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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 14:45

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Progrès des Lumières, lithographie de Engelmann, 1820 Un père retient par le bras son fils qui s’apprête à rejoindre avec un camarade l’école mutuelle installée à deux pas. Le geste impérieux du père désigne au fils le travail qui l’attend. Le livre et le carton à dessin d’un côté, les bêches pioches et serpettes de l’autre : dans les milieux populaires, le travail des enfants est souvent un frein à la scolarisation.

 

Les connexions avec une clé 3G se situant entre 5 et 50 kb/s à Diego, il faut environ 20’ pour charger une photo dans ce blog, même très compressée. Cela explique pourquoi je poste cet article sur le musée national de l’éducation en 2 parties.

Je profite de cette occasion pour rappeler à mes correspondants que jusqu’en juillet, il ne faut jamais m’envoyer de pièces jointes de plus de 500 K°. Elles bloqueraient ma messagerie pendant des heures voire définitivement. Il m’est très difficile ensuite de nettoyer le serveur Orange car la page de la boite de réception n’a pas eu le temps de s’afficher que la session a expiré. Il me faut alors chercher dans Diego quelqu’un qui a une ligne fixe et un abonnement internet, et on compte ce genre de personnes sur les doigts d’une seule main. Il faut ensuite échapper aux coupures d’électricité, de téléphone et d’internet : la galère.

Quelques chiffres au passage à la date du 25 janvier 2011 : - Depuis le 22 août 2008, 79535 pages vues et 42410 visites - Pour décembre 2010, 1949 visiteurs uniques, ce qui fait 65/jour en moyenne - Blogrank = environ 58 C’est beaucoup pour le peu d’articles que je dépose. Cela vient des algorithmes des moteurs car 66% des visiteurs passent par eux. Voilà vous savez tout. Ah ! j’oubliais ! la catégorie la plus fréquentée, c’est « moumoutes et bonchiens » !

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La fin de l’ancien régime scolaire En 1830, plus du tiers des communes de France sont encore dépourvues d’école. Pour François Guizot, ministre de Louis-Philippe, le temps est venu de donner à l’instruction primaire une impulsion nouvelle. Sa loi du 28 juin 1833 impose aux communes d’entretenir, seules ou en association, au moins une école publique. Pour améliorer la compétence des maîtres, il est prévu d’ouvrir une école normale par département. Les brevets de capacité, instaurés en 1816, sont revus à la hausse. L’état intervient également dans le débat pédagogique. En 1834, Guizot tranche en faveur des méthodes simultanées ou mixtes, inspirées du modèle congréganiste. La multiplication des écoles, reste, après Guizot, une priorité gouvernementale. La loi Falloux (1850) incite à ouvrir des écoles pour les filles. Celle due à Victor Duruy (1867) accroît les obligations scolaires des communes et les encourage à pratiquer la gratuité. Dès 1863, le nombre des communes sans écoles est tombé à 2%. La France compte près de 70 000 écoles contre 42 000 en 1832. Dans cette bataille pour l’école, l’enrichissement du pays, et en particulier celui des campagnes sous le Second Empire, a constitué un atout majeur. La Communale : une culture pour tous : Pour les républicains, qui accèdent au pouvoir en 1879, la souveraineté populaire appelle un développement rapide de l’instruction : en démocratie, le citoyen doit être un homme éclairé. Cette priorité obéit également à un impératif économique. La débâcle de 1870 n’a-t-elle pas apporté la preuve de la supériorité de l’instituteur prussien ? En une décennie marquée par la forte personnalité de Jules Ferry, l’enseignement primaire est profondément remanié. En juin 1881, la gratuité des écoles primaires publiques, dont bénéficiaient déjà près de 60 % des élèves, est défintivement instaurée. Plus âprement débattue, la loi du 28 mars 1882 rend obligatoire l’instruction élémentaire et laïque dispensée dans les écoles publiques. Dans l’esprit des républicains, les notions sont liées. Le droit et le devoir de s’instruire ne peuvent être garantis que par l’obligation de recevoir une instruction élémentaire. A l’école publique, celle du plus grand nombre, l’obligation implique la neutralité professionnelle ; en d’autres termes, la laïcité. En classe, la morale et l’instruction civique remplacent donc la prière et le catéchisme. En vingt ans, les écoles élémentaires gagnent près de 700 000 inscrits, atteignant la quasi-totalité des enfants scolarisables. La fréquentation s’améliore et l’absentéisme saisonnier tend à se résorber. L’obligation légale n’est d’ailleurs pas seule responsable de ce progrès qualitatif auquel contribue la croyance accrue des familles en l’utilité de l’instruction primaire.

