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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 18:45
ce blog fuit la polémique, mais parfois je ferai exception
avec ce billet, je ne vais pas me faire des amis, mais j'assume
la curiosité et le plaisir intellectuels ayant incontestablement joué un grand rôle dans mon parcours, j'ai été assez tôt, disons dès 1977, alerté par une représentation qu'on me pressait d'adopter : l'universitaire, ce paresseux cantonné à des recherches inutiles (comprendre : "pendant que Louvrier est exploité")
Comme il se trouve que je ne suis pas universitaire, mais que j'ai été chargé de cours à l'Université de Nantes 10 ans (ça va continuer dès le mois prochain à l'Université de St-Denis), j'ai eu l'occasion de vérifier que les universitaires qui glandent sont une infime minorité. Le genre de déclaration qui provoque un tollé en lycée, et encore plus en collège. Comme j'ai lu Voltaire, je sais ce que cache la haine des intellectuels et je sais la nécessité de les défendre.
Je suis d'accord avec Pierre Jourde (dont j'ai lu la plupart des bouquins) lorsqu'il écrit : "Rien de plus facile que de dénoncer les intellectuels comme des privilégiés et de les livrer à la vindicte des braves travailleurs, indignés qu'on puisse n'enseigner que 7 heures par semaine". Il ne faut pas se tromper de combat.

http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090210/10490/universite-les-faineants-et-les-mauvais-chercheurs-au-travail
Par Pierre Jourde (Écrivain)

Une poignée de mandarins nantis qui ne fichent rien de leurs journées et refusent d'être évalués sur leur travail, manifeste contre la réforme Pécresse pour défendre des privilèges corporatistes et une conception rétrograde de l'université. Au travail, fainéants!


L'ignorance et les préjugés sont tels que c'est à peu près l'image que certains journalistes donnent du mouvement des chercheurs, des universitaires et des étudiants qui se développe dans toute la France. Au Monde, Catherine Rollot se contente de faire du décalque de la communication ministérielle, en toute méconnaissance de cause. Le lundi 9 février, Sylvie Pierre-Brossolette, sur l'antenne de France Info, défendait l'idée brillante selon laquelle, comme un chercheur ne produit plus grand-chose d'intéressant après quarante ans («c'est génétique»!), on pourrait lui coller beaucoup plus d'heures d'enseignement, histoire qu'il se rende utile.


Il aurait fallu mettre Pasteur un peu plus souvent devant les étudiants, ça lui aurait évité de nous casser les pieds, à 63 ans, avec sa découverte du virus de la rage. Planck, les quantas à 41 ans, un peu juste, mon garçon! Darwin a publié L'Evolution des espèces à 50 ans, et Foucault La Volonté de savoir au même âge. Ce sont des livres génétiquement nuls. Aujourd'hui, on enverrait leurs auteurs alphabétiser les étudiants de première année, avec de grosses potées d'heures de cours, pour cause de rythme de publication insuffisant. Au charbon, papy Einstein! Et puis comme ça, on économise sur les heures supplémentaires, il n'y a pas de petits profits.

Mais que Sylvie Pierre-Brossolette se rassure: le déluge de réformes et de tâches administratives est tel que son vœu est déjà presque réalisé. On fait tout ce qu'il faut pour étouffer la recherche. Les chercheurs et les enseignants-chercheurs passent plus de temps dans la paperasse que dans la recherche et l'enseignement. Ils rédigent les projets de recherche qu'ils auraient le temps de réaliser s'ils n'étaient pas si occupés à rédiger leurs projets de recherche. La réforme Pécresse ne fera qu'accroître cela.


Les journalistes sont-ils suffisamment évalués au regard de leurs compétences et de leur sérieux? Est-ce que c'est génétique, de dire des bêtises sur les antennes du service public?

On enrage de cette ignorance persistante que l'on entretient sciemment, dans le public, sur ce que sont réellement la vie et le travail d'un universitaire. Rien de plus facile que de dénoncer les intellectuels comme des privilégiés et de les livrer à la vindicte des braves travailleurs, indignés qu'on puisse n'enseigner que 7 heures par semaine. Finissons-en avec ce ramassis de légendes populistes. Un pays qui méprise et maltraite à ce point ses intellectuels est mal parti.

La réforme Pécresse est fondée là-dessus: il y a des universitaires qui ne travaillent pas assez, il faut trouver le moyen de les rendre plus performants, par exemple en augmentant leurs heures d'enseignement s'ils ne publient pas assez. Il est temps de mettre les choses au point, l'entassement de stupidités finit par ne plus être tolérable.

a) l'universitaire ne travaille pas assez

En fait, un universitaire moyen travaille beaucoup trop. Il exerce trois métiers, enseignant, administrateur et chercheur. Autant dire qu'il n'est pas aux 35 heures, ni aux 40, ni aux 50. Donnons une idée rapide de la variété de ses tâches: cours. Préparation des cours. Examens. Correction des copies (par centaines). Direction de mémoires ou de thèses. Lectures de ces mémoires (en sciences humaines, une thèse, c'est entre 300 et 1000 pages). Rapports. Soutenances. Jurys d'examens. Réception et suivi des étudiants. Elaboration des maquettes d'enseignement. Cooptation et évaluation des collègues (dossiers, rapports, réunions). Direction d'année, de département, d'UFR le cas échéant. Réunions de toutes ces instances. Conseils d'UFR, conseils scientifiques, réunions de CEVU, rapports et réunions du CNU et du CNRS, animations et réunions de centres et de laboratoires de recherche, et d'une quantité de conseils, d'instituts et de machins divers.


Et puis, la recherche. Pendant les loisirs, s'il en reste. Là, c'est virtuellement infini: lectures innombrables, rédaction d'articles, de livres, de comptes rendus, direction de revues, de collections, conférences, colloques en France et à l'étranger. Quelle bande de fainéants, en effet. Certains cherchent un peu moins que les autres, et on s'étonne? Contrôlons mieux ces tire-au-flanc, c'est une excellente idée. Il y a une autre hypothèse: et si, pour changer, on fichait la paix aux chercheurs, est-ce qu'ils ne chercheraient pas plus? Depuis des lustres, la cadence infernale des réformes multiplie leurs tâches. Après quoi, on les accuse de ne pas chercher assez. C'est plutôt le fait qu'ils continuent à le faire, malgré les ministres successifs et leurs bonnes idées, malgré les humiliations et les obstacles en tous genres, qui devrait nous paraître étonnant.

Nicolas Sarkozy, dans son discours du 22 janvier, parle de recherche «médiocre» en France. Elle est tellement médiocre que les publications scientifiques françaises sont classées au 5e rang mondial, alors que la France se situe au 18e rang pour le financement de la recherche. Dans ces conditions, les chercheurs français sont des héros. Les voilà évalués, merci. Accessoirement, condamnons le président de la république à vingt ans de travaux forcés dans des campus pisseux, des locaux répugnants et sous-équipés, des facs, comme la Sorbonne, sans bureaux pour les professeurs, même pas équipées de toilettes dignes de ce nom.

b) l'universitaire n'est pas évalué

Pour mieux comprendre à quel point un universitaire n'est pas évalué, prenons le cas exemplaire (quoique fictif) de Mme B. Elle représente le parcours courant d'un professeur des universités aujourd'hui. L'auteur de cet article sait de quoi il parle. Elle est née en 1960. Elle habite Montpellier. Après plusieurs années d'études, mettons d'histoire, elle passe l'agrégation. Travail énorme, pour un très faible pourcentage d'admis. Elle s'y reprend à deux fois, elle est enfin reçue, elle a 25 ans. Elle est nommée dans un collège «sensible» du Havre. Comme elle est mariée à J, informaticien à Montpellier, elle fait le chemin toutes les semaines. Elle prépare sa thèse. Gros travail, elle s'y consacre la nuit et les week-ends. J. trouve enfin un poste au Havre, ils déménagent.


