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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 16:54

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la marée

(photo prise au 1/1000 s le 26 avril 2010, grossissement 20X, 10millions px, zoom photoshop)

 

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la houle polaire

(photo prise ce matin à la Pointe au sel, près de Saint-Leu, vagues de 8m)

 

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l'homme

(photo prise avec mon téléphone le 26 avril au Jardin de l'Etat à Saint-Denis)

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 16:02
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La pluie, dans la cour où je la regarde tomber, descend à des allures très diverses. Au centre c'est un fin rideau (ou réseau) discontinu, une chute implacable mais relativement lente de gouttes probablement assez légères, une précipitation sempiternelle sans vigueur, une fraction intense du météore pur. A peu de distance des murs de droite et de gauche tombent avec plus de bruit des gouttes plus lourdes, individuées. Ici elles semblent de la grosseur d'un grain de blé, là d'un pois, ailleurs presque d'une bille. Sur des tringles, sur les accoudoirs de la fenêtre la pluie court horizontalement tandis que sur la face inférieure des mêmes obstacles elle se suspend en berlingots convexes. Selon la surface entière d'un petit toit de zinc que le regard surplombe elle ruisselle en nappe très mince, moirée à cause de courants très variés par les imperceptibles ondulations et bosses de la couverture. De la gouttière attenante où elle coule avec la contention d'un ruisseau creux sans grande pente, elle choit tout à coup en un filet parfaitement vertical, assez grossièrement tressé, jusqu'au sol où elle se brise et rejaillit en aiguillettes brillantes.

Chacune de ses formes a une allure particulière: il y répond un bruit particulier. Le tout vit avec intensité comme un mécanisme compliqué, aussi précis que hasardeux, comme une horlogerie dont le ressort est la pesanteur d'une masse donnée de vapeur en précipitation.

La sonnerie au sol des filets verticaux, le glouglou des gouttières, les minuscules coups de gong se multiplient et résonnent à la fois en un concert sans monotonie, non sans délicatesse.

Lorsque le ressort s'est détendu, certains rouages quelque temps continuent à fonctionner, de plus en plus ralentis, puis toute la machinerie s'arrête. Alors si le soleil reparaît tout s'efface bientôt, le brillant appareil s'évapore : il a plu.

 

Francis Ponge

 

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Calligrammes (1918) Guillaume Apollinaire

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DSCF0239 (Large)photos prises aujourd'hui à Trou d'eau (La Saline)
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 17:15
P1310667 (Large)c'était dimanche dernier, dans le cadre des Villes et Pays d'Art et d'Histoire (merci Bénedicte), à Saint-Pierre, avec comme guides : Enis Rockel le célèbre spécialiste de la Réunion, imbattable depuis 25 ans, et François-Louis Athenas, photographe pro qu'on ne présente plus (Cana criola, l'atelier photo-poésie du lycée Parny etc)
Pour expliquer que le regard l'emporte sur le cliché obtenu, François-Louis cite Cartier-Bresson qui a dit un jour : "aujourd'hui j'ai fait une très belle photo, mais j'avais pas mon appareil". Pour trouver ce qu'on a envie de trouver et de pouvoir raconter, l'émotion juste, la chose qui vous parle et que vous voudrez partager, il faut de la lenteur. La vitesse, voilà l'ennemie. "L'argentique m'oblige à aller lentement" Alors que je lui fais remarquer notre chance d'avoir un ciel complètement bleu, François-Louis me répond qu'il préfère la lumière grise, celle qui ne brûle pas les couleurs, qui n'aplatit pas les reliefs. La lumière dure du volcan est une exception.

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P1310600 (Large)dès 9h du mat, la fontaine de l'hôtel de ville nous met au défi : photographes, soyez prospères !

P1310595 (Large)aussitôt, le cytise (introduit au XIXè comme le Flamboyant et le Jacaranda) qui s'épanouit à ses pieds, appelle à une vue et une vie plus humbles

P1310601 (Large)à deux pas, le photographe amateur est rappelé à cette réalité exigeante : nous ne sommes que des images

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P1310605 (Large)tout près aussi, cet ensemble d'autels rassemblant des offrandes à St-Expedit et à Bernadette

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P1310638 (Large)Averell Dalton ?

P1310630 (Large)autoportrait ?

P1310643 (Large)fraternité des banyans de Terre Sainte

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P1310679 (Large)fraternité des cases

P1310664 (Large)bohinea

P1310666 (Large)noni, l'arbre aux brûlures

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P1310658 (Large)dans le ciment : des coquillages
dans la lave basaltique : des bulles d'air

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 06:22
photo : Tessa



 800m3 de roches stoppés derrière les gabions

CLICANOO.COM | Publié le 28 août 2009
Le dispositif de protection a pleinement joué son rôle hier matin, vers 5h30, dans le secteur de la Grande Chaloupe quand la falaise s’est effondrée : la masse rocheuse freinée par les filets est restée derrière les gabions, évitant ainsi une catastrophe et de gros dégâts sur la route du littoral.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=219408&page=article

Si en début de journée, la Direction régionale des routes (DRR) parlait encore d’"éboulis" dans ses communiqués, c’est en fait un véritable effondrement qui s’est produit hier matin au PR7+830 dans le secteur de la Grande-Chaloupe. "Une écaille de 400m2 s’est détachée d’un pan de la falaise à 180 mètres de hauteur, emportant avec elle trois filets de protection", expliquait hier après-midi Ivan Martin, de la direction régionale des routes. "Nous avons d’abord effectué un survol de la zone en hélicoptère pour évaluer l’étendue des dégâts et définir un plan d’action".

Des conséquences qui auraient pu être plus graves

Une fois sur place, les ingénieurs de la DRR ont ainsi constaté que toutes les mesures de protection avaient fonctionné avec succès. La circulation sur la route du littoral a donc été maintenue. Le dispositif filet+fosse+gabions a empêché avec succès les roches d’atteindre la route. La fosse a avalé 300m3 de la structure effondrée et les tonnes de basalte ont été piégées derrière le mur de gabions sur une largeur d’environ 20 mètres. Les 800 mètres cubes de roches estimés représentent environ 2 000 tonnes de matériaux. Des conséquences qui auraient pu être plus graves Une partie du mur a néanmoins complètement explosé, libérant une centaine de kilos de roches sur la bande d’arrêt d’urgence, dans le sens La Possession-Saint-Denis. Quelques automobilistes, témoins éloignés de l’effondrement, ont pu voir s’élever un nuage de poussière. Mais aucune victime n’est heureusement à déplorer. "Si un tel événement s’était produit il y a trois ans, à un autre moment de la journée, il y aurait pu y avoir des conséquences beaucoup plus beaucoup plus graves. Je vous laisse imaginer". Une façon pour Ivan Martin de démontrer que les 90 millions d’euros investis dans le cadre de la sécurisation de la falaise ces dernières années n’ont pas été inutiles. Des travaux tels que la pose des filets de protection, il y a deux ans, et celle des gabions terminée en début d’année.

Un dispositif de sécurité efficace

En mai 2007, plus de 3 000 mètres cubes de terre et de rochers s’étaient effondrés, quasiment "en catimini", au PK 12. Juste à côté de l’effondrement dramatique du 24 mars 2006. Là aussi, le mur de gabions avait résisté aux énormes blocs venus le heurter de plein fouet, alors que les travaux de sécurisation étaient encore en cours. "Notre dispositif a encore prouvé son efficacité. Depuis la sécurisation, on constate une diminution du nombre de pierres atterrissant sur la route. De même, on enregistre une baisse de leur volume et de leur masse", a précisé par ailleurs le responsable de la gestion des routes. Reste maintenant à reconstruire les ouvrages de protection qui ont été détruits. Le bilan n’est pas encore chiffré. "Les travaux dureront au minimum un mois. Notre objectif est de tout remettre en état, en gênant le moins possible la circulation, et cela avant la prochaine saison cyclonique".

