage de pierre à Soanierana et la présence d'émeutiers sur le pont de Tanjombato
11H08 : Le Capsat est toujours barricadé de l'intérieur
11H04 : Pas de forces de l'ordre présentes.
11H00 : Les partisans de Andry Rajoelina ont investi la place du 13 Mai Analakely
03H15 : Selon Midi Madagasikara, une conférence de presse du colonel Colonel Rakotonandrasana qui dirige dorénavant le Capsat sera donnée ce jour
03H10 : Le général Pily de la police nationale appelle à une solution politique.
03H05 : Viva appelait hier sur sa tv à une manifestation place du 13 mai pour lundi

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 18:18

MADA


Fil info mada 8 mars  intéressant  bien que confus :


16H55 situation confuse pour le moment faute d'informations verifiables sur la scission entre militaires. Dès que nous aurons des infos sûres, nous les diffuserons ci après. 16H35 Réunion de militaires (sous officiers) confirmée. Ils refusent d'obéir aux ordres du colonel Faly ( gouvernement ) . Ils font scission avec l'Etat Major officiel et rejoignent le camp Tgv.

15H Pas de confirmation de la réunion militaire annoncée par Radio Antsiva. La radio est brouillée actuellement

12H Les militaires ont été conviés a une réunion générale de l'Etat Major ( Source Radio Antsiva )

19H30 ( H.Madagascar ) la situation actuelle à Antananarivo est très confuse d'un point de vue militaire. Nous recevons des informations jugées sûre mais contradictoires de part et d'autre ! Plutot que de les diffuser, nous patientons jusqu'à ce qu'une situation claire apparaisse. Merci pour votre compréhension

Dimanche 8 Mars :

19H16 : Confirmé : mutinerie au camp militaire du Capsat Tana. Des militaires ont décidé de ne plus obéir aux ordres de l'Emmonat.
17H Alain Andriamamora général de brigade dit sur Radio Mada qu'il n'y aura pas d'attaque de camp
16H55
situation confuse pour le moment faute d'informations verifiables sur la scission entre militaires. Dès que nous aurons des infos sûres, nous les diffuserons ci après.

 

REUNION

"Il est temps d'instaurer une vraie égalité entre la métropole et les DOM"

LEMONDE.FR | 06.03.09 | 15h25  •  

Témoins du mouvement social à la Réunion, des internautes du Monde.fr relèvent des similitudes avec le conflit guadeloupéen. Mais ils prennent soin de souligner les spécificités de la situation à la Réunion.

  • La vie est trop chère par Fabrice Clain

J'habite depuis dix ans à la Réunion et ici il n'y aucune concurence commerciale réelle , la vie est de 25 à 30 % plus chère qu'en métropole avec des salaires à peine équivalents voire inférieurs. Les prestations sociales sont souvent plus faibles, le taux de chômage très élevé, et le prix des billets d'avion n'en parlons pas ! Tous les ingrédients sont présents pour une explosion sociale et une aggravation de la délinquance. Il est temps d'instaurer une vraie égalité entre la métropole et les DOM. Paris doit nous écouter et surtout nous comprendre et ne pas nous laisser tomber !

  • Menaces sur les entreprises par Michel Gérard

Je suis entrepreneur, cassé par la crise depuis octobre 2008. J'ai dû licencier trois personnes entre le 5 janvier et le 5 mars 2009. J'ai perdu 50 % de mon chiffre d'affaires. Si la grève du Cospar [collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion] prend de l'ampleur et nous assène le coup fatal, je me séparerai de mes trois derniers employés. La vie chère est pour tout le monde, et certainement moins pour les fonctionnaires qui touchent 53 % de prime par rapport à la métropole, ce qui tire les prix vers le haut. Un autre problème vient des banques qui prêtaient avec des taux bien supérieurs qu'en métropole, alors qu'il s'agit des mêmes billets. Enfin la loi de défiscalisation a amplifié et accéléré la situation d'aujourd'hui.

