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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 14:30

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J'avais promis fin février des photos supplémentaires du Dolomieu. Les voici.

Ascension facile mais j'avais cessé les séances de rééducation du genou depuis peu, le Dolomieu était rouvert depuis à peine un mois (après fermeture pendant 2 ans), c'était donc double plaisir.

 

Depuis 8 jours, les rényonés attendent une éruption et elle ne vient pas. L'observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise surveille en effet de près l'activité du volcan depuis fin août. C'est donc l'occasion de tenir ma promesse.
Les scientifiques relèvent environ 55 séismes « volcano tectoniques » (2,5 fois la normale). La magnitude reste cependant assez faible: « la magnitude du séisme principal a été de 1,4 ». Pas assez fort pour être ressenti par la population. L'observatoire détecte également une faible inflation sur le cône du volcan.
Quant aux éboulements dans le cratère du Dolomieu, ils sont peu nombreux (moins de 3 par jour), mais bien présents.
Le niveau de vigilance volcanique est en rigueur depuis le 6 septembre. C'est un niveau d'alerte qui ne concerne que les autorités compétentes, mais démontre que le risque d'éruption dans les jours à venir est bien présent.
http://www.dailymotion.com/video/xeq04w_le-piton-de-la-fournaise-en-vigilan_news
http://www.fournaise.info/index.php

  bulletin du 16 septembre :

L'Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise a enregistré hier 40 séismes volcano-tectoniques. Dans un communiqué, il indique que "La magnitude du séisme principal a été de 2.2 (non ressenti par la population). Une augmentation progressive de l’énergie des séismes est détectée. Les foyers sismiques restent localisés à l’aplomb du Piton de la Fournaise (secteur ouest du Dolomieu ; limite Bory – Dolomieu)"

Une augmentation du nombre d’éboulements dans le cratère sommital du Dolomieu (11/jour) et des déformations de l’édifice volcanique ont par ailleurs été confirmées.

Aujourd’hui, la sismicité devrait être "modérée à élevée".

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la plaine des sables

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en descendant vers le Formica Leo

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la chapelle de Rosemont

 

La Chapelle de Rosemont était déjà là lorsque le chevalier de Palmaroux réalisa la première ascension connue du Piton de la Fournaise en septembre 1751. Nous la retrouvons sous le nom de Grotte de Rosemont dans Voyage dans les quatre principales îles des mers d’Afrique paru en 1804 sous la plume de Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent. Né à Paris en 1766, Jean-Joseph Patu de Rosemont est jeté en 1788 sur la côte de l’île Bourbon par une tempête. Après avoir épouse en 1790 Jeanne Tarsille Bregeaut II se consacre à la gestion de son domaine de la Rivière des Roches. Jean-Joseph partage avec son fils Amédée un goût pour la peinture. Leurs œuvres se composent principalement d’aquarelles, de dessins et de lithographies véritables scènes de genre de la vie réunionnaise au début du XIXe siècle. A deux reprises Jean-Joseph Patu de Rosemont a effectué l’ascension du Piton de la Fournaise une première fois en 1789 et une seconde en 1791. C’est à cette occasion qu’il immortalise la Chapelle qui porte aujourd’hui son nom.Alain Dupuis

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  laves cordées

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  300 mètres de profondeur

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 10:04
P2210959 (Large)la Chapelle de Rosemont

beaucoup de travail ces jours-ci, je vous poste samedi prochain d'autres photos prises pendant mon ascension du Dolomieu (2600 m) promis
appréciez les fumerolles

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 19:43
voici quelques photos prises le 7 septembre en allant de Sainte-Rose vers Saint-Philippe
successivement coulées de 1998, 2004, 2001 (cordée) et 2007 (encore chaude)











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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:47
quand vous montez au volcan, que voyez-vous ? (c'était il y a 8 jours déjà)












je vous entends déjà : "mais avec ton genou en compote, comment t'as fait ?"
je suis descendu à mi-pente précautionneusement et le nuage me cachait le formica leo
alors ? alors ?
je m'inquiétais pour mon amie Benoîte qui était seule et descendait dans l'enclos pour la 1ère fois, dans ce brouillard épais
alors ? alors ?
je suis remonté, à petite vitesse, failli m'étaler non loin du chalet du Pas de Bellecombe tant tout était mouillé
alors ? alors ?
elle est arrivée 2h après, elle était allée jusqu'à la Chapelle de Rosemont !