Une phase d’études encore longue en prévision

Quant à l’abaissement envisagé du seuil des précipitations à partir duquel des restrictions de circulation s’appliquent sur la route du littoral, ce n’est pas pour demain : Ivan Martin annonce encore une longue phase d’études.

Harry Amourani Photos Ludovic Laï-Yu

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 18:49

Le plateau des Basaltes marque l’extrémité nord du rempart des Sables et l’extrémité sud du rempart de la rivière de l’Est. (photo J-C. Notter/Parc national)

le 5 février, j'ai recopié ici l'article du JIR qui expliquait que le dossier des Causses et des Cevennes + celui de l'oeuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier étaient en souffrance depuis 2 ans, ce qui les rendait prioritaires. Priorité inutile d'ailleurs car aucun des deux sites n'a été classé. 2010 verra donc plus que jamais la candidature des Pitons, cirques et remparts de la Réunion en mesure d'être classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Unesco : La Réunion dans les starting-blocks pour 2010
http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=217845&page=article
CLICANOO.COM | Publié le 10 août 2009
Recalée pour la session 2009, La Réunion se prépare à présenter en 2010 une nouvelle fois sa candidature au patrimoine mondial de l’Unesco. Si le dossier est salué par les experts internationaux et offre un joyau unique à la liste des biens mondiaux, la France - malgré le récent soutien du Premier ministre - ne peut présenter que deux candidats par an.

Début février, La Réunion apprenait le report de la présentation de sa candidature “Pitons, cirques et remparts”. Un choix acté par les plus hautes instances du gouvernement. Chaque État ne pouvant proposer que deux biens par an à l’Unesco, la concurrence franco-française est rude. Pour 2009, le gouvernement a donc préféré présenter les candidatures des Causses-Cévennes et de l’œuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier plutôt que celle de La Réunion. Le résultat des courses est décevant. Aucun des deux ne figure parmi les treize nouveaux sites ajoutés à la liste mondiale. Ils ont été recalés, copie à revoir et insuffisante, lors de la 33e session du comité du patrimoine mondial qui s’est déroulée à Séville fin juin. Le dossier réunionnais, lui, avait été unanimement salué par les experts de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) lors de leur visite en octobre 2008. “Le dossier est complet pour l’UICN, le match scientifique est gagné. Il n’y a pas de retouche à apporter”, lance Daniel Gonthier, président du Parc. C’est toujours le cas. Le dossier est fin prêt pour son grand oral. Il va tout de même être “réactualisé et peaufiné d’ici fin septembre”, précise Marylène Hoarau, directrice adjointe du Parc. La Réunion est donc cette fois encore dans les starting-blocks. Reste à figurer parmi les deux biens présentés par la France en 2010. Certes, François Fillon, le Premier ministre, a affirmé lors de sa récente visite dans l’île que le gouvernement soutiendra cette candidature : “J’ai décidé que ce dossier sera désormais défendu par la France toute entière auprès des instances de l’Unesco”. Il n’empêche, de nombreux sites en France ont eux aussi des ambitions du même genre. D’ailleurs, les Causses-Cévennes et Le Corbusier pourraient revenir dans la course.
LE GOUVERNEMENT TRANCHERA DÉBUT 2010
Le comité du patrimoine mondial n’a pas émis “de restrictions de temps dans leurs cas lors de sa décision”, souffle Daniel Gonthier, présent lors de cette session sévillane. Encore faut-il qu’ils comblent les lacunes décelées avant octobre-novembre, date de dépôts des candidatures pour 2010 au niveau national. C’est à ce moment là que l’on connaîtra tous les “concurrents” de La Réunion. Et déjà, le dossier d’Albi - dans la catégorie culturelle - a de fortes chances d’être aux côtés de celui de l’île sur la ligne de départ, l’an prochain. Pour les autres, l’incertitude reste de mise pour l’heure. Et pour gagner cette compétition, il faut poursuivre “le travail de lobbying auprès du gouvernement, de la secrétaire d’État à l’écologie, du ministère de l’Environnement, des instances internationales de l’Unesco dont les membres vont changer en 2010”, analyse le président du Parc. Un autre “lobbying” doit être mené en direction du grand public également. “Ce dernier doit s’approprier cette candidature autant que les élus. C’est une chance exceptionnelle qu’il faut saisir”, martèle Daniel Gonthier. Cette appropriation est aussi un des critères pris en compte par le comité de l’Unesco. Quoi qu’il en soit, le dossier “Pitons, cirques et remparts” a aujourd’hui, sur le papier, toutes ses chances. D’autant plus qu’il répond aux quatre critères pour le classement des biens naturels (esthétique, histoire de la Terre, biodiversité et adaptation du vivant). Or, cela fait bien longtemps que l’Unesco n’a pas eu une telle candidature à jauger. In fine, le dernier mot reviendra au gouvernement qui désignera les deux candidats tricolores, “les deux athlètes sur la ligne de départ” préfère le président du Parc, en janvier-février 2010. “Tout n’est pas joué même si on est prêt”, rappelle Daniel Gonthier
Texte : Bruno Graignic
 92 % de la population “favorable” Selon un sondage réalisé par le Parc national, 92 % de la population a une opinion positive de la candidature Unesco de La Réunion. En revanche, cette même enquête révèle que la connaissance du bien et ses contours restent encore très flous. Le Parc travaille, notamment en direction des scolaires comme à Trois-Bassins ou Cilaos pour faire progresser la connaissance du bien.
 Joint-venture avec Hawaï
Le Parc national de La Réunion a construit un jumelage avec le parc national des volcans d’Hawaï, inscrit au patrimoine mondial en 1987. Il s’agit d’un jumelage de gestion sur trois axes précis : biodiversité, lutte contre les espèces invasives et patrimoine. “Big Island à Hawaï sert de comparaison dans notre dossier Unesco pour prouver l’originalité réunionnaise”, livre d’ailleurs Daniel Gonthier. Ce pont tissé entre deux océans est également un “petit plus pour notre candidature” et surtout “une expertise de gestion, Hawaï est parc national depuis 90 ans et le volcan est du même type que le nôtre”.
 890 biens sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco pour leur valeur universelle exceptionnelle. On dénombre 689 biens culturels, 176 naturels et 25 mixtes. Ils se répartissent sur 148 états. La France en compte 33, dont un seul en territoire ultramarin, qui n’est autre que le lagon de Nouvelle Calédonie. Le dossier réunionnais a été enclenché en 2006.
La candidature a fait progresser les connaissances
Pour bâtir le dossier de candidature au patrimoine mondial, il a fallu 30 mois de travail rien que pour le premier jet. C’était la première fois, sous la coordination de la mission Parc national puis du Parc lui-même, que les différentes disciplines scientifiques (géologie, botanique, biologie, volcanisme…) “ont été réunies, confrontant les connaissances et les approches”, livre Marylène Hoarau. Des théories et des hypothèses sont nées de ce foisonnement. C’est le cas “de la mise en liaison entre les grands effondrements qui ont créé les cirques et les disparitions d’espèces observés à la même époque”. Riche et complet, le dossier (plus de 1 100 pages) vient d’être synthétisé dans un ouvrage de 170 pages baptisé “Un patrimoine naturel d’exceptions”. Il devrait être disponible auprès des CDI et bibliothèques scolaires en septembre. Une diffusion dans les librairies est également dans les cartons.

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 18:34

La première femme qui défie l’Océan Indien à la rame

CLICANOO.COM | Publié le 5 août 2009

Hier, Sarah Outen a réalisé un rêve et un exploit surhumain. La jeune australienne est allée au bout de sa traversée de l’Océan Indien à la rame, devenant ainsi la première femme à accomplir cet exploit. La navigatrice est arrivée, hier, à Maurice à 20h27 après 124 jours de mer et près de 6000 km parcouru. A bord de son bateau le ‘Serendipity’e, elle avait quitté Perth, en Australie, en toute discrétion pour rejoindre Bois des Amourettes dans le sud de Maurice.

