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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 06:35

Je veux dire mon émotion devant les photos de Willy Ronis (Hôtel de la Monnaie) et d'Irving Penn (Fondation Cartier-Bresson) fin juillet mais les albums confiés à Laposte il y a plus d'un mois n'arrivant pas, nous allons devoir nous contenter de photos de prospectus pour ne pas attendre davantage. Le tarif d'un colis de 30 kgs a doublé le 1er juillet, le temps d'acheminement aussi.

 

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La photo est une aventure. Entre Olivier Mériel (plaques argentiques, temps de pose démesurés) et certains accros de Photoshop pro, le fossé se creuse. Comme l'animation d'un atelier photo m'a conduit à des questions déontologiques (non limitées à celles des droits), et comme mes élèves vont continuer à prendre des photos, j'en reparlerai. En attendant, je me permets de copier-coller l'essentiel d'un article du Monde de ce matin car il pose un grand nombre des questions nouvelles et essentielles que tout le monde a découvertes ces dernières années. Après Arles, Perpignan essaiera d'y répondre.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/08/28/photoshop-seme-la-zizanie-dans-la-photo-de-presse_1403881_3246.html

Photoshop sème la zizanie dans la photo de presse
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 15:47

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Antsirabé, capitale des pousse-pousse mais aussi très grande ville, avec gare et thermes. Ville très animée où j'ai failli travailler et où j'ai rencontré un grand nombre de personnes chaleureuses et courageuses : à l'Essva, à la prison, au centre culturel st-paul, à l'école primaire publique etc. Cet article tout en photos (prises le 16 mars dernier) sur un aspect artisanal sera donc suivi d'autres : patience, mora mora. Antsirabé c'est vraiment la ville où j'ai eu le plus froid (en-dessous de zéro). C'est aussi là que j'ai vu des automobiles Karenjy fabriquées à Madagascar ( à Fianarantsoa) : logo = un zébu.

 

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photo : Le Monde

http://madagascar.blog.lemonde.fr/ (blog très intéressant)

 

Le problème entre Fianarantsoa et Tana depuis quelques années, c'est celui des dahalo (bandits). J'ai déjà plusieurs amies qui se sont fait cambrioler ou dont le taxi-brousse a été attaqué, à la hache ou à la kalashnikoff (chauffeur tué il y a 15 jours). Les taxi-brousse roulent en convoi (à 10 voire 50) mais il suffit que l'un d'eux s'attarde ou prenne de l'avance. En aucun cas je ne prendrai un taxi-brousse la nuit sur cette route.
Si le cuivre s'éveille clairon, il n'y a rien de sa faute. Mais si la corne de zébu s'éveille oiseau ou bijou, c'est bien grâce au talent des 6 frères de l'atelier d'Antsirabé.  
En 20 minutes, une corne de zébu subit des opérations de chauffage, frappe, sciage, taille, meulage, ponçage et polissage avec dextérité, art et goût. Prestidigitation.
tiens, à propos, bon anniversaire Claudine (demain)

 

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BONUS

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marchands de cordages

 

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la fabrication des bonbons Marcel

 

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découpage des fûts de 200 litres

 

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soudure

 

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vente de sacs

 

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petite quincaillerie

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 19:59

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la plupart des rényonés montent et descendent chaque jour des centaines de mètres

on habite et on travaille rarement à la même altitude, on va dans les hauts ou dans les bas, on ne traverse aucune plaine

il est d'ailleurs impossible médicalement de cumuler le même jour des vols en parapente et de la plongée, voire un vol international

Avant-hier, je suis redescendu à pied de Trois-Bassins (780 mètres) où j'avais laissé ma voiture pour réparation jusqu'à la Casa Azul où j'habite (500 mètres). La coupe de la canne vient de commencer. Mon regard s'est donc naturellement posé sur les plumeaux si doux que les sabres vont trancher, vers le haut, l'azur, le soleil, le vent ... et les ailes d'Icare. Mon trajet est en effet survolé sans cesse par les parapentes qui s'élancent de la Chaloupe (800 mètres).

Le vent dans les hampes et les plumeaux des cannes, le vent dans les parapentes, le vent là-haut pour faire planer les papangues.