Une catharsis révolutionnaire par Frédéric Arhan-Hoarau

J'habite le chef lieu (Saint-Denis), et hier, 5 mars, je participais à la manifestation par solidarité. Les Réunionnais avaient pris d'assaut les grandes surfaces dès mercredi, craignant apparemment un durcissement du mouvement de grève, comme on peut désormais le craindre avec les opérations coups de poing annoncées par les meneurs de la grève. Certaines stations-service étaient hier soir déjà à sec, sans que l'on puisse être sûr de leur approvisionnement aujourd'hui.

Le nouvel appel à une grève générale à compter de mardi prochain risque de rencontrer une forte adhésion des Réunionnais. Il y a une envie de faire 'aussi bien' que leurs collègues guadeloupéens chez nombre de jeunes Réunionnais, hors de tout discours politique ou syndical. L'envie de se prouver quelque chose, une forme de catharsis générale... Parmi les principaux représentants du Cospa, Ratenon présente un profil comparable au leader guadeloupéen Domota : une forte envie de médiatisation et un ego surdimensionné, gêné jusqu'à présent par une absence d'envergure et d'écho médiatique de son association (Agir pour nou tout).

  • Une autre solution politique ? par Evariste Tiepolo

Le gouvernement promet des réponses proches de celles des Antilles et connaît depuis déjà trois semaines les espérances des Réunionnais. Ne serait-il pas raisonnable d'éviter toute exaspération en donnant tout de suite une réponse positive inévitable : les responsables patronaux et gouvernementaux ne sont-ils pas déjà rodés par les événements des Antilles ? Cela éviterait toute dégénérescence de la situation. Malheureusement, le préfet semble peu réaliste et est déjà en train d'essayer en valet zélé de leurrer le Cospar.

"Il est temps d'instaurer une vraie égalité entre la métropole et les DOM"

  • La Réunion ce n'est pas les Antilles par Guillaume Hoareau

Certes les préoccupations sur la vie chère insulaire sont réelles, mais les négociations et le caractère "ethnique ou racial" faisant objet de rancunes et de non-dit en Guadeloupe ne sont pas présents ici du fait du métissage et du brassage important des populations d'origine diverses. Les ravages de l'esclavage, et la mémoire collective des Reunionnais sur cet événement ne sont pas vécus ni structurés de la même manière. Du coup le collectif, contrairement au LKP, n'a pas une légitimité acquise dans toutes les couches de la population. Le collectif est composé d'organisations syndicales représentant des fonctionnaires, qui pour la grande majorité viennent de métropole...

  • Le "jeu" politique s'empare du mouvement à tous les étages par Yvan Techer

Ce mouvement s'inscrit comme une copie du mouvement antillais, cependant, il faut y ajouter deux grandes particularités : une forte implication des politiques locaux, UMP, PS et surtout Parti communiste réunionnais, qui paradoxalement fait perdre de la crédibilité au mouvement.

Les étudiants se sont impliqués. Le mouvement demande une valorisation immédiate des bourses étudiantes de 200 euros. Le président de l'UNEF a été choisi pour le premier discours officiel du Cospar devant la préfecture. Tout un symbole. Mais là encore son implication politique (PCR) joue contre le mouvement et ses détracteurs sont nombreux, notamment sur le campus de Saint-Denis, où après trois semaines de grève les tensions sont palpables entre étudiants.

Le Cospar a trop attendu et s'est trop étendu. Le gouvernement à fait le plus gros du travail sur la Guadeloupe et les mesures seront appliqués aux autres DOM. Yves Jégo le dit lui-même : "il y a une réponse aux 62 revendications du mouvement". Au final, le mouvement ne pourra durer qu'avec une adhésion massive de la population dans le temps. Mais c'est bien connu : le Réunionnais n'est pas l'Antillais...

Opérations coup de poing à gogo

CLICANOO.COM | Publié le 8 mars 2009

Le Cospar l'avait annoncé depuis jeudi dernier, il est passé à l'action. Hier, beaucoup de grandes surfaces de l'île, sauf dans l'Ouest totalement épargné, ont dû baisser leurs rideaux sous la pression des manifestants, sans incident majeur. Le Cospar a promis de récidiver aujourd'hui.