(photo : benoîte)
(photo : benoîte)

(photo : benoîte)

retour par la plaine des sables

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 20:21

Andrea Di Muro, nouveau gardien du volcan

CLICANOO.COM | Publié le 23 août 2009

VOLCAN. Depuis le 20 juillet dernier, la direction de l’observatoire du piton de la Fournaise est entre les mains d’un volcanologue italien de 36 ans, originaire de Rome, qui succède à Thomas Staudacher. Une mission passionnante pour ce scientifique averti, qui pendant quatre ans au moins va devoir s’employer à rendre toujours plus performant cet outil de prévision des éruptions et de connaissance.


http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=218886&page=article


Après un Allemand, c’est un Italien qui prend les rênes de l’Observatoire volcanologique du piton de la Fournaise (OVPF), preuve que le volcan fait partie du patrimoine mondial, s’il fallait encore en douter. Andrea Di Muro remplace donc Thomas Staudacher qui, libéré de la direction administrative de l’équipe scientifique, se consacre totalement désormais à la prévision et à la recherche à l’observatoire. Originaire de Rome, Andre Di Muro, un jeune volcanologue de 36 ans qui vient renforcer l’équipe en place, a fait ses gammes sur le Stromboli, l’Etna et le Vésuve avant de rejoindre les Philippines - où il a préparé son doctorat - puis l’Equateur. Thèse en poche, il s’envole pour la Guadeloupe où il rejoint cet autre observatoire français de l’Institut de physique du gloe de Paris (IPGP) alors que l’éruption de Montserrat perdure. Cette expérience lui permet d’appréhender la gestion de crise en lien avec les autorités locales, des connaissances qui ne lui seront sûrement pas inutiles à la Réunion. "C’est l’un des volcans les plus actifs et les plus intéressants du monde", confie Andrea Di Muro, visiblement heureux d’être ici, à propos de ce qui sera désormais son nouveau sujet d’étude pour les quatre ans à venir au moins. Il sait aussi que son job ne s’arrête pas au volet scientifique. "On nous demande d’être aussi des bailleurs de fonds pour faire fonctionner l’observatoire", souligne Andrea. Arrivé le 20 juillet dans l’île, il a entamé un tour des institutions et autorités locales trois jours plus tard et n’a toujours pas fini, car les négociations sont rudes.

Sonder les entrailles du volcan

Le développement des relations avec les partenaires institutionnels est l’une de ses missions, il y en a beaucoup d’autres. Le nouveau directeur entend notamment renforcer la collaboration avec l’université de la Réunion, une mission qui lui tient à coeur, étant universitaire lui-même. Il devra également mettre en place de nouveaux projets d’études au niveau de l’observatoire, dont deux sont déjà financés. Il s’agit dans un premier temps d’installer des capteurs sismiques sur l’ensemble de l’île afin de mieux surveiller et comprendre les soubresauts qui agitent l’île régulièrement. Ce projet, d’un montant de 100 000 euros, impliquera largement la communauté scolaire vers laquelle l’observatoire souhaite davantage se tourner. Un autre projet, baptisé UnderVolc, prévoit de sonder les entrailles du volcan en doublant le nombre de capteurs déjà implantés dans en explorant des endroits encore jamais atteints. Le personnel de l’observatoire sera également renforcé le temps que ces projets soient menés à bien. Reste que s’il le connaît déjà un peu, Andrea Di Muro a hâte de rencontrer le piton. "Les projets de longue durée développent des relations très fortes le volcan", souligne le scientifique sur la base de ses expériences précédentes. "Ce ne sera pas facile de travailler dessus, le volcan est à un moment clé de son histoire, il a été fragilisé depuis l’effondrement de la caldeira en 2007 et aujourd’hui nous ne savons pas comment il va réagir, explique le spécialiste. Nous sommes obligés de repenser sans cesse son fonctionnement car nous ne connaissons finalement très peu de choses sur ce volcan comparé à d’autres". Et ça tombe bien, il a maintenant quatre ans pour faire plus ample connaissance.

Pierre Verrière


Un colloque international en 2010

Alimenté par l’événement que constitue l’effondrement du cratère Dolomieu 2007, phénomène assez rare pour attiser la curiosité des volcanologues du monde entier, un colloque international se déroulera à la Réunion en octobre 2010. Ce grand rendez-vous scientifique réunira les 100 meilleurs chercheurs et étudiants chercheurs du monde entier, en écho à plusieurs colloques déjà organisés sur le thème des calderas d’effondrement dans les pays où un fait similaire s’est déjà produit. Le laboratoire Géosciences de l’université de la Réunion, l’observatoire volcanologique, l’Institut Physique du Globe de Paris (IPGP), ont lancé depuis quelques mois les appels aux contributions. Cette mise en commun de leurs travaux devrait permettre de réactualiser l’état des connaissances sur le comportement des volcans (fonctionnement, etc.), après ce type d’événement. Le dernier colloque de cette importance avait eu lieu à la Réunion en 1990.


