11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 13:47

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Atelier d’écriture  Association « La Tour de Galles » https://www.facebook.com/tourdegalles

Animateur diplômé : JC Jørgensen 6 jours à Bonneuil-Matours 86210 : du 13 au 19 juillet et du 20 au 26 juillet 2014  
ECRITURE EN BORD DE VIENNE  

Rêverie au fil de l'eau, flânerie dans les sentiers forestiers, cet atelier cherchera à s'inscrire dans un coin de nature chargé d'histoire, à composer par l'écriture des paysages vivants, à peindre des secrets bien cachés au coeur de l'été. Entre poèmes et nouvelles, récits et souvenirs, il pourra inventer ses propres formes.
Vivre un atelier d'écriture, c'est se donner les moyens de découvrir les ressources et les pouvoirs de l'écriture, de partir à la recherche d'une langue personnelle.
L'animateur fera des propositions, accompagnera de façon personnalisée et rappellera l'intérêt des références littéraires : Jacques Roubaud, Georges Perec, Julien Gracq, Georges Perros, Albane Gellé, Valérie Rouzeau etc…
La démarche adoptée est celle d'Aleph-écriture  : trouver les mots au plus près d'une émotion, déployer un imaginaire, ressusciter un souvenir, donner à entendre une voix personnelle vitale grâce à l'exploration de formes neuves. Les participants pourront trouver l'inspiration au contact des paysages du Haut-Poitou, pays de légendes, parmi lesquelles, celle de la Tour de Galles et de son gué situé devant le lieu de stage. La lecture de poèmes et de textes d'auteurs consacrés pourra servir d'invitation à leur répondre ou à les suivre dans leur exigence.

Pension complète avec hébergement en chambre individuelle : 340€/pers
Pension complète avec hébergement en chambre à 2 pers : 310€/pers
Possibilité d’hébergement dans le village ou hameaux extérieurs : coût du stage pour une semaine : 240€/pers
Adhésion obligatoire à l’association : 8€
Accueil le dimanche à partir de 15h
Fin le samedi matin
Petit déjeuner entre 7h30 et 9h
Atelier : de 9h30 à 12h30
Déjeuner
Temps libre
Atelier : de 16h30 à 18h30
Diner

Ce stage bénéficie d’un cadre apaisant, d’une restauration de qualité, plats végétariens possibles, nombreux plats bio.
Produits du terroir, de « la ferme du vieux Bellefonds » www.levieuxbellefonds.e4y.fr
Logis campagnard authentique
Village d’un charme irrésistible
Accès internet
Gare TGV 15 kms Châtellerault ou Poitiers
Possibilité de baignade dans la Vienne au pied de la maison
Possibilité de belles randos
Possibilité de balades en canoë
A Bonneuil-Matours, le festival « les Claviers du Poitou » se déroule en même temps que le stage :

Lieu de stage : 9 place de l’église 86210 Bonneuil-Matours
Ce stage s'adresse à tous, débutants, indécis ou confirmés. Nombre de participants : entre 7 et 12.
A l'issue de leur semaine d'écriture et de réécriture, les participants auront composé collectivement un recueil de textes inédits qu'ils pourront conserver et prolonger à leurguise.
La réservation sera effective à réception d’un chèque d’acompte de 100€
Contacts : Jean-Claude Jørgensen 06 64 14 12 41 jcjorgensen@wanadoo.fr
Hélène Penot 06 03 20 28 80 penellen37@gmail.com

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:08

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La famille Savaty
Atelier artistique avec les enfants de l’école primaire « les lionceaux » à Ramena en janvier et février 2014