Pour cette biologiste de 24 ans, ce défi visait surtout à récolter des fonds pour une fondation qui lui tient a cœur et qui travaille aux côtés de ceux, qui comme son père, souffrent de polyarthrite rhumatoïde. « Ce fut une expérience incroyable. J’ai vu les éléments dans tous leurs états », a-t-elle déclaré à la presse, à son arrivée.

http://archives.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=217523&var_recherche=outen

 

 

 www.sarahouten.co.uk

 

Sarah Outen : première femme à rallier Perth et Maurice à la rame en 124 jours

4 Aug 2009

Sarah Outen, jeune diplômée en biologie de l’université d’Oxford, a réussi son pari; celui de traverser l’océan Indien à la rame en solitaire.
La jeune femme a quitté Perth qui se trouve sur la côte ouest de l’Australie pour arriver sur nos côtes lundi soir.
Elle devient ainsi la première femme, d’ailleurs la plus jeune femme au monde, à faire cette traversée longue de 3,100 miles.
Sarah a ramé seule dans son embarcation nommée "Serendipity" qui fait 6 mètres de longueur et 1.6 mètres de largeur.
En effet, elle est arrivée à Bois des Amourettes aux alentours de 20 heures 20 hier soir. Cette Britannique a passé 124 jours en mer.
Outre son amour pour les sports nautiques et l’aventure tout simplement, la démarche de Sarah vise à récolter des fonds en faveur des organisations œuvrant pour le traitement de l’arthrite notamment l’association "Arthritis Care".
Par ailleurs, elle dédie cette aventure à son père, soudainement décédé en juin 2006, et qui souffrait lui aussi de cette terrible maladie.

http://www.orange.mu/kinews/dossiers/societe/231377/sarah-outen-rallie-perth-et-maurice-en-124-jours.html

 

Sarah Outen réalise un exploit surhumain en mémoire de son père

Vincent Supparayen
08/05/09

Sarah Outen est arrivée à Maurice à 20h27 le 3 août 2009 après une traversée de l’océan Indien à la rame, réalisée en mémoire de son défunt père qui souffrait de polyarthrite rhumatoïde.

A bord de son bateau le ‘Serendipity’, la Britannique a réalisé ce voyage de 6 000 km, de Perth en Australie à Bois des Amourettes à Maurice, en 124 Jours. Une expérience qui lui aura permis de devenir la première femme à effectuer la traversée de l’océan Indien à la rame en solo. Cela représente, pour elle, un défi physique et mental.  Ce projet était aussi une façon pour elle de récolter des fonds pour une fondation qui lui tient a cœur et qui travaille aux côtés de ceux, qui comme son père, souffrent de polyarthrite rhumatoïde.

A son arrivée à Maurice, elle a parlé à sa mère qu’elle n’avait pas vue depuis plusieurs mois avant d’avoir une brève rencontre avec la presse. Elle réside pour l’instant chez un habitant de Bois des Amourettes et fera son entrée dans le port de Port Louis, à bord de son bateau, jeudi pour y rencontrer le vice-Premier ministre, Xavier Luc Duval.

http://lexpress.mu/Story/4869~Sarah-Outen-r%C3%A9alise-un-exploit-surhumain-en-m%C3%A9moire-de-son-p%C3%A8re

 

Jour de gloire sur les cotes mauriciennes pour la jeune britannique.
Sarah Outen est entrée dans l’histoire. La Britannique Sarah Outen est devenue la première femme à traverser l’Océan Indien à la rame en solitaire.    

 

E lle a atteint l’île Maurice, par le sud-est, à Bois des Amourettes, en début de soirée, le 3 août. Soit presque sept mois après son départ de l'Australie. En janvier dernier nous vous révélions  en exclusivité, son projet alors jugé insensé.

 

Biologiste de formation, Sarah Outen est âgée de 24 ans et réside à Rutland, en Grande-Bretagne.
Elle est partie de Fremantle (Australie) , à bord d’un canot à rame. Sa traversée a duré 124 jours, dans des conditions souvent très difficiles.

 

 
   

 

 

http://www.ilemaurice-tourisme.info/page.php?page_id=1453

 

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 11:55
la route du littoral depuis hier (photo : clicanoo)

La Une du Quotidien d'aujourd'hui, c'est : « AVIS DE GALERE »

La route de Saint-Paul à Saint-Denis, la Route du Littoral, la route la plus chère du monde, la route plus saturée tu meurs, fermée depuis déjà plusieurs jours, va rester fermée encore 2 ou 3 jours pour cause d'effondrement (10m X 8m X 5m) ! En bon saint-leusien, j'aurais pu me dire : pas grave, je me rabattrai sur Saint-Pierre. Que nenni : le radier de la rivière Saint-Etienne a été emporté !


le radier de la rivière St-Etienne à St-Louis depuis hier (photo : clicanoo)


En fidèle serviteur de l'Etat et du ministre Darcos qui vient de supprimer mon poste afin d'augmenter le nombre d'élèves par classe et ainsi de mieux assurer la réussite de tous les élèves (sisi), j'ai pris la route ce matin pour aller faire cours. J'ai mis 1h15 au lieu de 40' : route jonchée de branches, de feuilles, de terre, de galets, de tôles, de fils de téléphone et de fils électriques, coupée par des radiers remplis de cailloux. Mais c'est passé quand même. Eh bien, il n'y avait pas cours ! Oui, Soph' ! Même Emilie n'était pas là. Suis reparti et ai appris que maires et autorités diverses et variées avaient fermé les écoles, collèges et lycées du Tampon, de St-Leu, de Trois Bassins et de St-Paul. Voilà ce que c'est que de ne pas écouter la radio !





Les grosses quantités de pluie ont redonné vie à des tas de cascades et de cours d'eau tout au long de mon trajet. A la Saline, le radier était submergé, j'ai fait demi-tour.



Je partirai demain à 5h pour éviter les embouteillages et être à mon rendez-vous médical à 8h à St-Pierre (pb de ménisque, plus de rando avant longtemps). Idem après-demain, départ 5h pour St-Denis (Consulat de Mada). Personne en effet ne croit vraiment que la Route du Littoral sera réouverte mercredi matin. Non loin du trou de 5 mètres de profondeur, les paquets de mer ont déplacé la chaîne de blocs de béton (1,4 tonne chacun) qui séparent les voies pour en faire un gros serpent désarticulé. Quant à la Route de la Montagne (qui n'a pas grand chose à envier aux 420 virages de la route de Cilaos), « suite à un glissement de terrain, la circulation ne se fait plus que sur une voie au niveau du PR9+300 ».

Mais on fera contre mauvaise fortune bon coeur et surtout on se dira que les métropolitains vont subir à partir d'aujourd'hui un gros de coup de vent (140km/h) avec neige. Que ce blog ensoleillé soit avec vous !

N'essayez pas de battre le record de Piton Saint-Rose, avec des rafales à 162 km/h samedi et à 155 km/h hier, ni celui du gîte du volcan hier à 144 km/h.


près de Trois bassins ce matin


Un trou coupe la route du littoral

CLICANOO.COM | Publié le 9 février 2009

De nombreux automobilistes espéraient la réouverture de la route du littoral après le départ de Gaël, ils devront attendre encore quelques jours. En effet, la houle a provoqué l'effondrement d'une partie de la route, creusant un trou de plusieurs dizaines de mètres cubes à l'entrée de la route en venant de Saint-Denis

"On faisait notre inspection de début d'après-midi", explique Bernard Moulard, le chef d'exploitation de la route littoral. "Au loin, on a vu une trace noire", poursuit-il, "et c'est seulement en arrivant dessus que l'on s'est aperçu qu'il s'agissait de l'effondrement d'une partie de la route et que nous avions devant nous un trou." Et quel trou ! Six à sept mètres de long, quatre à cinq de large et surtout au moins cinq mètres de profondeur, laissant apparaître la structure de la route avec des morceaux de ferrailles sortant de la terre comme des veines d'une blessure ouverte. L'excavation, qui se trouve à l'entrée de la route du littoral, côté mer, au PR 1.6, coupe littéralement la voie la plus proche de la mer et la bande d'arrêt d'urgence. "C'est entre 11 heures et 14 heures que cette partie de la route, s'est effondrée sous l'action de la houle", constate Bernard Moulard. "La houle s'est infiltrée sous la terre armée", explique Jean-Jacques Gueguen, le directeur régional des routes, "puis elle a creusé doucement jusqu'à créer une cavité. Lorsqu'elle s'est retrouvée suffisamment importante, le haut de la route s'est effondré sur lui-même. C'est ce qu'on appelle le phénomène du Renard", poursuit le directeur régional. "On remarque souvent ce phénomène sur des routes maritimes comme en Bretagne", renchérit Ivan Martin. "J'avais déjà vu ce type de phénomène, mais de ce volume c'est la première fois", remarque Bernard Moulard.