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Planche de bons points vers 1830 Cette planche, coloriée au pochoir, est à découper selon les besoins. Sur chaque bon point, une réserve blanche, permettra d’inscrire, à la plume, la valeur de la récompense et le nom du bénéficiaire .

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Distribution des Prix à Tracy le Mont Sur l’estrade édifiée pour l’occasion, le maire et ses conseillers ont pris place auprès de la table chargée de beaux livres de prix La directrice de l’école appelle tour à tour les lauréates qui reçoivent des mains d’un des notables Tout autour de l’estrade, enfants et parents, en tenues endimanchées, assistent à la cérémonie qui consacre les meilleurs élèves. La distribution solennelle des prix marquant la fin de l’année scolaire est une institution apparue dans les collèges d’Ancien Régime. Elle se généralise à l’enseignement primaire au XIXè siècle. La cérémonie est le point d’orgue de l’émulation entretenue pendant l’année. Ayant lieu entre la fin juillet et la mi-août, elle contribue aussi à maintenir en classe, jusqu’à la fin des cours, le plus grand nombre possible d’enfants. Enfin, on compte sur elle pour répandre dans les familles, où les livres sont rares, de bons ouvrages instructifs. Bien qu’une réglementation se mette lentement en place après 1830, la distribution des prix dépend essentiellement de la générosité des municipalités et de quelques mécènes privés. Sous la Troisième République, elle devient une véritable institution communale. Elle rassemble dans l’école ou sur la place du village, les autorités, les maîtres et les familles, public conquis d’avance pour les spectacles exécutés par les élèves. Depuis une circulaire de 1876, les livres de prix sont soumis à l’approbation de l’inspecteur primaire. Ils doivent être plus attrayants que les manuels tout en restant instructifs. Biographies d’hommes illustres ou notions utiles sur les progrès du temps.

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Un futur savant, 1880, huile sur bois, Jean Geoffroy A l’heure de la pause, l’élève puni, coiffé du bonnet d’âne, est la risée de ses condisciples. Bien que l’assimilation du mauvais élève à un âne soit très anciennement avérée, l’humiliant port du bonnet d’âne est bien moins fréquent que ne le laisse supposer la place centrale qu’il occupe dans l’iconographie scolaire.

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Le maître d’école, vers 1860, lithographie Pour remettre à sa place l’élève rebelle, le maître s’apprête à lui donner un coup de règle sur les doigts. Cette variante de la férule est encore à cette date promise à un bel avenir.

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La punition, vers 1835 Verges à la ceinture et férule à la main, le frère conserve, en entraînant le coupable, le calme implacable que l’on considère indispensable à une punition efficace.

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le musée national de l'éducation à Rouen

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 13:30

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L’écolle, vers 1770, eau-forte La sévérité du maître d’école est ici prétexte à une gravure libertine. Au-delà de la scène de genre, s’exprime un fantasme assez répandu pour que l’église réserve aux femmes l’enseignement des filles.

 

J’ai écrit le texte qui suit le 7 janvier 2010, j’étais donc à l’époque en poste au lycée Evariste Parny à Saint-Paul à la Réunion. Je viens seulement de le retrouver avec 34 photos dans les profondeurs d’un de mes ordinateurs. Etant donné la situation désastreuse faite aux professeurs stagiaires depuis septembre 2010, je ne peux que poster ces documents. Il ne s’agit évidemment ni de nostalgie ni de sourire gentiment condescendant. Peut-être aideront-ils mes collègues débutants à se situer dans l’histoire de leur profession ? Depuis septembre 2010, le ministère de l’éducation veut abandonner le musée national de l'éducation http://www.inrp.fr/musee/ et le centre de ressources qui lui est associé pour bien montrer sans doute que pour lui il est inutile de former les professeurs. Les électeurs apprécieront en 2012. Pour plus de précisions sur cette histoire de la profession, on peut lire un texte de septembre 2007 d’Antoine Prost ici : http://www.clionautes.org/spip.php?article1642