Artiste plasticienne depuis 30 ans, Isabeau  voyage dans le monde entier, et, après 7 années passées dans le village de pêcheurs de Ramena, a choisi de travailler avec les enfants qui y vivent et dont elle connait bien les familles. Et il y a une famille nombreuse que tout le monde fréquente tous les jours, mais sans y penser vraiment, c’est la famille Savaty, la famille de la tong, de la sandale 2 doigts, familière et indispensable, jetée sans égards dès qu’elle est hors d’usage, mais à qui Isabeau et les lionceaux ont entrepris de donner une deuxième vie, et quelle vie ! 
Les savates c’est ce qu’on ramasse le plus, avec les bouteilles en plastique, les briquets et les bidons. Des matériaux par milliers à portée de mains ! on ramasse, on trie, et c’est parti…. Vive la famille Savaty née au bord des plages !
Centré sur le thème de la pollution de la mer, voué à éveiller les enfants à l’environnement, ce travail de sept semaines en atelier est mis en valeur aujourd'hui par une exposition qui rassemble les œuvres des écoliers. Transformer des savates dont personne ne veut plus en objets d’art, c’est aussi permettre à des enfants d’acquérir une sensibilité artistique, de créer des formes esthétiques originales émouvantes, de déployer et de mettre en partage un imaginaire riche : visages vivants, regards qui vous poursuivent, figures royales déchues, échevelées et sinueuses, profils de personnages légendaires ou mythiques, diaboliques ou angéliques qui poussent tous le même cri : "Ne jetez rien dans la mer !"
expo visible actuellement à l'Alliance française de Diego puis à La Terrasse du voyageur
(article à paraître dans La Tribune de Diego)
 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 11:02

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7 jours de travail non-stop pour Vincent afin d'équiper une vingtaine de fenêtres de moustiquaires

 

FORMATIONS MULTIPLES POUR LES MAITRES ET MAITRESSES DE RAMENA du 7 au 17 mars.

Rarement on aura vu à Ramena une plate-forme d'actions pédagogiques aussi nombreuses et pertinentes en direction des instituteurs et institutrices de l'école des lionceaux et de la maternelle de Dadapierre que celles mises en oeuvre pendant la 2è semaine de mars.
Cinq professionnels réunionnais s'étaient préparés de longue date pour cette série d'interventions :
- Vincent pour la conception-réalisation de moustiquaires mobiles sur les fenêtres des salles de classe
- Clémence pour la coordination des différentes formes de correspondance scolaire échangées avec l'école primaire de Trois-Bassins (lettres collectives, lettres individuelles, dessins, cartes de fleurs séchées, enregistrements MP3 de contes malagasy/créoles en CE et CM) et la gestion des nombreux nouveaux parrainages
- Audrey (institutrice) pour les jeux mathématiques dans tous les niveaux et un projet Arts Visuels
- Mélanie (orthophoniste) pour mettre en place les activités préparant l'apprentissage de la lecture
- Marielle enfin, qui a
démontré dans chaque classe l'intérêt du travail en ateliers
expliqué ce qu'est un affichage cohérent et pensé
impulsé une liaison hebdo GS/CP
redéfinit les règles de gestion du matériel (inventaires, entrées-sorties)
donné le bon mode d'emploi de la pharmacie
coordonné toutes les actions de l'équipe en liaison avec les responsables de l'association www.ramena.org : Yves Ladois, Marie-Claude Riboulon, Swanie.
Le résultat est éloquent :
- les journées de formation mensuelles au lycée français prennent tout leur sens car elles portent la même vision de l'école que celle des formateurs réunionnais : éveiller les enfants, mettre en valeur leur potentiel, les rendre actifs, les aider à réfléchir, à observer, à créer, à comprendre parler, lire, écrire en français, à réussir des calculs mentalement, à vivre en groupe en se respectant etc. bref à devenir autonomes et responsables et réussir leur vie future.
- l'ensemble des maîtres et maîtresses sait désormais beaucoup mieux l'intérêt du travail en équipe
- ils et elles savent aussi individualiser leurs façons de transmettre et d'instruire, quand c'est souhaitable et possible, grâce à un matériel de manipulation concret et adapté. Ce fut particulièrement net dans les 3 niveaux de maternelle où tous les enfants ont manipulé longuement les dés, cubes, puzzles, lotos et dominos que l'équipe réunionnaise avait apportés.
- le varatraza sera très affaibli par les moustiquaires posées aux fenêtres par Vincent afin de protéger les affichages. Quatre flamboyants ont été plantés pour que les enfants soient plus souvent à l'ombre dans un an.
- enfin 200 kilos de manuels scolaires, matériels éducatifs, papeterie, médicaments, vêtements, jouets et jeux, offerts par l'Association Les Lanternes de Mada aideront les 2 écoles à fonctionner.
Nul doute que l'ouverture du CM2 en septembre prochain se fera sous les meilleurs auspices, et que les résultats scolaires des écoliers de tous les niveaux continueront de s'améliorer : ce sera le signe que parents, enseignants, responsables associatifs et élèves sont fiers de travailler ensemble à la réussite des écoles de Ramena.
https://www.facebook.com/ramenaassociations?fref=ts
https://www.facebook.com/leslanternesdemada.ramena
(article à paraître dans La Tribune de Diego)