A 32 ans, elle soutient sa thèse. Il lui faut la mention maximale pour espérer entrer à l'université. Elle l'obtient. Elle doit ensuite se faire qualifier par le Conseil National des Universités. Une fois cette évaluation effectuée, elle présente son dossier dans les universités où un poste est disponible dans sa spécialité. Soit il n'y en a pas (les facs ne recrutent presque plus), soit il y a quarante candidats par poste. Quatre années de suite, rien. Elle doit se faire requalifier. Enfin, à 37 ans, sur son dossier et ses publications, elle est élue maître de conférences à l'université de Clermont-Ferrand, contre 34 candidats. C'est une évaluation, et terrible, 33 restent sur le carreau, avec leur agrégation et leur thèse sur les bras. Elle est heureuse, même si elle gagne un peu moins qu'avant. Environ 2000 Euros. Elle reprend le train toutes les semaines, ce qui est peu pratique pour l'éducation de ses enfants, et engloutit une partie de son salaire. Son mari trouve enfin un poste à Clermont, ils peuvent s'y installer et acheter un appartement. Mme B développe ses recherches sur l'histoire de la paysannerie française au XIXe siècle. Elle publie, donne des conférences, tout en assumant diverses responsabilités administratives qui l'occupent beaucoup.

Enfin, elle se décide, pour devenir professeur, à soutenir une habilitation à diriger des recherches, c'est-à-dire une deuxième thèse, plus une présentation générale de ses travaux de recherche. Elle y consacre ses loisirs, pendant des années. Heureusement, elle obtient six mois de congé pour recherches (sur évaluation, là encore). A 44 ans (génétiquement has been, donc) elle soutient son habilitation. Elle est à nouveau évaluée, et qualifiée, par le CNU. Elle se remet à chercher des postes, de professeur cette fois. N'en trouve pas. Est finalement élue (évaluation sur dossier), à 47 ans, à l'université de Créteil. A ce stade de sa carrière, elle gagne 3500 euros par mois.

Accaparée par les cours d'agrégation, l'élaboration des plans quadriennaux et la direction de thèses, et, il faut le dire, un peu épuisée, elle publie moins d'articles. Elle écrit, tout doucement, un gros ouvrage qu'il lui faudra des années pour achever. Mais ça n'est pas de la recherche visible. Pour obtenir une promotion, elle devra se soumettre à une nouvelle évaluation, qui risque d'être négative, surtout si le président de son université, à qui la réforme donne tous pouvoirs sur elle, veut favoriser d'autres chercheurs, pour des raisons de politique interne. Sa carrière va stagner.

Dans la réforme Pécresse, elle n'est plus une bonne chercheuse, il faut encore augmenter sa dose de cours, alors que son mari et ses enfants la voient à peine. (Par comparaison, un professeur italien donne deux fois moins d'heures de cours). Ou alors, il faudrait qu'elle publie à tour de bras des articles vides. Dans les repas de famille, son beau-frère, cadre commercial, qui gagne deux fois plus qu'elle avec dix fois moins d'études, se moque de ses sept heures d'enseignement hebdomadaires. Les profs, quels fainéants.

***

Personnellement, j'aurais une suggestion à l'adresse de Mme Pécresse de M. Sarkozy et accessoirement des journalistes qui parlent si légèrement de la recherche. Et si on fichait la paix à Mme B? Elle a énormément travaillé, et elle travaille encore. Elle forme des instituteurs, des professeurs, des journalistes, des fonctionnaires. Son travail de recherche permet de mieux comprendre l'évolution de la société française. Elle assure une certaine continuité intellectuelle et culturelle dans ce pays. Elle a été sans cesse évaluée. Elle gagne un salaire qui n'a aucun rapport avec ses hautes qualifications. Elle travaille dans des lieux sordides. Quand elle va faire une conférence, on met six mois à lui rembourser 100 euros de train. Et elle doit en outre subir les insultes du président de la république et le mépris d'une certaine presse. En bien, ça suffit. Voilà pourquoi les enseignants-chercheurs manifestent aujourd'hui.

P.J.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 14:21
l'éditorial du Monde daté d'hier, le fil info de Sobika au moment où j'écris et des articles parus aujourd'hui

photo : sobika (le samedi rouge)

Editorial

Cynisme mortel

LE MONDE | 09.02.09 | 14h00  •  Mis à jour le 09.02.09 | 14h00


L'un des pays les plus pauvres du monde est dans la tourmente : Madagascar. La Grande Ile n'en avait pas besoin. Lancé à l'assaut d'un pouvoir impopulaire mais élu, confronté à une baisse d'intensité de son mouvement, Andry Rajoelina, le maire de la capitale, Antananarivo, n'a trouvé qu'une issue : envoyer la foule de ses partisans à la mort. Vingt-huit d'entre eux ont payé de leur vie, samedi 7 février, le cynisme de cette stratégie du "casse-pipe". En incitant les manifestants, rassemblés pacifiquement le matin, à marcher ensuite sur le palais présidentiel, M. Rajoelina, autoproclamé "responsable suprême", a pratiqué une fuite en avant qui risque de rendre tout à fait incontrôlable une situation malgache déjà délétère.

Le maire, qui s'est gardé de participer au défilé, ne pouvait ignorer ce qui allait se passer lorsque la foule franchirait la "zone rouge" bordant le bâtiment présidentiel. Il savait que l'armée et la police étaient restées fidèles au président Marc Ravalomanana, et se souvenait que l'histoire malgache a été jalonnée de répressions aveugles. En 1991, le président Didier Ratsiraka avait fait tirer sur les "marcheurs de la liberté", causant des dizaines de morts dans des circonstances analogues.

Tirer sans sommation sur une foule désarmée pour protéger un bâtiment où le président n'était, semble-t-il, pas présent est évidemment inacceptable. Les innombrables chaussures et casquettes orange, la couleur des partisans du maire d'Antananarivo, qui jonchaient le parvis du palais présidentiel après la fusillade témoignent de la soudaineté de la répression et de la terrible panique qui a suivi. La décision du maire de forcer le destin est d'autant plus cynique qu'elle est intervenue à un moment où semblait s'ébaucher un dialogue. Le drame risque de rendre difficile toute discussion entre un pouvoir crispé et une opposition révoltée par le bain de sang. Il risque d'entraver l'ouverture d'un véritable débat sur les dérives d'un président-businessman qui confond le pays qu'il dirige avec les entreprises qu'il possède.

Alors que le maire parie sur un crescendo de violence, c'est une stratégie inverse qu'il faudrait s'attacher à défendre. La France, ancienne puissance coloniale, marche sur des œufs à Madagascar, mais elle a raison de prôner un "dialogue pacifique" qui pourrait s'amorcer avec l'arrivée sur la Grande Ile d'un représentant des Nations unies. Ces événements tragiques l'ont montré : Madagascar ne sortira pas de la crise sans une médiation internationale.

