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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 21:59

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  Faire les 3 baies, la boucle complète à pied en partant de Ramena c'est vraiment choisir une rando facile (6 ou 7h de marche sur le plat), inoubliable de beauté et de densité poétique. Evidemment, la crème solaire, les lunettes de soleil, la casquette et 2 litres d'eau par personne sont obligatoires. Mais l'intensité de ce lieu-charnière entre océan indien et rade de Diego, la collaboration du vent, du soleil et des vagues, vrais propriétaires de ces espaces, exercent une force incroyable sur les randonneurs. Criques sauvages, plages désertes (où viennent pondre les tortues la nuit à certaines périodes), tsingy sculptés par projections de sable par les alizés, le sable fin et blanc dans tous les interstices, richesse de la faune et de la flore, là-bas au loin toujours le chapelet des coraux qui délimitent des bribes de lagon en camaïeu d'émeraude, turquoise, outremer, prusse, cobalt, parfois même vert pomme, phares et vestiges de grandes heures militaires témoins d'un passé héroïque, tout est tremplin pour le rêve. C'est la saison du varatraza, un vent interminablement fou, les froissements des feuillages se mêlent au fracas des vagues sur les rochers.
Autant dire que la journée du 9 octobre en compagnie de Véronique, Marielle, Kevin, Amandine et notre guide Richard, a été pour moi une révélation (étymologiquement une apocalypse). Si j'étais déjà allé en baie de Sakalava avec ma 4L, en baie des dunes avec les enfants en 4X4 et en zébu, je n'avais encore jamais randonné entre les deux. Surtout, il faut faire la boucle entière, en une fois

 

ça commence par ce baobab près du Mamelon Vert. Marielle a beau faire sa grenouille qui se veut faire aussi grosse que le zébu, pour l'ancêtre sacré, notre amie est une naine.

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  la plage de Sakalava est quasiment déserte à 8h du matin mais le soleil est levé depuis longtemps et fait la loi

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  toute la végétation est adaptée aux vents violents, à la sécheresse, aux colères de l'océan

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  si ces pirogues pouvaient parler, elles nous confieraient de multiples drames, des clairs de lune admirables, des pêches miraculeuses, des magies sous-marines, des histoires de sirènes

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  les 3 baies : paradis des kyte-surfers
je reste longtemps à les regarder depuis la plage, mort de jalousie, c'est le sort des gramounes

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  roches volcaniques sculptées par Eole et Poséidon

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  flèches de sable grâce auxquelles on touche à l'infini

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  bois flotté

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  des traces que l'océan sans honte effacera

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  des tentatives d'intimidation

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des invitations aux défis

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  des combats immémoriaux

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  et l'arithmétique de ces petits nids d'amour

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  tous attendent la caresse de Maman Marée haute

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  (à suivre)

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 14:02

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Le 3è marathon de Diego a eu lieu ce matin. En voici quelques images. Le vainqueur 2009 avait mis 3h05, le vainqueur 2010 avait mis 2h39. Le vainqueur 2011 a mis 3h14. La faute aux dénivelés importants, à la chaleur mais surtout au Varatraza, vent puissant, poussiéreux, épuisant.
Nombreux sont les concurrents qui courent pieds nus. 27 participants dont 4 venus de France, 8 de la Réunion, 1 de Mayotte. 43 coureurs dans le semi-marathon (dont réunionnés). Eux se sont arrêtés à Ramena, alors que les marathoniens ont fait l'aller-retour.

 

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6h30 top départ

 

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le futur vainqueur se détache dès les 1ers kilomètres

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3 kms après le départ, celle qui va gagner le marathon féminin est déjà dans les coureurs de tête (114)

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3h et 40 kms plus tard, un rényoné (121) et un malgache (113) en tête au coude à coude ; Zafy Andriantsoa, pieds nus, va laisser sur place le créole et finir en 3h14

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harilala 3è pieds nus

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sylvain lohavelo 4è en 3h27

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l'arrivée est proche pour le dossard  réunionnais125 (6è en 3h50)

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Jimmy a perdu de précieuses minutes en bas de la rue Colbert (fléchage défectueux) et finit 5è (3h47)

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arrivée de Rasoa Estrine, 7è temps, 1ère femme en 3h58

 

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 11:35

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Dans Les Fées de Perrault (1697), des perles et des diamants sortent de la bouche de la cadette dès qu'elle prend la parole. Dans son Histoire des Oracles (1687), Fontenelle raconte que des savants croient à la présence d'une dent en or dans la bouche d'un enfant. Extraire une racine carrée, une dent de sagesse ou un diamant avant de le tailler, c'est du pareil au même. Passer des caries aux carats, ça porte chance, ça rapporte gros. La petite souris le sait bien.