 

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 19:58

j'avais indiqué dans l'avant-dernier article (piton dé nez) que mes stoppeurs arrivaient du dolomieu sans avoir été inquiétés, ils n'étaient pas les seuls ! Evidemment Héphaïstos a choisi de s'ébrouer et de s'éclaircir la voix au moment où je fais un tour en métropole fffffffffffffff

Prêts à tout pour voir l’éruption

CLICANOO.COM | Publié le 29 décembre 2008

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=198886&page=article

Une troisième semaine d’éruption commence. La promesse d’aménagement d’un nouvel itinéraire d’accès au sommet et de plates-formes d’observation n’en finissant pas d’aboutir, beaucoup de randonneurs passent outre l’interdiction, à leurs risques et périls.


Certains dimanches, le sommet du volcan est aussi fréquenté que le Barachois, ou presque... Hier matin dès l’aube, deux groupes sont déjà penchés sur le cratère Dolomieu. Des visiteurs locaux mais, aussi, les clients d’un voyagiste métropolitain spécialiste, entre autres, des voyages volcaniques. Arrivés dès 3 h 30 du matin sur site, ces derniers prennent rapidement le chemin du retour vers le gîte, au cas où... Tout au long de la matinée, des dizaines de marcheurs vont se lancer à l’ascension du cratère Bory, comme si de rien n’était, tandis que d’autres redescendent déjà. Personne ne semble y voir grand mal. L’accès au sommet du piton de la Fournaise est pourtant interdit depuis l’éruption d’avril 2007 et l’effondrement massif du cratère Dolomieu. Une interdiction pieusement rappelée dans les communiqués préfectoraux, solidement affichée à l’entrée de l’enclos du volcan et au “checkpoint” de la chapelle de Rosemont où les randonneurs devraient normalement faire demi-tour ou obliquer sur un autre itinéraire - autorisé - dans le fond de l’enclos.

Pourquoi se gêner ?

Dans la mesure où aucun contrôle réel ne semble être opéré, pourquoi se gêner ? Touristes venus d’Europe et d’ailleurs, marcheurs des quatre coins de l’île se sont passés le mot et n’obtempèrent pas. En cas de pépin, l’administration aura beau jeu d’opposer la forêt de panneaux plantée au départ des sentiers interdits et la cinquantaine de mètres de chaîne rouge et blanche - brisée depuis quelques jours d’ailleurs - censée matérialiser l’interdiction de passage. “Le préfet est cool”, ose le leader d’un autre groupe rencontré au sommet hier matin, pas fâché de voir que l’enclos reste ouvert depuis la deuxième phase éruptive du 27 novembre. Quant à la réouverture au public d’un sentier permettant d’accéder à nouveau au sommet dans des conditions de sécurité acceptable et à l’aménagement de plates-formes d’observation, elle semble au point mort. Un an d’attente après l’éruption d’avril 2007, pas moins, une première reconnaissance a eu lieu en avril 2008, à l’issue de laquelle un accord de principe a été donné par l’administration. Las ! au fil des atermoiements, des soubresauts du piton de la Fournaise, du poids des réticences surtout, il a fallu de nouvelles reconnaissances. La dernière en date, en octobre dernier, n’a guère fait progresser le dossier. Si le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a conclu à l’absence de l’apparition de nouveaux risques que supposait l’ONF, la reconnaissance a malheureusement été menée par un tel mauvais temps - pourtant annoncé - que le rapport conclut piteusement à la nécessité de nouvelles observations ! Et à l’aube de l’année 2009, rien de nouveau à notre connaissance.

A force d’immobilisme…

Pendant ce temps, tandis que tout le monde s’en lave les mains, n’importe qui peut monter dans n’importe quelles conditions au sommet du volcan. Les portions entières du balisage volontairement masquées à la peinture noire - pour dissuader les clandestins ou parce que trop proches des bords du cratère - pourraient mener ces derniers à leur perte en cas de brouillard ou la nuit. Une famille de quatre personnes dont deux enfants en a fait les frais récemment, retrouvée en pleine nuit par l’hélicoptère de la gendarmerie, très loin du pas de Bellecombe. Surtout, ces visiteurs se risquent dans certaines zones réellement dangereuses du pourtour du sommet du volcan, où des effondrements de grande ampleur sont possibles, alors que les aménagements prévus sont précisément destinés à leur éviter ces secteurs et à offrir des itinéraires où le risque - impossible à éliminer totalement sur un sentier de montagne - reste d’un niveau acceptable. Evidemment, en cas de pépin, ce sera de leur faute, la réponse est connue d’avance. Pas faux, puisque interdiction il y a, mais que voulez-vous, à force d’immobilisme, le cratère déborde, font-ils comprendre Texte et photos : François Martel-Asselin