 

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qu'est-ce qui est le plus doux ?

la caresse du vent sur le visage du parapentiste ? celle du pinceau ou du fusain tentant de saisir le velouté du plumeau de canne balancé sur du canson ?

dans tous les cas, il faut monter

c'est dans les hauts que ça se passe

oser l'objectif Soleil

repeindre des tournesols après Vincent

défier la gravité

choisir l'apesanteur

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 19:49

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Cet article est dédié à Philippe Malherbe, mon ami décédé le 24 novembre dernier le jour de ses 51 ans. Toi qui t'étais fait tatouer une tortue sur le bras, tu aurais aimé l'expo Mada/Nova que j'ai vue ce matin.

Depuis le 15 juin, se tient à Kelonia, à St-Leu, une expo sur les tortues marines, en particulier celles qui pondent à Juan de Nova.

Mada/Nova est le nom d’une mission scientifique pluridisciplinaire qui va conduire des chercheurs réunionnais jusqu’à l’île Juan de Nova en longeant la côte malgache depuis Nosy Be. L’objectif est de compléter l’inventaire de la biodiversité de Juan de Nova. Kélonia et Ifremer vont réaliser des prélèvements pour l’étude de la génétique des tortues marines du Sud-Ouest de l’océan Indien. L’équipe du Muséum d’Histoire Naturelle de Saint-Denis va se concentrer sur l’étude des insectes, et profiter de la présence du Centre Multimédia de l’Université de La Réunion pour présenter les vestiges de l’exploitation passée de Juan de Nova.

http://wwz.ifremer.fr/lareunion/les_projets/tortues_marines/migration_des_tortues_marines

Dynamique Migratoire des Tortues marines nidifiant dans les Îles françaises de l'océan Indien - Contribution à la finalisation des recommandations scientifiques pour la mise en place d'un plan de conservation : projets DYMITILE et SWIOFP-C5

 

En 1973, une station météo permanente est installée. L'année suivante, un détachement militaire vient compléter la présence française sur l'île. Cela permet l'entretien de la piste d'aviation et d'une partie des infrastructures. L'arrêt de l'exploitation permet à l'île de retrouver peu à peu son aspect sauvage. La végétation envahit les vergers, les potagers, les pintades se dispersent dans la savane. A la saison de la reproduction, chaque soir, le ciel s'obscurcit d'un nuage bruyant de centaines de milliers de sternes. Sur les récifs et les plages, les carcasses des navires échoués se disloquent sous l'assaut répété de la houle et des vents.

 

Systématiquement chassées pour leur viande et leurs oeufs afin de nourrir les ouvriers et leurs maîtres, les tortues qui avaient pratiquement disparu, refont leur apparition sur les plages. La nuit, les tortues vertes (Chelonia mydas) se hissent lentement jusqu'au sommet des plages pour y déposer leurs oeufs dans le sable.

 

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Plus légères, les tortues imbriquées (Eret mochelys imbricata) choisissent parfois de monter pondre en plein jour. Les oeufs resteront protégés dans le sable plusieurs jours avant que les bébés tortues ne déchirent la coquille souple et n'entament leur remontée vers la surface, puis leur course effrenée vers le large.

 

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Quelques années plus tard, les jeunes tortues reviennent, au rythme des marées, dormir, dans les zones peu profondes du lagon à l'abri des requins.

 

En 1501, le Capitaine Juan de Nova, Hidalgo de Galice au service du roi du Portugal Manuel 1er le Grand, découvre l'île, alors inconue, à laquelle il donne son nom. Simple lieu d'escale ou refuge de pirates, l'île jugée peu intéressante était cependant régulièrement visitée par les malgaches qui venaient y pêcher et prélever des tortues marines. Elle sera cependant rattachée à l'empire colonial français en 1897. Vers 1900, un bail est accordé à un français pour une durée de 20 ans, mais il restera jusqu'à la déclaration de la guerre en 1939. L'exploitation du guano, du phosphate et du coprah débute et va laisser une empreinte encore visible sur l'île. Au début du XXè siècle, la cocoteraie produisait 12 tonnes de coprah par an.