Fil Info 10 Février

12H35 : Michèle Ratsivalaka va autoriser la contre manifestation de Mercredi ( 11h à Mahamasina ). Pas de déclaration du PDS Guy Randrianarisoa
12H30 : 4 ministres annoncés par Monja Roindefo : - Ministre securité interieur General Rakotoharimihantaharizaka qui vient du corps de la police nationale -
- Ministre Decentralisation Amenagement et territoire, Mme Andrianiana Harivelo -
- Ministre Interieur et reforme administrative Mr Masimana Manantsoa qui est l'actuel Dir Cab du Ministere
Ministre Finance et Budget - Benja Razafimahaleo (frere de Herizo Razafimahaleo)
10H12 : Une contre Manifestation est prévue pour Samedi Mercredi 11 février à Mahamasina
10H11 : Monja Roindefo devrait annoncer les noms de son gouvernement Tgv ce jour
10H10 : L'Ile Maurice appelé à une action concertée de la communauté internationale pour résoudre la crise politique qui secoue Madagascar
10H00 : Le ministre des affaires étrangères de l'Ile Maurice à déclaré hier être contre une prise de pouvoir par des moyens antidémocratiques"

Fil info 09 Fev 2009 19H45 : les conditions d'un dialogue pour andry TGV sont un gouvernement de transition, une éléction anticipée et la poursuite en justice de Marc Ravalomanana.
19H35 : Une des victimes de samedi a été rapatriée à Tuléar et "exposé" lors d'un rassemblement de l'opposition
18H30 : Le Ministre de la coopération Alain Joyandet sera a Madagascar Mercredi accompagné d'une délégation de "haut niveau" de la commission de l'océan indien
18H20 : Andry Tgv proclame une grève générale a partir de demain.
18H00 : grève des transports jeudi à Tana selon le président des coopératives
17H50 : Le président a rencontrer le FFKM cet après midi.
16H30: L'Union Africaine va envoyer un émissaire Amarra Essy, à Madagascar
13H27 : M. Haile Mekeiros rencontrera Andry Rajoelina cet après midi
13H26 : Marc Ravalomanana accepte le role de facilitateur de l'émissaire de Nations Unies
13H20 : Marc Ravalomanana a recu l'émissaire de l'Onu ce matin à 10H30
13H04 : Avant sa nomination, le vice-amiral Ranaivoniarivo était le directeur de cabinet militaire auprès de la présidence malgache:
13h00 : Nouveau ministre de la Défense : le Vice amiral Mamy Ranaivoniarivo
11H47 : Les écoles francaises sont fermées jusqu'au 2 mars. Activité normale à Tana en dehors des zones à risque
11H30 : Le cortège se dirige vers la place du 13 mai
10H50 : La Ministre de la Défense a démissioné ce matin


Les Malgaches ne voient pas d'issue à la crise
LEMONDE.FR | 10.02.09 | 13h41  
  • Mis à jour le 10.02.09 |La fin de Tikoland ?
Le maire Rajoelina, fin communicateur, a su surfer grâce à son empire médiatique sur le mécontentement général de la population qui vit dans des conditions épouvantables. Ce n'était pas bien compliqué, au vue de la gestion du pays par le président,qui possède le quasi-monopole sur tous les produits alimentaires de base, entre autres. Il a pu s'exprimer alors que l'opposition avait été fermement muselée. Son objectif : prendre le pouvoir. Ses méthodes manquent certes de maturité mais il est prêt à tout. Il faut savoir que le régime en place a la main mise sur beaucoup de secteurs économiques : transports, BTP, médias, etc. Les Malgaches ne se font aucune illusion sur les desseins du maire mais veulent tout de même la fin du régime en place.

Quant au président, on a vu hier sa ferme intention de mater le peuple. Sa situation devient délicate. Les instances internationales le lâchent doucement et depuis hier il est devenu indésirable. Il y avait tout de même la volonté de tuer. Pas de tir d'avertissement, au moins quarante morts, pour la plupart des gamins déshérités. Sans commentaire. Depuis c'est censure, zéro nouvelles de province, mais les vieux relents de l'histoire risquent de ressortir : les provinciaux n'aiment pas les dirigeants des hauts plateaux qui massacrent la foule. La population a été traumatisée par les images diffusées sur les quelques médias independants, moi aussi. C'était un carnage.


  • Des sacrifices pour rien par Kaila

Tout d'abord je tiens à faire une remarque sur la tenue de mes propos. Il y a quelques semaines j'étais une fervante partisane de TGV. Cependant, depuis quelques jours je désapprouve totalement sa conduite et ses actes face à la dégénération de la situation actuelle dans la capitale. Exemple le plus proche, l'envoi au suicide de plusieurs personnes probablement payées pour investir le pseudo PM de son pseudo gouvernement. Je tiens aussi à confirmer par des faits dont je ne vais pas vous faire part qu'il est fortement soutenu par les anciens membres du régime de Didier Ratsiraka, ancien président. Preuve d'un total mépris de la démocratie mais seulement utilisation de la population pour arriver à ses fins. De plus, j'ai fortement peur que tout cela n'ait été fait que dans le seul but de détruire la capitale qui actuellement est la plus affectée. Il ne faut pas non plus exagérer sur le fait que la population malgache soit derrière ce dernier. Seul un nombre peu important de partisans le suive. Car si la population de Tana avait voulu vraiment prendre le palais samedi, elle y serait arrivée et sans effusion de sang. Mais que faut-il faire maintenant pour redresser la situation : établir un directoire militaire peut être ou encore éliminer le problème directement à la racine en faisant taire les fous. Merci.

  • On attend

Il y a une semaine, "pour le moment on attend" était la réponse aux interrogations de mon entourage. Depuis, la foule a marché sur le palais présidentiel d'Ambotsirohitra. Bilan : des morts par dizaines, des blessés par centaines. Et pourtant la réponse est la même : on attend !
En mission à Fianarantsoa, je n'ai pas vécu les événéments de samedi dans la capitale. 400 km au sud, un rassemblement devant le Magro détruit, une estrade, des musiciens. Les manifestants ne sont ni pour Ravalomanana, ni pour TGV. Ils sont d'ailleurs prompts à dire qu'ils "s'occuperont de l'autre après". Reste à savoir dans quel ordre... Pour le moment, la rue annonce l'arrestation et le passage à tabac du leader TIM local (le parti du président).
Retour à Tana hier. Les barrages se sont multipliés sur la route, qui n'est pourtant pas bloquée. A Tana, chauffeurs de taxi,classe supérieure, collègues de travail : tous craignent que l'on s'enfonce dans la crise. Les jours précédents, l'affaire Daewoo, l'avion présidentiel, la fermeture de Viva étaient les critiques du pouvoir les plus souvent citées. Aujourd'hui, l'on se demande comment Ravalomanana peut s'en sortir après les morts de samedi. Dans le même temps, les critiques contre TGV fusent parfois : il aurait "envoyé des gamins à la mort". Au final, les gens sont contre Ravalomanana sans oser soutenir TGV, bref, on attend !

  • Tananarive sous tension

Depuis à peine un mois, je travaille en tant qu'infirmière auprès des enfants de la rue de Tana ; les premieres manifestations étaient joyeuses. Lle peuple malgache était plein d'espoir, confiant dans son jeune leader le maire de Tananarive. Il est descendu dans la rue pour dire stop aux dépenses provocatrices de leur présiden, stop à la trop grande misère. Peu à peu avec les premiers affrontements et les pillages qui ont fait de nombreuses victimes l'inquiétude peut se lire sur les visages, on craint que les réserves de riz diminuent, l'huile et l'essence augmentent, etc. Samedi dernier, ce fut un massacre ; le maire a envoyé le peuple à la boucherie ; les gardes du gouvernement ont tiré sans sommation sur des jeunes gens aux mains nues qui disaient juste leur désespoir de ne jamais voir un jour leur pays sortir de la misère ; la liste des morts est longue... ils ont tous moins de trente ans, le plus jeune avait 8 ans.
Hier journée de deuil sans heurt dans le recueillement et le chagrin ; depuis rien ne va plus... les rues se sont vidées. Les bureaux ferment très tôt. Le couvre-feu débute à 20 heures jusqu'à 6 heures du matin ; les négociasions ont l'air de piétiner... Il semble que le bras de fer entre ces deux hommes de même classe sociale na pas d'issue ; et pourtant ici chacun voudrait sortir de l'impasse qui ralentit les activités et accentue la misère ; les Malgaches malgré toutes ces injustices restent souriants et gardent leur légendaire gentillesse.

