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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 04:53
"Il fait froid en touraine... Les oiseaux viennent se restaurer dans le jartdin du gypso"
photos prises le 24 février en Indre et Loire par Jacques L mon gypsologue et maître de chai préféré



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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 07:45

Le pétrel livre ses secrets
CLICANOO.COM | Publié le 22 février 2009
5 000 à 6 000 couples reproducteurs pour un nombre total d'individus de l'ordre de 20 000. Cela peut paraître beaucoup, mais le pétrel de Barau reste une espèce extrêmement menacée. Pour assurer sa survie, il est impératif de faire progresser les connaissances sur un oiseau dont on ne savait pratiquement rien avant 1995.
 http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=202825&page=article
À l'université et à la Société d'études ornithologiques de la Réunion des chercheurs sont mobilisés. Parmi eux, Patrick Pinet, dont les travaux de thèse ont déjà largement contribué à sortir de l'ombre le pétrel de Barau.
Le pétrel de Barau risque-t-il de rejoindre l'ibis, entre autres espèces, au panthéon des animaux disparus de notre île ? La question est plus que jamais d'actualité. Protégés en tant que tel depuis 1989, et dans son milieu depuis janvier 2001 (voir encadré), le pétrel de Barau et l'encore plus mystérieux pétrel noir sont l'un et l'autre exposés à des graves menaces qui hypothèquent à terme la survie de l'espèce. Sur les sites de nidification, les rats mais surtout les chats (voir encadré) constituent de redoutables prédateurs. Les jeunes à l'envol doivent ensuite éviter le piège mortel des éclairages publics sans parler des braconniers. Depuis plusieurs années, la Société d'études ornithologiques de la Réunion (SEOR) et des chercheurs de l'université travaillent de concert pour d'une part sauver le maximum d'oiseaux et d'autre part améliorer les connaissances sur l'espèce afin d'en assurer la préservation à long terme.
Un seul oeuf par couple
Patrick Pinet est l'un d'entre-eux. Après un master 1 et 2 sur la biodiversité des milieux tropicaux de notre île, il entame à l'université la deuxième de ses trois années de thèse sur le pétrel de Barau dans le cadre du laboratoire d'écologie marine de l'université de la Réunion sous la responsabilité de Mathieu Le Corre et de Marc Salamolard pour la SEOR. "Une colonie de pétrels de Barau dans le Bras des Étangs dans le cirque de Cilaos a été identifiée en 2001 et est suivie depuis 2004 par la SEOR, indique Patrick Pinet. Depuis 2007, les jeunes à l'envol sont systématiquement bagués." L'étude sur le terrain des pétrels de Barau se révèle extrêmement difficile à mener que ce soit dans le Bras des Étangs ou en dessous du Grand Benare. Les sites de nidification situés à proximité des plus hauts sommets de notre île ne sont pas faciles d'accès. Les pétrels de Barau adultes arrivent chaque année sur les sites de nidification dès la fin du mois d'août et repartent fin avril. Ils aménagent un terrier mesurant de 0,60 à 2 m de long creusé dans l'humus. La femelle ne pond qu'un œuf par an dans les premiers jours de novembre. L'incubation dure environ un mois et l'élevage des poussins un peu plus de trois mois et demi. Chaque année, l'envol des jeunes s'étale de la mi-avril à début mai. Les jeunes passeront environ cinq ans en mer avant de revenir nicher à La Réunion. Les observations sur le terrain ont grandement fait progresser depuis quelques années les connaissances sur l'oiseau. "Nous avons ainsi suivi une centaine d'œufs depuis la ponte jusqu'à l'éclosion et l'envol, illustre Patrick Pinet. Le temps d'incubation des œufs n'était pas précisément connu. Après la ponte de l'œuf, la femelle reste sur le nid et le mâle repart en mer pour se nourrir puis vient la relayer. Ils peuvent rester ainsi dix-sept jours sans se nourrir." L'étude fait désormais appel aux techniques les plus modernes. Ainsi l'an dernier, 22 balises Geolocator ont été posées sur l'une des pattes de pétrels de Barau adulte. Quinze le seront cette année. "D'un poids de 1,5 g, elles fonctionnent sur le principe jour - nuit. La durée du jour étant connu on arrive ainsi à savoir ce qu'a fait l'oiseau pendant 300 jours. Le pétrel de Barau s'est révélé un excellent migrateur que l'on retrouve jusqu'à l'est de l'Inde. Les résultats recueillis permettront de mettre en place des réserves marines océaniques protégées." Il y a quinze jours une nouvelle étape a été franchie avec la pose sur le dos de quatre pétrels de Barau adultes de balises Argos solaires d'un poids de 9 g. "Elles permettent de suivre les déplacements en mer en temps réel des oiseaux pendant qu'ils élèvent leur poussin, poursuit Patrick Pinet. Aujourd'hui, on ne sait rien des zones fréquentées par les pétrels pendant les deux mois de l'élevage. On sait seulement que les parents alternent les trajets longs et courts. Les trajets courts sont destinés à nourrir le poussin. Les trajets longs leur permettent de reconstituer leurs forces." Pour la petite histoire sachez qu'il est impossible de repérer à l'œil nu un pétrel de Barau mâle, d'une femelle. "Il faut recourir à des analyses de sang duquel on extrait l'ADN", confirme Patrick Pinet. Le chercheur bénéficie d'une bourse de la Région pour ses études. " L'objectif est de réunir un maximum d'informations ce qui est indispensable pour mettre en place une conservation de l'espèce aussi efficace que possible. L'étude des colonies permet d'identifier les sites qui sont le plus favorables à la reproduction et de mettre en place une protection renforcée. Le nombre de couples reproducteurs est actuellement estimé dans une fourchette de 5 000 à 6 000 pour un nombre total d'individus de l'ordre de 20 000. À la fin de l'année une nouvelle estimation sera réalisée."
Alain Dupuis