 

Après une semaine de cabotage et 20h de mer, les scientifiques voient enfin Juan de Nova se dessiner sur l'horizon. Située dans le canal du Mozambique, à environ 150 km des côtes ouest de Madagascar, l'île fait partie des Eparses au même titre que Europa, Bassas da India, Glorieuses et Tromelin. Gérés par les Terres Australes et Antarctiques Françaises, ces espaces sont classés en réserve naturelle, réglementant ainsi la pêche et le séjour des personnes sur ces îles. Un détachement militaire et un gendarme assurent une présence permanente sur l'île, l'entretien des installations et le contrôle de la réglementation. La faible présence humaine fait de ces îles des milieux de référence pour les études scientifiques.

 

L'île en forme d'enclume mesure 6 km de long. Son rivage est constitué presque exclusivement de plages de sable blanc d'une grande finesse. Un vaste lagon et une barrière de corail protègent l'île de la houle et des vents du Sud. Le centre de l'île est en grande partie planté de filaos, tandis que sur les pointes Est et Ouest une végétation basse de veloutiers accueille une importante colonie de sternes.

 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 19:38

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Nom d'un chien! Le Musée de la Chasse et de la Nature à Paris présente une étonnante galerie de portraits canins réalisée par Antoine Schneck. Jusqu’au 26 septembre.

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Musée de la Chasse et de la Nature
Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris

Le photographe Antoine Schneck constitue une sorte de panorama de la France contemporaine avec sa galerie de portraits. Portraits très particuliers puisqu’il s’agit ici de chiens : ses soixante chiens, dont un chat, appartiennent à des personnalités du monde de la politique, de la culture, de l’information ou des affaires qui ont accepté de laisser poser leur animal de compagnie. Les portraits sont strictement exécutés sur le même modèle : cadrage réduit au « visage » de l’animal, modèle photographié de face et sur fond noir, tirage de 100 cm par 100 cm. Au lieu de représenter tout le corps du chien comme on le fait habituellement, Antoine Schneck se concentre sur sa tête et son regard. S’il choisit d’appliquer un mode de représentation traditionnellement réservé aux portraits des humains, c’est pour mieux exprimer la « psychologie » de l’animal.

Au Musée de la Chasse et de la Nature, la série des portraits se prête à une installation d’un effet particulièrement efficace : disposés sur trois registres superposés, ces immenses photographies d’animaux saturent complètement les murs de la salle d’exposition temporaire. La dimension des tirages, leur extrême précision, donnent à l’ensemble un caractère spectaculaire et presque inquiétant : le visiteur se trouve en situation d’infériorité face à ces bêtes colossales, présentées dans l’attitude dominante habituellement réservés aux hommes de pouvoir. Sont-ils devenus les maîtres du monde? En tout cas, ils forment une meute potentiellement dangereuse.

Cette galerie de chiens d’illustres se prête toutefois à un jeu sans danger, puisque le visiteur peut à sa guise, ramener le chien à son maître. C'est-à-dire, tenter d’identifier le compagnon du modèle canin…

 

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attention le petit oiseau va sortir, hein Caramel

 

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jusqu'à une époque récente, La Réunion était parcourue de nombreuses hordes de bonchiens errants

les services municipaux ont sévèrement réduit leur nombre mais il en reste, la preuve ; ici, à Terre sainte (mars 2010)

 

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ce petit moumoute, qui s'appelle Lulu, est en pension chez moi depuis 15 jours ; en principe je le mets dans l'avion pour Tana lundi prochain

mais sa vie est déjà un roman, arrivera-t-il vraiment chez lui à Manakara mardi prochain ?  y retrouvera-t-il son frère Mimi (habitué aux vols entre l'Europe et l'océan indien) ?

Lulu aura droit à un petit Calmivet caché dans un vache qui rit lundi avant d'aller chez le vétérinaire : pas question de griffer alors qu'on délivrera seulement un Certificat de bonne santé pour ce petit moumoute.