7 et 8 février 2009 - Tana par Mic


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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 11:55
la route du littoral depuis hier (photo : clicanoo)

La Une du Quotidien d'aujourd'hui, c'est : « AVIS DE GALERE »

La route de Saint-Paul à Saint-Denis, la Route du Littoral, la route la plus chère du monde, la route plus saturée tu meurs, fermée depuis déjà plusieurs jours, va rester fermée encore 2 ou 3 jours pour cause d'effondrement (10m X 8m X 5m) ! En bon saint-leusien, j'aurais pu me dire : pas grave, je me rabattrai sur Saint-Pierre. Que nenni : le radier de la rivière Saint-Etienne a été emporté !


le radier de la rivière St-Etienne à St-Louis depuis hier (photo : clicanoo)


En fidèle serviteur de l'Etat et du ministre Darcos qui vient de supprimer mon poste afin d'augmenter le nombre d'élèves par classe et ainsi de mieux assurer la réussite de tous les élèves (sisi), j'ai pris la route ce matin pour aller faire cours. J'ai mis 1h15 au lieu de 40' : route jonchée de branches, de feuilles, de terre, de galets, de tôles, de fils de téléphone et de fils électriques, coupée par des radiers remplis de cailloux. Mais c'est passé quand même. Eh bien, il n'y avait pas cours ! Oui, Soph' ! Même Emilie n'était pas là. Suis reparti et ai appris que maires et autorités diverses et variées avaient fermé les écoles, collèges et lycées du Tampon, de St-Leu, de Trois Bassins et de St-Paul. Voilà ce que c'est que de ne pas écouter la radio !





Les grosses quantités de pluie ont redonné vie à des tas de cascades et de cours d'eau tout au long de mon trajet. A la Saline, le radier était submergé, j'ai fait demi-tour.



Je partirai demain à 5h pour éviter les embouteillages et être à mon rendez-vous médical à 8h à St-Pierre (pb de ménisque, plus de rando avant longtemps). Idem après-demain, départ 5h pour St-Denis (Consulat de Mada). Personne en effet ne croit vraiment que la Route du Littoral sera réouverte mercredi matin. Non loin du trou de 5 mètres de profondeur, les paquets de mer ont déplacé la chaîne de blocs de béton (1,4 tonne chacun) qui séparent les voies pour en faire un gros serpent désarticulé. Quant à la Route de la Montagne (qui n'a pas grand chose à envier aux 420 virages de la route de Cilaos), « suite à un glissement de terrain, la circulation ne se fait plus que sur une voie au niveau du PR9+300 ».

Mais on fera contre mauvaise fortune bon coeur et surtout on se dira que les métropolitains vont subir à partir d'aujourd'hui un gros de coup de vent (140km/h) avec neige. Que ce blog ensoleillé soit avec vous !

N'essayez pas de battre le record de Piton Saint-Rose, avec des rafales à 162 km/h samedi et à 155 km/h hier, ni celui du gîte du volcan hier à 144 km/h.


près de Trois bassins ce matin


Un trou coupe la route du littoral

CLICANOO.COM | Publié le 9 février 2009

De nombreux automobilistes espéraient la réouverture de la route du littoral après le départ de Gaël, ils devront attendre encore quelques jours. En effet, la houle a provoqué l'effondrement d'une partie de la route, creusant un trou de plusieurs dizaines de mètres cubes à l'entrée de la route en venant de Saint-Denis

"On faisait notre inspection de début d'après-midi", explique Bernard Moulard, le chef d'exploitation de la route littoral. "Au loin, on a vu une trace noire", poursuit-il, "et c'est seulement en arrivant dessus que l'on s'est aperçu qu'il s'agissait de l'effondrement d'une partie de la route et que nous avions devant nous un trou." Et quel trou ! Six à sept mètres de long, quatre à cinq de large et surtout au moins cinq mètres de profondeur, laissant apparaître la structure de la route avec des morceaux de ferrailles sortant de la terre comme des veines d'une blessure ouverte. L'excavation, qui se trouve à l'entrée de la route du littoral, côté mer, au PR 1.6, coupe littéralement la voie la plus proche de la mer et la bande d'arrêt d'urgence. "C'est entre 11 heures et 14 heures que cette partie de la route, s'est effondrée sous l'action de la houle", constate Bernard Moulard. "La houle s'est infiltrée sous la terre armée", explique Jean-Jacques Gueguen, le directeur régional des routes, "puis elle a creusé doucement jusqu'à créer une cavité. Lorsqu'elle s'est retrouvée suffisamment importante, le haut de la route s'est effondré sur lui-même. C'est ce qu'on appelle le phénomène du Renard", poursuit le directeur régional. "On remarque souvent ce phénomène sur des routes maritimes comme en Bretagne", renchérit Ivan Martin. "J'avais déjà vu ce type de phénomène, mais de ce volume c'est la première fois", remarque Bernard Moulard.

Au moins deux jours de travail

Les responsables présents sur les lieux ne pensaient qu'aux travaux à mettre en œuvre le plus rapidement possible afin que les usagers soient pénalisés le moins longtemps possible. "S'il n'y avait pas eu cela, on aurait pu ouvrir la route lundi matin", explique encore Bernard Moulard. "Dès demain matin (ce matin ndlr), on va se mettre au travail. Il va falloir que l'on coule du béton, couche après couche, afin de pouvoir stabiliser tout cela. On va faire le plus vite possible en espérant pouvoir terminer mardi et pouvoir rouvrir la route dès mercredi", espère le chef d'exploitation de la route du littoral. Mais la houle n'a pas fait que creuser un trou. Quelques kilomètres plus loin, au niveau de la pointe du gouffre, plusieurs plots de séparation, ceux qui servent à délimiter les voies en 2+1+1 et qui pèsent plus d'une tonne ont été repoussés sur la barrière séparant les deux voies. Démontrant ainsi, s'il en était besoin, la puissance de la houle. Après la falaise et les chutes de pierres, après la houle, voilà maintenant la création de trou sous les roues des véhicules. On peut s'interroger pour savoir qu'elle sera la prochaine "mauvaise" surprise que nous réservera cette satanée route du littoral

Jérome Leglaye


Le radier saute, bouchons en perspective dans le sud

CLICANOO.COM | Publié le 9 février 2009

Mauvaise nouvelle pour les automobilistes du Sud, le radier entre Saint-Louis et Saint-Pierre n'a pas résisté aux flots de la rivière Saint-Étienne. Plus de 50 mètres de chaussée ont été emportés dans la nuit de samedi à dimanche. Dès que la décrue la rendra possible, une expertise doit encore évaluer les dégâts. Mais la circulation risque d'être impossible pendant une bonne quinzaine de jours.

Sous la menace des flots de la rivière Saint-Étienne depuis deux jours, le radier sur la RN 1 entre Saint-Louis et Saint-Pierre n'a pas résisté. Dans la nuit de samedi à dimanche, la route a été submergée dans sa partie la plus basse, du côté de Saint-Louis. La puissance de l'eau a littéralement arraché le revêtement de la chaussée sur une bonne cinquantaine de mètres et semble avoir endommagé partiellement la digue sur laquelle repose la route. "Il va falloir attendre la décrue pour évaluer avec précision les dégâts", expliquait hier matin Nicolas Freitas, responsable dans le Sud de la direction régionale des routes. À ses côtés, le vice-président de la Région Philippe Berne assure que les travaux pourront rapidement être engagés grâce à un marché à bons de commande. Quant à évaluer la durée du chantier, personne hier ne se risquait à donner un échéancier précis. Si on s'arrête aux seuls dégâts visibles, une bonne quinzaine de jours semble nécessaire pour réparer le radier. Peut-être plus si la structure encore sous l'eau a également souffert. "Une expertise va être menée dès que possible", confirmait le sous-préfet de Saint-Pierre, Alain Gérard qui comprend la nécessité de rétablir au plus vite "ce cordon ombilical".