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En parlant des écoliers de Diego et de Ramena, j'ai oublié de dire à quel point un élève malgache d'aujourd'hui me fait penser à ce que j'ai vécu dans les années 50 et 60 : blouses identiques, enthousiasme pour aller à l'école, participation au cours, apprentissage par coeur des leçons, attention et concentration des 40 élèves etc. J'ai une amie malgache qui m'a écrit ceci il y a 2 semaines et c'est éloquent : « A Mada, voir tous ces enfants avec leurs jolies blouses de toutes les couleurs aller à l'école, c'est quelque chose. Je suis déjà allée dans des écoles de campagne aussi en blouse bleue quand j'étais petite. C'était quelque chose à la rentrée d'aller choisir le tissu de la blouse et de le faire coudre. Ma grand-mère paternelle était instit dans la cambrousse et j'étais élève dans sa petite école primaire pendant une demi-année. Puis j'ai fait un bout de ma sixième dans une classe de collège paumée dans la même jolie cambrousse avec entre cinquante et soixante élèves par classe. Pas longtemps mais ce sont vraiment des souvenirs très spéciaux, l'hymne national devant le drapeau tous les jours etc sous les temps de Ratsiraka dans les années 80. J'avais une amie très méritante de paysan qui n'avait pas pu aller au collège car les places étaient contingentées. Et elle avait eu de bons résultats au certificat d'études mais il n'y avait plus de place. On était tous dégoûtes. Je me souviendrai d'elle toute ma vie. Le jour du certificat d'études, on est montés ensemble du village à quelques kilomètres de là avec le tiers des villageois et tous les enfants qui passaient l'examen. Il faisait super glagla, juin ou juillet, je ne sais plus, on est partis à cinq heures du mat. C'était une joyeuse procession jusqu'au collège (entre une demi-heure et une heure de marche à pied) Et cette amie s'était tricoté un mouchoir. Elle n'avait pas de mouchoir en tissu et elle voulait en avoir un pour l'examen, au cas où, et elle s'en était tricoté un. » Le problème, c'est qu'elle ajoute au message qu’elle m’envoie : « C'est malheureux ce que tu soulignes concernant tous ceux qui resteront analphabètes... » car 30 ans après, rien n'a changé. En métropole, personne ne veut savoir. Et pour moi qui ai appris à lire aux CP de l'école d'application de l'Ecole Normale d'Instituteurs d'Angers en octobre 1967, c'est insupportable. Je me rends dans la Grande île dans 8 jours pour cette raison. J'ai visité le Musée National de l'Education à Rouen avant-hier et de nombreuses questions viennent forcément à l'esprit. 1/ Il y avait là une classe de CP et un animateur du musée faisait observer un tableau des Temps anciens. Je me demande ce que les enfants en ont retenu : autrefois c'était pas comme aujourd'hui ? J'aurais préféré voir là de futurs profs. Mais on sait depuis aujourd'hui que le nouveau capes ne contient pas d'épreuve professionnelle. Et pour les instits, aller dans le premier musée venu, ça fait des cours en moins à préparer. 2/ Doit-on être nostalgique ? J'ai trop reçu de coups de règle métallique sur les doigts à 6 ans par madame Bézier, ma maîtresse de CP (avant qu'on ne s'aperçoive de mes problèmes de vue, ceux-ci expliquant mes chutes à répétition et bientôt une intervention chirurgicale) pour vouloir rétablir les châtiments corporels. Mais que le ministre, des recteurs, des chefs d'établissement, des IPR estiment depuis une quinzaine d'années qu'un prof n'a pas le droit aujourd'hui de confisquer le téléphone portable d'un élève pendant un cours alors que son usage empêche la concentration de tous, voilà qui est le signe certain du profond mépris dans lequel l'administration tient les élèves. Récemment, une maman m'a reproché d'avoir puni un élève de la classe de sa fille (classe de 1ère). J'ai eu beau dire que l'élève concerné et sa maman avaient accepté cette punition méritée, j'étais coupable d'avoir puni un élève ! Que vont penser plus tard tous les élèves qui ont « bénéficié » de cette démagogie lorsqu'ils échoueront à leurs examens ? Et que penser de la Rectrice de Nantes qui a, en 2005 (ou 2004 je ne sais plus), contre l'avis des jurys, des IPR et des professeurs, et sans en informer qui que ce soit, déclaré admise au bac une de mes élèves qui avait fraudé au bac de façon avérée ? 3/ L'instruction et l'éducation ne sont pas des marchandises Alors non, pas de nostalgie, mais la nécessité de s'élever au-dessus d'une époque, de mettre en perspective, de se demander : à qui profite ce manichéisme qui sévit depuis des décennies entre ceux qui mettraient au-dessus de tout « le savoir » et ceux qui ne voient que « le pédagogique, la manière » ? Je ne connais aucun collègue qui pense selon ces catégories et pour cause : elles ont été inventées par des gens qui n'ont pas d'élèves devant eux (politiques, journalistes, essayistes, « chercheurs » en sciences de l'éduc). Cette omniprésence des discours sur les pratiques scolaires qui exclut les enseignants, c'est un 2è indice que les élèves sont un prétexte, qu'ils doivent subir. La curiosité, l'envie de comprendre, le désir de faire partager ce qu'on sait suffisent pourtant pour fonder la légitimité d'une école. Bien sûr, ce que le maître « sait », ce ne sont pas des savoirs qu'il aurait le mérite d'avoir trouvé. Mais il est reconnu comme capable de les faire partager. Donc digne d'être respecté pour cette raison. Difficile d'oublier 12 ans après ce qu'un certain Claude Allègre a dit et écrit : « l'école est une entreprise ». Intéressant aussi de voir que sur cette question, des collègues sont dans le déni alors qu'en entrant les mots-clés « allègre » « école » et « entreprise » dans Google on trouve tout de suite : « Je veux instiller l’esprit d’entreprise dans le système éducatif ». "Je veux" : un slogan qui reste dans l'esprit légendaire de ce monsieur : mépris, égocentrisme et haine des profs.  