QUE FAIRE EN CAS DE DÉCOUVERTE D'UN OISEAU ? 1. Manipuler l'animal le moins possible. Ne pas chercher à le nourrir 2. Le placer dans un carton à l'abri des prédateurs. 3. Prévenir soit la gendarmerie, soit les pompiers, soit le vétérinaire le plus proche ou la SEOR au 0262 204 665. La Société d'études ornithologiques de la Réunion (SEOR) dispose de trois pôles de récupération d'oiseaux à travers l'île, animés par des bénévoles passionnés. En 2008, 358 pétrels de Barau récupérés ont pû être relachés dans de bonnes conditions.

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 12:48
Ce n'est pas la première fois qu'il neige dans mon jardin, j'ai pris ces photos (rouge-gorges, pinson, verdiers, chardonnerets, mésanges bleues) depuis 2005.

4 janvier 2009





pic vert               photo : Jacques L

Nuit de neige

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.


Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.


La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.


Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.


Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.


Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.

Guy de Maupassant

Au problème du froid, s'ajoute celui de la rareté de la nourriture et de l'eau. Avec mon frère aîné, nous avons vu le 1er janvier dernier, à quelques mètres de nous, dans la banlieue de Tours, un faucon crécerelle fondre sur un traquet motteux et l'emporter dans un nuage de plumes.
Mais, après les frimas, le printemps revient.
Chaque année, depuis 10 ans, j'ai 2 à 4 nichées de mésanges.

photo : Jacques L

4 janvier 2009

Grâce aux nids bois FSC / béton pour hirondelles de fenêtre vendus par la LPO, j'ai eu une nichée de cinq hirondeaux en juin 2006 et en juin 2007. Pourquoi pas en 2008 ? J'ignore la raison. Peut-être une sécheresse entre le Maroc et le Sénégal.