Première opération dans l'Est

La première opération coup de poing du Cospar s'est déroulée hier matin à Saint-André. Devant l'ancien Leader Price devenu Leclerc Express, il y avait beaucoup de monde hier matin dès 8 h. C'était l'heure H pour l'ouverture officielle du magasin, prévue initialement vendredi. Près de 150 personnes se trouvaient devant les rideaux métalliques, dont les manifestants regroupés sous leur drapeau respectif : FSU-Unatos, Agir pour nou tout, Lutte ouvrière, CGTR... Ils criaient : « Tous ensemble, tous ensemble ! » Le magasin flambant neuf a pu ouvrir en début d'après-midi seulement. Entre-temps, le Cospar a mené d'autres opérations coup de poing dans d'autres magasins de Saint-André, dont Jumbo Score qui a alors baissé momentanément ses rideaux. Chez Super U, inauguré en centre-ville de Saint-André il y a quelques semaines, la direction du magasin a préféré fermer ses portes avant même l'arrivée des manifestants. Quelques clients sont néanmoins restés bloqués pendant de longues minutes à l'intérieur du magasin avant d'être « libérés », quand le Cospar a levé le camp pour se diriger vers le Carrefour de Sainte-Suzanne. Le blocage a été organisé au rond-point du centre commercial du Grand Est. À bord de leurs véhicules, les clients pouvaient sortir mais pas entrer. Le barrage a été levé vers 13 h. Ce n'était pas fini pour autant. À Saint-Benoît, après avoir distribué des tracts, les militants de LO et de la CGTR ont « symboliquement fermé le magasin Leclerc de 11 h 30 à 12 h 30 » avant de rejoindre leurs camarades au Carrefour de Sainte-Suzanne pour une ultime démonstration de force.

Tournée des grands ducs du Cospar dans le Nord

À Saint-Denis, les drapeaux rouges de la CGTR étaient les premiers à flotter devant le magasin Leclerc du Butor hier matin, dès 9 h. Quelques dizaines de manifestants bien motivés vont contraindre la nouvelle grande surface qui ouvrait pour la première fois à fermer. Là aussi, les quelques clients déjà à l'intérieur sortent au compte-gouttes, parfois harangués par les manifestants. Certains ne se laissent pas intimider (lire ci-contre). Jacques Bhugon, secrétaire général de la CGTR Nord, mène l'opération. Il lance : « C'est soi-disant la chaîne alimentaire la moins chère... Mais, ce n'est qu'un effet d'annonce. Nous demandons que toutes les grandes surfaces baissent le prix de 500 produits de base de 20 % pour que nos 70 000 Rmistes puissent y avoir accès... » Finalement, le magasin restera fermé jusqu'au départ des manifestants. Rejoints par de nouvelles troupes, Unef et CFDT notamment, ils se dirigent vers le Jumbo Score du Chaudron. Là aussi, ils arrivent à faire baisser les rideaux. C'est ici que les représentants du Cospar à la table des négociations ont choisi de haranguer leurs troupes. Ivan Hoareau, secrétaire général, annonce la couleur : « Il nous faut rester mobilisés jusqu'à mardi ». Les opérations vont se poursuivre au Carrefour de Sainte-Clotilde, où les entrées sont bouclées pendant plusieurs heures, jusqu'à 14 h 30, par une cinquantaine de manifestants. Et le Cospar va faire fi de la menace des acteurs économiques de ne pas se rendre à la table des négociations si les opérations se poursuivent. La prochaine étape n'est autre que le Jumbo Score de Duparc. Les derniers manifestants quitteront les lieux peu après 17 h. Toutes les enseignes en ont pris pour leur grade, le Cospar a fait la tournée des grands ducs.