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Le maître d’école endormi, 1831, huile sur toile de Joseph Beaume Le vieux maître s’est assoupi, donnant libre cours aux facéties des élèves. L’inefficacité des maîtres âgés, aux méthodes désuètes et que la pauvreté maintient en activité, est à cette date, de plus en plus souvent dénoncée. P1040160 (Large)

Le maître d’école, vers 1670, eau-forte de PQ Chedel Une simple grange abrite la classe. Les plus jeunes élèves, filles et garçons mêlés, apprennent à lire à proximité du maître. Au fond, une table et des modèles d’écriture sont à la disposition des plus avancés. P1040162 (Large)

Une classe, 1557, gravure de Merica La fantaisie brueghelienne transforme la classe en spectacle onirique. Sous l’estampe, le texte rappelle que d’un âne, on ne fera pas un cheval. P1040164 (Large)

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en regardant cette carte de la France ferroviaire du XIXè avec ses milliers de dessertes et de petites lignes les usagers actuels de la SNCF doivent être verts P1040172 (Large)

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La visite de l’inspecteur, planche murale, ed A Colin, 1908

Cette planche murale d’élocution montre une classe type, le jour de la visite de l’inspecteur. La perspective centrale, qui s’élève de l’écolier interrogé, au maître inspecté, puis à l’inspecteur, enfin au buste de Marianne et à la Carte de France, endeuillée par deux provinces perdues en 1870, illustre bien la chaîne hiérarchique par laquelle chacun est relié à l’Etat républicain et à son œuvre scolaire.

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Une révolution manquée, l’école mutuelle

Avec la fin des guerres napoléoniennes, en 1815, l’éducation populaire redevient une préoccupation collective. Quelques notables libéraux fondent la Société pour l’Instruction élémentaire. Par souci d’efficacité, ils préconisent une méthode mise au point en Angleterre par John Lancaster : le monitorial system. Les élèves les plus âgés ou les meilleurs, choisis comme moniteurs, relayent en permanence l’action du maître auprès de leurs condisciples. Dès lors, un seul maître peut enseigner à plusieurs centaines d’élèves. Un moyen providentiel pour pallier la pénurie d’enseignants !

Sous le nom d’enseignement mutuel, la méthode connaît un succès rapide. Dès 1820, elle compte en effet 1500 écoles, essentiellement urbaines. Soutenues par les libéraux, vilipendées par les milieux cléricaux, la méthode subit ensuite les aléas de la vie politique. La révolution libérale de 1830 lui ouvre de nouvelles perspectives. Elle connaît alors son apogée, avec près de 2000 écoles. Au fil des années, toutefois, elle révèle ses limites : sa moindre efficacité, au-delà des rudiments ; sa complexité et son coût, souvent prohibitif dans les villages. En 1834, le ministre François Guizot tranche en faveur de la méthode simultanée des Frères, qui lui paraît la plus aisément généralisable, y compris dans les campagnes. 