 

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Moumie, appelée aussi "La petite moumoute" en a marre d'attendre John et s'entraîne pour l'accueillir

 

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Caresse, qui habite Amiens, sait ce que se faire caresser veut dire ; chez les moumoutes ; parce que chez les êtres humains, c'est rarement désintéressé

 

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Fleur est un moumoute de Mona (elle en a un autre qui s'appelle Tikok)

 

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elle en a un autre qui s'appelle Victor et qui mange de l'herbe (qu'on peut prendre au flash car il n'est pas blanc et n'a pas les yeux rouges)

Les 3 vivaient avec Alice (in wonderland) et ont décidé un jour de venir vivre avec Mona.

 

Le texte qui suit est une préface que m’avait demandée la directrice de la collection des Abrégés de l’Ecole des loisirs il y a 4 ou 5 ans. Comme elle n’a pas été publiée, j’ai été accusé de crime contre Balzac par des gens qui connaissent son œuvre moins bien que moi, mais peu importe.

 

L’opération sournoise d’effacement et d’escamotage à laquelle se livre celui qui abrège un classique se justifie pleinement pour les collégiens rebutés par l’œuvre intégrale mais non par sa version abrégée. Pour ceux-là, affirmer « Le Père Goriot en version intégrale sinon rien » c’est ériger devant eux une barrière infranchissable. L’abrégé est une solution d’attente qui laisse intacte la possibilité de lecture de l’œuvre intégrale en la différant. C’est une approche apéritive.

La pratique de l’abrégé a un autre intérêt dissimulé : celui de faire ressortir des réseaux de métaphores ou de comparaisons insistantes. Confronté à des deuils incessants, celui qui a choisi cette gageure de se priver de mots voire de phrases entières du Père Goriot se demande s’il peut toucher à ce qui fait par exemple de Jean-Joachim Goriot un chien. Cet animal, convoqué à propos de Rastignac, de Vautrin, de de Marsay traité de mauvais chien, de Poiret, des physiognomonistes, est le plus souvent employé à propos de Goriot :

« J'aime les chevaux qui les traînent, et je voudrais être le petit chien qu'elles ont sur leurs genoux. »

« Le père Goriot saisit cette parole au vol comme un chien saisit un mouvement de son maître. »

« - Vieil égoïste! s'écria madame Vauquer, va, je te souhaite de mourir comme un chien. »

L’intéressé assume complètement ce déclassement vers la servilité :

« Ah! tu t'es fait des rentes viagères, vieux scélérat, et tu avais des filles! Mais tu ne les aimes donc pas? Crève, crève comme un chien que tu es! Oui, je suis au-dessous d'un chien, un chien ne se conduirait pas ainsi! »

« Hé, Nasie! hé, Delphine! venez à votre père qui a été si bon pour vous et qui souffre! Rien, personne. Mourrai-je donc comme un chien? »

Du Goriorama du peintre aux déformations que la duchesse de Langeais lui inflige (Foriot, Loriot, Moriot, Doriot),

le patronyme du personnage est très plastique. Il est aussi un paronyme de corniaud, ce chien méprisé par excellence.

C’est cette saveur que l’« abrégeur », comme un jardinier qui taille ses arbres, apprend à conserver. C’est pour cette raison que la réduction peut devenir l’objet d’exercices et d’une réflexion en classe. La confrontation d’un extrait du roman intégral et du passage correspondant de l’abrégé permet d’expliciter et de classer les choix. Le travail d’écriture de Balzac s’en trouve d’autant mieux mis en valeur.

 

« Barlen Pyamootoo (Revue mauricienne L'Atelier d'écriture) disait quelque part que pour devenir un écrivain à succés, il a eu « une chance de chien ». Mme Lolo, elle, a eu une vie de chien errant »

 

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Philippon avant

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Philippon avec fraise Renaissance

 

P8253692 (Large)Philippon aujourd'hui, mieux que Van Gogh : deux oreilles coupées

quelle classe, quel chic

 

Terminons (pour cette fois) avec l'ascenseur pour moumoute 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 18:25

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allez, un peu de nostalgie

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la pêche et l'agriculture étaient à l'honneur

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 10:30

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La Terre Adélie, le district le moins accessible puisque ouvert au transport seulement 4 mois par an. Photo Samuel Blanc - Taaf  JIR/Clicanoo 24 août 2010

 

Le Marion-Dufresne est parti samedi dernier vers la Terre Adélie. A bord, une certaine Soorie à qui nous allons souvent penser (as-tu emporté un appareil-photo mécanique ?)

