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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 16:15

hier matin 5h45, John est allé à l'aéroport Gillot et en a profité pour prendre à la fois Mars (en bas à droite), la lune, Jupiter et Mercure (tout en haut)
et comme il est généreux, il offre la photo à tous les assidus de isle-bourbon.com


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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 18:03
je ne descendais pas des fleuves impassibles mais bien les lacets de la forêt des filaos de 3 bassins comme presque chaque jour, vers 18h30 ce soir et
rincé (lever 4h du mat, 6h de cours, rendez-vous de parents), je m'arrête quelques minutes pour reposer mon genou douloureux
et
promis, pas de solarisation, pas de passage par photo-shop








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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 16:43


Je ne sais plus si je vous ai dit, j'anime un atelier photo-poésie au lycée. Aujourd'hui, deux élèves de 1ère m'ont apporté des photos de Vasco, un bonchien auquel il ne manque que la parole. Vasco est un Rhodesian Ridgeback de 4 ans et demi, peureux, très calin, qui adore les enfants. Il adore les croquettes Giant et quand on lui donne son biscuit, il bave d'envie. Photos : Jade. Maîtresse de Vasco : Zoé.







Les bonchiens

À M. Joseph Stevens

    Je n'ai jamais rougi, même devant les jeunes écrivains de mon siècle, de mon admiration pour Buffon; mais aujourd'hui ce n'est pas l'âme de ce peintre de la nature pompeuse que j'appellerai à mon aide. Non.

    Bien plus volontiers je m'adresserais à Sterne, et je lui dirais: «Descends du ciel, ou monte vers moi des champs Élyséens, pour m'inspirer en faveur des bonchiens, des pauvres chiens, un chant digne de toi, sentimental farceur, farceur incomparable!  Reviens à califourchon sur ce fameux âne qui t'accompagne toujours dans la mémoire de la postérité; et surtout que cet âne n'oublie pas de porter, délicatement suspendu entre ses lèvres, son immortel macaron!»

    Arrière la muse académique!  Je n'ai que faire de cette vieille bégueule.  J'invoque la muse familière, la citadine, la vivante, pour qu'elle m'aide à chanter les bonchiens, les pauvres chiens, les chiens crottés, ceux-là que chacun écarte, comme pestiférés et pouilleux, excepté le pauvre dont ils sont les associés, et le poëte qui les regarde d'un oeil fraternel.

    Fi du chien bellâtre, de ce fat quadrupède, danois, king-charles, carlin ou gredin, si enchanté de lui-même qu'il s'élance indiscrètement dans les jambes ou sur les genoux du visiteur, comme s'il était sûr de plaire, turbulent comme un enfant, sot comme une lorette, quelquefois hargneux et insolent comme un domestique!  Fi surtout de ces serpents à quatre pattes, frissonnants et désoeuvrés, qu'on nomme levrettes, et qui ne logent même pas dans leur museau pointu assez de flair pour suivre la piste d'un ami, ni dans leur tête aplatie assez d'intelligence pour jouer au domino!

    A la niche, tous ces fatigants parasites!

    Qu'ils retournent à leur niche soyeuse et capitonnée.  Je chante le chien crotté, le chien pauvre, le chien sans domicile, le chien flâneur, le chien saltimbanque, le chien dont l'instinct, comme celui du pauvre, du bohémien et de l'histrion, est merveilleusement aiguillonné par la nécessité, cette si bonne mère, cette vraie patronne des intelligences!

    Je chante les chiens calamiteux, soit ceux qui errent solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l'homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels : « Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur!»

    «Où vont les chiens?» disait autrefois Nestor Roqueplan dans un immortel feuilleton qu'il a sans doute oublié, et dont moi seul, et Sainte-Beuve peut-être, nous nous souvenons encore aujourd'hui.

    Où vont les chiens, dites-vous, hommes peu attentifs?  Ils vont à leurs affaires.

    Rendez-vous d'affaires, rendez-vous d'amour.  A travers la brume, à travers la neige, à travers la crotte, sous la canicule mordante, sous la pluie ruisselante, ils vont, ils viennent, ils trottent, ils passent sous les voitures, excités par les puces, la passion, le besoin ou le devoir.  Comme nous, ils se sont levés de bon matin, et ils cherchent leur vie ou courent à leurs plaisirs.