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Le grand maître d’école, 1780, gravure de JJ de Boissieu

Le régent, recruté par contrat, sous le contrôle de l’église, est également l’auxiliaire du curé. Le revenu qu’il en retire complète le maigre écolage versé par les familles.

 

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La maistresse d’école, gravure d’Abraham Bosse, vers 1635

« Les filles seront instruites par quelques filles ou femmes de piété » : telle la règle posée par l’Eglise et que respecte cette petite école urbaine. Au village, la rareté des écoles de filles impose une mixité de fait .

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 10:44

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  Avant-hier, sont arrivées les premières briques de la future école primaire "Dadapierre". Emouvant. Voici donc, en exclusivité mondiale, une photo des fondations. Le calendrier prévoit l'ouverture de la salle du CP à Pâques, et celle du CE1 en juin.

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  Hier, Aretha était retenue à nouveau à Diego et j'ai pris les CP toute la journée. Accueil d'une nouvelle élève : Hadjat. Cette fois, chacun disposait de 20 buchettes et on a fait des petites additions et soustractions au-dessus de 10. Révison de la "moitié" et du "double". Remettre dans l'ordre les mots de "Les coquillages sont sur la plage", "Les makis sont dans les arbres". Copie. Lecture. Dessin. Lotos. Dominos. Jeux d'adresse dans le sable. Chant. Histoires : Kishimo-Jin, la mangeuse d'enfants ; Le Petit Poucet.

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 Un vendeur de calmars est passé (pêché avec un turlute). Je lui ai demandé de me vendre de l'encre la prochaine fois.

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Robert Doisneau, La première maîtresse, Ménilmontant, 20è, 1935

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 05:28

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Lundi et mardi derniers, Aretha était retenue à Diego par des démarches administratives concernant les instits. J’ai donc eu les CP pour moi tout seul pendant deux jours. Dadapierre m’a aidé. Monique, la directrice de la Maternelle est aussi passée nous voir travailler. Les vacances n’avaient rien effacé dans les têtes, au contraire les CP ont démarré 2011 au quart de tour et ont fait beaucoup d’efforts.

 

programme du lundi 10 janvier :

- écrire son prénom avec des lettres de bois

- lire l'envoi des CP de Trois-bassins (grands dessins sur leur école, leur village, leur île + lettre de la classe et photo)

- calcul : la moitié et le double (20/10, 10/5)

- écriture : c / k / q (coq, Sakalava, maki)

- histoire : les aventures du caméléon

- syntaxe : remettre dans l'ordre les mots des phrases suivantes : Le Père Noël est reparti, Dadapierre est revenu à Ramena, A Sakalava, les makis mangent des bananes, Nous dessinons pour les CP de Trois-bassins

- chants / flûte

- dessin pour les CP de Trois-bassins

- jeux d'adresse sur la plage

 

programme du mardi 11 :

- jeux par groupes de 4 : dominos, lotos animaux familiers, loto animaux sauvages, osselets

- calcul : la moitié et le double (8/4) ; soustractions : 8 - 2 = 6   6 - 1 = 5

- syntaxe : mêmes phrases qu'hier

- écriture : copier ces mêmes phrases sur son cahier

- histoires : Cendrillon ; le Chat botté

- chants / flûte

- dessin pour les CP de Trois-bassins

- jeux d'adresse sur la plage

 

C’est l’occasion de donner le nouveau lien qui pointe vers les deux associations : La Maternelle de Ramena et l’association Ramena. Vous trouverez dans ce site des infos à jour pour parrainer un enfant ou pouvoir déclarer votre don dans votre déclaration d’impôts. : www.ramena.org

J’ajoute l’adresse du Lions club de Mamoudzou à Mayotte car il contient un bon résumé de sa visite début décembre à Ramena (voir "Naissance d’un CP à Ramena 5") :

www.e-clubhouse.org/sites/mamoudzou/page-10.php

 

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Dadapierre maître d’école

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Dadapierre maître-nageur

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 09:33

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lundi 6 décembre : on décide de faire une photo de classe pour les cousins rényonés de Trois-bassins

 

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règle du jeu : quel groupe (filles ou garçons) saura faire faire au ballon le plus grand nombre possible de tours sans qu'il tombe ?