Au moins deux jours de travail

Les responsables présents sur les lieux ne pensaient qu'aux travaux à mettre en œuvre le plus rapidement possible afin que les usagers soient pénalisés le moins longtemps possible. "S'il n'y avait pas eu cela, on aurait pu ouvrir la route lundi matin", explique encore Bernard Moulard. "Dès demain matin (ce matin ndlr), on va se mettre au travail. Il va falloir que l'on coule du béton, couche après couche, afin de pouvoir stabiliser tout cela. On va faire le plus vite possible en espérant pouvoir terminer mardi et pouvoir rouvrir la route dès mercredi", espère le chef d'exploitation de la route du littoral. Mais la houle n'a pas fait que creuser un trou. Quelques kilomètres plus loin, au niveau de la pointe du gouffre, plusieurs plots de séparation, ceux qui servent à délimiter les voies en 2+1+1 et qui pèsent plus d'une tonne ont été repoussés sur la barrière séparant les deux voies. Démontrant ainsi, s'il en était besoin, la puissance de la houle. Après la falaise et les chutes de pierres, après la houle, voilà maintenant la création de trou sous les roues des véhicules. On peut s'interroger pour savoir qu'elle sera la prochaine "mauvaise" surprise que nous réservera cette satanée route du littoral

Jérome Leglaye


Le radier saute, bouchons en perspective dans le sud

CLICANOO.COM | Publié le 9 février 2009

Mauvaise nouvelle pour les automobilistes du Sud, le radier entre Saint-Louis et Saint-Pierre n'a pas résisté aux flots de la rivière Saint-Étienne. Plus de 50 mètres de chaussée ont été emportés dans la nuit de samedi à dimanche. Dès que la décrue la rendra possible, une expertise doit encore évaluer les dégâts. Mais la circulation risque d'être impossible pendant une bonne quinzaine de jours.

Sous la menace des flots de la rivière Saint-Étienne depuis deux jours, le radier sur la RN 1 entre Saint-Louis et Saint-Pierre n'a pas résisté. Dans la nuit de samedi à dimanche, la route a été submergée dans sa partie la plus basse, du côté de Saint-Louis. La puissance de l'eau a littéralement arraché le revêtement de la chaussée sur une bonne cinquantaine de mètres et semble avoir endommagé partiellement la digue sur laquelle repose la route. "Il va falloir attendre la décrue pour évaluer avec précision les dégâts", expliquait hier matin Nicolas Freitas, responsable dans le Sud de la direction régionale des routes. À ses côtés, le vice-président de la Région Philippe Berne assure que les travaux pourront rapidement être engagés grâce à un marché à bons de commande. Quant à évaluer la durée du chantier, personne hier ne se risquait à donner un échéancier précis. Si on s'arrête aux seuls dégâts visibles, une bonne quinzaine de jours semble nécessaire pour réparer le radier. Peut-être plus si la structure encore sous l'eau a également souffert. "Une expertise va être menée dès que possible", confirmait le sous-préfet de Saint-Pierre, Alain Gérard qui comprend la nécessité de rétablir au plus vite "ce cordon ombilical".

S'armer de patience

En attendant, les automobilistes vont devoir s'armer de patience. La circulation basculée depuis samedi matin sur le pont amont, restera à double sens pour un moment encore avec son cortège d'embouteillages. Les automobilistes ont encore en mémoire les difficultés rencontrées il y a deux ans. Moins de deux mois après l'effondrement du pont amont emporté par le cyclone Gamede, le radier avait été livré en avril 2007 leur offrant une bouffée d'oxygène. Il avait jusque-là bien joué son rôle provisoire en attendant la construction et la livraison d'un nouveau pont (lire par ailleurs). Lui seul pourra d'ailleurs réellement garantir la circulation entre Saint-Louis et Saint-Pierre. Au moins cet épisode aura eu pour mérite de tester la solidité du radier et de valider le dispositif de fermeture anticipée en fonction de la pluviométrie sur Cilaos et la Plaine-des-Cafres. "Heureusement que nous l'avions fermé à temps", soulignait hier Philippe Berne. "Les automobilistes pourront peut-être mieux comprendre pourquoi la circulation avait été déviée samedi". C'est une évidence. Mais la grogne de certains automobilistes ce week-end a de grandes chances de prendre une tout autre ampleur aujourd'hui avec des dizaines de milliers de véhicules qui vont devoir se partager le pont amont à double sens. Une sacré galère en perspective surtout qu'hier en fin de journée, le radier a été submergé une nouvelle fois, mais très brièvement et surtout sans causer de dégâts supplémentaires

Pierre Leyral

Pas mieux avant 2011

Du provisoire qui dure, le radier de la rivière Saint-Étienne n'a pas vocation à remplacer définitivement un véritable pont. Mais il va falloir s'en contenter pendant encore "deux saisons cycloniques et demies" comme le disait, hier, Philippe Berne. Le vice-président de la Région a toujours bon espoir que le nouveau pont en 2x2 voies soit livré à la fin de l'année 2011. Un optimisme qui fait écho à la position de Paul Vergès. Le mois dernier, le président de la Région avait confirmé le lancement des travaux en janvier 2010, même si le contentieux avec les services de l'État reste d'actualité. Ces derniers ne veulent participer au financement qu'à hauteur d'une "reconstruction à l'identique" du pont effondré soit 25 millions d'euros. Le projet de la Région se chiffre lui à 76 millions d'euros, il prévoit un nouveau pont à deux fois deux voies. Pour cette raison la collectivité veut bien mettre 30 millions d'euros de plus sur la table, mais compte sur un geste du gouvernement invité à rajouter 20 millions d'euros. "Devant l'urgence de remplacer le radier actuel et de donner du travail au secteur du BTP avec la crise qui se profile, nous avons décidé de passer outre la position du gouvernement et de lancer le chantier le plus tôt possible", assurait Paul Vergès le 8 janvier dernier. Une position qui ne pourra que sortir confortée après ce qui vient d'arriver au radier de la rivière Saint-Étienne. Un événement qui pourra peut-être aussi inciter l'État à revoir sa position. Le contentieux semblerait "en voie de règlement", laissait entendre, hier, Philippe Berne