    Il y en a qui couchent dans une ruine de la banlieue et qui viennent, chaque jour, à heure fixe, réclamer la sportule à la porte d'une cuisine du Palais-Royal; d'autres qui accourent, par troupes, de plus de cinq lieues, pour partager le repas que leur a préparé la charité de certaines pucelles sexagénaires, dont le coeur inoccupé s'est donné aux bêtes, parce que les hommes imbéciles n'en veulent plus.

    D'autres qui, comme des nègres marrons, affolés d'amour, quittent, à de certains jours, leur département pour venir à la ville, gambader pendant une heure autour d'une belle chienne un peu négligée dans sa toilette mais fière et reconnaissante.

    Et ils sont tous très-exacts, sans carnets, sans notes et sans portefeuilles.

    Connaissez-vous la paresseuse Belgique, et avez-vous admiré, comme moi, tous ces chiens vigoureux attelée à la charrette du boucher, de la laitière ou du boulanger, et qui témoignent, par leurs aboiements triomphants, du plaisir orgueilleux qu'ils éprouvent à rivaliser avec les chevaux?

    En voici deux qui appartiennent à un ordre encore plus civilisé.  Permettez-moi de vous introduire dans la chambre du saltimbanque absent.  Un lit, en bois peint, sans rideaux, des couvertures traînantes et souillées de punaises, deux chaises de paille, un poêle de fonte, un ou deux instruments de musique détraqués.  Oh! le triste mobilier!  Mais regardez, je vous prie, ces deux personnages intelligents, habillés de vêtements à la fois éraillés et somptueux, coiffés comme des troubadours ou des militaires, qui surveillent, avec une attention de sorciers, l'oeuvre sans nom qui mitonne sur le poêle allumé, et au centre de laquelle une longue cuiller se dresse, plantée comme un de ces mâts aériens qui annoncent que la maçonnerie est achevée.

    N'est-il pas juste que de si zélés comédiens ne se mettent pas en route sans avoir lesté leur estomac d'une soupe puissante et solide?  Et ne pardonnerez-vous pas un peu de sensualité à ces pauvres diables qui ont à affronter tout le jour l'indifférence du public et les injustices d'un directeur qui se fait la grosse part et qui mange à lui seul plus de soupe que quatre comédiens?

    Que de fois j'ai contemplé, souriant et attendri, tous ces philosophes à quatre pattes, esclaves complaisants, soumis ou dévoués, que le dictionnaire républicain pourrait aussi bien qualifier d'officieux, si la république, trop occupée du bonheur des hommes, avait le temps de ménager l'honneur des chiens!

    Et que de fois j'ai pensé qu'il y avait peut-être quelque part (qui sait, après tout?), pour récompenser tant de courage, tant de patience et de labeur, un paradis spécial pour les bonchiens, les pauvres chiens, les chiens crottés et désolés.  Swedenborg affirme bien qu'il y en a un pour les Turcs et un pour les Hollandais!

    Les bergers de Virgile et de Théocrite attendaient, pour prix de leurs chants alternés, un bon fromage, une flûte du meilleur faiseur ou une chèvre aux mamelles gonflées.  Le poëte qui a chanté les pauvres chiens a reçu pour récompense un beau gilet, d'une couleur, à la fois riche et fanée, qui fait penser aux soleils d'automne, à la beauté des femmes mûres et aux étés de la Saint-Martin.

    Aucun de ceux qui étaient présents dans la taverne de la rue Villa-Hermosa n'oubliera avec quelle pétulance le peintre s'est dépouillé de son gilet en faveur du poëte, tant il a bien compris qu'il était bon et honnête de chanter les pauvres chiens.

    Tel un magnifique tyran italien, du bon temps, offrait au divin Arétin soit une dague enrichie de pierreries, soit un manteau de cour, en échange d'un précieux sonnet ou d'un curieux poème satirique.