Merci au JIR/Clicanoo de nous en dire un peu plus sur cette mission ci-dessous.

A bord aussi, une trentaine de cartes postales que j'ai portées aux TAAF à Saint-Pierre début août pour certain(e)s d'entre vous afin de ravir les philatélistes Mais n'attendez rien avant octobre ou novembre.

Je récidiverai l'an prochain avec les timbres des îles éparses ci-joint. Peut-être même sur place si j'ai réussi à économiser et à partir moi aussi.

 

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"Sous-préfets" des antipodes
Trois des quatre nouveaux chefs de districts des Terres australes ont pris la mer hier après-midi à bord du Marion Dusfrene. A la fois maires, sous-préfets et policiers, ils veilleront une année durant sur ces possessions françaises des antipodes.

Fièvre des grands jours hier matin sur le quai n°8 du port ouest pour les derniers préparatifs avant la traditionnelle rotation hivernale du Marion Dusfrene. Chaque année au mois d’août, le bateau logistique et scientifique de l’Institut polaire achemine les nouvelles vigies de la France sur les îles et terres australes. Techniciens, administratifs, et surtout chefs de districts partent relever les équipes précédentes et prennent leurs quartiers pour une année. Pour l’exercice 2010-2011, deux hommes et deux femmes ont été sélectionnés pour prendre 12 mois durant la charge d’un territoire. Ainsi, Marianne-Frédérique Pussiau, cadre de l’administration centrale veillera sur le district de Crozet. Marc Bertrand, ancien militaire et chef d’entreprise prendra lui les commandes de Kerguelen. Gestionnaire hospitalier à la Réunion, Jean-Louis Carré s’occupera pour sa part d’Amsterdam. Tous trois sont déjà en route vers leurs affectation. Marion François, ingénieure dans le secteur de l’énergie, devra elle attendre le mois de novembre pour prendre le cap de la Terre Adélie, via la Tasmanie, hiver austral oblige.

Multifonctions

Une lourde tâche attend donc ces quatre "sous-préfets atypiques", selon l’expression de Rollon Mouchel-Blaisot, le préfet des Taaf. Chacun sera sur son district le chef de l’administration locale, garant de l’action de l’Etat et de la souveraineté française. Rien de moins. Une fonction officielle qui se traduira de multiples façons. Un chef de district est aussi bien responsable de l’exécution des programmes scientifiques que de l’entretien du matériel des bases. Officier de police judiciaire, il est également responsable de l’ordre public et signe en outre, en tant qu’officier de l’état civil, les éventuels actes de mariage ou de décès. Véritables chefs d’orchestre de la vie communautaire sur ces territoires isolés, les quatre candidats à l’aventure australe composeront avec quelques dizaines de résidents seulement, employés de bases, scientifiques et quelques rares touristes. Cette année, Rollon Mouchel-Blaisot a d’ailleurs considérablement alourdi la charge de travail de ses représentants. La formation de quelques semaines dispensée à la Réunion et à Paris a intégré pour la première fois une forte sensibilisation aux enjeux de la réserve naturelle nationale des Taaf. Le plan de gestion de ce plus grand territoire protégé d’Europe (voir par ailleurs) devrait être présenté en fin d’année au ministère de l’écologie. Mais les quatre chefs de district devront d’ores et déjà veiller à la protection de ces écosystèmes uniques au monde.

Joies et peines de l’isolement

Quelques heures avant le départ, l’heure était donc hier aux derniers conseils du préfet à ses représentants. Ses quatre recrues ne cachaient pas leur joie et leur impatience, balayant d’un revers de main l’angoisse de l’isolement et de la solitude. "Quand on est candidat, on a le temps de s’y préparer longuement. J’aurai peut être une appréhension en descendant du bateau, pour un an ferme... Mais c’est une expérience unique..." relativisait hier la nouvelle chef de Crozet. Appuyée par son homologue de Kerguelen. "Avec le téléphone, le mail, le fax, c’est un isolement relatif. Et puis l’insularité, c’est ce qu’on vient chercher". En fin connaisseur de ces rotations annuelles, Rollon Mouchel-Blaisot a tempéré l’enthousiasme de ses troupes. "J’ai le souvenir qu’en repartant de la Terre Adélie, on voyait ceux qui restaient fixer le bateau jusqu’à ce qu’ils disparaisse. Vous verrez, vous aussi, quand vous serez sur votre base, vous regardez le bateau jusqu’à ce qu’il passe la ligne d’horizon" leur a prédit le préfet. Ils auront brièvement le loisir d’en débattre avec leurs prédécesseurs, qui, eux, seront de retour à la Réunion dans 26 jours exactement.