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on range les ballons, allez on va dessiner des zébus

 

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Pour les CP de Trois-bassins : on dessine en couleur sur du papier Antemoro et on se présente sur du papier Canson de couleur (18 décembre)

 

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14 décembre

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22 novembre

 

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les CP de Trois-bassins ne verront ces beaux dessins que le 24 janvier, jour de la rentrée à la Réunion

Mais les CP de Ramena auront la surprise demain matin de découvrir les lettres et dessins des élèves de madame Marielle ; sans compter les autres cadeaux : osselets, dominos, billes, lotos, DVD documentaire, livre sur la faune sous-marine, album (histoire d'un caméléon, imagier, lettres en bois etc.

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18 décembre graines ramassées et collées par les CP

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Denisca nous présente le sapin décoré par les CP (18 décembre)

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 08:13

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comme cette petite fille à Diego, les CP de Ramena jouent aux osselets (photo : Hélène, fin novembre)

demain matin je leur offre de "vrais" osselets

 

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Et grâce à la générosité de la liste Dialettres, il y aura bien d'autres bonnes surprises demain.

C'est que les 3 promesses faites dans l'article du 8 novembre (naissance d'un CP à Ramena 4) ont été tenues : un zordi ASUS M6Ne offert par Claudie, un échange de correspondance scolaire avec le CP de Trois-bassins (voir article suivant CP Ramena 8) et des dons (325 euros virés pour l'instant et promesse de 150 € prochainement). Que l'ami Eric Hoppenot soit chaleureusement remercié ici !

 

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lundi 22 novembre, 8h, bonjour maîtresse, bonjour les amis

c'est parti

 

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mais aujourd'hui, surprise, une nouvelle maîtresse vient aider Maîtresse
c'est madame Hélène
elle est gentille

 

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la rencontre des syllabes avec des mots qui veulent dire quelque chose et qu'on découvre écrits : il y faut des trésors de patience

 

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leçon d'écriture

 

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c'est la pause

 

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Comme Aretha est désireuse de se perfectionner et demandeuse de conseils, Hélène a partagé son expérience avec elle dans la complicité
Le procédé de la ficelle qui permet aux élèves de remettre en ordre les mots d'une phrase est une idée d'Hélène adoptée aussitôt par les CP (toutes les mains se lèvent pour aller écrire "je ne mange pas de canard") photo : 6 décembre

 

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Darvis réfléchit (6 décembre)

 

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grâce à madame Hélène, vous aurez enfin droit à une photo de monsieur Jean-Claude

 

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5 est plus grand que 3 (15 novembre)

 

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Romain a réussi son addition (15 novembre)

 

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Guylène aussi

 

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chacun écrit son prénom : un exercice formateur qui met de côté provisoirement les graphies difficiles pour certains (14 décembre)

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:04

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Au début je t'en ai voulu. J'ai vu passer juillet, août, septembre, sans que tu donnes signe de vie. Face aux élèves, aux collègues, aux paperasses venues de partout : Fokontany, Palais Fary Tany, Ambassade de France, Ministère de l'éducation malgache, missives imprimées où on lit partout "monsieur jean-claude jorgensen est nommé professeur d'arts plastiques au lycée français d'Antsiranana", j'ai tremblé ! "Keloreur, ils vont découvrir que je suis un imposteur". John avait dit qu'il m'aiderait et il me laisse tomber. Bon, personne ne voulait du poste, il était inoccupé depuis 2 ans et mal payé. Mais j'étais quand même "attendu comme le messie" comme me l'avaient dit mes collègues.
Peu à peu, j'ai constaté que non seulement l'enseignement de l'histoire des arts et des arts plastiques me comble et comble les élèves, mais la formation, je l'avais eue avant : en te fréquentant pendant 2 ans, en coanimant l'atelier photo du lycée Evariste Parny avec François-Louis Athenas, en courant les galeries d'art depuis des décennies, en participant à l'université d'été sur l'histoire des arts à Toulouse en 1995 (Philippe Joutard), en emmenant les élèves qu'on me confiait au musée des Beaux-arts, au Louvre ou à Orsay presque chaque année depuis 1977, et même en jouant de la flûte traversière (amplifiée) avec John Chicaï. La transfusion se fait mieux devant un rhum arrangé (ou plusieurs) que dans un amphi.
Depuis septembre, j'ai du plaisir à inventer des activités brèves (1h) qui seront forcément réussies, quelques exemples :

colorer des mandalas
travailler avec des crayons de bois durs et gras + gommer pour donner un relief aux silhouettes d'animaux de la grotte Chauvet
inventer des cartouches de hiéroglyphes
ajouter des bras à la Vénus de Milo
reproduire la pieuvre d'une amphore cycladique
reproduire 3 athletos pendant une course à pied