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  maîtresse Judicia en CM1

 

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  maîtresse Marielle en CP

 

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  idem

 

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  Mélanie (orthophoniste) en CE1

 

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  maîtresse Félicité en CE2

 

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  idem

 

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  les jardins des enfants

 

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  maîtresse Marielle en CM1

 

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  orthophonie en moyenne section

 

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  maîtresse Herlette en GS

 

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  en petite section

 

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  Mélanie aide Vincent

 

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  les réunionnais ont apporté un très grand nombre de vêtements, les maîtresses ont envoyé les élèves les moins bien lotis dans le bureau de la directrice Zina transformé en cabine d'essayage

 

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  Steeve Khâ réalise un graf pour les lionceaux

 

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  Steeve et Médicis ont offert 30' de musique aux lionceaux

leur tube bilingue s'intitule "Protégez l'environnement"

 

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  l'équipe des réunionnais et l'équipe des instits

 

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  Daniella a de vilaines blessures infectées : eau oxygénée, chouchoute, argile, bandage, paracétamol, ivermectine, amoxycilline

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 14:47

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Hier, c'était Taïbit

hier, jour de chance, des amis me proposent une rando que je n'ai jamais eu l'occasion de faire depuis 2008 : Cilaos-Marla-Cilaos par le col du Taïbit !

j'étais si déterminé pour faire une rando à La Réunion que début août j'avais acheté de nouvelles chaussures de rando, les avais longuement portées et le 23 août les avais aux pieds quand j'ai pris l'avion

Lever 5h, départ à 1100m, près de Bras rouge

nous sommes 9, un bon chiffre

 

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peu après le départ, le cirque de Cilaos derrière nous

 

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une heure avant l'arrivée au col, on aperçoit les 3 salazes

 

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les barbes de saint-antoine tamisent heureusement la lumière car le soleil tape

 

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bientôt : le col

 

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derrière nous : Cilaos

 

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devant nous : Mafate

 

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encore quelques minutes, et on change de cirque

 

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tant de voyageurs qui furent encouragés voire sauvés par ce petit autel

 

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notre groupe

seule une participante renonce et retourne à Cilaos avec sa maman

 

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la descente sur Mafate

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là-bas, bientôt : Marla (1400 m)

comme les autres, j'ai bu1,5l d'eau, je remplis mes bouteilles pour le retour et je mange mon sandwich

chance : pas de pluie

Cilaos-Marla-Cilaos : petite rando familiale idéale

un peu physique : +1000 -600 +600 -1000 mais si décontractée

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 06:46

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photos prises le 27 fevrier dans la salle de GS

Devant tant de professionnalisme, Dadapierre doit se réjouir

Herlette a réussi seule en 4 mois à installer les bonnes pratiques d'une vraie grande section qui permettra aux élèves d'être en 2014-2015 d'excellents CP

pour compenser l'absence de photocopies, elle utilise des papiers carbones

Les photos parlent d'elles-mêmes

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 10:28

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Une petite partie de mes bagages la veille du départ

 

Depuis le 23 février et jusqu’au 31 mars : une nouvelle page s’écrit dans l’histoire de l’école des lionceaux et de la Maternelle de Dadapierre à Ramena, près de Diego-Suarez.