S'armer de patience

En attendant, les automobilistes vont devoir s'armer de patience. La circulation basculée depuis samedi matin sur le pont amont, restera à double sens pour un moment encore avec son cortège d'embouteillages. Les automobilistes ont encore en mémoire les difficultés rencontrées il y a deux ans. Moins de deux mois après l'effondrement du pont amont emporté par le cyclone Gamede, le radier avait été livré en avril 2007 leur offrant une bouffée d'oxygène. Il avait jusque-là bien joué son rôle provisoire en attendant la construction et la livraison d'un nouveau pont (lire par ailleurs). Lui seul pourra d'ailleurs réellement garantir la circulation entre Saint-Louis et Saint-Pierre. Au moins cet épisode aura eu pour mérite de tester la solidité du radier et de valider le dispositif de fermeture anticipée en fonction de la pluviométrie sur Cilaos et la Plaine-des-Cafres. "Heureusement que nous l'avions fermé à temps", soulignait hier Philippe Berne. "Les automobilistes pourront peut-être mieux comprendre pourquoi la circulation avait été déviée samedi". C'est une évidence. Mais la grogne de certains automobilistes ce week-end a de grandes chances de prendre une tout autre ampleur aujourd'hui avec des dizaines de milliers de véhicules qui vont devoir se partager le pont amont à double sens. Une sacré galère en perspective surtout qu'hier en fin de journée, le radier a été submergé une nouvelle fois, mais très brièvement et surtout sans causer de dégâts supplémentaires

Pierre Leyral

Pas mieux avant 2011

Du provisoire qui dure, le radier de la rivière Saint-Étienne n'a pas vocation à remplacer définitivement un véritable pont. Mais il va falloir s'en contenter pendant encore "deux saisons cycloniques et demies" comme le disait, hier, Philippe Berne. Le vice-président de la Région a toujours bon espoir que le nouveau pont en 2x2 voies soit livré à la fin de l'année 2011. Un optimisme qui fait écho à la position de Paul Vergès. Le mois dernier, le président de la Région avait confirmé le lancement des travaux en janvier 2010, même si le contentieux avec les services de l'État reste d'actualité. Ces derniers ne veulent participer au financement qu'à hauteur d'une "reconstruction à l'identique" du pont effondré soit 25 millions d'euros. Le projet de la Région se chiffre lui à 76 millions d'euros, il prévoit un nouveau pont à deux fois deux voies. Pour cette raison la collectivité veut bien mettre 30 millions d'euros de plus sur la table, mais compte sur un geste du gouvernement invité à rajouter 20 millions d'euros. "Devant l'urgence de remplacer le radier actuel et de donner du travail au secteur du BTP avec la crise qui se profile, nous avons décidé de passer outre la position du gouvernement et de lancer le chantier le plus tôt possible", assurait Paul Vergès le 8 janvier dernier. Une position qui ne pourra que sortir confortée après ce qui vient d'arriver au radier de la rivière Saint-Étienne. Un événement qui pourra peut-être aussi inciter l'État à revoir sa position. Le contentieux semblerait "en voie de règlement", laissait entendre, hier, Philippe Berne



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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 14:30
petit message rassurant après 24h sans électricité, sans téléphone, sans internet
pas d'eau depuis ce matin, espérons qu'elle va revenir vite aussi, sinon il faudra faire une toilette de moumoute à l'eau de Vittel
je viens de poster j'aime ta couleur café 3 (écrit hier soir quand la panne est survenue) qui s'est classé le 3 février !
quand je regarde mon Jacquier qui a perdu ses feuilles, je reste coi
et là-bas dans le lagon des vagues monstrueuses déferlent depuis 2 jours
pas dormi
le vent fait un bruit infernal
ça m'a permis de faire une caresse à Grisou dans son panier sous la varangue vers 3h du mat
c'est vraiment un temps à ne pas mettre un moumoute dehors
partout des feuilles, des branches, des tôles

je copie-colle le bulletin de prévision publié à midi :
Prévisions pour LA REUNION, le 08/02/09 à 12 h locales, valables pour cet après-midi
et la nuit prochaine
Situation générale :
La Réunion est en préalerte cyclonique. La Réunion est en vigilance vents forts, fortes pluies et forte
houle. Le cyclone tropical intense "GAEL" , 940 hPa était situé à 10 h locales par 22.9 Sud 53.0 Est, soit
à 295 km à l'Ouest-Sud-Ouest de la Réunion, avec un déplacement Sud-Sud-Est à 20 km/h.
Le vent est fort, il est orienté au Nord-Nord-Ouest
Prévisions pour cet après-midi et la nuit suivante :
Notre département conserve un temps instable et pluvieux tout au long de cet après midi. Aucune région
n'est à l'abri des averses, et celles-ci sont localement fortes, en particulier dans l'intérieur de l'île. Un
coup de tonnerre peu se faire entendre par endroit. Le vent est violent. Les rafales atteignent 110 km/h
près du littoral Ouest, Sud-Ouest, Nord et Est comme sur les régions de Saint Leu ou de Champ Borne
par exemple. Elles dépasseront ces valeurs sur les hauteurs de ces régions, les rafales iront jusque 140
km/h, comme par exemple sur le Gîte de Bellecombe.
La mer est agitée à forte, avec une grande houle de 4 à 5 mètres de secteur Nord-Ouest, puis Ouest en fin
d'après-midi, qui affecte les côtes Nord-Est, Nord, Ouest, Sud soit de Champ Borne à Saint Joseph en
passant par Saint Denis. Les vagues les plus hautes atteignent 10 mètres.
La nuit prochaine, avec l'éloignement du cyclone tropical intense GAEL, une lente amélioration se met
en place avec des vents qui commencent à diminuer sensiblement avec des rafales de 80 à 90 km/h sur
les zones littorales exposées du Nord-Est et du Sud-Ouest et des valeurs de 110 à 120 km/h sur les hauteurs
exposées. Le ciel reste couvert avec toujours de bonnes averses par place.
Tendance ultérieure :
L'amélioration lente du temps se poursuit avec des vents de Nord-Ouest qui atteignent 70 à 80 km/h sur
les zones littorales exposées et 100 à 110 km/h sur les hauteurs.
Le ciel reste couvert dans l'intérieur et de timides éclaircies font leur apparition sur le bord de mer. La
houle de secteur Ouest atteint 2.5 à 3 m avec des vagues de 5 à 6 m.
Mardi, l'amélioration est plus franche avec un soleil plus généreux, et un vent de secteur Sud qui souffle
de 50 à 60 km/ en rafales.

quelques passages du JIR/Clicanoo :
Même si Gaël est resté à une distance respectable de la Réunion, le temps n'a cessé de se dégrader au cours des 24 dernières heures. A 10 heures, le phénomène se trouvait à 295 kilomètres dans le sud-ouest de la Réunion et fait route en direction du sud sud-est à la vitesse de 20km/h. Ce qui l'éloigne définitivement de la Réunion, après avoir longtemps tourné autour de l'île. Mais le vent et la houle restent forts et la plus grande prudence est recommandée. Le cyclone a, hélas, fait trois victimes.
Un père de famille emporté, alors qu'il tentait de traverser les eaux en furie de la rivière Saint-Etienne, samedi. Par ailleurs, un enfant est mort dans l'incendie de la case familiale à Saint-André, à la suite d'un court-circuit vraisemblablement provoqué par les orages de la nuit de samedi à dimanche. La dernière victime est un motard qui a tenté de traverser un radier en crue dans le sud de l'île.