    Et toutes les fois que le poëte endosse le gilet du peintre, il est contraint de penser aux bonchiens, aux chiens philosophes, aux étés de la Saint-Martin et à la beauté des femmes très-mûres.


Le Spleen de Paris, 1863, Charles Baudelaire

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 07:45

Le pétrel livre ses secrets
CLICANOO.COM | Publié le 22 février 2009
5 000 à 6 000 couples reproducteurs pour un nombre total d'individus de l'ordre de 20 000. Cela peut paraître beaucoup, mais le pétrel de Barau reste une espèce extrêmement menacée. Pour assurer sa survie, il est impératif de faire progresser les connaissances sur un oiseau dont on ne savait pratiquement rien avant 1995.
 http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=202825&page=article
À l'université et à la Société d'études ornithologiques de la Réunion des chercheurs sont mobilisés. Parmi eux, Patrick Pinet, dont les travaux de thèse ont déjà largement contribué à sortir de l'ombre le pétrel de Barau.
Le pétrel de Barau risque-t-il de rejoindre l'ibis, entre autres espèces, au panthéon des animaux disparus de notre île ? La question est plus que jamais d'actualité. Protégés en tant que tel depuis 1989, et dans son milieu depuis janvier 2001 (voir encadré), le pétrel de Barau et l'encore plus mystérieux pétrel noir sont l'un et l'autre exposés à des graves menaces qui hypothèquent à terme la survie de l'espèce. Sur les sites de nidification, les rats mais surtout les chats (voir encadré) constituent de redoutables prédateurs. Les jeunes à l'envol doivent ensuite éviter le piège mortel des éclairages publics sans parler des braconniers. Depuis plusieurs années, la Société d'études ornithologiques de la Réunion (SEOR) et des chercheurs de l'université travaillent de concert pour d'une part sauver le maximum d'oiseaux et d'autre part améliorer les connaissances sur l'espèce afin d'en assurer la préservation à long terme.
Un seul oeuf par couple
Patrick Pinet est l'un d'entre-eux. Après un master 1 et 2 sur la biodiversité des milieux tropicaux de notre île, il entame à l'université la deuxième de ses trois années de thèse sur le pétrel de Barau dans le cadre du laboratoire d'écologie marine de l'université de la Réunion sous la responsabilité de Mathieu Le Corre et de Marc Salamolard pour la SEOR. "Une colonie de pétrels de Barau dans le Bras des Étangs dans le cirque de Cilaos a été identifiée en 2001 et est suivie depuis 2004 par la SEOR, indique Patrick Pinet. Depuis 2007, les jeunes à l'envol sont systématiquement bagués." L'étude sur le terrain des pétrels de Barau se révèle extrêmement difficile à mener que ce soit dans le Bras des Étangs ou en dessous du Grand Benare. Les sites de nidification situés à proximité des plus hauts sommets de notre île ne sont pas faciles d'accès. Les pétrels de Barau adultes arrivent chaque année sur les sites de nidification dès la fin du mois d'août et repartent fin avril. Ils aménagent un terrier mesurant de 0,60 à 2 m de long creusé dans l'humus. La femelle ne pond qu'un œuf par an dans les premiers jours de novembre. L'incubation dure environ un mois et l'élevage des poussins un peu plus de trois mois et demi. Chaque année, l'envol des jeunes s'étale de la mi-avril à début mai. Les jeunes passeront environ cinq ans en mer avant de revenir nicher à La Réunion. Les observations sur le terrain ont grandement fait progresser depuis quelques années les connaissances sur l'oiseau. "Nous avons ainsi suivi une centaine d'œufs depuis la ponte jusqu'à l'éclosion et l'envol, illustre Patrick Pinet. Le temps d'incubation des œufs n'était pas précisément connu. Après la ponte de l'œuf, la femelle reste sur le nid et le mâle repart en mer pour se nourrir puis vient la relayer. Ils peuvent rester ainsi dix-sept jours sans se nourrir." L'étude fait désormais appel aux techniques les plus modernes. Ainsi l'an dernier, 22 balises Geolocator ont été posées sur l'une des pattes de pétrels de Barau adulte. Quinze le seront cette année. "D'un poids de 1,5 g, elles fonctionnent sur le principe jour - nuit. La durée du jour étant connu on arrive ainsi à savoir ce qu'a fait l'oiseau pendant 300 jours. Le pétrel de Barau s'est révélé un excellent migrateur que l'on retrouve jusqu'à l'est de l'Inde. Les résultats recueillis permettront de mettre en place des réserves marines océaniques protégées." Il y a quinze jours une nouvelle étape a été franchie avec la pose sur le dos de quatre pétrels de Barau adultes de balises Argos solaires d'un poids de 9 g. "Elles permettent de suivre les déplacements en mer en temps réel des oiseaux pendant qu'ils élèvent leur poussin, poursuit Patrick Pinet. Aujourd'hui, on ne sait rien des zones fréquentées par les pétrels pendant les deux mois de l'élevage. On sait seulement que les parents alternent les trajets longs et courts. Les trajets courts sont destinés à nourrir le poussin. Les trajets longs leur permettent de reconstituer leurs forces." Pour la petite histoire sachez qu'il est impossible de repérer à l'œil nu un pétrel de Barau mâle, d'une femelle. "Il faut recourir à des analyses de sang duquel on extrait l'ADN", confirme Patrick Pinet. Le chercheur bénéficie d'une bourse de la Région pour ses études. " L'objectif est de réunir un maximum d'informations ce qui est indispensable pour mettre en place une conservation de l'espèce aussi efficace que possible. L'étude des colonies permet d'identifier les sites qui sont le plus favorables à la reproduction et de mettre en place une protection renforcée. Le nombre de couples reproducteurs est actuellement estimé dans une fourchette de 5 000 à 6 000 pour un nombre total d'individus de l'ordre de 20 000. À la fin de l'année une nouvelle estimation sera réalisée."
Alain Dupuis