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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 19:07
2 photos prises ce matin, l'une de la toute petite tourterelle bourbon, l'autre du martin triste. J'espère bien vous montrer un jour les taches blanches des ailes du martin, mais il n'est pas facile à prendre en vol.

Demain, quelque chose, promis depuis longtemps, sur évariste de parny, et sans doute baudelaire, voire tel ou tel écrivain créole. Demain aussi, skype avec mamie.

Dernier conseil de classe ce matin : ça veut dire que la semaine s'est passée à 100% à corriger des copies. ouf




le martin triste construit son nid dans un trou de mur ou de tronc d'arbre. Il a des couvées de 4 à 6 œufs. Les Réunionnais les capturent dès leur plus jeune âge et les nourrissent eux-mêmes. À un certain âge, ils coupent le filet (petit muscle se trouvant sous la langue du martin) ; bien que le martin ne soit pas capable de reproduire de longues phrases, il peut, grâce à cette opération, répéter quelques mots simples, ou siffler des airs connus, ce qui fait la joie des Réunionnais. source : wikipedia


Généralement le martin triste vie en  groupe. A la différence des autres oiseaux, il marche plutôt qu'il ne sautille. Il se nourrit au sol et spécialement sur les bords des routes. Il est familier et effronté, souvent venant dérober quelques petits morceaux près des gens ou des animaux domestiques. Les couples de martins tristes restent ensemble année après année, et gardent le même territoire. Chaque couple a deux couvées par an. Le nid est une
coupe faite d'herbes sèches, de branchettes et de feuilles, il est  placé en général dans une cavité, dans un arbre, une falaise , ou  dans un épais fourré de végétation. La femelle dépose 1 à 6 oeufs bleu verdâtre.
Bien que le martin triste ne soit pas capable d'apprendre à imiter les discours des humains, il peut apprendre  quelques mots et phrases et être compris. source : mi_aim_a_ou.com


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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 17:23
Le tec-tec, ou tarier de la Réunion (saxicola tectes), est un sympathique oiseau endémique de l'île. Il ne vit qu'à La Réunion, surtout dans les clairières, au bord des sentiers, entre 300 et 2500 mètres.  Il est protégé par arrêté ministériel depuis 1989. Il est peu farouche et son cri se compose de petits claquements secs et brefs, d'où son nom. Il se nourrit d'insectes et actuellement les va-et-vient sont continuels pour nourrir les petits.
Dans l'article bulbul j'ai remplacé le chant du bulbul de 3M° par une version de 1M°. Ci-dessous, les 3 enregistrements du tec-tec ne font que 500K° chacun.


tectec1 (.wav 500K°)


tectec2 (.wav 500K°)


tectec3 (.wav 500K°)













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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 07:16
bulbul orphée (pycnonotus jocosus) dit merle de Maurice :
a réveillé tout le monde avec ses cris stridents ce matin car les letchis ne mûrissent pas assez vite à son goût










si le lien ci-dessous vers un fichier wav ne s'ouvre pas (alors que vous avez windows media player), je chercherai la solution plus tard
pas de panique

chant du bulbul (.wav 1M°)



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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 21:38


Impossible de vous faire ce soir comme promis un topo sérieux sur le tamarinier (cf pendant que le parfum des verts tamariniers, / Qui circule dans l'air et m'enfle la narine, / Se mêle dans mon âme au chant des mariniers. « Parfum exotique » Baudelaire) car il pleuvait, les tamarins des hauts poussent à 1500 mètres et il manque les pages consacrées à cet arbre prestigieux au livre que j'avais emprunté pour les besoins de la cause. Partie remise. J'ai quand même pris à Saint-Pierre une photo du fruit, grosse cacahuète ou haricot à la pulpe sucrée dont on fait de la pâte de fruits (j'en ai acheté, c'est très bon) et du sirop. Mais, pour rester poli, je formulerai les choses en disant qu'un abus de sirop de tamarin est bon pour lutter contre la constipation. Je parle bien sûr des fruits du tamarin péi, celui que les réunionnais voient partout et qui vient de donner son nom à la nouvelle route à 4 voies de Saint-Paul à Saint-Louis, non du tamarin des hauts qui intéresse les menuisiers et ébéniste.