J'ai déjà parlé ici (23 février 2011, Diego 22, minéraux) de la Sotromi, le magasin de Ricardo, et je ne suis guère étonné de la forme prise par la publicité fêtant les 20 ans de cette société (La Tribune de Diego du 7 au 20 sept 2011). Nous ne devons plus avoir peur de nous faire arracher une molaire : nos bouches sont des gisements qui valent de l'or. Pour mieux faire entendre les gisements aurifères, le mot "sort" revient 3 fois. Et pour souligner les desseins divins cachés dans les extractions, l'encart parle d'un "dentiste prédestiné".

 

La vie, c'est comme une dent

D'abord on y a pas pensé

On s'est contenté de mâcher

Et puis ça se gâte soudain

Ça vous fait mal, et on y tient

Et on la soigne et les soucis

Et pour qu'on soit vraiment guéri

Il faut vous l'arracher, la vie

    Boris Vian

 

 

Fontenelle, Histoire des oracles, Première dissertation, chapitre IV (1687).

              Assurons-nous bien du fait, avant que de nous inquiéter de la cause. Il est vrai que cette méthode est bien lente pour la plupart des gens, qui courent naturellement à la cause, et passent par-dessus la vérité du fait, mais enfin nous éviterons le ridicule d'avoir trouvé la cause de ce qui n'est point.

              Ce malheur arriva si plaisamment sur la fin du siècle passé à quelques savants d'Allemagne, que je ne puis m'empêcher d'en parler ici.

              En 1593, le bruit courut que les dents étant tombées à un enfant de Silésie, âgé de sept ans, il lui en était venu une d'or, à la place d'une de ses grosses dents. Horstius, professeur en médecine dans l’Université de Helmstad, écrivit en 1595 l'histoire de cette dent, et prétendit qu'elle était en partie naturelle, en partie miraculeuse, et qu'elle avait été envoyée de Dieu à cet enfant pour consoler les Chrétiens affligés par les Turcs. Figurez-vous quelle consolation, et quel rapport de cette dent aux Chrétiens, ni aux Turcs. En la même année, afin que cette dent d'or ne manquât pas d'historiens, Rullandus en écrit encore l'histoire. Deux ans après, Ingolsteterus, autre savant, écrit contre le sentiment que Rullandus avait de la dent d'or, et Rullandus fait aussitôt une belle et docte réplique. Un autre grand homme nommé Libavius ramasse tout ce qui avait été dit de la dent et y ajoute son sentiment particulier. Il ne manquait autre chose à tant de beaux ouvrages, sinon qu'il fût vrai que la dent était d'or. Quand un orfèvre l'eut examinée, il se trouva que c'était une feuille d'or appliquée à la dent avec beaucoup d'adresse; mais on commença par faire des livres, et puis on consulta l'orfèvre.

              Rien n'est plus naturel que d'en faire autant sur toutes sortes de matières. Je ne suis pas si convaincu de notre ignorance par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que par celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la raison. Cela veut dire que non seulement nous n'avons pas les principes qui mènent au vrai, mais que nous en avons d'autres qui s'accommodent très bien avec le faux.

     Bernard Le Bovier de Fontenelle : 1657-1757

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 19:59

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le départ vient d'être donné

 

Rien de plus touchant que de voir chaque matin un posy-posy déposer un bouquet d'enfants de 5 ans devant son école. Mais les posy-posys peuvent avoir d'autres usages. L'un des moments forts du Festival Libertalia (511 è anniversaire de la découverte de la baie de Diego-Suarez par l'escadre des navigateurs portugais Diego Dias et Fernan Soares) fut la course de tireurs de posy-posy dimanche dernier. Sur la ligne de départ se sont alignés vers 9h30 une douzaine d'athlètes tireurs de posy-posy. Tous pieds nus dans des rues défoncées par les nids de poule pendant 4 ou 5 kms. Tous les 500 mètres environ, le tireur en activité et le tireur au repos échangent leurs rôles, ce qui permet d'augmenter la vitesse moyenne. J'ai eu beaucoup de mal à faire quelques photos tant ils allaient vite, au-dessus de 20 km/h. L'arrivée, ah l'arrivée... comme il n'y avait ni dossards, ni juge, ce furent immédiatement d'interminables palabres. L'édition 2011 de la course de posy-posy a tenu ses promesses en termes de suspense et d'exploits sportifs.