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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:31


Affrontement (L'Express de Madagascar le 7 mars)

Un troisième mort à Ambositra


 http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=24922

Après les deux victimes, suite aux tirs des forces de l'ordre à Antamponivinany mardi, une autre personne est tombée sur le champ de bataille hier à Ambositra. Il s'agit d'un garçon de 18 ans tué par balle dans le ventre lors de l'affrontement entre les éléments armés et les manifestants contre le régime de Marc Ravalomanana. Deux manifestants sont aussi blessés.
Une trentaine d'éléments venant de Fianarantsoa, selon une source sur place, ont ainsi réussi à franchir le barrage installé à Amoron'Isaha hier à 9 heures trente. Ils se sont livrés tout de suite à la dispersion des manifestants en lançant des grenades lacrymogènes et en procédant à des tirs en l'air.
Une opération qui s'est poursuivie jusqu'au quartier peuplé. Le face-à-face entre les deux camps est devenu musclé en pleine ville. « Ce jeune homme a été atteint par une balle des militaires à une distance de 600 mètres », a soulevé Mamy Josoa, co-dirigeant du Comité de soutien pour la démocratie d'Amoron'i Mania (KMDA).
La même source a révélé qu'un groupe de personnes s'est vengé sur un militaire, ainsi pris en otage. Ces gens, sous le coup de la colère, ont coupé l'oreille de cet élément des forces de l'ordre avant de le libérer.
Compte tenu de cet état de chose, le KMDA a décidé de jouer l'apaisement en ordonnant pour le moment l'ouverture des barrages.
Mamy Josoa a confié pour ce samedi que le meeting qui se tiendra à Antamponivinany, normalement en présence de la délégation dirigée par l'ancien président de la République Albert Zafy, se déroulera pendant l'hommage à la victime.
  Fano Rakotondrazaka
Date : 07-03-2009



Assaut à Ambatobe (L'Express de Madagascar le 7 mars)

Les forces de l'ordre ont dû intervenir hier pour libérer plusieurs centaines d'élèves du lycée français d'Ambatobe bloqués par la population. La délivrance a eu lieu après quelques heures d'affrontement.
 http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=24918

Les forces de l'ordre ont lancé une offensive à Ambatobe, quartier où réside Andry Rajoelina, « président de la Haute autorité de la transition (HAT) ». Avec le bouclage des périmètres autour du domicile du fondateur du Tanora malaGasy vonona (TGV), le gouvernement lance un sérieux avertissement à l'ancien maire d'Antananarivo.
Des colonnes de fumée noire sont visibles des quartiers voisins d'Ambatobe jusqu'à Ankorondrano, témoignant de l'intensité de l'opération. Et les coups de feu, qui ont retenti jusqu'à Ampasampito, ont été entendus pendant des heures en fin d'après-midi.
Et pour cause, l'opération menée par les forces de l'ordre était d'envergure. Vers 16 h 30, un convoi militaire composé de quatre voitures 4x4, deux minibus et autant de camions transportant des troupes, ont arpenté Analamahitsy. Bénéficiant d'un renfort d'éléments à bord de quatre camions supplémentaires, ils ont commencé à démanteler les barrages de fortune érigés par les partisans de Andry Rajoelina tout au long de la route menant vers Ambatobe.
Les éléments de l'état-major mixte opérationnel (Emmo/nat) ont dû faire face à la résistance des partisans de Andry Rajoelina. Ceux-ci leur jettent des pierres, et parfois des cocktails Molotov. L'Emmo/nat a riposté par des tirs en l'air et en lançant des bombes lacrymogènes pour disperser la foule, grapillant du terrain pouce par pouce. De telles scènes se sont répétées pendant les deux heures d'affrontement. Le face-à-face a baissé d'intensité et presque cessé vers 18 h 30, le temps pour les forces de l'ordre d'évacuer les élèves du lycée français.
Un officier, présent sur les lieux, a fourni des explications officielles sur les objectifs de l'opération. « Nous avons pour mission d'enlever les barrages et d'évacuer les élèves du lycée français », a-t-il soutenu. Il n'a pas touché mot sur l'éventualité d'une arrestation de Andry Rajoelina, qui, semble-t-il, était absent de son domicile au moment de l'attaque. Or, la résidence de l'ancien maire d'Antananarivo se trouve à une centaine de mètres à
vol d'oiseau de la « zone d'opération ».
L'assaut du vendredi est quand même le deuxième des forces de l'ordre à Ambatobe, en moins de 24 heures. Une première intervention a eu lieu jeudi vers 22 heures. Trois camions, suivis d'autres voitures, stationnaient momentanément au rond point d'Ambatobe. Mais les militaires ont vite quitté les lieux après l'échec de la tentative d'enlèvement des bacs à ordures érigés à l'entrée du portail par un camion de la commune urbaine d'Antananarivo.
Arrestation du « président de la HAT » ou pas, les deux attaques des forces de l'ordre font passer la crise politique à un autre stade.