dessiner des arcs doubles de la mosquée de Cordoba (compas souhaité)
inventer de nouveaux plans pour le potager de Villandry
réaliser 2 ou 3 blasons (façon malagasy)

dessiner et colorer une grande vague à la manière d'Hokusaï
imaginer des variations autour des nymphéas de Monet (crayons aquarellables et compas conseillés)
dessiner et colorer la chaise et la pipe de Van Gogh en conservant la perspective
dessiner à l'encre de seiche achetée au bazar (marché en plein air) un coquillage ramassé sur la plage
mettre en scène des cartes à jouer (après l'étude du tricheur à l'as de carreau de G de la Tour)

confectionner un répertoire de notions
rédiger un commentaire d'une ou plusieurs photos de Willy Ronis (texte correspondant étudié par le prof de français)
réaliser une sculpture en fil de fer de jardin à la manière de Calder
dessiner son logo personnel
Le matériel que j'ai apporté en septembre avec moi ou par frêt cargo de France ou de la Réunion, m'a facilité la vie :
un video-projecteur, un ordinateur, des enceintes acoustiques alimentées, une dizaine de pochettes de 18 crayons aquarellables, des aimants, une trentaine de reproductions de tableaux en affiches, 52 kgs de livres d'art, des dizaines de vidéos en .mpg (beaucoup de Palettes), des pinceaux, des craies grasses, des crayons 2B et 2H, des fusains, des pastels, du canson, de la terre et même de la peinture pour verre. Hormis, en 3è, quelques humoristes qui attendent leurs 16 ans et qui sont parfois exclus 3 jours, une écrasante majorité d'élèves jouent le jeu, j'ai beaucoup de chance par rapport à mes collègues de l'hexagone qui doivent hisser Monchéri et Moncoeur au pinacle pour complaire au ministre.

En résumé, j'espère, mon cher John, n'avoir pas déshonoré ta profession.

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l'entrée du lycée Sadi Carnot

 

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on applaudit bien fort le jardinier qui a planté un ravenale, un arbre du voyageur dans l'enceinte du lycée français de Diego-Suarez

 

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le bâtiment où se trouve la "salle de dessin"

 

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j'ai visé l'économie : en guise d'écran, de l'acrylique blanc

 

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carton d'emballage, pointes à béton, bobineau de journal

 

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jardins villandry (Large) recadre

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 10:48

"Le nombre d'espèces de plantes à fleurs à Madagascar est d'au moins 14 000, avec un niveau d'endémisme qui peut dépasser les 90%" in Plantes de Madagascar, atlas, Lucile Allorge, ed Ulmer 2008 (la référence en botanique pour ce pays). Certaines de ces plantes sont à présent cultivées en dehors de Mada et on a oublié leur origine : par exemple l'euphorbia "Les épines du Christ", le flamboyant, la pervenche de Madagascar et plusieurs espèces d'impatiens sur les 200 que l'on rencontre dans le pays (j'en identifie déjà 3 ou 4 à Diego). Plus encore qu'à la Réunion, on sait ici se soigner avec les plantes (et parfois aussi fabriquer du poison certes). Mais les grandes firmes chimicopharmaceutiques de l'hémisphère nord n'aiment pas les plantes.

La faune et la flore malgaches sont d'une grande diversité mais aussi d'une beauté inimaginable. De là l'évidence pour Aretha de décider mardi 23 novembre d'une promenade botanique pour permettre aux CP d'observer le milieu naturel. J'étais là, ainsi qu'Hélène, une amie instit française venue me voir. Aujourd'hui on appelle ça "découverte du monde" en France. De mon temps, c'était une "leçon de choses". Un grand moment.


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8h du matin, c'est parti pour les CP


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les grands qui n'ont cours que l'après-midi testent leur modèle réduit devant les CP (qu'est-ce que le vent ? peut-être le plus puissant personnage du monde ? à Diego il souffle 365/365, 7/7, 24/24, on n'a pas oublié le cyclone Kamisy de 1984)


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  laloasy = taretra = sisal, la fibre végétale qui recommence à plaire


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pamba

(pour faire du kapok)

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bonara

jackson pollock serait jaloux


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voamora

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mokotra (je pense que c'est le jujubier)


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personne n'a oublié son chapeau


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civis (je ne connais pas le nom malgache)


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petite pause


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idéal pour dessiner des tortues dans le sable