Résumé en bref des nouveautés, depuis que j’ai quitté les enfants et les instits fin octobre 2013 :

1/ L’association www.ramena.org a créé une page facebook qui permettra sans doute une plus grande réactivité pour donner des infos :

https://www.facebook.com/ramenaassociations?fref=ts

 

2/ Marielle, Audrey et Vincent ont créé l’association « Les lanternes de Mada » (près d’une vingtaine de membres déjà). Elle coordonnera les efforts des réunionnais vers les écoles situées entre Diego et Ramena : parrainages (10 nouveaux parrains/marraines cette fois), équipements contre le soleil et le varatraza, jeux de plein air, formation des instits etc.

http://www.midilibre.fr/2013/12/28/des-lanternes-pour-des-ecoliers-malgaches,802243.php

http://www.net1901.org/association/LES-LANTERNES-DE-MADA,1161780.html

https://www.facebook.com/leslanternesdemada.ramena

A ces 3 liens permettant de s’informer sur la naissance des Lanternes de Mada, j’ajoute un lien pointant vers un très bon article de Mazirian car c’est toujours difficile de fonder l’intérêt d’une telle action puisque bien souvent elle semble être une goutte d’eau dans la mer : http://www.rue89.com/2013/11/01/tout-devez-savoir-si-voulez-faire-lhumanitaire-247133

Pour ceux qui veulent une info à jour quotidienne et pas trop tendancieuse sur les événements politiques malgaches : http://www.rfi.fr/tag/madagascar/

 

3/ fleurissement de l’école : les enfants tiennent un jardin = d’une pierre 2 coups, ils acquièrent des connaissances en botanique et écologie, ils embellissent leur école

 

4/ arrivée de Félicité début janvier, la nouvelle maîtresse de CE2 ; Zina dispose ainsi de plus de temps pour son travail de directrice et de coordinatrice

 

5/ Depuis janvier, la plasticienne Isabeau aide bénévolement les enfants pour récupérer des déchets trouvés sur la plage et en faire des œuvres d'art. Les photos sont dans la page facebook https://www.facebook.com/ramenaassociations?fref=ts

 

6/ Depuis novembre, Baby/Rachida (PS), Marie (MS), Herlette (GS), Judicia (CM1) vont 1j/semaine au lycée français de Diego pour se former : merci Théophane !

 

7/ du 7 au 17 mars, 5 lanternes de mada (150 kg de matériel) se répartiront entre les lionceaux et la maternelle :

- correspondance scolaire CP/CE1/CE2/CM1 avec l’école de la Grande Ravine de Trois-Bassins coordonnée par Clémence (cadeaux, lettres individuelles, lettres collectives, dessins, photos, jeux, enregistrements de contes MP3)

- formation des institutrices de maternelle (Marielle)

- équipement des salles et des cours de récréation (Vincent)

- affichages pédagogiques (tous)

- aide en lecture/prononciation/audition/écriture par Mélanie (orthophoniste)

- aide en arts visuels (Audrey)

 

8/ Pour ce nouveau séjour de 5 semaines, j’ai commencé à apporter plusieurs dizaines de manuels scolaires du CP au CM2 : calcul (Diagonale, Brissiaud), lecture (Ratus, Dagobert, Ile aux mots ; appel : je cherche des Ribambelle et des Lector et lectrix), langue française (La Balle aux mots) + très nombreux documentaires (par ex C’est pas sorcier) + jeux (dés, dominos, mikados, dominos, lotos, perles, fermoirs, très nombreux puzzles ts âges, 22 cordes à sauter), cubes, lettres et chiffres en bois, normographes, 200 crayons, ardoises, albums, histoires, recueil de contes, 60 livres + 15 cédés Lire c’est partir, planisphères plastifiés, 16 X 16 paracétamol et surtout de très nombreux documents pédagogiques de la PS au CM2 (clés USB et disques durs). Je suis actuellement à La Réunion pour récupérer 60 kgs de matériel scolaire qui s’ajoutent aux 65 kgs apportés de métropole la semaine dernière.