Encore de fortes rafales

Le vent va par ailleurs rester violent. Des rafales atteignant 110 km/h sont attendues près du littoral Ouest, Sud-Ouest, Nord et Est comme sur les régions de Saint Leu ou de Champ Borne. Elles dépasseront ces valeurs sur les hauteurs de ces régions, les rafales iront jusque 140 km/h, comme par exemple sur le Gîte de Bellecombe. La mer restera également agitée à forte, avec une grande houle de 4 à 5 mètres de secteur Nord-Ouest, puis Ouest en fin d'après-midi, qui affecte les côtes Nord-Est, Nord, Ouest, Sud soit de Champ Borne à Saint Joseph en passant par Saint Denis. Les vagues les plus hautes atteignent 10 mètres. La nuit prochaine, avec l'éloignement du cyclone tropical intense GAEL, une lente amélioration se met en place avec des vents qui commencent à diminuer sensiblement avec des rafales de 80 à 90 km/h sur les zones littorales exposées du Nord-Est et du Sud-Ouest et des valeurs de 110 à 120 km/h sur les hauteurs exposées. Le ciel reste couvert avec toujours de bonnes averses par place.



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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 15:17
pour mettre un peu de douceur dans ce monde de brutes, il y a les étoiles du dessus, il y a aussi les étoiles du dessous, entre Saint-Leu et Saint-Paul. Merci une fois de plus à Dom2.







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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 14:59

Photo 2/07/09. (c) tv5 fusillade au palais 14H50

Photo 7/02/09 la foule à 13H30 ( sobika )

La destitution du maire de Tana n'a évidemment rien réglé. La violence reprend. Je copie-colle le fil des événements à 18h heure rényonaise + 2 photos pris dans le site Sobika (pour l'instant, rien dans le site de L'Express), un article du JIR/Clicanoo d'aujourd'hui et un article de Rue89 d'avant-hier.
http://www.sobika.com/
http://www.lexpressmada.com/

17H08 : Un camion militaire brule sur l'avenue de l'indépendance
17H00 : Benjamin Andriamparany Radavidson demande sur Radio Antsiva au parlement de destituer Marc Ravalomanana
16H57 : Toujours des rafales de tirs entendus a Antaninarenina. Pas d'infos sur qui sont les auteurs et les cibles de ces tirs
16H55 : Selon des témoignages, une explosion de mines a Antaninarenina est ce qui a fait le plus de victimes ( matv )
16H30 : Des gendarmes blessés par balle arrivent à l'hopital HJRA.
16H28 : Selon nos journalistes sur place, plus de 40 morts par balle .
15H55 : Selon radio Antsiva, les forces de l'ordre qui étaient dans le palais sont sorties et seraient les auteurs de coups de feu actuels ( radio antsiva )
15H50 : coups de feu a Antaninarenina
15H48: Selon les journalistes regroupés à xxxx, il y aurait 31 morts dont un cameraman de la RTA. Bilan provisoire à confirmer
15H47 : Selon RFI, les tirs venaient de l'intérieur du palais
15H40 : Il y a des victimes, mais pas encore de bilans officiels.
15H15 : Situation toujours tendue
15H13 : Andry Rajoelina demande sur sa radio a l'Emonat de prendre des dispositions
15H12 : Sur sa radio, Andry TGV dit que c'est la garde présidentielle qui a tiré. Information non confirmée.
15H10 : Impossible de savoir quels sont les militaires qui ont tiré car trop de témoignages contradictoires.
15H00 : Les secours pompiers et ambulances convergent vers Antaninarenina
14H50 : Les tirs proviendraient des militaires a l'exterieur du palais (en Attente de confirmation)
14H48 : Les militaires continuent de tirer.
14H47 : Des corps par terre. Des blessés. des cris.
14H46 : Les militaires ont tiré sur la foule !
14H44 : Le général Dolin est resorti. la foule se dirige vers le palais.
14H38 : Andry TGV attend au niveau du trésor, les militaires sont toujours là aussi.
14H35 : La délégation conduite par le Général Dolin est dans le palais présidentiel. Interdiction faite aux journalistes d'entrer.
14H31 : La foule marche sur le palais sans contrainte Général Dollin, des députés, TGV, Monja en tête de cortège.
14H30 : Les forces de l'ordre rebroussent chemin .
14H20 : Le président n'est pas dans le palais
14H12 : Les forces de l'ordre ont dit " qu'ils ont toute liberté de tirer" car les manifestants sont en zone rouge
14H02 : Hiram-pivahana en dehors du Palais...Général Dolin en négociation avec les militaires
13H58 : TGV et Monja sont devant Ambotsirohitra
13H56 : Déploiement des forces armées de Mahazoarivo ( palais 1er ministre ) sur Antaninarenina
13H55 : Consignes ont été données à la foule de rester calme et de suivre les directives.
13H53 : Discussion avec l'EMONAT sur place.
13H52 : la garde présidentielle se trouve a l'intérieur du palais
13H45 : TGV et Monja, passent en voiture devant la BNI Analakely direction Ambotsirohitra
13H44 : Personne ne sait si Marc Ravalomanana est au palais ou non
13H43 : Les Forces de l'ordre devant le palais annoncent qu'elles ne feront rien !
13H38 : Le convoi se dirige lentement vers Antaninarenina. Foules très impressionnante !
13H26 : Antaninarenina : les forces de l'ordre sont au niveau de ex-shoprite prisunic et ONE.
13H25 : TGV, Monja et les manifestants sont en direction du Palais d'Ambotsirohitra !!!!
13H20 : " Ambotsirohitra" appartient au peuple déclare Andry tgv
13H15 : Andry TGV annonce qu'ils vont aller à Ambotsirohitra ce jour !
13H05 : Monja Roindefo fait un discours dans les 3 langues officielles : malgache, francais, anglais.
12H56 : Monja Roindefo 43 ans est le fils de Monja Jaona et président du parti Monima Ka.
12H49 : Andry TGV sera président de la "Haute autorité pour la transition"
12H47 : Monja Roindefo, premier ministre du gvt annoncé de Andry TGV
12H30 : Des "casseurs" sont présents à proximité de la gare de soarana
12H20 : Andry Rajoelina commence son kabary place du 13 mai
04H12 : Rossy ne sera pas à Tana ce samedi. Il n'a pas ou pu embarquer.
Madagascar : la police tire sur des manifestants, au moins 5 morts
CLICANOO.COM | Publié le 7 février 2009
Au moins cinq personnes ont été tuées samedi à Madagascar par la police qui a ouvert le feu sur une manifestation de l'opposition dans la capitale Antananarivo, a rapporté un photographe de l'AFP.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=201609&page=article

Un groupe de partisans du maire déchu de la capitale Andry Rajoelina, devenu le principal opposant au pouvoir malgache, a commencé à marcher vers un des bureaux du président Marc Ravalomanana, après un face-à-face de près d'une heure avec les forces de l'ordre. Un premier cordon de policiers anti-émeutes s'est replié face à l'avancée des manifestants, mais un second cordon, plus proche du palais présidentiel, a tiré à balles réelles. Peu auparavant, le maire de la capitale, 34 ans, avait, devant quelque 20.000 partisans réunis sur la place du 13-Mai, pris la tête d'une "Haute Autorité de transition" qu'il venait de créer, franchissant une nouvelle étape dans son opposition au régime. Il avait ensuite appelé ses partisans à se rendre vers ce palais présidentiel pour y installer le "Premier ministre" qu'il venait de nommer. Andry Rajoelina, qui a engagé des procédures pour destituer le président Ravalomanana, a lui-même été destitué par les autorités.