 

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les vainqueurs

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 19:02

top depart

top départ


Connaissez-vous le Grand Prix de Voile Badamera Café à Ramena ? C'est une des régates en solitaire les plus prestigieuses et les plus convoitées dans l'Océan Indien. Rien d'étonnant à cela. Il y faut un très bon bateau bien voilé, calfaté et caréné, un vent puissant, quelques vagues, la marée haute, un peu de soleil, et un excellent skipper. Une coque et une voile entièrement réalisées avec des matériaux recyclés. Un navire économe en énergie, contribuant au développement durable. Un sport à la portée de tous et sans danger. Un moment cosmique, qui touche à l'éternité. C'est tout ça, le Grand Prix de Voile Badamera Café.
Les concurrents de septembre 2011 s'étaient préparés. Ils se sont battus ce matin, ont osé des gites impressionnantes, ont risqué le chavirage, et finalement, c'est Tomboanjara qui a franchi le premier la ligne d'arrivée. A lui, est revenu le prix de 10 000 ariarys qui récompensait le vainqueur. Bangra est classé deuxième et reçoit un prix de 5 000 ariarys. Papajean est troisième et remporte le prix de 2000 ariarys.
Cette finale du 4 septembre restera dans les mémoires. Qui gagnera le prochain Prix ? Peut-être une fille ? Une chose est sûre, tous les participants deviendront de grands marins. La prochaine régate aura lieu en octobre, avec davantage d'inscrits, des temps à battre et des classements par taille de bateau. Bravo aux marins de Ramena et merci à Antoine l'organisateur.

 

lutte acharnee

lutte acharnée

 

ecarts se creusent

les écarts se c reusent

 

demi finale

flash back sur la demi-finale

 

arrivee

arrivée

derniers arrivent

les derniers arrivent sous les ovations

 

3bolides

3 bolides

 

du 1er arrive au dernier arrive

du premier arrivé au dernier arrivé

 

remise prix

remise des Prix

 

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la Tribune de Diego parue avant-hier