QUE FAIRE EN CAS DE DÉCOUVERTE D'UN OISEAU ? 1. Manipuler l'animal le moins possible. Ne pas chercher à le nourrir 2. Le placer dans un carton à l'abri des prédateurs. 3. Prévenir soit la gendarmerie, soit les pompiers, soit le vétérinaire le plus proche ou la SEOR au 0262 204 665. La Société d'études ornithologiques de la Réunion (SEOR) dispose de trois pôles de récupération d'oiseaux à travers l'île, animés par des bénévoles passionnés. En 2008, 358 pétrels de Barau récupérés ont pû être relachés dans de bonnes conditions.

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 05:15
Je me souviens en décembre dernier avoir trouvé chez moi un petit scorpion. De crainte qu'il ne se sauve et hante mes nuits, je l'ai tué et, évidemment, il les hante quand même.
Sa forme me fait penser à celle du homard, autre arthropode, et pourtant le scorpion est un arachnide et le homard un crustacé, ne me demandez pas pourquoi (il y a des crustacés terrestres).
Photos prises par Dom2 à Saint-Paul





La crevette, de la taille ordinaire d'un bibelot, a une consistance à peine inférieure à celle de l'ongle. Elle pratique l'art de vivre en suspension dans la pire confusion marine au creux des roches.
Comme un guerrier sur son chemin de Damas, que le scepticisme tout à coup foudroie, elle vit au milieu du fouillis de ses armes, ramollies, transformées en organes de circonspection.
La tête sous un heaume soudée au thorax, abondamment gréée d'antennes et de palpes d'une finesse extravagante... Douée du pouvoir prompt, siégeant dans la queue, d'une rupture de chiens à tout propos.
Tantôt tapie d'aguet aux chambranles des portes des sous-marins séjours, à peu près immobile comme un lustre, -- par bonds vifs, saccadés, successifs, rétrogrades suivis de lents retours, elle échappe à la ruée en ligne droite des gueules dévoratrices, ainsi qu'à toute contemplation un peu longue, à toute possession idéale un peu satisfaisante.
Rien au premier abord ne peut en être saisi, sinon cette façon de s'enfuir particulière, qui la rend pareille à quelque hallucination bénigne de la vue...