L’activité redouble d’intensité

CLICANOO.COM | Publié le 29 décembre 2008

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=198887&page=article

Avec une intensité multipliée par près de cinq par rapport à ses débuts du 15 décembre, l’éruption de notre volcan semble se refaire une santé. Samedi, le réseau de surveillance de l’Observatoire volcanologique du piton de la Fournaise révélait que notre volcan préparait quelque chose au cœur du Dolomieu. Le trémor, qui signe l’encéphalogramme de l’activité, avait augmenté de 20 %. “L’éruption commence à montrer des signes d’une éruption typique du piton de la Fournaise, aussi bien en intensité qu’en longueur”, analysaient les scientifiques.

“Jusqu’où cela va aller ?”

Notre volcan n’a pas tardé à leur donner raison. En négociant l’ascension du Bory dans la lumière toujours exceptionnelle des fins d’après-midi, nous croisons les derniers randonneurs qui ont bravé l’interdiction d’accès au sommet. Ils ont des étoiles pleins les yeux après la magie du spectacle qui s’est offert à leurs yeux, preuve qu’il y a urgence à trouver une solution pour que les éruptions du piton de la Fournaise soient enfin rendues à leur public qui piaffe d’impatience. Depuis le plancher du Bory, dans les dernières lueurs du jour, l’activité semble stationnaire. Des coulées s’échappent du cône le plus imposant par une brèche et dévalent la pente en d’étroites coulées. De temps en temps, des projections s’envolent vers le ciel. Sur sa droite, un cône plus petit laisse parfois échapper de courtes éructations. Un lac de lave occupe tout l’intérieur du cône le plus imposant. De grosses bulles viennent crever en surface. Les projections tissent un rideau de feu sur la toile de fond du rempart. Sur la gauche, le petit cône fait office de chalumeau.

La nuit tombe. Le ciel se piquette d’étoiles. Le piton de la Fournaise donne alors le meilleur de lui-même. Le lac de lave se déverse à gros bouillons sur les flancs. Les remparts s’en trouvent tout illuminés. Du petit cône s’échappe une flamme bleutée. Vers 2h du matin, dimanche, changement de décor. Le lac de lave est presque totalement emprisonné à l’intérieur du cône. Les coulées ne sont plus visibles que sur la gauche. Les projections tapissent d’étincelles les flancs du cratère qui dans la nuit a pris une dimension imposante accrochée à la paroi. Au lever du jour, statu quo. Vers 8h, la situation évolue. Les débordements reprennent puis petit à petit le cratère semble se refermer. Insolite, un nuage lenticulaire issu du cône éruptif s’évade du cratère.

Dans l’après-midi, l’observatoire enregistre un regain du trémor, qui atteint désormais près de cinq fois sa valeur du début de l’éruption. Aucun doute, le piton de la Fournaise renoue avec sa forme des meilleurs jours. Thomas Staudacher met en ligne le deuxième bulletin de la journée et commente : “Ceci confirme l’augmentation du trémor et du débit de l’éruption à long terme. Jusqu’où la courbe du trémor va-t-elle aller ?”

Alain Dupuis

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 15:55
quand je pense qu'on a survolé le volcan hier matin et qu'il n'y avait rien



Volcan

Le volcan en éruption

CLICANOO.COM | Publié le 15 décembre 2008

Le volcan est à nouveau en éruption. La crise sismique a débuté cette nuit. La lave s’écoule à mi-pente à l’intérieur du cratère Dolomieu.

Dans un communiqué, la préfecture indique que "depuis 2h45, cette nuit, une éruption de faible intensité est en cours, après une reprise de l’activité sismique. La lave s’écoule à mi-pente à l’intérieur du cratère Dolomieu. Sous réserve d’analyses plus complètes qui seront réalisées dans la matinée, cette éruption semble d’intensité comparable aux deux précédentes. Elle ne présente, à ce stade, aucun danger particulier pour la population. Compte-tenu de ces éléments et en l’absence de risque supplémentaire, l’autorité préfectorale maintient le niveau de « vigilance volcanique » du plan de secours spécialisé volcan, en vigueur depuis le 14 octobre dernier. L’accès au public à l’enclos reste strictement limité aux itinéraires balisés. L’accèssentier dit du « tour des cratères » et l’accès au cratère lui-même restent interdits. Toute évolution significative de la situation fera l’objet d’un nouveau communiqué".