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 19:08

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J'ai eu la chance hier lundi et avant-avant-hier samedi d'être invité à un famadihana, celui de la famille Khâ. Cette cérémonie improprement traduite par "retournement des morts" est très pratiquée et très chère aux malgaches. Indispensable pour l'honneur des ancêtres, il faut la pratiquer tous les 5 ou 7 ans. Un astrologue consulte les ancêtres pour fixer la date longtemps à l'avance. Sylvain, l'astrologue qui a réglé le famadihana auquel j'ai assisté, a même décidé il y a quelques mois de l'orientation du tombeau avant qu'y entrent les premiers défunts (parmi lesquels Marie-Antoinette dont le rôle a été si important pour que naisse la Maternelle de Ramena). Pour déterminer le jour et l'heure du famadihana, il s'appuie beaucoup sur la lune et le zodiaque. En ce qui concerne la direction de la dépouille du défunt, il tient compte aussi des souhaits et des goûts de ce dernier. Ainsi, Mama Khâ est orientée vers la mer, son élément. Pas de rupture entre la vie et la mort chez les malgaches, c'est un continuum. Les tombeaux sont de véritables demeures pour l'éternité. Autrefois les tombeaux étaient même à l'intérieur des domiciles des vivants.
Organiser un famadihana coûte très cher : il faut héberger et nourrir des centaines de personnes (300 pour celui auquel j'ai assisté, certains venus à la voile depuis Diego) pendant 3 ou 4 jours, payer le rhum, les honoraires de l'astrologue, les zébus du sacrifice, les nattes, les linceuls, les musiciens, les taxes administratives, les déplacements des membres de la famille qui habitent loin etc Ces frais sont répartis entre tous les membres de la famille et comme une famille malgache est toujours très nombreuse, les dons sont nombreux.
Les ancêtres ont un statut intermédiaire entre les dieux et les hommes. Ils veillent sur ces derniers et il faut donc tout faire pour que les ancêtres soient bien traités. Ils représentent les racines de la vie, l'origine du peuple, les fondements de la famille. Invoqués, consultés à de nombreuses occasions, ils sont particulièrement choyés, cocoonés et dorlotés lors des famadihanas. Le culte qui les célèbre manifeste clairement que la mort n'est ni une rupture, ni une fin, elle sublime la vie et permet d'accéder à une forme supérieure de connaissance. Un famadihana est donc l'occasion de réjouissances intenses où les repas, les boissons alcoolisées, les danses tiennent une place importante, et où les chants occupent une place centrale.
Au signal, de l'astrologue, les invités et la famillle quittent le village et se rendent en chantant jusqu'au tombeau sur lequel le drapeau malgache est hissé. L'ordre dans lequel les corps sont sortis revêt la plus grande importance, on commence souvent par sortir le dernier ou le premier entré. Les dépouilles sont ensuite déposées sur un autel où tout le monde pourra venir les voir et leur parler pendant 2 ou 3 jours. Rituellement, certains membres de la famille se chargent du nettoyage du tombeau : il faut préparer symboliquement l’arrivée des ancêtres le lendemain. C’est à ce moment-là qu’est cuisinée et dégustée la bosse du zébu du sacrifice au pied du tombeau. Le lamba de chacun est remplacé par un autre linceul neuf. De nouveaux objets chargés de signification y sont glissés. Les membres de la famille font danser les ancêtres au-dessus de leur tête en chantant et effectuent tournent 7 fois autour du tombeau les pieds en avant avant le retour dans le tombeau.
J'ai assisté à un famadihana dont les rites sont propres à la région Vakinankaratra. 12 ancêtres étaient concernés (un 12è nom manque sur la photo de l'urne en carton : Tovy Kely). Quatre sont venus de Tana. 3 de Nosy Be. 5 étaient déjà à Ramena. Le deuxième jour, les descendants se disputent les nattes qui ont servi à transporter les ancêtres et à les faire danser car elles portent bonheur. Ces nattes se retrouvent donc déchirées car chacun veut avoir sa part de ces porte-bonheurs. Moment cosmique, physique, métaphysique, émotionnel, mémoriel, musical, vocal, dansé, humain. Lorsque les ancêtres sont ramenés dans le tombeau, c'est l'occasion de nouvelles danses, nouveaux rites, nouveaux chants. Puis lorsque chacun a regagné sa place exacte dans le tombeau, l'astrologue cimente l'entrée pour 7 ans.

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 16:10

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J'avais promis (23 février, diego 22) un article sur le 2è gemmologue de la rue Colbert : L'Arche de Pierre de Stéphane et de son associé Thierry. C'est là que j'ai acheté ce solitaire avec ses 37 billes :

fuchite, cornaline, calcite jaune
opale verte, jaspe jaune, septariat, feldspath, aragonite blanc
cipolin orange, opale marron, calcite plaque, marbre gris, jaspe rouge, calcite orange, cristal
opale marron, basalte, marbre blanc, labradorite, gabro, jaspe imprimé, quartz rose
spinelle jaune, améthyste, fuchite, colombite, opale, amphibole, cristal
quartz rose, jaspe rouge, chrysoprase, septariat noir, apatite verte
cipolin rose, calcite blanc, anhydrite jaune

 

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Comme chez Ricardo, on est entre la caverne d'Ali Baba et la forge d'Hephaïstos, pris de vertige devant les millions d'années nécessaires pour faire naître des gemmes et des minerais qui font rêver l'humanité, les princesses et les directeurs de réserves de lingots.

 

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le genre de magasins où on s'instruit (des livres de géologie et minéralogie par dizaines au mur) et où on commande ce qu'on veut avec un luxe de précisions : nombre de carats, motif, nature et qualité de la pierre etc

et le professeur de SVT voudra ces poissons silicifiés pour sa collection de paléontologie

 

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j'ai dû demander au Ministère des Mines et des hydrocarbures l'autorisation (payante) pour sortir du pays 4 d'entre eux

 

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ces fossiles d'ammonites peuvent très bien servir de bijoux (merci à Alix)

 

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chez Stéphane, les reflets des vitrines multiplient les pierreries et les flaques de scintillements

métier dangereux

 

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ce qui coûte le plus cher n'est pas la pierre, une chrysoprase, variété de calcédoine, le plus cher ce sont les 4,5 g d'or...