La crevette dans tous ses états, Pièces, 1962, Francis Ponge










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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 04:19


Il y a 3 semaines exactement, Guillemette a animé un atelier d'écriture (ramette, bouteilles d'eau, dictionnaire) dans la maison bleue sur un nouveau thème que je n'ai pas le droit de dévoiler déjà. La phrase 4 m'est échue ! Ceux qui voudraient nous rejoindre ont les explics ci-dessous. Ou me les demandent. J'ai ajouté dans la rubrique "Liens" colonne de droite un lien .html pour accéder au recueil de nouvelles _zistoir_la_fontaine réalisé lors de l'atelier d'écriture maison bleue précédent. Depuis 3 jours, il y avait un lien zistoir_la_fontaine.odt vers le même recueil mais pesant 20M° donc très lourd. Avec les corrections de copies, je n'avais pas le temps de faire la conversion en htm. C'est fait ! En cas de problème, je peux ajouter en pdf.



ATELIER LA FONTAINE   FEVRIER 2009


Consigne : écrire un texte (maxi une feuille A4 RV) qui commence par l'une des phrases tirées au sort ( ça c'est la « contrainte »).

Il n'y a pas d'obligation de « genre ». Chacun adopte le type d'écriture qui lui convient.On donne un titre à son texte.


Voici les phrases :


1 - « Quand il se réveillait dans les bois dans l'obscurité et le froid de la nuit il tendait la main ... »

2- Au commencement, il y eut  ce cri dans la nuit ...


3- Deux hommes accablés roulaient en voiture ...


4- Comme j'entrais dans ce village, je fus conduit par un bruit étrange vers une place pleine de monde ...


5- Il tenait une lettre à la main


6- Suave, l'air est plus chaud dehors que dans le salon -

(Balmy, hotter outside than in the lving room -)



7 -Vert émeraude sur bleu nuit PERIPHERIQUE INTERIEUR FLUIDE  PERIPHERIQUE EXTERIEUR FLUIDE.



8- 27 avril 1992

Je t'écris de F. ! Ce sont les dernières nouvelles que tu recevras de moi.



ð  Les phrases 1 à 6 ont déjà donné lieu à des textes (merci à ceux qui les ont prises de nous envoyer leur texte après éventuelles relectures)

ð  Les phrases 7 et 8 n'ont pas été attribuées : elles sont à votre disposition, que vous ayez ou non déjà écrit.

ð  Ceux qui voudraient écrire sur une des phrases 1à 6 le peuvent aussi, bien sûr

ð  Les participants à l'atelier du 7 ont une nouvelle consigne, ceux qui nous rejoindrons par mail la découvriront dès que j'aurai reçu leur texte ...




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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 01:38
Plus de mille étudiants dans les rues de Saint-Denis
CLICANOO.COM | Publié le 19 février 2009
C'est au son des kayambs et des djembés que les étudiants ont manifesté dans la rue de Paris. Un nouveau blocage de l'université est prévu demain.

