"Il fait froid en touraine... Les oiseaux viennent se
restaurer dans le jartdin du gypso"photos prises le 24 février en Indre et Loire par Jacques L mon gypsologue et maître de chai préféré


"Il fait froid en touraine... Les oiseaux viennent se
restaurer dans le jartdin du gypso"


4 janvier 2009




pic
vert photo : Jacques L
La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.
Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.
La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.
Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.
Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.
Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.
photo : Jacques L
4 janvier 2009




Demain, quelque chose, promis depuis longtemps, sur évariste de parny, et sans doute baudelaire, voire tel ou tel écrivain créole. Demain aussi, skype avec mamie.
Dernier conseil de classe ce matin : ça veut dire que la semaine s'est passée à 100% à corriger des copies. ouf
le martin triste construit son nid dans un trou de mur ou de tronc d'arbre. Il a des couvées de 4 à 6 œufs. Les Réunionnais les capturent dès leur plus jeune âge et les nourrissent eux-mêmes. À un certain âge, ils coupent le filet (petit muscle se trouvant sous la langue du martin) ; bien que le martin ne soit pas capable de reproduire de longues phrases, il peut, grâce à cette opération, répéter quelques mots simples, ou siffler des airs connus, ce qui fait la joie des Réunionnais. source : wikipedia
Généralement le martin triste vie en groupe. A la différence des autres oiseaux, il marche plutôt qu'il ne sautille. Il se nourrit au sol et spécialement sur les bords des routes. Il est
familier et effronté, souvent venant dérober quelques petits morceaux près des gens ou des animaux domestiques. Les couples de martins tristes restent ensemble année après année, et gardent le
même territoire. Chaque couple a deux couvées par an. Le nid est une
coupe faite d'herbes sèches, de branchettes et de feuilles, il est placé en général dans une cavité, dans un arbre, une falaise , ou dans un épais fourré de végétation. La femelle
dépose 1 à 6 oeufs bleu verdâtre.
Bien que le martin triste ne soit pas capable d'apprendre à imiter les discours des humains, il peut apprendre quelques mots et phrases et être compris. source : mi_aim_a_ou.com


























Impossible de vous faire ce soir comme promis un topo sérieux sur le tamarinier (cf pendant que le parfum des verts tamariniers, / Qui circule dans l'air et m'enfle la narine, / Se mêle dans mon âme au chant des mariniers. « Parfum exotique » Baudelaire) car il pleuvait, les tamarins des hauts poussent à 1500 mètres et il manque les pages consacrées à cet arbre prestigieux au livre que j'avais emprunté pour les besoins de la cause. Partie remise. J'ai quand même pris à Saint-Pierre une photo du fruit, grosse cacahuète ou haricot à la pulpe sucrée dont on fait de la pâte de fruits (j'en ai acheté, c'est très bon) et du sirop. Mais, pour rester poli, je formulerai les choses en disant qu'un abus de sirop de tamarin est bon pour lutter contre la constipation. Je parle bien sûr des fruits du tamarin péi, celui que les réunionnais voient partout et qui vient de donner son nom à la nouvelle route à 4 voies de Saint-Paul à Saint-Louis, non du tamarin des hauts qui intéresse les menuisiers et ébéniste.

Vous avez aussi une photo de patate douce prise dans la foulée, car la purée de patate douce, c'est vraiment un
délice.
des chouchous

Une autre du régime de bananes de mon jardin, c'est pour bientôt.

J'ajoute une photo d'offrandes posées sur la route près de l'étang salé (rom charrette, noix de coco, bibasse, pommes, bananes) et je ne vous dirai que dans les prochains jours à quel culte elles correspondent pour éviter de dire des bêtises (hindouisme?). Je me souviens avoir lu qu'il ne faut surtout pas toucher au plateau-repas des dieux, mieux vaut avoir de bons freins c'était mon cas, sinon ça porte malheur,

Enfin, vous aurez droit aux nids du Tisserin gendarme ou Bellier (j'ai mis du temps à trouver, c'est page 181 du bouquin « Oiseaux de la Réunion » de nicolas Baré, Armand Barau et Christian Jouanin aux éditions du Pacifique, dont je recopie les explications). Pas toujours facile de trouver un stationnement, là j'ai dû marcher un petit kilomètre (avec ma démarche d'automate), mais on est récompensé.
Ploceus cucullatus spilonotus, Tisserin gendarme, Bellier
17 cm. Mâles : dessus de la tête, côtés du cou et tout le dessous jaune vif. Dessus jaune verdâtre écaillé de plumes noires. Joues et gorge noire. Ailes noires, rémiges et couvertures bordées de jaune. Queue verdâtre, bec noir, fort et conique. Femelles et mâles en période prénuptiale : tête, dessus et queue jeune verdâtre striée de brun sur le dos. Gorge, sourcils et ventre jaunes (c'est le cas sur la photo).

Le tisserin est grégaire et nettement anthropophile. De petites bandes erratiques visitent les poulaillers ou viennent à la porte des maisons ou dans l'écuelle du chien glaner quelques restes. Granivore il attaque le maïs sur pied. Il ne dédaigne pas les fruits et nourrit ses jeunes d'insectes. Trilles grinçants, bruyants, notamment dans es colonies de nidification. Appel bref et flûté.

Nidification de juin à février au moins. Les oiseaux sont en activité quasi permanente sur les sites de nidification, construisant des nids pratiquement toute l'année. On trouve des mâles en plumage nuptial quelle que soit la saison. Les nids sont caractéristiques, accrochés à l'extrémité d'une branche haute ou d'une feuille de cocotier. Ils sont faits d'une chambre et d'un couloir d'entrée cylindrique à ouverture intérieure. Diverses fibres végétales (graminées, hampes de feuilles, fragments de feuilles de palme ou de canne) sont prélevées vertes par l'oiseau. Le mâle seul construit le nid entremêlant ces matériaux souples jusqu'à former une boule solide et régulière, verte d'abord puis qui jaunit en séchant. La femelle garnit l'intérieur d'herbes fines et de plumes. Les nids sont établis en petites colonies de 20 à 60 sur de grands arbres et sont d'autant plus visibles que les oiseaux dégarnissent complètement les branches porteuses. 2 ou 3 oeufs blancs ou bleuâtre plus ou moins tachés de brun pâle.
Le Bellier est implanté dans toute l'île à proximité des activités humaines. C'est un familier des villages et des cultures essentiellement sur le littoral et dans la zone des savanes et des plantations de canne. Ses effectifs totaux à la Réunion ont été estimés à 8000 individus.
Oiseau originaire d'Afrique du sud, il a été introduit à La Réunion vers 1880. Il provoque dans son habitat d'origine d'importants dégâts dans les cultures de riz, de mil et de maïs.
Pour les courageux qui sont arrivés jusqu'ici : le lever de lune d'avant-hier