Pour s'y retrouver entre les calcédoines :

Agate coloration en zone, onyx si les zones sont bien régulières et nuancées

Chrysoprase vert clair, coloré par le nickel

Cornaline rouge

Héliotrope vert à taches rouges (hématite)

Jaspe

Mtorolite verte (chrome)

Sardoine brune

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 05:43

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la nature imite l'art

 

Etant donné les pannes incessantes de la Jirama et des serveurs internet, vous aurez attendu les derniers articles plusieurs jours, patience lecteurs, car ce n'est pas demain que FAI, politiques et techniciens de l'océan indien auront réussi à établir un débit internet moyen correct (disons 256K°/s) à Diego-Suarez.
cet article : digest indigeste qui a pourtant un dénominateur commun : Ramena. Ces photos ont l'air de cartes postales pour touristes, elles renvoient néanmoins à des moments vécus ces derniers jours dans ce village.  
Successivement :
- 404 : chez Serge ; ah, Noël 1955, j'avais 6 ans, elle était sur une estrade devant l'hôtel de ville de Tours, avec ses ressorts hélicoïdaux
- Madame Tombée ; j'en ai mangé le soir même ; pourquoi ce nom ? "c'était un vasaha irrésistible, Madame est tombée" ?
- le phare du cap Miné à 1 km (24 X)
- dans la grande passe, gouttes d'eau de mer sur la lentille Leica, forte gîte
- un beauclaude et un perroquet : aussitôt péchés, aussitôt préparés pour la grillade à Nosy Suarez
- le travail d'Eole
- des poissons silicifiés (plusieurs millions d'années, j'en reparlerai)
- les fanys (chauve-souris) mangent les fleurs des flamboyants oranges
- Swanie vient de faire le marché pour les clients du Badamera Cafe : en haut à gauche un fruit à pain, à droite fève de cacao, en bas à gauche un corrossol, en bas à droite un mococha.
- combien d'ariarys ce petit baba ?
- le vahlia d'Angnivorano nord (crocodiles sacrés) jouait au Badamera avant-hier

 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 17:03

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17h39

En juin 1922, Alexander Calder partit de New York comme pompier sur un bateau de charge vers San Francisco et l'amérique du sud. Alors qu'il venait à peine de se réveiller sur le pont du navire, devant la côte du Guatemala, il aperçut une grande boule rouge étrange. Il mit quelques minutes à comprendre qu'il assistait au lever du soleil. De l'autre côté brillait une lune argentée. Ce "mystère de l'univers" lui laissa une impression durable.

Nous nous étions intéressés naguère à die Sohne, mais qui se cachait ce soir, bien blottie derrière les moutons, juste au-dessus du phare du cap Miné ? der Mond. Le temps d'aller à la pharmacie (fermée évidemment) et de revenir, mais j'avais le Lumix-Leica 24X sur moi, car l'impossibilité de fermer l'oeil la nuit dernière ne pouvait pas tromper. Sans pied, sous-expo et grossissements variés, depuis la rue puis depuis mon balcon.

 

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17h40

 

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17h52

 

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18h10

 

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18h14

 

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18h15

 

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18h16

il est 19h15

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 07:46

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Dans Schneewittchen des frères Grimm, les sept nains creusent le sous-sol et exploitent les minerais et en particulier l'or (morgens gingen sie in die Berge und suchten Erz und Gold). On est donc dans une perspective tellurique mais aussi alchimique. Le blanc étant le mariage de toutes les couleurs de la lumière, j'y vois une tension verticale entre l'aspiration vers le céleste, la lumière (que cherchait Suger) et le mouvement vers l'humilité et la vie matérielle terrestre. Ce conte articule deux dimensions opposées et complémentaires comme pour assurer une continuité entre vie terrestre et vie dans l'au-delà. Comme Mada est un pays de gemmes où les morts sont vivants, je me devais de rendre visite à Ricardo. C'était il y a 10 jours. La prochaine fois nous irons voir Stéphane, l'autre gemmologue pro de Diego, 50 mètres plus bas, dans la même rue Colbert.
Ponçage d'une émeraude, d'abord au lapidaire, puis avec un disque de cuivre.

 

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améthystes

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bois silicifié

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jaspe

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quarz cristal

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labradorite

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géode sélénite

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aigue marines

 

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le must : la silhouette de la grande île découpée dans une roche aux belles veines

 

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