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un peu plus loin, le raphia n'aime qu'une chose : avoir les pieds dans l'eau


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les CP ont de bons yeux, à deux reprises ils ont repéré un caméléon avant Maîtresse, avant madame Hélène et avant monsieur Jean-Claude


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impossible de savoir le nom de ces fruits pour l'instant ; je compte sur le directeur du museum d'histoire naturelle de Brest


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et non, les tamarins ne sont pas tous à la Réunion


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les filaos non plus (tant mieux car ce sont des bonzarbres)


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le ravenale (l'arbre du voyageur) sert de logo à Air Madagascar


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les flamboyants de la région Diana fleurissent avec un mois d'avance sur ceux de La Réunion


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à Ramena, on trouve des gousses de Entada Rheedei, une liane rubannée qui peut mesurer jusqu'à 75 mètres et dont la gousse peut atteindre 2 mètres de long


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depuis 3 semaines cet arbre offre ses feuilles jaunes au regard partout dans Diego et Ramena et il est comme un mot sur le bout de la langue


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tiens, et puis ces fleurs blanches, c'est pareil, qui m'aidera ?


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la fleur du badamier (qui a donné son nom au Badamera Café)


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le fruit du badamier


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non toutes les fleurs du frangipanier ne sont pas blanches

bravo les CP !

(quand je dis "Bravo", ils applaudissent à tout rompre, surtout Abelino qui n'obéit jamais !


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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 07:27

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Une délégation du Lions Club de Mamoudzou rend visite ce week-end aux 2 associations qu'elle subventionne à Ramena : l’association La maternelle de Ramena qui fonctionne pour la 8è année, et l’association Ramena qui vient de créer le CP.

www.normada.com/association-ramena/

www.normada.com/maternelleramena/

Nos amis mahorais nous ont remis 2 chèques de 1000 et 3000 euros qui vont financer la construction des salles du primaire. Trois compagnons (du Tour de France) viennent en janvier pour cela. Les dons de la liste Dialettres serviront surtout à payer des écolages. 95 enfants sont inscrits en maternelle, 22 en CP (16 sur 22 sont parrainés). L’écolage en maternelle, c’est 66 000 ariarys /an (environ 26 euros). L’écolage en CP, c’est 100 000 ariarys / an (environ 40 euros).

Hier soir était un moment folklorique mais symboliquement fort, avec discours, remise des chèques, ovation aux maîtresses, lancer de lanternes magiques au-dessus de la baie de Diego sous la lune qui s'était mise sur le dos, danses endiablées

Et moi, je remplace à nouveau Aretha demain matin, c'est super.

 

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  allumage des lanternes magiques

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leur envol

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 13:01

 

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  Ce matin, 7h, surprise, Aretha arrive avec son fils de 18 mois (qu'elle allaite en classe) alors que je prenais mon petit déjeuner au Badamera Café : "Hakim a une grosse bronchite, je vais à Diego pour qu'il voie le docteur  --- D'accord je prends le CP --- Je t'emmène avec le 4X4 ajoute Swanie" Soulagement de la maîtresse. Pour moi, c'est le rêve. Comme sur des roulettes avec une vingtaine de bambins adorables.
-- 8h, l'appel, les rites
-- Lecture : savoir lire et écrire des mots qu'on emploie tous les jours, reconnaissance des syllabes connues à graphie unique (Ramena, école, Badamera café etc.)
-- Chant : j'accompagne à la flûte
-- Dessin, couleurs sur grandes feuilles ; l'inspiration vient de la régate de la veille, remportée haut la main par Papa Jean.
-- Lavage des mains (Denisca et Francia tirent le seau d'eau du puits)
-- Calcul : 2 notions encore jamais abordées : plus grand que / plus petit que
-- Chant à nouveau et retour de Maîtresse à midi
Les dessins seront offerts aux délégués du Lion's club de Mayotte (nos principaux bailleurs de fonds) car ils nous rendent visite le week-end prochain.
Dialettres, une liste de discussion privée de profs de lettres a annoncé une aide financière pour aider la création du CE1 l'an prochain (en nous achetant des tampons).
Claudie, une amie nantaise, a promis d'offrir un ordinateur portable en très bon état début janvier.
Enfin, une correspondance scolaire commence fin décembre avec le CP de Grande Ravine (Trois Bassins, La Réunion). C'est comme ça, la vie est très dure ici, mais parfois, c'est une pluie de bonnes nouvelles.

 

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