Romain Latournerie

Bientôt des résidences d’artistes

A l’image de Jean-Paul Kauffman, auteur de L’Arche des Kerguelen, d’autres écrivains pourraient bientôt poser leurs valises dans les Taaf. Rollon Mouchel-Blaisot a dévoilé hier l’avancée de discussions avec son ministère de tutelle et la Drac de la Réunion pour mettre en place des résidences d’artistes dans les bases françaises australes. "Nous souhaitons développer des résidences littéraires, plastiques et visuelles. Je dois rencontrer prochainement les peintres et les écrivains de la marine" a expliqué le préfet. Son directeur de cabinet précisant qu’une forte demande provenait notamment des écrivains étrangers francophones.

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 14:57

 

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11è division, Père Lachaise, concession n°278

Evariste Parny, mort le 5 décembre 1814

stèle "élevée par sa malheureuse veuve, ses parens et ses amis les plus intimes"

Les amis en question sont le maréchal Macdonald et le comte Français de Nantes.

Aujourd'hui, la ville de Paris est censée entretenir la tombe d'Evariste.

Les douze étoiles ont-elles un sens symbolique maçonnique ?

Tout près, se trouve la tombe de Grâce Vally, son épouse : concession n°7 P de 1816, 11è division, 11è ligne face à la 10è division, 13è tombe à partir de la 13è division. J'espère poster la photo début novembre.

 

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Autre promesse que je vous avais faite et qu'il est grand temps que je tienne : des photos de la partition que les Chansons madécasses ont inspiré à Maurice Ravel et d'une édition des Elégies illustrées d'après Fragonard.

 

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Le 20 septembre 2009, dans un article intitulé "timbres", j'ai copié-collé ici deux articles du JIR/Clicanoo annonçant la diffusion de 10 timbres régionaux célébrant La Réunion et évoquant la passion philatélique de Jean-Yves Vacher-Chicane. Je l'ai rencontré avant-hier car lui qui est Président de l'Association Philatélique de l'Océan indien sait mieux qu'un autre comment s'y prendre pour qu'un dossier déposé au Service national du timbre-poste ait quelque chance de trouver une issue favorable. Bref, comment faire pour qu'Evariste ait droit un jour à un timbre comme Roland Garros, Juliette Dodu ou Leconte de Lisle. N'hésitez pas à proposer des idées de maquettes (A4) en commentaire. Pour coincider avec le 260è anniversaire de la naissance (6 févier 2013), il faut boucler le dossier en janvier prochain. Si on vise le bicentenaire de sa mort (5 décembre 2014), on a un peu plus de temps.

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 20:05

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mon arrière-grand père était charpentier naval à Rochefort sur mer

peut-être est-ce la raison pour laquelle j'aime le travail du bois

du moins je suis sûr de proposer la sculpture sur bois dans mes cours prochainement

cette barque photographiée à Ramena il y a 3 jours est faite de mangrove (bois clair) et d'antaloch (rouge)

elle recevra sa voile triangulaire dans quelques jours (les pirogues à balancier ne sont pas forcément voilées)

 

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le moyen de transport malgache dominant reste la marche à pied

et les petits babas en profitent tellement, que maman a souvent une scoliose à l'âge adulte

 

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ce type de chariot est courant à Mada : suspension sur l'essieu arrière, roues avant directionnelles

comme j'ai récemment fait remplacer les roulements à billes usagés de ma Ford Focus, j'ai apporté il y a 3 jours avec moi à Mada les roulements usés et ils ont aussitôt équipé un chariot qui n'attendait que cela

 

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à Diego-Suarez, 9 voitures sur 10 sont des 4L

j'ai possédé une 4L de 1977 à 1987 : boucle, retour aux sources, der Mythos der ewigen Wiederkehr
 (Also sprach Zaratustra)