© 2009 AFP



Madagascar, victime de ses politiques et des multinationales

Par Michel Koutouzis | Consultant | 05/02/2009 | 14H49

http://www.rue89.com/2009/02/05/madagascar-victime-de-ses-politiques-et-des-multinationales

Dans les statistiques des organisations internationales, Madagascar est à peine visible: infrastructures rudimentaires (pas de réseau routier et ferroviaire conséquent), administration disparate et très mal payée, maillage territorial très centralisé, milliers de côtes sans aucune surveillance... Ce pays est une tête de pont idéale pour le crime organisé.

Madagascar est, comme le Congo ou l'Angola, un blasphème géologique: le pays est pauvre, mais son sous-sol est extrêmement riche en gemmes de toutes sortes. Et du côté du canal du Mozambique, on y découvre, de manière accélérée, d'importants gisements d'hydrocarbures.

Le long règne du président Ratsiraka, qui dirigea d'une main de fer le pays pendant un tiers de siècle (1975-2002, avec une interruption de quatre ans au milieu des années 90), a transformé Madagascar.

Ce joyau de l'empire colonial français est devenu une immense entreprise de prédation des ressources naturelles, grâce à un système de gestion basé sur la corruption et des baronnies claniques et familiales, qui, toutes, déclaraient allégeance au président déchu.

Une double administration: un Etat faible, des clans prédateurs forts

Une double administration s'est mise en place: d'une part, celle de l'Etat aux moyens vétustes et d'autre part celle du Président et des clans prédateurs.

Toute entreprise engrenant des bénéfices substantiels (ilang-ilang, cannelle, poivre, pierres industrielles, pierres précieuses et semi-précieuses, café, bois tropical, tourisme, etc.), fonctionna au sein d'un système dit "informel", échappant aux contrôles de l'Etat.

Même les produits de première nécessité, comme le riz, par des mécanismes sophistiqués, et du fait que la terre appartient à plus de 80% à l'Etat, étaient contrôlés par la famille présidentielle et ses acolytes.

Si la gestion interne était le "fait du prince", les exportations -surtout l'or, les pierres précieuses et semi-précieuses- passèrent rapidement aux mains des clans asiatiques et africains agissant souvent pour le crime organisé.

Certains hommes d'affaires véreux, américains et européens, ayant passé des contrats d'exportation avec l'entourage présidentiel, en font de même.

Après 2002, des espoirs déçus par Ravalomanana

La chute du clan Ratsiraka et l'affaiblissement des baronnies pouvait faire espérer l'avènement d'une nouvelle ère.

En 2002, le Président Marc Ravalomanana a conquis le pouvoir en dirigeant une insurrection populaire contre la corruption et l'isolement de l'île. Il a ensuite gagné les élections sur un discours d'homme d'affaires (qu'il est), libéral, ouvert à la coopération internationale, au libre échange et la modernisation du pays.

Mais il est très vite devenu clair, malgré certaines reformes et la création d'un pôle anticorruption (Bianco), que rien ne changeait vraiment. Les nouveaux investisseurs étaient purement et simplement rackettés, le Président multipliait les pôles de ses activités et de ses domaines réservés.

Une liste existe à Madagascar qui vous indique dans quoi vous ne pouvez pas investir. Chaque année, cette liste s'allonge.

La Banque mondiale, l'Union européenne, la Chine, l'Allemagne, la France, pour ne citer que les plus gros bailleurs de la communauté internationale ont vu, année après année, la transformation d'un pays éclaté en une entreprise présidentielle qui taillait en lots l'ensemble du pays faisant espérer des concessions minières et sous-marines. Elles aboutissaient rarement, mais tenaient les investisseurs en laisse.

Au coeur du système: le ministère des Mines

Au centre de ce système de prédation, le ministère des Mines et la politique minière menée à Madagascar depuis des décennies.

Le concept de "mine sauvage" veut qu'à la place d'une exploitation rationnelle, on a privilégie une exploitation de masse par une centaine de milliers de "creuseurs". Issus de la partie la plus déshéritée de la population malgache, ils trouvent là un moyen de subsistance.

Deux autres raisons invoquées pour le maintien de ce système de mine sauvage sont des contrevérités: l'éparpillement des mines et leur faible rendement d'une part, et le fait que les pierres semi-précieuses (pierres fines) n'intéressent pas le secteur minier international.

Le résultat de cette ingénierie trafiquante est que les pierres précieuses et pierres fines à Madagascar ne représentent annuellement qu'autour de 1% des exportations enregistrées. Le reste s'évapore.

Par ailleurs, le ministère des Mines et de l'Energie, est toujours déficitaire et la police minière, qui n'a toujours pas de véhicule, emploient en tout et pour tout une dizaine d'agents...

La terre appartenant dans sa grande majorité à l'Etat (les paysans sont simplement tolérés), le ministère de l'Aménagement du territoire a distribué des concessions énormes (un dixième du territoire) à des entreprises étrangères.

C'est ce qui a mis le feux aux poudres: en brandissant la carte tamponnée du droit de prospection de la société coréenne Daewoo à sa propre télévision, le jeune maire d'Antananarivo (qui avait appuyé Ravalomanana dans sa conquête du pouvoir mais se sent exclu du gâteau de la prédation), mène aujourd'hui la dissidence à la tête de son propre parti dont le nom est un tout un programme: le TGV.

Car Madagascar vit dans le domaine de l'imagerie et de la mythologie du progrès. En attendant, ce pays qui est loin de manquer de ressources -ou à cause de cela?- subsiste dans une pauvreté absolue.



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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 14:00

La Réunion recalée au patrimoine mondial

CLICANOO.COM | Publié le 5 février 2009
La décision est tombée fin janvier. Le dossier réunionnais devra patienter au moins un an avant d'être présenté par la France à l'Unesco. Le Comité Français ayant donné ses préférences cette année au dossier "des Causses et des Cévennes" et de "l'œuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier". Le premier voyait cette année sa dernière chance d'être classé, le second est défendu par six pays dont la France.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=201383&page=article

Le dossier Patrimoine Mondial semblait pourtant sur un "rythme de croisière" dans l'attente de la décision de l'Unesco, mi-juillet à Séville, quant à son classement ou non au titre du patrimoine naturel. Mais restait encore à connaître l'avis de l'État français. Ce dernier ne pouvant présenter officiellement chaque année que deux dossiers à l'organisation internationale. Et c'est cette décision que le Parc a apprise tout récemment par l'entremise d'un courrier adressé par l'ambassadrice de France à l'Unesco, informant cette dernière du choix de l'État français, fin janvier. La décision a été prise de maintenir les dossiers Causses-Cévennes et de l'œuvre de Le Corbusier (voir par ailleurs) pour cette année, et de reporter à 2010 l'examen du dossier réunionnais. Une demande entérinée par l'Unesco. La candidature des "Pitons, cirques et remparts" de la Réunion est remise à plus tard... L'île reste "à une marche du Patrimoine mondial".