Ils étaient plus de 900 étudiants, selon les syndicats, ce matin à manifester dans la rue de Paris contre les réformes de l'éducation nationale. Dans une ambiance festive, les grévistes équipés de kayambs et de sifflets ont défilé dans la rue de Paris en scandant le slogan "Une seule solution, la manifestation !". Rejoins par leurs camarades du Tampon, les manifestants ont pris position devant l'Institut Administration et Entreprise (IAE). " Camarades, nous sommes tous concernés par les réformes des universités. Vous pensez y échapper parce que vous êtes mieux préparé à l'accès au monde professionnel mais on est tous concernés. Alors rejoignez nous dans le mouvement.", a lancé Guillaume Arribau, un porte-parole. Les étudiants de l'IAE resteront sourds à cet appel. Sans plus insister, les manifestants se sont dirigés à la préfecture. Un signe fort renvoyé au préfet qu'ils n'ont cependant pas souhaité rencontrer.
"Une minutes de silence en mémoire du syndicaliste tué en Guadeloupe"
"Nous ne sommes pas là pour rencontrer le préfet. C'est une action symbolique. Le gouvernement ne veut pas entendre nos revendications. Un syndicaliste est mort hier en Guadeloupe parce qu'il voulait avoir une meilleure condition de vie. Nous sommes solidaires avec eux dans ce combat. Nous allons marquer une minute de silence en la mémoire du syndicaliste mort hier.", a invité Gilles Leperlier, vice-président des étudiants. Accompagnés des professeurs et chercheurs de l'université, les étudiants ont siégé tout autour de la préfecture, surveillée par des policiers venus massivement sur les lieux. "Pour nous, cette manifestation relayée au niveau national est une grande réussite. Nous sommes 1000 étudiants aujourd'hui. Nous avons montrer notre motivation. Nous tiendrons ferme. Nous verrons bien qui lâchera le premier ",a déclaré Gilles Leperlier. Les étudiants espèrent maintenant que le gouvernement ne laissera pas pourrir la situation et qu'il réagira vite. Une nouvelle action "fac sans voiture" est prévue pour la journée de demain. "Nous allons bloquer les deux entrées de l'université. Une action "suicide collectif" sera également organisée. Nous n'avons pas encore décidé si ça sera à la fac ou devant le rectorat.", a confié Guillaume Arribau, membre de l'UNEF.
Maïmouna CAMARA
Dans les rangs des manifestants
Juan Prosper, vice-président des étudiants
"Nous manifestons contre les réformes mais également pour une revalorisation du statut des étudiants. Il faut savoir que 50% des étudiants réunionnais sont boursiers. 90% de ces boursiers le sont à l'échelon 6 (soit 400 euros par mois), c'est pour dire à quel point nous sommes touchés par la précarité. Nous voulons que ça change !".
Gilles Leperlier, vice-président de étudiants au CROUS.
"C'est une manifestation nationale. Nous parlons aujourd'hui d'une même voix en espérant qu'on soit entendu. Une assemblée générale sera organisée aujourd'hui à 15 heures. Nous déciderons alors de la suite des opérations à suivre dans les jours à venir."
Lionel Luduc, syndicaliste/ FSU.
"L'université de la Réunion est en danger. Ces réformes ne sont pas un progrès mais une véritable régression. On a des choses à proposer mais le gouvernement ne veut pas nous écouter. Nous n'avons pas d'autres solutions que de descendre dans la rue."
Brigitte Malet, mère et membre de l'UFR.
"Quand on a des enfants on ne peut pas rester insensible à ce mouvement. Ces étudiants sont de futurs salariés. Si on ne leur accorde pas la chance d'y arriver c'est la société qui va le payer. Par ailleurs, nous sommes tous concernés par la hausse du coût de la vie. Nous sommes solidaires avec eux dans ce combat."
Le reportage de clicanoo.tv
Même si le gouvernement, à travers le report de certaines réformes Pécresse, a fait en partie marche-arrière, les étudiants se sont une nouvelle fois mobilisés pour défendre leur université mais aussi, et c'est nouveau, leur pouvoir d'achat. Une délégation de plus qui ira gonfler le flot de mécontents le 5 mars à la Réunion

 

isle-bourbon.com soutient la juste lutte des étudiants et des enseignants-chercheurs

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 13:24
Concupiscence, cucurbitacées, conchyliculture, il y a ainsi dans la langue française, des mots qui semblent annoncer de la laideur alors qu'ils cachent du plaisir. On en fera l'épreuve aujourd'hui pour le dernier des trois, qui vient du grec κογχύλιον  (coquille calcaire dure). On ne voit souvent que la coquille car elle nous permet d'offrir des bijoux d'autant plus beaux à celle qu'on aime, qu'on a beaucoup de choses à se reprocher et on oublie trop la bèbète qu'elle contenait. Le nautile nous a aidés à inventer le sous-marin. Beaucoup ont servi de monnaie. Le murex nous a donné la pourpre. Photos prises près de Saint-Paul par Dominique pour la plupart.







la coquille  odilon redon  1912




Les cathédrales les plus énormes ne laissent sortir qu'une foule informe de fourmis, et même la villa, le château le plus somptueux faits pour un seul homme sont encore plutôt comparables à une ruche ou à une fourmilière à compartiments nombreux, qu'à un coquillage. Quand le seigneur sort de sa demeure il fait certes moins d'impression que lorsque le bernard-l'hermite laisse apercevoir sa monstrueuse pince à l'embouchure du superbe cornet qui l'héberge.
Notes pour un coquillage
Le Parti des choses, 1942, Francis Ponge