La troisième de l’année

L’observatoire volcanologique du piton de la Fournaise a enregistré hier, entre 10h20 et 14h20, une crise sismique considérée comme "de forte ampleur, avec plusieurs centaines de séismes". "Plusieurs séismes de forte intensité (d’une magnitude supérieure à 2,5) ont été observés", précisait hier Thomas Staudacher, responsable de l’équipe scientifique, dans un bulletin d’information mis en ligne sur le site internet de l’observatoire. Cependant, aucune déformation significative du sommet (pouvant indiquer des mouvements d’ascension du magma) n’a été enregistrée, ce qui semblait ne pas accréditer l’hypothèse d’une éruption à très court terme. La situation était stationnaire hier en cours de soirée, des séismes continuant d’être enregistrés toutes les trois à cinq minutes, toujours avec des événements de forte intensité, une crise peu commune, selon Valérie Ferrazzini, sismologue à l’observatoire. Depuis l’effondrement du cratère Dolomieu en avril 2007, deux éruptions se sont succédé ces derniers mois à l’intérieur du cratère Dolomieu, le 21 septembre et le 27 novembre, la seconde apparaissant comme une suite de la première et ayant pris naissance au même endroit exactement, dans une zone où le magma semble trouver facilement sa voie vers la surface. La semaine dernière (notre édition de mercredi), l’observatoire volcanologique estimait une nouvelle éruption possible dans un délai de trois à six semaines.


Volcan

Éruption, acte 3

CLICANOO.COM | Publié le 16 décembre 2008

Au terme d’une très longue crise sismique, qui a débuté dimanche, le piton de la Fournaise est entré en éruption à 2h45 hier matin. Cette troisième phase de l’éruption du 21 septembre a cette fois migré sur le flanc nord-est du Dolomieu mais notre volcan continue à jouer les timides, refusant de se produire en dehors du cratère principal.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=198128&page=article

Sortira, sortira pas ? Entre dimanche 10h et hier 2h45 du matin, les scientifiques de l’observatoire volcanologique du piton de la Fournaise se sont interrogés sur les intentions de notre volcan. Une certitude, nous sommes en présence de la troisième phase d’une éruption dont le premier épisode s’est joué à partir du 21 septembre dernier et pendant dix jours, suivi d’un acte deux à partir du 27 novembre, pendant 26 h.

Débit assez faible

Les volcanologues s’attendaient à ce que le magma jaillisse une nouvelle fois dans le cratère Dolomieu mais la lave allait-elle se répandre à partir des mêmes points de sortie que le 21 septembre et le 27 novembre derniers ? La réponse nous est donnée lorsque nous émergeons en lisière du sommet, hier matin peu avant 8 h. Le sommet joue à cache-cache avec les nuages. L’éruption s’est déplacée. Alors que les deux manifestations précédentes se situaient exactement au même endroit au pied du Bory, cette fois, deux fissures se sont ouvertes. La première se situe au nord-nord-est, un peu à l’est de la Soufrière en grande partie effondrée, la seconde zèbre le rempart nord-est, opposé au cratère Bory. L’éruption n’a que quelques heures, mais elle a déjà construit deux petits cônes à mi-pente sur le flanc nord - nord-est. L’un d’entre eux est complètement ouvert et laisse apercevoir des entrailles de feu. De petites projections montent par instant vers le ciel. Deux bras de coulée descendent vers le lac figé alimenté par les deux manifestations précédentes. Une tache noire plus sombre s’élargit en surface. L’autre, de construction presque parfaite, est ouverte à sa base. Face au Bory, l’activité est moins intense. Les coulées ont du mal à rejoindre le plancher du cratère. Alors que dans l’ensemble l’activité se joue sur un mode mineur, parfois les choses s’emballent. Le cône ouvert se met à bouillonner intensément. Des coulées dévalent la pente soulevant des nuages de poussière. En fond sonore, le roulement sourd des éboulements que l’on entend mais que l’on a du mal à voir. Le Dolomieu joue comme une vaste caisse de résonance.

La fête jusqu’à noël ?

Notre volcan continuera-t-il à faire la fête jusqu’à Noël et le jour de l’an ? Bien malin celui qui pourrait lire dans ses pensées. Hier soir, le trémor éruptif semblait commencer à baisser, corroborant les observations visuelles selon lesquelles la sortie de lave dans le rempart est du Dolomieu semblait tarie. A cette heure, à peine un quart des coulées du mois de septembre dernier était recouvert par les nouvelles laves. Aucun prélèvement n’a été possible hier : le débit trop faible et l’absence de vent n’ont pas permis la dispersion des gouttelettes de lave comme cela s’était produit lors des deux premières phases éruptives. Aucun cheveu de Pélé n’a pu être collecté