 

9/ Comme les lanternes de Mada et d’autres généreux donateurs, je reviens à nouveau avec 5 nouveaux parrainages : merci à vous parrains et marraines, les enfants vous sont très reconnaissants, je ferai les photos et vous enverrai des nouvelles

30 nouveaux élèves par an depuis 5 ans, c’est un gros travail de gestion quand on compte le nombre de bénévoles sur les doigts d’une seule main 

Mon voyage aller a été encore plus houleux que d’habitude.

Dimanche 23, lever 5h, puis je rejoins l’arrêt du bus 99, avec mes lourdes valises à roulettes, puis 9 kms plus loin terminus Neustrie tram3 25’, tram 1, TGV jusqu’à Roissy-CDG à 13h, et là : « vol annulé »

A 18h, les 500 passagers du Boeing 737 d’Air Mad sont emmenés jusqu’à l’hôtel Ibis (que je connais bien car ce n’est pas la 1ère fois !) et on nous offre vers 20h 30 le 1er repas de la journée ; info affichée vers 22h : RV à 5h, take off to morrow morning

A 9h, à peu près tous les passagers sont enregistrés, et vers midi nous sommes dans l’appareil (j’ai pris des notes)

Petit dej à 13h

L’appareil parcourt un long trajet au sol et les réparations reprennent pendant 3h dans le circuit hydraulique d’un réacteur

Finalement, nous décollons avec plus de 24h de retard et un repas (le seul du voyage et le seul de la journée comme la veille en dépit des enfants) est servi à 20h

Entrée en Lybie au niveau de Benghazi

J’ai faim, heureusement j’avale des bouquins (2è nuit blanche)

Landing à Tana/Ivato vers 2h du mat heure locale

Attente jusqu’à 5h pour apprendre qu’il y a un ATR70 pour Diego plus tard dans la journée, accrochage sérieux avec des voyous qui cherchent à me voler dans la file d’attente (le personnel Air Mad ne réagit pas). Les voyageurs pour Majunga etc. devront passer 2 nuits à Tana (4 jours de retard pour eux)

Arrivée à Arrachart/Diego vers 11H30 : on nous informe que nos bagages sont en sécurité à Tana, que nous n’avons aucune raison de nous inquiéter car nos bagages arriveront le lendemain à midi. Les voyageurs pour Nosy-Be, Sambava etc. découvriront qu’il y a un large choix d’hôtels à Diego.

Le lendemain, j’ai eu la chance de récupérer mes bagages en fin d’après-midi (et non à midi). J’ai eu le temps de les porter à Ramena (panne Jirama, ni eau, ni électricité, ni internet) et de revenir à Arrachart prendre mon avion pour la Réunion, Ouf. En octobre dernier, j’avais fait Diego-Tana (pour revenir en France) et à Tana, on nous avait appris que nos bagages étaient restés à Diego. Correspondances perdues, hôtel et taxi de ma poche. Air Mad aime la symétrie.

A noter que Corsair n’assure plus de liaison Réunion/Mada : trop dangereux

 

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  décollage de Roissy-CDG

 

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  5' plus tard, la Seine

 

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  45' après le décollage : les Alpes

 

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  le port de Gênes

 

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  au large de Naples

 

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entrée en Afrique au niveau de Benghazi

 

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  le désert lybien

 

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  déciollage de l'ATR 70 pour Diego

 

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  manoeuvres d'approche à l'arrivée à Arrachart

 

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  atelier arts plastiques avec Isabeau

les lionceaux peignent des savates 2 doigts

 

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 18:29

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je viens de partir de Marrakech et sur ma droite, le Moyen-Atlas donne à voir sa belle livrée d'hiver

 