 

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Diego (Antsiranana) - Tana, c'est 1100 kms par la route : 24h au mieux, lorsque le taxi-brousse ne tombe pas en panne et que la piste est sèche, sinon ça peut prendre 3 ou 4 jours, et, surtout entre Tana et Tulear, une attaque par des bandits est possible, même en roulant en convoi

alors, dans ces conditions, l'ATR 42 c'est cher, mais sûr et rapide 

reconnaissons qu'un retard d'une heure ou deux, c'est pratiquement la règle

encore que le 13 août, entre Diego et Tana, j'ai eu droit à un décollage en avance d'un quart d'heure !

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 08:57

 

 

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En 1969 (à 19 ans), j'ai suivi un stage de poterie et d'émaux qui m'a laissé un souvenir de jubilations : colombins, barbotine, biscuit et engobe n'ont plus eu de secrets. Quarante ans après, il ne me reste plus que quelques objets émaillés, les autres ont disparu, mais l'émotion qui préside à l'ouverture du four est restée.
En me rendant à l'expo "Emaux atmosphériques" au musée de la céramique de Rouen, il y a huit jours, je me doutais que je faisais le bon choix. Ce fut un émerveillement.
130 céramiques, accompagnées d'aquarelles et de dessins préparatoires, sont exposées sur quatre salles du musée pour illustrer les relations entre l'impressionnisme et les arts décoratifs.
Comment une céramique peut-elle être impressionniste ? Réalisées dans le dernier tiers du XIXe siècle par des peintres côtoyant les milieux impressionnistes, certaines de ces pièces offrent une saisissante transposition de la technique picturale impressionniste grâce au chatoiement des oxydes colorés, de la brillance de l'émail et des effets de la lumière.
Explications du musée :
"En 1872, Charles Haviland ouvre un atelier de céramique expérimentale à Paris, rue d'Auteuil. Soucieux de moderniser la production des porcelaines de la manufacture Haviland de Limoges, il confie la direction de l'atelier parisien à Félix Bracquemond, graveur et peintre impressionniste, introducteur du japonisme en France. Celui-ci refuse de faire appel à des céramistes de métier et s'adresse à des peintres issus des cercles impressionnistes pour réaliser de véritables peintures sur faïence et produire des œuvres d'art uniques. Félix Bracquemond introduit la technique du décor à la barbotine mise au point par Ernest Chaplet à la manufacture Laurin de Bourg-la-Reine. Grâce à cette innovation, de l'argile liquide colorée appliquée sur la terre cuite au pinceau, le peintre peut, comme sur une toile, diviser sa touche en empâtements colorés. Il dispose ainsi d'une grande liberté d'exécution pour capter le mouvement fugitif, suggérer les effets atmosphériques, traduire les effets de la lumière sur les couleurs et les formes. Les décors privilégiés de ces céramiques, les fleurs et les paysages, se déploient sur toute la surface des pièces qui arborent des formes nouvelles, parfois extravagantes, s'inspirant des céramiques de l'Extrême-Orient.
De 1872 à 1881, l'atelier d'Auteuil de la manufacture Haviland entraîne ainsi une véritable révolution dans l'art céramique et un réel engouement qui aura gagné pendant cette décennie d'autres faïenciers français. Les ateliers de Bourg-la-Reine, Montigny-sur-Loing, Gien et Bourron-Marlotte se spécialisent ainsi dans la technique de la peinture de la barbotine sur terre cuite et font perdurer, jusqu'au début des années 1900 la mode de ces « émaux atmosphériques»".

 

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deux hirondelles et des fleurs (décor de Léon Parisot)

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bord de mer et pommier en fleur (décors de Félix Bracquemont)

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carreaux ; neuf esquisses de paysages ; vers 1878

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un oiseau sur une branche fleurie

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vase gourde ; héron

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vase couvert ; roses

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Vase ; roses

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les petites aulnes (décor de Dominique Grenet)

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paysage avec ville à l'arrière-plan

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Bord de rivière

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Cache-pot ; rosacées

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Jardinière ; décor de Jean-Paul Aubé

 

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