Textes et photos : Alain Dupuis François Martel-Asselin


Coup de chapeau au sommet

Thomas Staudacher, directeur de l’observatoire volcanologique du piton de la Fournaise depuis 1995, s’est porté comme à l’accoutumée au chevet de l’éruption hier matin. Le 1er janvier, il confiera l’intérim de la direction à sa collègue sismologue Valérie Ferrazzini en attendant mi-2009 l’arrivée de son successeur Andrea di Muro, comme cela a été annoncé au mois d’octobre dernier. Notre volcan a-t-il voulu saluer à sa manière le départ de Thomas Staudacher ? On ne lui avait peut-être pas tout dit : si le scientifique laisse la barre de l’observatoire, il demeure plus que jamais fidèle au piton de la Fournaise qu’il continuera à ausculter en tant que chercheur, déchargé des tâches administratives. En treize années de présence, il a déjà assisté à près de trente éruptions

La première de Gilbert

Avant de quitter la Réunion pour s’installer à Toulouse il y a de cela 34 ans, Gilbert n’avait jamais assisté à une éruption du piton de la Fournaise. Il n’était même jamais monté au volcan. Depuis son départ pour la métropole, Gilbert n’avait jamais revu son Saint-Denis natal. “Quand j’ai décidé de revenir en vacances, confie-t-il, ma famille qui habite encore ici avait prévu une sortie au volcan. Pas pour voir une éruption, simplement pour me montrer le sommet. C’était programmé depuis des mois.” Hier matin, Gilbert accompagné de ses proches et de Jacky, un Réunionnais habitant Lyon, prennent le chemin du pas de Bellecombe. Ils ne savent pas qu’une éruption a débuté dans le Dolomieu quelques heures plus tôt. La petite troupe descend dans l’enclos, traverse en direction de la chapelle de Rosemont et là, ignorant l’interdiction d’accès au sommet, pourtant plantée bien en évidence, elle s’engage sur le sentier en direction du Bory. Le balisage blanc dissimulé sous de la peinture noire ne l’arrête pas. Au sommet du Bory, Gilbert et ses compagnons découvrent médusés l’éruption à leurs pieds. “Vous avez devant vous un créole heureux”, confie-t-il à chaud. “Quelle chance tu as”, lui glisse à l’oreille une parente. “Ces photos valent de l’or.” Juste le temps d’immortaliser l’événement et Gilbert et sa famille s’éclipsent prestement. L’hélicoptère de la gendarmerie n’est pas bien loin…



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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 12:33
Lorsque je sors du gîte à 5h30, le soleil est bien en train de se lever, mais il est caché, il aurait fallu monter au Pas de Bellecombe pour l'apercevoir, un peu plus vers le sud. La photo attendra la prochaine fois.


C'est d'abord la descente vers Formica leo à flanc de falaise. Ce petit piton rouge se serait formé en 1753. Nous y jouons avec nos ombres portées avant de repartir dans les laves lisses de type pahoehoe et les lapilis, ces toutes petites pierres friables de différentes couleurs qui font croire qu'on marche dans des débris de verre ou du charbon de bois. Plus loin, c'est du graton noir, avec anfractuosités et saillies : pénible pour progresser puisqu'on ne peut quitter ses pieds des yeux.

petit bois de rampart

psadia callocephala

branle blanc

branle vert

le Kapor


Il a fallu que le piton de la Fournaise soit très amoureux pour que son coeur soit ainsi calciné. Son coeur réduit à des ponces, des basaltes, des océanites, des projections riches en fer ou en sulfate de sodium, des cendres, des gratons, des bombes, des coulées de lave aa ou de lave cordée, des cheveux de Pélé. Noir, noir, bruslé, tourmenté, torturé, tourné en anthracite lunaire, son coeur ! Qu'avait-il fait ? Quelle femme cruelle l'a ainsi fêlé, fissuré, a craquelé sa croûte avant de le casser, le concasser ? Quelle pâtissière a ainsi entassé et écrasé ses gâteaux ratés comme l'enfant sa pâte à modeler : religieuses, cakes, tiramisus, macarons et pralines ?

au-dessus des nuages, on voit successivement le bleu de l'océan indien, l'horizon avec l'île Maurice, puis l'azur du ciel

dernier regard sur Formica leo

Héphaïstos, ton travail inimitable

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 07:26
Si on se fie aux discours volcanologiques dominants, il y aurait deux grandes catégories de volcans : les gris et les rouges. Les premiers, redoutables, andésitiques, explosifs, familiers des projections de cendres, de roches et de nuées ardentes, sont meurtriers. Les seconds, rouges, basaltiques, effusifs, se contenteraient de vomir leur lave incandescente en épargnant l'être humain. Le piton de la fournaise est un rouge, un doux !! Merci merci ! C'est aussi un volcan de type hawaïen : il produit des fontaines de lave, des gaz qui s'échappent facilement grâce à un magma fluide. Quand une poche de magma s'est trop vidée (à un ou plusieurs kilomètres de profondeur), l'épaisseur de la croûte peut être telle qu'elle entraîne l'effondrement de la chambre magmatique et la formation d'une caldeira. En 2007, le fond du cratère Dolomieu s'est ainsi effondré de 340 mètres.