Encadré
Les élèves du lycée français bloqués

Les élèves du lycée français ont connu une journée chaude hier. Ils ont subi d'une manière indirecte, malgré eux, l'assaut donné par les forces de l'ordre à Ambatobe.
Une première chance d'évacuation des lycéens s'est présentée vers 14 heures. Des négociations sont engagées entre les responsables de l'établissement et les partisans de Andry Rajoelina, qui gardent les barrages. Mais le survol d'un hélicoptère, pendant un quart d'heure, suspecté par les pro-TGV de procéder à une reconnaissance des lieux, a tout fait capoter.
Une deuxième tentative d'évacuation est prévue à
16 h 30. Les voitures sont déjà prêtes et les élèves ont commencé à sortir des édifices scolaires comme si tout est réglé. Mais le début de l'assaut, par l'enlèvement des barrages du côté d'Analamahitsy par les forces
de l'ordre, a obligé les lycéens à rebrousser chemin.
Il a fallu attendre deux heures de plus pour que les
barrages soient dégagés.
  Iloniaina Alain
Date : 07-03-2009



Fil info de la journée du Samedi 07 Mars (Sobika)

16H31: Andry Rajoelina a dit qu'il ne peut plus s'exposer au 13 mai mais que sa "lutte continue"

16H20: Sareraka a lancé des accusations contre le colonel Faly Randriamampiadana responsable de la "violence de l'armée" selon lui

16H12 : Dans un communiqué, Haja André Resampa, négociateur pour Andry Rajoelina affirme que les négociations sont rompues à cause de deux points non acceptés par le camp Ravalomanana : le départ du président et la mise en place de la Haute Autorité de Transition demandée par Andry Rajoelina

16H10: Andry Rajoelina dit sur Viva avoir été victime d'une attaque avec des mercenaires étrangers . Il dit que son arrestation n'est pas une solution

16H06 : Andry Rajoelina dit être en lieu sûr, mais pas chez lui. Il dit que l'Etat est ok pour un gouvernement avec lui mais il est contre et demande le départ de Marc Ravalomanana

16H00 : Andry Rajoelina s'est exprimé par téléphone sur Radio Viva

15H25 : Behoririka: va et vient des manifestants

15H20 : Sur Viva, démenti de la volonté de prendre en otage les élèves du lycée francais. Ils étaient bloqués "pour leur sécurité" annonce la chaine de Andry Rajoelina

15H10 : 67ha : face a face Emmonat - Manifestant : un journaliste pris par les manifestants. "Des gros bras" se sont joints a l'Emmonat
14H10 : Place du 13 mai vide
14H00 : l'Emmonat a repoussé les manifestant venus par Antsahabe devant Mascotte depuis 30 minutes
12H35 : Du coté d'Ambatobe, rien à signaler. Reste les débris d'hier sur la chaussée.
12H15 : Rassemblement pacifique à Antsahabe Mascotte, depuis 11h. A midi, ils sont entrés dans le tunnel, direction Analakely
12H12 : Situation calme depuis ce matin à Tana. Juste un barrage signalé le matin à Ambohipo. Les automobilistes passaient par l'ancienne route
12H06 : Dans une interview, Monja Roindefo a déclaré "toute l'amérique nous regarde" depuis une interview donné à Voice Of America
12H00 : Pas de nouvelles pour le moment de la part de Andry Rajoelina concernant la marche prévue.
12H00 : des manifestants se dirigent vers le centre ville . La place du 13 mai est bouclée par l'Emmonat.