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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 19:17
pour compléter le billet du 2 février

Un cinquième des récifs coralliens a déjà disparu, le reste est en grand danger
LE MONDE | 18.02.09 |

Les perspectives sont sombres pour les récifs coralliens, qui figurent parmi les écosystèmes les plus riches, mais aussi les plus fragiles de la planète. L'Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI) et l'Initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor) ont rendu public, mercredi 18 février, le bilan mondial de leur état. Ce travail, réalisé tous les quatre ans, mobilise quelque 400 chercheurs de 96 nationalités.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/18/un-cinquieme-des-recifs-coralliens-a-deja-disparu-le-reste-est-en-grand-danger_1157017_3244.html
Selon leurs observations, le monde a définitivement perdu 19 % de ses récifs, 15 % risquent de disparaître dans les dix ou vingt prochaines années, et 20 % supplémentaires sont menacés de disparition dans les vingt à quarante ans si rien ne change. Et ceci sans même tenir compte des effets du réchauffement climatique, qui constitue une menace pour la totalité de ces écosystèmes.
Les coraux abritent une vie foisonnante : un tiers des espèces marines décrites en dépendent. Leur survie est donc un enjeu pour la préservation de la biodiversité mondiale. Elle est aussi cruciale pour les 500 millions d'êtres humains qui en tirent leur alimentation. "Ils rendent d'autres services aux hommes, en protégeant les côtes contre les assauts de la mer, et en permettant le développement du tourisme", explique Bernard Salvat, le spécialiste des récifs coralliens qui représente la France à l'ICRI. Selon une estimation du Programme des Nations unis pour l'environnement (PNUE), chaque kilomètre carré génère entre 81 000 et 488 000 euros de revenus.
Ces récifs subissent plusieurs types de pressions liées aux activités humaines et à l'augmentation de la population. La principale cause de leur dégradation est la destruction du couvert végétal à terre, qui, générant un afflux de particules dans les eaux, étouffe les coraux. Les polluants chimiques ou bactériologiques y aboutissent également.
 
BLANCHISSEMENT
 
La surpêche et l'utilisation de méthodes destructrices, comme la pêche au cyanure ou à l'explosif, contribuent également largement à leur mauvais état. Les récifs sont aussi détruits par la construction de ports ou de marinas, les prélèvements de sable pour le bâtiment, le piétinement des touristes...
Le réchauffement climatique, qui provoque leur blanchissement, constitue l'autre grande menace. Quand la température de l'eau augmente, les coraux expulsent des algues microscopiques qui leur fournissent leur nourriture et leur donnent leurs couleurs. Cependant, après 1998, année marquée par un important blanchissement, certains récifs ont "bien récupéré", note le rapport. Mais ce gain a été anéanti par les pertes consécutives au tsunami de 2004 et au blanchissement de 2005, qui a surtout touché les Caraïbes. Les coraux ne survivraient pas à des épisodes répétés comparables à celui de 1998.
Si la situation est alarmante, l'engagement des autorités progresse partout dans le monde, notent les experts. Les pays développés touchés par ce problème (Etats-Unis, Australie, Japon) établissent des aires marines protégées. La France, qui possède un dixième des récifs mondiaux, a obtenu le classement des récifs calédoniens au Patrimoine mondial de l'humanité. Dans le Sud-Est asiatique, particulièrement concerné, l'Indonésie anime une initiative baptisée "Triangle de corail". "La prise de conscience est importante dans les pays en développement, mais ils manquent dramatiquement de moyens financiers et de ressources humaines", constate M. Salvat. Et, partout, le respect et le contrôle des mesures de protection restent problématiques.
Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 19.02.09.