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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 14:30
petit message rassurant après 24h sans électricité, sans téléphone, sans internet
pas d'eau depuis ce matin, espérons qu'elle va revenir vite aussi, sinon il faudra faire une toilette de moumoute à l'eau de Vittel
je viens de poster j'aime ta couleur café 3 (écrit hier soir quand la panne est survenue) qui s'est classé le 3 février !
quand je regarde mon Jacquier qui a perdu ses feuilles, je reste coi
et là-bas dans le lagon des vagues monstrueuses déferlent depuis 2 jours
pas dormi
le vent fait un bruit infernal
ça m'a permis de faire une caresse à Grisou dans son panier sous la varangue vers 3h du mat
c'est vraiment un temps à ne pas mettre un moumoute dehors
partout des feuilles, des branches, des tôles

je copie-colle le bulletin de prévision publié à midi :
Prévisions pour LA REUNION, le 08/02/09 à 12 h locales, valables pour cet après-midi
et la nuit prochaine
Situation générale :
La Réunion est en préalerte cyclonique. La Réunion est en vigilance vents forts, fortes pluies et forte
houle. Le cyclone tropical intense "GAEL" , 940 hPa était situé à 10 h locales par 22.9 Sud 53.0 Est, soit
à 295 km à l'Ouest-Sud-Ouest de la Réunion, avec un déplacement Sud-Sud-Est à 20 km/h.
Le vent est fort, il est orienté au Nord-Nord-Ouest
Prévisions pour cet après-midi et la nuit suivante :
Notre département conserve un temps instable et pluvieux tout au long de cet après midi. Aucune région
n'est à l'abri des averses, et celles-ci sont localement fortes, en particulier dans l'intérieur de l'île. Un
coup de tonnerre peu se faire entendre par endroit. Le vent est violent. Les rafales atteignent 110 km/h
près du littoral Ouest, Sud-Ouest, Nord et Est comme sur les régions de Saint Leu ou de Champ Borne
par exemple. Elles dépasseront ces valeurs sur les hauteurs de ces régions, les rafales iront jusque 140
km/h, comme par exemple sur le Gîte de Bellecombe.
La mer est agitée à forte, avec une grande houle de 4 à 5 mètres de secteur Nord-Ouest, puis Ouest en fin
d'après-midi, qui affecte les côtes Nord-Est, Nord, Ouest, Sud soit de Champ Borne à Saint Joseph en
passant par Saint Denis. Les vagues les plus hautes atteignent 10 mètres.
La nuit prochaine, avec l'éloignement du cyclone tropical intense GAEL, une lente amélioration se met
en place avec des vents qui commencent à diminuer sensiblement avec des rafales de 80 à 90 km/h sur
les zones littorales exposées du Nord-Est et du Sud-Ouest et des valeurs de 110 à 120 km/h sur les hauteurs
exposées. Le ciel reste couvert avec toujours de bonnes averses par place.
Tendance ultérieure :
L'amélioration lente du temps se poursuit avec des vents de Nord-Ouest qui atteignent 70 à 80 km/h sur
les zones littorales exposées et 100 à 110 km/h sur les hauteurs.
Le ciel reste couvert dans l'intérieur et de timides éclaircies font leur apparition sur le bord de mer. La
houle de secteur Ouest atteint 2.5 à 3 m avec des vagues de 5 à 6 m.
Mardi, l'amélioration est plus franche avec un soleil plus généreux, et un vent de secteur Sud qui souffle
de 50 à 60 km/ en rafales.

quelques passages du JIR/Clicanoo :
Même si Gaël est resté à une distance respectable de la Réunion, le temps n'a cessé de se dégrader au cours des 24 dernières heures. A 10 heures, le phénomène se trouvait à 295 kilomètres dans le sud-ouest de la Réunion et fait route en direction du sud sud-est à la vitesse de 20km/h. Ce qui l'éloigne définitivement de la Réunion, après avoir longtemps tourné autour de l'île. Mais le vent et la houle restent forts et la plus grande prudence est recommandée. Le cyclone a, hélas, fait trois victimes.
Un père de famille emporté, alors qu'il tentait de traverser les eaux en furie de la rivière Saint-Etienne, samedi. Par ailleurs, un enfant est mort dans l'incendie de la case familiale à Saint-André, à la suite d'un court-circuit vraisemblablement provoqué par les orages de la nuit de samedi à dimanche. La dernière victime est un motard qui a tenté de traverser un radier en crue dans le sud de l'île.

Encore de fortes rafales

Le vent va par ailleurs rester violent. Des rafales atteignant 110 km/h sont attendues près du littoral Ouest, Sud-Ouest, Nord et Est comme sur les régions de Saint Leu ou de Champ Borne. Elles dépasseront ces valeurs sur les hauteurs de ces régions, les rafales iront jusque 140 km/h, comme par exemple sur le Gîte de Bellecombe. La mer restera également agitée à forte, avec une grande houle de 4 à 5 mètres de secteur Nord-Ouest, puis Ouest en fin d'après-midi, qui affecte les côtes Nord-Est, Nord, Ouest, Sud soit de Champ Borne à Saint Joseph en passant par Saint Denis. Les vagues les plus hautes atteignent 10 mètres. La nuit prochaine, avec l'éloignement du cyclone tropical intense GAEL, une lente amélioration se met en place avec des vents qui commencent à diminuer sensiblement avec des rafales de 80 à 90 km/h sur les zones littorales exposées du Nord-Est et du Sud-Ouest et des valeurs de 110 à 120 km/h sur les hauteurs exposées. Le ciel reste couvert avec toujours de bonnes averses par place.



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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 14:00

La Réunion recalée au patrimoine mondial

CLICANOO.COM | Publié le 5 février 2009
La décision est tombée fin janvier. Le dossier réunionnais devra patienter au moins un an avant d'être présenté par la France à l'Unesco. Le Comité Français ayant donné ses préférences cette année au dossier "des Causses et des Cévennes" et de "l'œuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier". Le premier voyait cette année sa dernière chance d'être classé, le second est défendu par six pays dont la France.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=201383&page=article

Le dossier Patrimoine Mondial semblait pourtant sur un "rythme de croisière" dans l'attente de la décision de l'Unesco, mi-juillet à Séville, quant à son classement ou non au titre du patrimoine naturel. Mais restait encore à connaître l'avis de l'État français. Ce dernier ne pouvant présenter officiellement chaque année que deux dossiers à l'organisation internationale. Et c'est cette décision que le Parc a apprise tout récemment par l'entremise d'un courrier adressé par l'ambassadrice de France à l'Unesco, informant cette dernière du choix de l'État français, fin janvier. La décision a été prise de maintenir les dossiers Causses-Cévennes et de l'œuvre de Le Corbusier (voir par ailleurs) pour cette année, et de reporter à 2010 l'examen du dossier réunionnais. Une demande entérinée par l'Unesco. La candidature des "Pitons, cirques et remparts" de la Réunion est remise à plus tard... L'île reste "à une marche du Patrimoine mondial".

Un dossier "fin prêt"

La phrase est de Jean Puech, président du conseil général de l'Aveyron et de l'Association de valorisation des Causses et des Cévennes (Avecc) et date de juillet 2006, à la suite de la décision du comité du Patrimoine mondial de ne pas retenir la candidature des "Causses et Cévennes". Une décision qui intervenait après une première tentative infructueuse en 2002. Dans son édition Internet du 23 décembre dernier, le quotidien Midi Libre évoquait une "réunion du Comité des biens français le 15 janvier", qui devait faire un choix entre les territoires gardois et d'autres candidatures notamment celle de la Réunion. Pour le dossier métropolitain, l'enjeu était de taille, 2009 étant la dernière chance pour lui de se voir enfin classé (la France avait trois ans pour représenter le dossier). Un argument qui semble avoir pesé lourd dans la balance. Une place était prise. En fait, si la "fenêtre de tir" de 2009 choisie par la Réunion semblait la bonne, c'était sans compter sur la présentation un peu "surprise" en 2007 de la ville de Bordeaux pour le classement de 1 810 ha de son centre-ville. Repoussant d'une année l'examen de l'œuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier, pourtant programmé. Et c'est ce second dossier qui a donc été validé par le Comité Français pour cette année, repoussant d'une année celui de la Réunion. Un report qui ne remet "en rien en cause les valeurs intrinsèques du dossier réunionnais", selon le président du Parc National, Daniel Gonthier, que nous avons pu joindre hier soir. Un dossier quasi fin prêt : il sera entièrement déposé à l'UICN d'ici à la fin février et donc fin prêt pour tout examen, cette année ou une autre (mais les autres candidats tricolores peuvent-ils avoir une "défaillance" dans la dernière lige droite ?) La semaine dernière encore, un séminaire de sept jours a eu lieu à Hell-Bourg pour examiner l'ensemble des demandes techniques de l'UICN et ce mardi, des émissaires du Parc avaient rencontré l'UICN International en Suisse pour compléter les dernières demandes d'informations. La Réunion a depuis le début suivi à la lettre toutes les recommandations qui lui ont été faites depuis le lancement de son projet.