Un dossier "fin prêt"

La phrase est de Jean Puech, président du conseil général de l'Aveyron et de l'Association de valorisation des Causses et des Cévennes (Avecc) et date de juillet 2006, à la suite de la décision du comité du Patrimoine mondial de ne pas retenir la candidature des "Causses et Cévennes". Une décision qui intervenait après une première tentative infructueuse en 2002. Dans son édition Internet du 23 décembre dernier, le quotidien Midi Libre évoquait une "réunion du Comité des biens français le 15 janvier", qui devait faire un choix entre les territoires gardois et d'autres candidatures notamment celle de la Réunion. Pour le dossier métropolitain, l'enjeu était de taille, 2009 étant la dernière chance pour lui de se voir enfin classé (la France avait trois ans pour représenter le dossier). Un argument qui semble avoir pesé lourd dans la balance. Une place était prise. En fait, si la "fenêtre de tir" de 2009 choisie par la Réunion semblait la bonne, c'était sans compter sur la présentation un peu "surprise" en 2007 de la ville de Bordeaux pour le classement de 1 810 ha de son centre-ville. Repoussant d'une année l'examen de l'œuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier, pourtant programmé. Et c'est ce second dossier qui a donc été validé par le Comité Français pour cette année, repoussant d'une année celui de la Réunion. Un report qui ne remet "en rien en cause les valeurs intrinsèques du dossier réunionnais", selon le président du Parc National, Daniel Gonthier, que nous avons pu joindre hier soir. Un dossier quasi fin prêt : il sera entièrement déposé à l'UICN d'ici à la fin février et donc fin prêt pour tout examen, cette année ou une autre (mais les autres candidats tricolores peuvent-ils avoir une "défaillance" dans la dernière lige droite ?) La semaine dernière encore, un séminaire de sept jours a eu lieu à Hell-Bourg pour examiner l'ensemble des demandes techniques de l'UICN et ce mardi, des émissaires du Parc avaient rencontré l'UICN International en Suisse pour compléter les dernières demandes d'informations. La Réunion a depuis le début suivi à la lettre toutes les recommandations qui lui ont été faites depuis le lancement de son projet.

Poursuivre le lobbying

Début 2008, l'UICN France, associée à la préparation des dossiers français, avait d'abord obligé le Parc à exclure artificiellement la Plaine des Sables du périmètre candidat, dans le but de créer un débat populaire sur le dossier de la géothermie. Puis, ce sont les experts de l'UICN International qui adressent à la suite de leur visite de l'île, en novembre, un courrier aux autorités réunionnaises pour obtenir la réintégration de la Plaine des Sables. Ce qui sera chose faite en décembre avec à la clé deux études complémentaires. L'une sur les impacts des possibles forages, l'autre sur la faisabilité d'une centrale géothermique en dehors du Cœur. Autres recommandations prises en compte : l'extension de plusieurs dizaines de milliers d'hectares du périmètre à classer pour "inclure tous les sites qui répondent aux critères", ou encore des garanties apportées quant à la lutte contre les pestes végétales. La Réunion est donc fin prête. Reste à continuer à défendre le dossier pour être certain d'être présent sur la ligne de départ en 2010. Un travail de lobbying auquel la population sera associée avec la distribution prochaine d'une plaquette de vulgarisation par le Parc National. Le soutien de tous les Réunionnais ne sera pas de trop...

P.Madubost

- Les candidatures françaises

- L'œuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier Le dossier a été déposé officiellement au Centre du patrimoine mondial le 31 janvier 2008. Il sera donc étudié au mois de juillet 2009 par l'Unesco. Il réunit 22 œuvres majeures de la production architecturale et urbaine de Le Corbusier, réparties dans le monde entier, et présentées selon différentes typologies : la résidence-atelier, la maison individuelle, l'habitat standardisé, l'habitat collectif, l'architecture sacrée, les grands programmes standards type, l'urbanisme, et enfin les bâtiments publics. La ministre de la Culture, Christine Albanel, se réjouissait lors du dépôt de la candidature que six pays (Allemagne, Argentine, Belgique, Japon et Suisse) participent au projet initié en France, en 2002, par le ministère de la Culture et de la Communication et par la Fondation Le Corbusier.

- Les Causses et les Cévennes Le bien proposé à l'inscription est constitué par la réserve de Biosphère des Cévennes, englobant le Parc national des Cévennes ainsi que les monts (Lozère, Aigoual, Bouges... ) et une partie des Grands Causses (Méjean, Sauveterre, Causse Noir, Bégon). Il est situé en Languedoc-Roussillon, à la rencontre des quatre régions biogéographiques : méditerranéenne, atlantique, continentale et subalpine. La candidature insiste sur l'agro-pastoralisme, la "mise en évidence d'un espace de vie en perpétuelle évolution dans un cadre naturel préservé". Le projet d'inscription de ce grand ensemble agro-pastoral de 6 000 km2 a été présenté au Comité du Patrimoine mondial en juillet 2006 à Vilnius, mais "renvoyé" pour complément d'informations. La France avait trois ans pour représenter le dossier avec 2009 comme dernière possibilité...

Le classement au Patrimoine mondial

Sur son site Internet, le ministère des Affaires étrangères décrypte la procédure pour l'inscription de biens culturels et/ou naturels au patrimoine mondial. Il revient d'abord aux États d'établir une liste indicative des biens susceptibles d'être inscrits. Un inventaire ensuite déposé officiellement auprès du Centre du patrimoine mondial. Reste encore aux autorités nationales de déterminer un ordre de priorité, sorte d'ordre de passage, en fonction duquel elles constitueront les dossiers d'inscription. En France, les autorités compétentes sont le ministère de la Culture pour les biens culturels et le ministère de l'Environnement pour les biens naturels. Seuls, les biens figurant déjà sur la Liste indicative peuvent être proposés pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial (c'est le cas de la Réunion). Des organisations consultatives entrent alors en scène : l'Icomos (Conseil international des monuments et des sites) et l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), qui évaluent chaque proposition d'inscription. Leurs conclusions sont soumises aux membres du Comité du patrimoine mondial sous forme d'un document de travail, avec la recommandation soit d'inscrire le bien, de renvoyer le dossier pour complément d'informations ou encore de différer son examen. Au final, il revient au Comité du patrimoine mondial, lors de sa session ordinaire annuelle de décider de l'inscription ou non ou du renvoi du dossier. Ce sera en juillet prochain, en Espagne...


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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 16:59

Depuis 10 jours que je roule à nouveau sur le caillou, je n'en finis pas de constater à quel point je ne reconnais pas les paysages du premier coup. Chaleur (32° dans la journée à St-Leu) et  pluies abondantes et la végétation devient  exubérante. La canne a beau avoir été coupée en octobre-novembre, elle repousse vite pour la campagne de coupe d'automne (mai-juin)


Deux cyclones ont ravagé le sud et l'est de Mada les 19 et 21 janvier. Depuis ce soir, la Réunion ne peut plus se dire épargnée. Voici le bulletin météo officiel :

"La Réunion est en préalerte Cyclonique depuis 18 heures ce mardi. Il est conseillé de se tenir régulièrement
informé de l'évolution de la situation.
La Tempête Tropicale Modérée "GAEL" 997 hPa était située à 16 heures locale par 17.6 Sud et 63.3
Est, soit à 875 km à l'Est-Nord-Est de La Réunion, avec un déplacement Ouest-Sud-Ouest à 25
km/h.
Le flux s'oriente au Sud-Sud-Est et commence à se renforcer mercredi en cours de journée."

Faites le calcul, dans 35h, jeudi matin, Gael sera peut-être là. Mais j'ai mes réserves d'eau, mes bougies et du rhum arrangé ;-))

Sinon, l'été austral, ce sont aussi de nouveaux fruits :


les longanis : très ressemblants aux letchis d'aspect et de consistance, en un peu plus sucré, avec un petit de goût de poire, de vanille et de cannelle


les calebasses (se mangent avant de devenir des instruments de percussion)

les noix de coco bien sûr (ci-dessous et ci-dessus)


les pitayas
très joli, idéal pour les cocktails ; pulpe blanche à grains noirs, goût agréable peu marqué


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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 06:38

divinités maléfiques aux cheveux faits de serpents certes
mais les gorgones sont aussi une variété de coraux en forme d'éventail qui s'attachent sur les fonds sableux
quel autre animal a autant d'imagination, de grâce et de sérénité ?























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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 06:05

Voici les clichés promis sur l'expo "Le café à Bourbon" du Musée des Arts Décoratifs de l'Océan Indien à Saint-Louis. Ils m'ont tous été envoyés par Thierry-Nicolas Tchakaloff, le conservateur du MADOI. Qu'il soit une fois de plus remercié !









Demachy



Tarare

Develly légendes du café (berger Kaldi)

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