Rendre visite au volcan, même s'il n'est pas en éruption, c'est tout à la fois quitter la Terre, aller sur la lune, descendre dans l'Hadès, parler avec un géant. Raconter une rando dans l'enclos du Piton de la fournaise est donc impossible. Tout au plus, toi Esbjörn Swansson saurais, avec ton trio, retrouver les grondements, les frôlements, les silences inquiétants, les chuintements, les explosions qui ont accompagné ces labours inhumains lorsqu'ils étaient encore brûlants et mouvants sous la charrue tellurique. Mais tu as préféré, en juin dernier, les chants de la petite sirène de Kobenhavn.

Comme le mieux, c'est que vous veniez vous-mêmes un jour dans la caldeira pour vous faire votre propre idée, je vais essayer d'avancer la date de votre voyage en émiettant des bribes de mon expérience d'hier et avant-hier.

Il faut se protéger du soleil le plus possible, à 2450 mètres (altitude du Kapor), les UV sont redoutables sous les Tropiques : chapeau, manches longues, lunettes de soleil et surtout crème solaire. Même beurré en clown blanc avec de la 60, le visage me cuit encore le lendemain. Emporter aussi un K-way : il tombe 16 à 18 mètres de pluie par an ici (0,65m à Paris). Ne pas oublier d'emporter 1 à 2 litres d'eau. Enfin, il faut de vraies chaussures de rando. Si vous emmenez votre bonchien, il reviendra avec les papattes en sang car la roche volcanique est abrasive.

Il n'est pas recommandé de partir seul la première fois car on peut se perdre dans les 10 kilomètres de diamètre de la caldeira malgré les nombreuses balises. Christine, ma collègue de Trois-bassins m'accompagnait dans ce lieu prométhéen.

A moins d'habiter Bourg-Murat, il n'est pas possible de faire une rando en une journée, les temps de trajets sont trop longs. Mieux vaut donc réserver à l'avance au gîte du volcan. Construit en 1932 au pas de Bellecombe, ce gîte est devenu un incontournable, peut-être parce qu'on ne peut entrer dans le volcan, que par ce pas.



Avant-hier, ce fut d'abord l'éblouissement de la plaine des sables lors du franchissement du Rempart des Basaltes (2412m). Vaste étendue de lapili rouges, ocres ou noirs crachés il y a un millénaire, elle ressemble à la fois aux images envoyés par les cosmonautes depuis la lune et à un décor de western. Presque aucune végétation, un immense espace aride rocailleux et rouge. A notre arrivée au gîte, il n'est pas tard : on monte donc à l'enclos, au Pas lui-même pour mesurer du regard ce qui nous attend le lendemain.



Fin septembre et début octobre, une petite coulée de lave s'est produite au fond du gros cratère central : le Dolomieu. Dans ces conditions, pas question d'autoriser le public à monter au sommet du Dolomieu (voir l'article du 23 septembre de ce blog). C'est seulement depuis quelques jours que l'on peut à nouveau marcher dans la caldera et encore pour 2 destinations en tout et pour tout : le Kapor et le Rivals. Nous sentons que le Kapor, avec une dizaine de kilomètres aller et retour nous suffira pour le lendemain. La brume recompose sans cesse les paysages, c'est du cinéma cosmique.

Comme il faut éviter les nuages qui arrivent l'après-midi, poussés par les alizés, il est nécessaire de se lever tôt. Le dîner est donc servi à 19h. Punch (fort) en apéro et Ronm arrangé en digestif.






http://www.maisonduvolcan.fr/pages/0.html
http://www.fournaise.info/index.php
Dans le dortoir, deux dames de Saint-Paul ont amené leur bonchien Playboy. Et les cratères de la lune commencent à dialoguer avec les cratères du piton de la Fournaise.



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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 08:41

Les rénionnés aiment leur volcan. Bien qu'il soit interdit de monter au sommet depuis 2007, chacun est persuadé qu'à la prochaine éruption il bravera les embouteillages, arrivera avant la pose des barrières et assistera au plus beau spectacle de sa vie. Hier, de la lave a jailli à l'intérieur du cratère Dolomieu et s'est mise à couler vers le fond. ça faisait 3 semaines que Héphaïstos faisait du ménage dans sa forge : ça devait arriver !
J'en suis réduit au copié-collé de clicanoo.com et du _Journal_de_l_ile_de_la_réunion_ car chaque jour qui passe efface les infos de la veille. A suivre !