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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 13:46
L'humour noir est, comme chacun sait, la politesse du désespoir.  Pourquoi ne pas vous faire profiter du petit corpus utilisé hier en classe de seconde pour étudier le comique ? Il s'agit de dépêches authentiques de dernière minute reçues au journal Le Matin. Fénéon tirait parti de toutes les ressources de la rhétorique, du rythme et de la prosodie pour que le contenu référentiel passe au second plan. A l'époque, beaucoup d'écrivains raillaient le journalisme tout en le pratiquant et en cherchant leur inspiration dans les faits-divers. En mettant en évidence l'importance de la forme du message et finalement le pouvoir même des médias, Les Nouvelles en trois lignes de Félix Fénéon, un siècle après, n'ont pas pris une ride.
J'ai utilisé l'édition du Mercure de France de 2001, collection Le petit Mercure

Nouvelles en 3 lignes (1906) Félix Fénéon

 

Le feu, 126, boulevard Voltaire. Un caporal fut blessé. Deux lieutenants reçurent sur la tête, l’un une poutre, l’autre un pompier.


Lourds de bronzes, de vaisselle, de linge et de tapisseries, deux cambrioleurs ont été arrêtés, la nuit, à Bry-sur-Marne.


M. Abel Bonnard, de Villeneuve-Saint-Georges, qui jouait au billard, s'est crevé l'oeil gauche en tombant sur sa queue.


En se le grattant avec un revolver à détente trop douce, M. Ed. B... s'est enlevé le bout du nez au commissariat Vivienne.


Radieux : « J'aurais pu avoir plus ! » s'est écrié l'assassin Lebret, condamné, à Rouen, aux travaux forcés à perpétuité. (Dép. Part.)


Dans un café, rue Fontaine, Vautour, Lenoir et Atanis ont, à propos de leurs femmes absentes, échangé quelques balles.


Avec leurs enfants au sein, des femmes ont exposé au directeur des trams toulonnais la cause de ses ouvriers. Il résiste. (Dép. Part.)


Une façon de marabout qu'hébergeait un Arabe des environs de Constantine, lui a emporté sa cassette et sa fille. (Dép. Part.)


Au Brabant (Vosges), M. Anet-Chevrier, 42 ans, et sa femme, 39 ans, ont désormais dix-neuf enfants (Dép. Part.)


Le Dunkerquois Scheid a tiré trois fois sur sa femme. Comme il la manquait toujours, il visa sa belle-mère : le coup porta. (Havas)


Mme Vivant, d'Argenteuil, avait compté sans le zèle du patron de lavoir Meheu. Il retira de la Seine cette lavandière désespérée.


A 5 heues du matin, M. P. Bouget fut abordé par deux hommes, rue Fondary. L'un lui creva l'oeil droit, l'autre l'oeil gauche. A Necker.


Une Européenne de Tunisie a été enlevée, à Medjez, par deux Arabes paillards. Elle put fuir, encore intacte, mais déjà demi-nue. (Dép. Part.)


Catherine Rosello, de Toulon, mère de quatre enfants, voulut éviter un train de marchandises. Un train de voyageurs l'écrasa. (Dép. Part.)


Plage Saint-Anne (Finistère), deux baigneurs se noyaient. Un baigneur s'élança. De sorte que M. Etienne dut sauver trois personnes. (Dép. Part.)


Un bijoutier en faux du 3è arrondissement (nom inconnu) et sa femme pêchaient en bateau, à Mézy. Elle tomba. Il plongea. Disparus.


On couronnait les écoliers de Niort. Le lustre tomba, et les lauriers de trois d'entre eux se teignirent d'un peu de sang. (Dép. Part.)


A Marseille, le Napolitain Sosio Merello a tué sa femme : elle ne voulait pas faire commerce de ses agréments. (Havas)


C'est au cochonnet que l'apoplexie a terrassé M. André, 75 ans, de Levallois. Sa boule roulait encore qu'il n'était déjà plus.


Mondier, 75 bis, rue des Martyrs, lisait au lit. Il mit le feu aux draps, et c'est à Lariboisière qu'il est maintenant couché.


Rattrapé par un tramway qui venait de le lancer à dix mètres, l'herboriste Jean Désille, de Vannes, a été coupé en deux.

 Le professeur de natation Renard, dont les élèves tritonnaient en Marne, à Charenton, s'est mis à l'eau lui-même : il s'est noyé.

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