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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 16:33

il y a un mois, la presse a signalé, photos à l'appui, une baleine à bosse avec son baleineau dans la baie de Saint-Paul

alors, histoire de faire revenir plus vite les baleines, sans attendre juin, voici quelques photos prises en 2008 par Dom2 entre St-Paul et St-Leu
et puis si l'éléphant de mer de St-Philippe pouvait revenir aussi, ce ne serait pas plus mal

















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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 16:12



Fil du 6 mars (Sobika)

18H00 : 3 camions Emmonat sont sur la route d'Analamahitsy

17H55 : Des habitants de la résidence dans laquelle se trouve celle de Andry Rajoelina signale des coups de feu vers le rond point du lycée francais.
17H54 : Selon des parents d'élèves, les Tgvistes recherchent les enfants malagasy de personalités politiques au lycée francais. Tous les élèves restants sont confinés dans le lycée.
17H45 : 2ème front d'affrontement vers Nanisana.
17H40 : Affrontements sérieux a Analamahisty entre les forces de l'ordre et les partisans de Andry Rajoelina
17H38 : Ordre à été donné par les autorités consulaires de confiner les élèves dans l'établissement, dans les salles. Les élèves reçoivent actuellement des rafraichissements, ils sont encadrés par les enseignants dans les salles ( source LFT )
17H35: Ce sont les partisants de Andry Rajoelina qui bloque la sortie des élèves du Lycée Francais et non une mesure prise par le lycée lui même
17H32 : Pour information, la résidence de Andry rajoelina se trouve à une centaine de metres du Lycée Français
17H30 : c'est l'inquiétude au Lycée Francais de Tana. Bus des élèves caillassés. Les élèves toujours pas autorisés à sortir du lycée. Manifestants aux portes du lycéé francais. Certains élèves ont pu sortir par les rizières.
14H40 : L'Hélicoptère n'appartient pas à l'armée malgache.
14H20 : L'hélicoptère aperçu est de type commercial . Il s'agirait d'un hélicoptère Bell 206 ou Bell 407.
14H00 : Les élèves du Lycée Francais sont enfermés dans le lycée.
13H50 : Il n'y a pas de forces de l'ordre sur place a Ambatobe à part un hélicoptère dont on ne sait pas s'il est militaire ou non.
13H40 : Correction : Le représentant du FMI Pierre van den Boogaerde ne faisait pas parti de la délégation recue par Andry Rajoelina ce matin.
13H30 : des détonations sont entendues à Ambatobe à proximité de la résidence de Andry Rajoelina
13H10 : Un hélicoptère tournoi a ambatobe
12H30 : Fianarantsoa : fin de la manifestation. Dispersion dans le calme.
12H19 : Manifestation de l'opposition prévue à 14h à Antalaha.
12H10 : On nous signale du brouillage sur la station Tv Plus.
11H30 : Fianarantsoa : Zafy Albert est arrivé sur la place de la démocratie en compagnie Betiana Bruno, Tabera, Mara Niarisy.
10H36 : Andry Rajoelina a recu des ambassadeurs et représentant Fmi à son domicile d'ambatobe.
10H35 : le SEFAFI ( Observatoire de la vie publique et politique " interpelle l'Etat.
08H15 : Rappel info: Andry Rajoelina s'est exprimé hier par téléphone. Il appelle à une grande marche samedi, habillée de blancs.
06H15 : Barrage dans la montée vers la cité Ambohipo
02H00 : Haja André Resampa est l'un des négociateurs représentant Andry Rajoelina
01H50 : Les représentants de Andry Rajoelina ont boycotté la journée de négociation d'hier.
00H31 : La personne décédée à Ambohipo ( fil info du 4 mars 18h46 ) est une étudiante, sans rapport avec les émeutiers. Elle a été victime d'une balle perdue tirée par l'Emmonat.


 


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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 16:11
photos : clicanoo et témoignages

La tension monte d'un cran

CLICANOO.COM | Publié le 5 mars 2009

A la suite de sa rencontre avec les réprésentants du Cospar, Pierre-Henry Maccioni a annoncé la baisse du prix du gaz dés jeudi prochain ainsi que celle du prix du carburant d'ici la fin du mois de mars.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=203862&page=article