Poursuivre le lobbying

Début 2008, l'UICN France, associée à la préparation des dossiers français, avait d'abord obligé le Parc à exclure artificiellement la Plaine des Sables du périmètre candidat, dans le but de créer un débat populaire sur le dossier de la géothermie. Puis, ce sont les experts de l'UICN International qui adressent à la suite de leur visite de l'île, en novembre, un courrier aux autorités réunionnaises pour obtenir la réintégration de la Plaine des Sables. Ce qui sera chose faite en décembre avec à la clé deux études complémentaires. L'une sur les impacts des possibles forages, l'autre sur la faisabilité d'une centrale géothermique en dehors du Cœur. Autres recommandations prises en compte : l'extension de plusieurs dizaines de milliers d'hectares du périmètre à classer pour "inclure tous les sites qui répondent aux critères", ou encore des garanties apportées quant à la lutte contre les pestes végétales. La Réunion est donc fin prête. Reste à continuer à défendre le dossier pour être certain d'être présent sur la ligne de départ en 2010. Un travail de lobbying auquel la population sera associée avec la distribution prochaine d'une plaquette de vulgarisation par le Parc National. Le soutien de tous les Réunionnais ne sera pas de trop...

P.Madubost

- Les candidatures françaises

- L'œuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier Le dossier a été déposé officiellement au Centre du patrimoine mondial le 31 janvier 2008. Il sera donc étudié au mois de juillet 2009 par l'Unesco. Il réunit 22 œuvres majeures de la production architecturale et urbaine de Le Corbusier, réparties dans le monde entier, et présentées selon différentes typologies : la résidence-atelier, la maison individuelle, l'habitat standardisé, l'habitat collectif, l'architecture sacrée, les grands programmes standards type, l'urbanisme, et enfin les bâtiments publics. La ministre de la Culture, Christine Albanel, se réjouissait lors du dépôt de la candidature que six pays (Allemagne, Argentine, Belgique, Japon et Suisse) participent au projet initié en France, en 2002, par le ministère de la Culture et de la Communication et par la Fondation Le Corbusier.

- Les Causses et les Cévennes Le bien proposé à l'inscription est constitué par la réserve de Biosphère des Cévennes, englobant le Parc national des Cévennes ainsi que les monts (Lozère, Aigoual, Bouges... ) et une partie des Grands Causses (Méjean, Sauveterre, Causse Noir, Bégon). Il est situé en Languedoc-Roussillon, à la rencontre des quatre régions biogéographiques : méditerranéenne, atlantique, continentale et subalpine. La candidature insiste sur l'agro-pastoralisme, la "mise en évidence d'un espace de vie en perpétuelle évolution dans un cadre naturel préservé". Le projet d'inscription de ce grand ensemble agro-pastoral de 6 000 km2 a été présenté au Comité du Patrimoine mondial en juillet 2006 à Vilnius, mais "renvoyé" pour complément d'informations. La France avait trois ans pour représenter le dossier avec 2009 comme dernière possibilité...

Le classement au Patrimoine mondial

Sur son site Internet, le ministère des Affaires étrangères décrypte la procédure pour l'inscription de biens culturels et/ou naturels au patrimoine mondial. Il revient d'abord aux États d'établir une liste indicative des biens susceptibles d'être inscrits. Un inventaire ensuite déposé officiellement auprès du Centre du patrimoine mondial. Reste encore aux autorités nationales de déterminer un ordre de priorité, sorte d'ordre de passage, en fonction duquel elles constitueront les dossiers d'inscription. En France, les autorités compétentes sont le ministère de la Culture pour les biens culturels et le ministère de l'Environnement pour les biens naturels. Seuls, les biens figurant déjà sur la Liste indicative peuvent être proposés pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial (c'est le cas de la Réunion). Des organisations consultatives entrent alors en scène : l'Icomos (Conseil international des monuments et des sites) et l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), qui évaluent chaque proposition d'inscription. Leurs conclusions sont soumises aux membres du Comité du patrimoine mondial sous forme d'un document de travail, avec la recommandation soit d'inscrire le bien, de renvoyer le dossier pour complément d'informations ou encore de différer son examen. Au final, il revient au Comité du patrimoine mondial, lors de sa session ordinaire annuelle de décider de l'inscription ou non ou du renvoi du dossier. Ce sera en juillet prochain, en Espagne...


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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 04:50

La saison des cyclones arrive. J'ai trouvé dans mon casier avant-hier un « exercice d'alerte cyclonique ». L'entraînement consiste à rejoindre des parkings où des bus attendent pour emporter les élèves vers leur domicile, en lieu sûr. Comme il n'est pas nécessaire ni souhaitable d'attendre d'être témoin du phénomène pour vous documenter, je copie-colle quelques articles parus récemment dans le Journal de la Réunion / Clicanoo. A la Réunion, le volcan intimide, impose le respect ; mais les cyclones terrorisent. Il y a de quoi.

Dans sa "Lettre sur la Providence", Rousseau répliqua au "Poème sur le désastre de Lisbonne" rédigé par Voltaire en 1755 à la suite du tremblement de terre qui toucha la capitale portugaise et qui avait provoqué des milliers de victimes. Pour Voltaire la fatalité était de mise face aux phénomènes naturels. Rousseau lui oppose l'idée de la responsabilité de l'homme pour améliorer son existence en commençant par ne pas habiter sur des lieux exposés aux risques ou dans des conditions défavorables (surpopulation). Pour l'écrivain et philosophe, si le mal existe dans le monde, c'est l'homme et non Dieu qui en est responsable. Une réflexion appartenant aujourd'hui au passé, même si la mise en œuvre de ces bonnes pratiques aura été longue. Après tout, les Plans de Prévention des Risques (PPR), imaginés par Rousseau, n'ont été rendus obligatoires par le législateur qu'en février 1995. Et ils sont encore loin de couvrir tout le territoire : à la Réunion, douze communes disposent, sur tout ou partie de leur territoire, d'un plan approuvé, essentiellement pour le risque inondation et mouvement de terrain (Dossier départementale des risques majeurs de la Réunion). Deux derniers risques pouvant être engendrés par un seul : le risque cyclonique. Tout simplement la plus grande menace pesant sur la Réunion. Et ce d'une façon uniforme. La seule force capable de tout balayer sur son passage, de faire déborder ravines et rivières, d'anéantir en quelques minutes, quelques heures, les efforts consentis jusqu'alors... Une force incontrôlable, naturelle, pesant sur l'île comme une épée de Damoclès, année après année, saison après saison... Une roulette russe contre laquelle nous ne pouvons que nous prémunir en se félicitant de vivre à une époque où les cyclones sont suivis pas à pas permettant d'alerter plusieurs jours, plusieurs heures à l'avance leur arrivée. Une époque où les bâtiments sont également bien plus solides et l'organisation des secours rodée par des années de pratique et d'exercice. Et si se croire en sécurité était désormais le plus grand risque ? Après tout les dégâts occasionnés par Gamède furent somme toute réduits, si l'on excepte bien sur le pont de la Rivière Saint-Etienne, déjà affaibli. La plupart des secours aux personnes furent d'ailleurs enclenchés pour porter secours à des inconscients trop proches de la jetée ou des ravines, quand ils n'ont pas essayé de les franchir… Rousseau avait raison. Nous avons parfois tendance à l'oublier. Mais prévoir tous les scénarios ne nous rend pas invincibles. Les normes de construction ont un seuil de résistance auquel elles ne peuvent faire face : celui de l'exceptionnel. Les prochains systèmes baptisés pour cette saison s'appelleront Bernard, Dongo, Sama ou Rute… Espérons que leurs noms ne rentreront pas dans l'histoire.

C’est quoi un cyclone ?

http://dossiers.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=196302&id_mot=106

CLICANOO.COM | Publié le 24 novembre 2008

Qu’on les appelle ouragan dans l’Atlantique Nord et les Caraïbes, typhon en Asie, cyclone tropical dans l’Océan indien et le nord de l’Australie, Baguio aux Philippines, nous parlons bien du même phénomène. L’un des plus violents et destructeurs dont est capable la nature, à l’origine des records de vent et de pluviométrie (mondiaux) enregistrés dans l’île.