Vous avez aussi une photo de patate douce prise dans la foulée, car la purée de patate douce, c'est vraiment un délice.

des chouchous


Une autre du régime de bananes de mon jardin, c'est pour bientôt.


J'ajoute une photo d'offrandes posées sur la route près de l'étang salé (rom charrette, noix de coco, bibasse, pommes, bananes) et je ne vous dirai que dans les prochains jours à quel culte elles correspondent pour éviter de dire des bêtises (hindouisme?). Je me souviens avoir lu qu'il ne faut surtout pas toucher au plateau-repas des dieux, mieux vaut avoir de bons freins c'était mon cas, sinon ça porte malheur,


Enfin, vous aurez droit aux nids du Tisserin gendarme ou Bellier (j'ai mis du temps à trouver, c'est page 181 du bouquin « Oiseaux de la Réunion » de nicolas Baré, Armand Barau et Christian Jouanin aux éditions du Pacifique, dont je recopie les explications). Pas toujours facile de trouver un stationnement, là j'ai dû marcher un petit kilomètre (avec ma démarche d'automate), mais on est récompensé.

Ploceus cucullatus spilonotus, Tisserin gendarme, Bellier

17 cm. Mâles : dessus de la tête, côtés du cou et tout le dessous jaune vif. Dessus jaune verdâtre écaillé de plumes noires. Joues et gorge noire. Ailes noires, rémiges et couvertures bordées de jaune. Queue verdâtre, bec noir, fort et conique. Femelles et mâles en période prénuptiale : tête, dessus et queue jeune verdâtre striée de brun sur le dos. Gorge, sourcils et ventre jaunes (c'est le cas sur la photo).


Le tisserin est grégaire et nettement anthropophile. De petites bandes erratiques visitent les poulaillers ou viennent à la porte des maisons ou dans l'écuelle du chien glaner quelques restes. Granivore il attaque le maïs sur pied. Il ne dédaigne pas les fruits et nourrit ses jeunes d'insectes. Trilles grinçants, bruyants, notamment dans es colonies de nidification. Appel bref et flûté.


Nidification de juin à février au moins. Les oiseaux sont en activité quasi permanente sur les sites de nidification, construisant des nids pratiquement toute l'année. On trouve des mâles en plumage nuptial quelle que soit la saison. Les nids sont caractéristiques, accrochés à l'extrémité d'une branche haute ou d'une feuille de cocotier. Ils sont faits d'une chambre et d'un couloir d'entrée cylindrique à ouverture intérieure. Diverses fibres végétales (graminées, hampes de feuilles, fragments de feuilles de palme ou de canne) sont prélevées vertes par l'oiseau. Le mâle seul construit le nid entremêlant ces matériaux souples jusqu'à former une boule solide et régulière, verte d'abord puis qui jaunit en séchant. La femelle garnit l'intérieur d'herbes fines et de plumes. Les nids sont établis en petites colonies de 20 à 60 sur de grands arbres et sont d'autant plus visibles que les oiseaux dégarnissent complètement les branches porteuses. 2 ou 3 oeufs blancs ou bleuâtre plus ou moins tachés de brun pâle.

Le Bellier est implanté dans toute l'île à proximité des activités humaines. C'est un familier des villages et des cultures essentiellement sur le littoral et dans la zone des savanes et des plantations de canne. Ses effectifs totaux à la Réunion ont été estimés à 8000 individus.

Oiseau originaire d'Afrique du sud, il a été introduit à La Réunion vers 1880. Il provoque dans son habitat d'origine d'importants dégâts dans les cultures de riz, de mil et de maïs.

Pour les courageux qui sont arrivés jusqu'ici : le lever de lune d'avant-hier


 

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