"Nou va casse tout !". Le ton est monté d'un cran après la rencontre entre le collectif et le préfet. Peu après 14 heures, une partie des manifestants s'était retrouvés autour des portes-paroles pour les obliger à poursuivre les négociations aujourd'hui. "Il faut bat le fer kan li lé chaud", lance un membre de la CGTR. "Quand Jégo est venu, il nous a fait les mêmes déclarations. C'était des mensonges. Aujourd'hui le préfet joue le même jeu", dénonce Eric Hortense de la CGTR. Reçu à 13h30 à la préfecture, les représentants du collectif contre la vie chère étaient ressortis insatisfaits. En effet, aux revendications d'urgences comme la baisse du gaz de 5 euros, le préfet a répondu favorablement sans pour autant préciser de combien sera cette diminution. Il a par ailleurs souligné que cette mesure sera applicable dès le jeudi 12 mars . La baisse du prix du loyer a également été évoqué par Pierre Henry Maccioni. Cependant, il n'a pas fait d'annonce quant au montant et à la date à laquelle elle sera effective. "Je m'engage à faire baisser le prix du carburant dès la fin du mois de mars. Par contre je ne suis pas en mesure de faire des propositions sur l'augmentation des salaires et minimas sociaux à 200 euros. Une partie de cette somme ( 100 euros) sera prise en charge par l'Etat. Mais je ne sais pas si le gouvernement procédera de la même façon qu'en Guadeloupe pour les autres 100 euros. Dans les prochains jours, je rencontrerai les bailleurs sociaux et le patronat." a confié le préfet. Pour les autres mesures le représentant de l'Etat n'a fait aucune annonce mais a invité le collectif à revenir demain à 11 heures pour une nouvelle réunion. Le Cospar a pour sa part, annoncé la reconduite du mouvement jusqu'à mardi. "D'ici là, quelques opérations coup de poingt pourraient se dérouler partout dans l'île" , a déclaré Jean-Hugues Ratenon, d'Agir pour nou tout

Maïmouna CAMARA



Les forces de l'ordre libèrent la route du littoral

CLICANOO.COM | Publié le 5 mars 2009

La manifestation lancée par le le collectif contre la vie chère a mobilisé plus 35.000 personnes, selon les organisateurs, 12.000, selon la préfecture, dans les rues de Saint-Denis et de Saint-Pierre. Syndicalistes, artistes, étudiants et politiciens, tous étaient au rendez-vous. Le collectif entend poursuivre sur cette lancée et annonce une grève générale renconductible à partir de mardi. En attendant, des manifestants ont bloqué l'accès à la route du littoral. Les forces de l'ordre ont finalement chargé pour libérer la route.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=203849&page=article

Pas moins de 15000 personnes (selon les syndicats, 12000 selon les renseignements généraux) ont répondu à l'appel à la manifestation générale lancé par le Cospar. Parti de l'ancienne gare routière( dans le nord), le cortège s'est dirigé vers le boulevard Lancastel peu avant 10 heures. En tête de cortège, les syndicats dans l'ensemble plus que satisfaits . Et pour cause "la mobilisation dépasse toutes nos espérances" lance dans la foule un membre du Cospar. Même sentiment chez les politiques venus également soutenir le mouvement. Paul Vergés qui fête aujourd'hui son 84 ème anniversaire a déclaré qu'il "ne pouvait pas être ailleurs qu'ici aujourd'hui". "Il faut que les choses changent" a-t-il poursuivi avant de rajouter "sinon il y aura une explosion sociale". Nathalie Natiémbé, seule représentante du nouveau collectif des artistes réunionnais était également dans les rangs. "Je suis là comme qu'artiste mais aussi en tant que mère. Je suis solidaire des revendications émises par le Cospar. Les gens ont un cri de révolte en eux qui les pousse à descendre dans les rues. Les artistes ont créé un collectif depuis hier pour faire entendre leurs revendications, notamment sur la nouvelle loi du gouvernement. Par ailleurs, nous en avons assez que la culture soit utilisée comme la cinquième roue de carrosse", a t-elle déclaré. La tension était aussi palpable chez les étudiants. "Nous espérons que le gouvernement va enfin nous entendre. Nous sommes tous concernés par le coût de la vie. Avec notre bourse qui s'élève à 400 euros pour ceux qui gagnent le maximum, on peut à peine se nourrir convenablement. Il faut que ça change ", souligne Marine Tseng-Thon, étudiante en 3éme année de SVT. .