Marrakech-Khenifra-Marrakech 21-23 janvier 2014
C'est une incursion de 36h dans le Moyen-Atlas et dans le passé, les années 1975-77. Quand on est à Marrakech un mercredi soir pour y prendre un avion le lundi matin suivant, c'est tentant d'aller faire un tour à 5h de bus de là, dans la petite ville où on a enseigné le FLE pendant 2 années scolaires (4 classes de 50 élèves X 2) 36 ans et demi plus tôt. Pas pour y chercher des souvenirs oubliés ou je ne sais quel fantôme, plutôt par curiosité : quel effet ça fait ? Je m'attendais à peiner pour reconnaître Khenifra mais je ne pensais pas que la métamorphose avait été aussi gigantesque. Passer de 15 000 habitants à 75 000 revient à une transformation si radicale de l'urbanisme que j'ai marché des heures dans les rues, de place en place, pour me situer et  me construire un plan mental (je n'ai jamais pu acheter un plan et j'ignore même s'il en existe un). Un peu ce qui arrive à certains personnages de Alain Robbe-Grillet ou de Michel Butor.
Mais le changement est aussi culturel : depuis des années, aucun français n'enseigne plus à Khenifra. Les profs français ont été remplacés par des profs marocains. La petite communauté de roumis a disparu. Aucun d'entre eux n'a d'ailleurs cherché à me revoir et j'ignore où ils sont. C'est un passé enfoui, une strate à fouiller pour l'archéologue qui voudrait reconstituer cette époque des "coopérants", de leur situation ambiguë et un peu artificielle : nécessaires pour faire acquérir un niveau lycée à un plus grand nombre de jeunes marocains, porteurs d'un modèle occidental envié et néanmoins étrangers et chrétiens (ou athées). Pour certains, vie moins chère, exotisme, personnel de maison pour s'occuper d'un enfant en bas-âge, statut de maître-auxiliaire étaient les raisons de ne pas revenir dans l'hexagone trop vite. Pour d'autres dont j'étais c'était le moyen d'éviter d'aller "sous les drapeaux" apprendre à tuer. A 26 ans, c'est encore l'apprentissage de la vie, la découverte de la vie de couple et ses aléas. "C'était le bon temps" comme me l'a dit Abdelkader au Nouveau Collège jeudi après-midi.
Une petite ville ancienne enfouie sommeille sous la grande ville moderne qui vient. Des vestiges affleurent : le pont des portugais, la cabane du Far-west (face à la caserne) où se vendent toujours les alcools, l'Hôtel de France, le lycée. Mais le passage du temps est palpable dans l'engloutissement et le remodelage des quartiers, l'empilement des étages (qui correspond à la superposition des générations), l'étalement de nouveaux pâtés de maisons qui déclinent rouille, puce, rose, brunâtre, orangé, brique, beige, ocre, roux et rougeâtre. Entre passé fané et clichés de 2014, où est la bonne distance ?
A mon arrivée le premier soir, j'ai dormi près de la gare routière, à l'hôtel Jaouharat al Atlas, non signalé dans le Routard, on se demande pourquoi : wifi gratuit, eau chaude, bien tenu, accueillant et bien moins cher que les autres. La patronne de l'hôtel est très sympa et me passe une 2è couverture : il fait -- 5° et à Khenifra, le seul chauffage, c'est le kanoun (petit brasero en argile cuite).
J'ai été accueilli chaleureusement au Nouveau Collège. Comme Abdou (cf traversée du Haut-Atlas juin 2012) ne m'a jamais répondu, je venais apporter au Principal "Tajine de lapin" éditions Yomad en 3 exemplaires : français, arabe, amazigh. Il a apprécié le cadeau qu'il remettra à un instit de CM car l'amazigh est enseigné en primaire, mais non en collège. J'ai bavardé longtemps avec Rami le principal adjoint, Saïda et Abdelkader 2 profs de français qui parlent mieux le français que beaucoup de nos compatriotes. Abdelkader a mon âge et a connu tous les coopérants des années 70... Mais l'heure n'était pas à la nostalgie. Il m'a confirmé que toute aide à des écoles primaires, en particulier pour l'enseignement de la langue française serait la bienvenue. On se quitte avec la promesse d'aller ensemble saluer un jour les macaques du lac Aguelmame Aziza et les truites du Jenane Imès.
Dans les rues, l'évidence saute aux yeux : aucun touriste, aucune femme dans les cafés, beaucoup d'adolescentes en cheveux. Elles portent bottines, jean et moumoute. Celles qui portent un fichu ne représentent peut-être pas la moitié. On est loin des villes du sud où les femmes portent des lunettes de soleil sur la fente de la burka.
Des cigognes dans le ciel, l'Oum er Rbia dans son lit de basalte, des figuiers de barbarie, une odeur de cèdre, des eucalyptus, des lauriers-roses, des chênes verts, des tapis zaïane ; une langueur et une gentillesse très éloignées de l'agitation de Casa et de Marrakech. Khenifra : selon l'étymologie qui prévaut, le toponyme viendrait d'un verbe amazigh « khanfar » qui signifie « agresser ». Pour moi, elle est la ville qui sait garder ses secrets.
Un muezzin s'égosille et tient sa note plusieurs dizaines de secondes comme la corne d'un bateau dans la brume. Il est temps pour moi de rejoindre mon hôtel, le bus pour Marrakech démarre demain matin à 6h.