Un solo au cœur du cratère

CLICANOO.COM | Publié le 23 septembre 2008

Le piton de la Fournaise, après avoir joué avec nos nerfs, s’est enfin décidé à entrer en scène dimanche après-midi. Une éruption inhabituelle, la première à apparaître au cœur du Dolomieu depuis qu’un formidable effondrement s’y est produit le 6 avril 2007, creusant un gouffre de près de 350 m de profondeur. Cette manifestation intimiste de notre volcan, qui mobilise les scientifiques, apporte de manière spectaculaire la preuve que le géant ne dormait que d’un œil.

Le piton de la Fournaise n’a que faire de nos impatiences. En janvier, puis tout au long du mois du mois d’août et pour finir depuis le début du mois de septembre, notre volcan a multiplié crises sismiques, gonflements et même un soupçon de trémor dans la journée du 12 septembre dernier. Les scientifiques de l’observatoire volcanologique du piton de la Fournaise savaient que tous ces signes étaient annonciateurs d’une éruption prochaine, mais le ténor volcan était le seul à savoir le moment où il se déciderait à entrer en scène. Les trois coups ont été frappés dimanche vers 15h30 (voir notre édition d’hier). Mais, le piton de la Fournaise a décidé de jouer cette fois à huis clos au cœur du Dolomieu. Rien à voir cette fois avec les manifestations dantesques de l’éruption d’avril 2007. Ce n’est pas parce qu’il donne son spectacle à guichet fermé que notre volcan joue petit jeu. Partons à sa rencontre. Pas de Bellecombe, 3 h du matin. Il fait frisquet mais beau. Un ciel piqueté d’étoiles et un morceau de Lune éclairent le massif du piton de la Fournaise. Le panache de fumée au-dessus du cratère principal a une couleur jaune orangée. Nous aurons rapidement d’autres preuves de l’activité au cœur du Dolomieu. Après la descente des marches du pas de Bellecombe et alors que nous avons entamé la traversée de l’enclos, flotte dans l’air une odeur soufrée. Le souffle court, nous attaquons la rude ascension du Bory prélude à l’ouverture du rideau. En nous approchant du Dolomieu, le doute n’est plus permis. Il se passe quelque chose. La gorge est prise par les vapeurs toxiques. L’approche doit être prudente. Tout le bord du Dolomieu est zébré de fissures. À la lueur des frontales, aucun faux pas n’est permis. Au bord du cratère, des pans entiers menacent à tout instant de partir dans le vide. C’est ici que se déroule un spectacle insolite. À moins de la survoler, il est le plus souvent impossible du sol d’avoir une vision d’ensemble d’une éruption. Là nichée au creux des près de 350 m de profondeur du Dolomieu nous embrassons d’un seul coup d’œil, la bouche éruptive d’où jaillissent des fontaines de lave, le serpent jaune de la coulée qui vient se perdre dans un lac de lave noir parcouru en surface par un quadrillage rouge. Il fait un froid de gueux accentué par un vent qui glace les os mais rien ne peut nous arracher à la prestation du piton de la Fournaise. En venant se perdre dans le lac figé, la lave dessine des feuilles de fougères arborescentes. Avec le lever du jour, l’éruption s’inscrit dans son décor. Les remparts qui l’entourent s’élancent vers le ciel. Au fur et à mesure que les rayons du soleil descendent sur eux, ils prennent une teinte blonde. La lave elle passe du jaune au rouge sang avec l’aube naissante. Le fleuve sage de la nuit se dissipe multipliant les bras et débordements. Au cœur du Dolomieu, la partition du piton de la Fournaise se renouvelle inlassablement. Non, notre volcan ne s’est pas endormi définitivement après sa prestation hors norme d’avril 2007. Il arrive encore à nous surprendre et ce n’est pas fini

Reportage textes et photos : François Martel-Asselin Alain Dupuis


 Augmentation de l’activité hier après-midi Après une diminution de l’importance des coulées de lave, l’observatoire volcanologique a enregistré hier après-midi “une augmentation progressive de l’activité”, comme une “petite bouffée” de trémor (le signal caractéristique de la vigueur de l’éruption). Ces fluctuations ne sont pas inhabituelles au cours d’une éruption. Avant cette reprise, l’intensité du trémor éruptif avait été divisée par huit depuis le début de l’éruption, dimanche après-midi. “La situation semble assez stabilisée”, indique l’observatoire volcanologique. Aucun séisme n’a été enregistré.

 

 

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