Baisse du gaz et de l'essence

Après avoir sillonné les rues de Saint-Denis, la délégation du Cospar a rencontré le préfet. Ce dernier s'est à cette occasion engagé à baisser le prix de la bouteille de gaz dès le 12 mars ainsi que celui de l'essence, et ce avant la fin du mois. Il a par ailleurs promis de rencontrer les bailleurs sociaux pour voir dans quelle mesure il était possible de plafonner le prix des loyers. Le préfet a également annoncé qu'il allait tout mettre en œuvre pour que la grande distribution baisse les prix d'un certain nombre de produits. Une nouvelle rencontre avec les représentants du collectif est d'ailleurs prévu demain à 11 heures. Reste que les représentants ont choisi de maintenir la pression. Ils annoncent une grève générale reconductible à partir de mardi et une série d'opérations surprises d'ici là. En attendant, certains manifestants ont choisi de bloquer la route du littoral et d'autres de se rendre à Carrefour. Dans l'après-midi, la tension est montée d'un cran. Une centaine de manifestants ont bloqué les deux accès à la route du littoral, que ce soit sur le littoral ou le pont Vin-Sahn. D'autres ont choisi d'aller interdire l'accès à Carrefour et au Jumbo de Sainte-Marie. La route du littoral a finalement été libérée par les forces de l'ordre en fin d'après-midi.



Témoignages - jeudi 5 mars 2009

  • La Réunion dans l'action
    http://www.temoignages.re/
    Deux manifestations à l'appel du COSPAR

    15.000 à Saint-Pierre et 15.000 à Saint-Denis : La Réunion s'est massivement mobilisée à l'appel du COSPAR, l'urgence est maintenant d'ouvrir des négociations pour faire avancer les 62 revendications pour améliorer la situation des Réunionnais, et en particulier les plus démunis.

  • 30.000, c'est l'estimation annoncée à 12 heures 30 sur les ondes de la radio KOI par Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR, membre du COSPAR (Collectif d'organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion). « Plus rien ne sera jamais comme avant », ajoute Elie Hoarau, secrétaire général du Parti communiste réunionnais (PCR).

Le succès des deux manifestations à l'appel du collectif de plus de 40 organisations a dépassé les prévisions. Par dizaines de milliers, les Réunionnais se sont rassemblés pour en finir avec la pauvreté, la précarité, le chômage, la vie chère et le mal-logement.

A Saint-Denis, plus de 10.000 personnes ont défilé sans incident jusqu'au podium du Barachois où Gilles Leperlier, président de l'UNEF-Réunion, a dit le message du COSPAR. Une délégation devait ensuite remettre une motion à la préfecture.

 

Depuis plusieurs mois, les difficultés de La Réunion se sont aggravées. Depuis déjà plusieurs décennies, des problèmes récurrents persistent. Aucun gouvernement n’a jamais réussi à régler des problèmes essentiels relevant de la compétence de l’État. Depuis au moins 35 ans, le taux de chômage reste au minimum trois fois supérieur à celui de la France, ce qui veut dire 24% aujourd’hui, comme en 1974. Dans le logement, ce sont plus de 26.000 familles ayant droit à un logement social qui ne peuvent en bénéficier. À cela s’ajoutent encore au moins 20.000 logements insalubres. 63 ans après l’abolition du statut colonial, encore 120.000 Réunionnais sont illettrés malgré l’arrivée de la scolarisation de masse. Quant aux prix, la manière singulière dont le représentant de l’État gère la question du prix des carburants interroge. Au moment où le prix du baril de pétrole est en chute libre, il décide d’augmenter les prix en octobre dernier. Alors que l’an dernier, La Réunion était la région d’Outre-mer où les carburants étaient les moins chers, ce n’est plus le cas. Et comment expliquer qu’une bouteille de gaz achetée 6 euros par le fournisseur est revendue 20 euros sans qu’aucune taxe n’existe sur ce produit essentiel pour tous les Réunionnais ?

L’aggravation de la crise

L’année 2008 a vu la montée du chômage. Plus de 10.000 personnes supplémentaires sont inscrites à l’ANPE, le nombre de chômeurs a fait un bond de 17%.

 

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