 

Les cyclones ne naissent pas de rien. Pour qu’ils se forment et survivent, ils ont besoin d’énergie. Du « carburant » fourni par les eaux chaudes de l’océan. Un cyclone - du grec kuklos (cercle, rond) - fonctionne un peu comme une cheminée aspirant à la base de grandes quantités d’air humide et les rejetant en altitude. Pendant leurs ascensions, les masses d’airs vont subir une rapide baisse de pression (détente) et par la suite un refroidissement important, provoquant la condensation de la vapeur d’eau, d’où la formation de nuages et de précipitations. L’énergie libérée par un cyclone atteint les 200 à 300 kilotonnes par seconde. Une puissance à comparer aux vingt kilotonnes de la bombe d’Hiroshima ! Concernant la Réunion, les dépressions se forment durant l’été dans la Zone de Convergence Intertropicale (ZCIT), siège de conflit entre l’alizé austral de sud-est et l’alizé boréal de nord-est, généralement entre le 10ème et le 20ème parallèle, la faiblesse de la force de Coriolis empêchant la formation de tourbillon dépressionnaire à proximité de l’équateur.

Un mur de 14 km !

Plusieurs conditions sont nécessaires pour que s’opère la cyclogénèse : une température de l’océan élevée (plus de 26,5°C), l’existence d’un tourbillon initial, de mouvements verticaux importants (instabilité), l’humidité (présence d’amas nuageux), un renforcement des vents sur une ou plusieurs faces de la dépression initiale accentuant le mouvement tourbillonnaire (poussée de mousson ou d’alizé) et la présence en haute altitude d’une zone de divergence permettant l’écoulement du flux vertical créé par la convection. Quand la perturbation touche terre ou atteint une surface d’eau plus froide, il se désagrège et disparaît. L’apparition d’un « cisaillement » vertical du vent au-dessus du tourbillon peut également mettre fin à l’activité du phénomène. Le cyclone tropical se caractérise par une énorme masse nuageuse d’un diamètre moyen de 500 km, mais pouvant dépasser exceptionnellement 1 000 km. L’activité nuageuse associée au cyclone est organisée en bandes spiralées qui convergent vers un anneau central où les pluies sont torrentielles et les vents d’une violence extrême. Cet anneau, matérialisé par une muraille nuageuse de 14 à 18 km de hauteur, constitue ce que l’on appelle le mur de l’œil du cyclone. Il délimite une zone centrale « d’accalmie » correspondant à l’œil du cyclone, d’un diamètre très variable, de l’ordre de 40 km en moyenne, et où les vents sont faibles et le ciel peu nuageux. Dans l’hémisphère Sud, les cyclones tournent dans le sens des aiguilles, dans le sens inverses dans l’hémisphère Nord.

Une période de retour

Tous les secteurs de l’île sont susceptibles d’être touchés par la partie la plus active d’un cyclone tropical (zone la plus violente, assez réduite, située au cœur du cyclone), même si, statistiquement, il apparaît que les régions est et nord-est de la Réunion sont davantage exposées. Ces mêmes statistiques donnent une période de retour d’environ six ans pour l’observation de vents cycloniques sur l’île. Ceci dit, il est déjà arrivé que deux cyclones ravagent l’île à un an d’intervalle (par exemple en 1944 et 1945). Par ailleurs, les tempêtes tropicales peuvent aussi provoquer des dégâts importants lorsqu’elles passent à proximité immédiate de l’île, de par les pluies abondantes qu’elles peuvent générer. Aussi, si l’on considère l’ensemble des cyclones et tempêtes qui sont passés à moins de 100 km des côtes ces dernières quarante années, la durée de retour d’un tel phénomène s’établit alors à environ deux ans, avec toutefois une répartition très irrégulière dans le temps. Le caractère destructeur des phénomènes cycloniques est dû aux vents et aux fortes précipitations qu’il peut engendrer. Deux phénomènes bien connus de la Réunion où l’on enregistre plusieurs records mondiaux en la matière (voir par ailleurs).

La Réunion, la plus exposée

Les rafales de vent peuvent dépasser les 300 km/h (227 km/h enregisté au Piton Maido lors du passage de Dina). Les changements de direction et les renforcements, souvent brutaux, notamment de part et d’autre du passage de l’œil, peuvent être à l’origine de dégâts considérables. Le vent, lorsqu’il atteint des valeurs très élevées, transforme également en véritables missiles les objets parfois très lourds qu’il est alors capable d’emporter. Les précipitations, souvent torrentielles, peuvent occasionner des inondations, glissements de terrain et des coulées boueuses. Sans oublier une surélévation du niveau de la mer, anormale et temporaire qui, associée à la marée astronomique, donne ce que l’on appelle la « marée de tempête ». Des vagues générées par le vent, hautes d’une dizaine de mètres ou plus (houle cyclonique), peuvent être observées jusqu’à 1 000 km du cyclone ! La Réunion est la région française la plus exposée aux risques naturels. Dans le département, sept risques ont été recensés : les cyclones et vents forts, les mouvements de terrain, les inondations, les éruptions volcaniques, les feux de forêt, les séismes et les houles, marées de tempête et tsunamis… Le plus dangereux vient du ciel.

Dix jours à haut risque ?

Dans le monde, on observe en moyenne chaque année près de 85 tempêtes tropicales dont environ 45 atteignent le stade de cyclone. Dans le bassin Sud-Ouest de l’Océan Indien (la Réunion), une douzaine de systèmes dépressionnaires tropicaux sont observées en moyenne par an. Neuf atteignent au moins le stade de tempête tropicale modérée et sont donc baptisés, quatre d’entre eux atteignent le stade de cyclone tropical. Mais la variabilité interannuelle est très importante La saison cyclonique s’étend habituellement du mois de novembre au mois d’avril, avec une concentration de risques entre janvier et mars. Parfois, des perturbations tropicales peuvent se former en dehors de ces dates, voire même en plein hiver austral (cas de la dépression tropicale observée en août 1996). Des cyclones matures ont déjà été observés dès le mois d’octobre et jusqu’en mai dans le bassin cyclonique du sud-ouest de l’océan Indien. On peut observer une période « critique » allant de début janvier à mi février, avec un pic entre le 20 et le 30 janvier. Pour rappelle Firinga avait touché l’île un 29 janvier, Dina un 22 janvier, le cyclone « 1948 », les 26 et 27 janvier, Hyacinthe entre les 18 et 27 janvier, Colina un 19 janvier…

 L’échelle d’intensité

La classification utilisée dans le Sud-Ouest de l’Océan Indien. A noter : les rafales dépassent en général de 50% les vents moyens sur 10 minutes. Dépression tropicale Apparition d’une circulation tourbillonnaire près du centre, vents moyens entre 52 et 62 km/h (7 Beaufort). Tempête tropicale modérée, vents moyens entre 63 et 88 km/h Forte tempête tropicale Vents moyens entre 89 et 117 km/h (10 à 11 Beaufort). Cyclone tropical Vents moyens entre 118 et 165 km/h (12 Beaufort, ouragan). Cyclone tropical intense Vents moyens entre 166 et 212 km/h. Cyclone tropical très intense Vents moyens supérieurs à 212 km/h.

Plus forts et plus nombreux

Dans l’Atlantique sud, il n’y a théoriquement pas de cyclones. L’eau n’étant pas assez chaude, avec de plus la présence permanente d’un fort cisaillement vertical du vent dans la troposphère. En tout cas, c’est ce qu’on croyait… En mars 2004, un cyclone tropical, baptisé Catarina, a été observé pour la première fois dans la zone touchant les côtes du Brésil avec des vents soufflant jusqu’à 150 km/h. Un fait troublant relevé par l’ouvrage d’Al Gore, « Une vérité qui dérange », selon lequel le réchauffement du climat augmenterait le nombre et la force des cyclones. Inquiétant : en 2005, et pour la première fois, l’Organisation mondiale de la météorologie a dû faire faire à une pénurie de noms ! Des tempêtes tropicales et ouragans ayant été observés bien au-delà de la saison normale. Des affirmations atténués par d’autres et notamment des passionnés de la question à la Réunion, sur les blogs spécialisés de l’île. Ces derniers faisant notamment remarquer que le Pacifique n’a pas connu en 2008 une activité supérieure à la normale, « ni en nombre total de systèmes ni en cyclones intenses ». En rappelant également que des « phénomènes comme La Nina et El Nino sont aussi des facteurs qui peuvent influer sur le nombre de systèmes formés dans les différents bassins cycloniques à travers le monde sur plusieurs années ». Reste que dans une étude récente, portant sur les 25 dernières années, trois chercheurs américains estiment que la vitesse moyenne des vents aurait crû de 225 km/h en 1981 à 251 km/h en 2006, soit une hausse de 11%, tandis que la température des eaux de surface océanique au niveau de la formation de ces cyclones aurait augmenté de 28,2 à 28,5°. D’une façon plus générale, la Croix-Rouge, dans son rapport annuel « sur les catastrophes dans le monde » (décembre 2007) chiffre à 60% l’augmentation du nombre de catastrophes naturels - de tout type - recensés dans le monde entre la période 1997-2006 à la décennie précédente (1987-1996). Sur la même période, le bilan en vie humaine a doublé, passant de plus de 600 000 à plus de 1,2 million de morts, et le nombre de personnes affectées par an a augmenté de 17%, passant d’environ 230 à 270 millions. Quant au coût économique des catastrophes, il a grimpé de 12%. Une hausse qui s’explique à ses yeux « en partie par une meilleure prise en compte des catastrophes de petite envergure », mais également à une « multiplication des désastres majeurs ». Ce qui, selon la Croix-Rouge, témoigne « clairement de l’augmentation des désastres associés au changement climatique ».

A- t-on encore peur des cyclones  ?

CLICANOO.COM | Publié le 24 novembre 2008

« J’avais quinze ans au passage du cyclone Jenny en 1962. A cette époque les constructions n’étaient pas aussi solides qu’aujourd’hui.

Après s’être enfermés pendant des jours et des nuits entières dans notre case à Saint-Leu, de plus en plus menacée par la violence du vent, nous étions obligés d’aller nous réfugier chez des voisins » témoigne Alain Férrère. Les informations qui passaient à la radio n’étaient pas aussi précises que celles d’aujourd’hui. Et ce n’était pas tout le monde qui était équipé de postes transistor. Les gramouns tenaient alors le rôle de prévisionnistes, grâce à l’observation des animaux, des plantes et d’autres signes annonciateurs. « Les marins et les pêcheurs étaient aussi réputés et très écoutés grâce à leurs observations nocturnes du ciel et des fameuses nuées d’astéroïdes ». Par ailleurs, Alain Ferrère se souvient du mécontentement général à l’encontre d’un préfet qui faisait fi des annonces des anciens prédisant l’arrivée de Jenny. Il a noté aussi qu’après les fortes inondations liées au passage de ce cyclone, toute une partie de la commune de Saint-Leu a été déclarée zone non constructible. Il insiste par ailleurs sur la notion de solidarité qui entourait ce qu’il appelle « veillées cycloniques familiales ». Bref, dans tan lontan, c’est en famille que l’on partageait les épreuves difficiles pendant et après le passage des cyclones. Les gens s’entraidaient pour réparer les dégâts au lendemain de la catastrophe. Pas de subventions à attendre de l’État qui avait d’ailleurs fort à faire pour réparer le rare et fragile réseau routier existant.

ON RESTE AU CHAUD

Les temps ont changé. De nos jours, pour certains élèves et salariés, l’alerte rouge est synonyme de journée(s) de congé presque providentiel(s). C’est l’avis d’une mère de famille de Sainte-Suzanne : « Une fois que les provisions d’eau et de nourritures soient prêtes en grande surface, on reste bien au chaud chez soi ou chez des amis pour... jouer aux cartes, cuisiner, regarder des films ou encore s’amuser avec un jeu vidéo. Sans oublier de jeter un coup d’oeil de temps en temps aux infos pour savoir si les vacances continuent ou bien si l’on doit replonger dans le train-train quotidien, le boulot, les cours, les embouteillages et autres courses contre la montre le lendemain ». Il reste quand même des inquiétudes chez une bonne frange de la population, notamment les agriculteurs craignant des pertes de leur production. En tout cas, la hausse des prix des produits notamment les maraîchères est quasi systématique après chaque épisode de fortes pluies. Comme d’habitude, c’est la ménagère qui paye les pots cassés.

Comment la nature nous prévient-elle  ?

CLICANOO.COM | Publié le 24 novembre 2008

http://dossiers.clicanoo.com/index.php?id_article=196295&id_mot=106&page=article

Nos amis les bêtes sentent-elles les choses avant nous ? Des signes précurseurs peuvent-ils nous prévenir de la venue imminente de la tempête ? Les anciens en étaient sûrs, à une époque où il avait pas encore de satellites météo...

 

Avant l’envoi de ces derniers en orbite, à la fin des années soixante, "les connaissances et les informations sur les dépressions de l’Océan Indien étaient assez pauvres. Du fait de l’absence d’îles et de territoires habités à l’est de Rodrigues, l’existence des perturbations n’était connue que des rares bateaux s’aventurant dans la zone", rappelle Météo France Réunion sur son site. Aujourd’hui, des satellites tel METEOSAT (satellite météorologique géostationnaire européen) ou la série des NOAA (satellites à défilement américains), sont nos yeux précieux et permanents. Mais avant ? "Un dicton entendu auprès de gramounes parlent de formation de pétrel volant ensemble et de façon désordonnée quelques heures avant que les effets du cyclone se fassent sentir", se souvient le directeur de la Séor, Marc Salamolard. Un phénomène qu’il a lui-même observé avant l’arrivée de Dina, en 2002, au-dessus de Saint-Denis. Un phénomène rare, les Pétrels ne volant pas en groupe.

Effet de surprise

Les oiseaux marins sentiraient naturellement l’apparition des dépressions. Raison pour laquelle, après Gamède, seuls quelques individus ont été retrouvés échoués sur les grèves (frégates, Fous de Bassan…). Jean-François Acquier, président de l’ADAR et apiculteur, ne veut rien affirmer même s’il a déjà observé une modification dans l’activité de la ruche avant une tempête avec une baise des sorties de butineuses. Une chose est sûre, une fois le météore arrivé, les abeilles savent s’organiser : « on attache les ruches pour éviter qu’elles s’envolent. Les abeilles s’occupent du reste en calfeutrant les trous et ouvertures avec de la propolis". Même constat chez Rico Nourry, propriétaire de la ferme équestre du Grand Etang. Les cyclones, il connaît pour avoir déjà perdu deux toits au-dessus de sa tête ! "Pendant la tempête, je lâche les chevaux. Le stress pourrait être fatal et il y a le risque que l’étable s’effondre. Ils se regroupent en troupeau, têtes contre têtes, la croupe vers l’extérieur et résistent ensemble en mettant les jeunes au centre du troupeau. Je l’ai observé une fois, je regrette de ne pas avoir pris de photo, je le ferai la prochaine fois". Les animaux ont-ils un sixième sens ? Si les faits troublants ne manquent pas, principalement avant un séisme ou une éruption, voire durant le tsunami de 2003, les témoignages manquent concernant les cyclones. Même si pour beaucoup l’observation des insectes serait porteuse d’instruction à l’image d’une fourmilière déménageant avec pertes et fracas. Une image certes peu rassurante ! Reste que pour nos anciens l’effet de surprise était souvent une réalité. "En 1962, pur Jenny, je me souviens qu’il y avait un grand soleil le matin et un cyclone le soir", se souvient une gramoune de Bras-Panon. Avec pour résultat, un temps réduit pour se préparer à affronter la tempête, à la différence d’aujourd’hui.



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