 

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pause avant Beni-Mellal

 

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vue de ma chambre d'hôtel

 

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l'hôtel Jaouharat al Atlas

 

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le Nouveau Collège

 

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La porte d'entrée principale du Nouveau Collège, de son vrai nom Collège Prince Moulay Abdallah, en arabe et en amazigh (alphabet Tifinagh)

 

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inchangé : ce couloir qui conduit à ma salle de classe ; un chaouch muni d'un baton veillait à la discipline

 

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la cour intérieure du Nouveau Collège

 

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la rue principale

 

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mi casa : j'habitais au rez-de-chaussée

 

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le pont des portugais (ce qu'il en reste)

 

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les fortifications

 

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l'Oum er Rbia

 

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vendredi 23, retour matinal vers Marrakech

 

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les neiges du Haut-Atlas vues depuis Marrakech le soir même

 

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Oumsoud (juin 2012) est caché, à gauche

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 18:21

les orphelins

certains hommes choisissent de devenir militaires
certains hommes choisissent de tuer des hommes
les militaires tuent des ennemis et risquent d'être tués
les militaires qui ne veulent pas tuer d'ennemis peuvent être tués par d'autres militaires pour l'exemple
certains militaires, après avoir tué, se suicident, ça augmente le nombre de tués
les civils veulent vivre, certains sont tués
les militaires veulent tuer, certains sont tués aussi
une fois tué, un militaire ne tue plus
un militaire qui n'a pas encore été tué tue plus longtemps
tant qu'il n'y a pas eu assez de civils et de militaires tués, il y a des militaires pour tuer
quand suffisamment de civils et de militaires ont été tués, les vivants ramassent les tués et les comptent
s'il y en a beaucoup, on se contente d'une approximation
certaines veuves de l'armée se remarient avec des militaires qui n'ont pas encore été tués et qui n'ont pas encore assez tué
les enfants du 2è lit seront incorporés dans la 2è division blindée, pour tuer à leur tour, afin de ne pas être tués
quand les enfants de militaires auront fini de tuer des civils et des militaires, les orphelins tueront à leur tour pour faire d'autres orphelins
les chefs militaires et les chefs d'Etat n'ont pas besoin d'en appeler aux femmes pour qu'elles donnent la vie plus souvent ce qui permettrait de tuer davantage car la natalité mondiale reste positive
l'excédent de naissances n'est pas pour déplaire aux gros actionnaires des industries de l'armement et à ceux qui vendent les armes qui tuent plus pour un coût moindre
régulièrement les chefs militaires remettent des décorations aux militaires qui ont tué le plus et qui n'ont pas encore été tués
on fait entendre à ce moment-là pour les orphelins un hymne aux tués
vivre pour tuer
tuer pour vivre
aimer tuer pour vivre
aimer vivre pour tuer
aimer faire mourir
tuer pour tuer
étrangler de ses mains
avoir du sang sur les mains
avoir des mains pour écrire
avoir de l'encre sur les doigts
écrire pour ne plus qu'on tue
écrire pour vivre
vivre pour écrire
vivre pour vivre
aimer pour aimer
aimer pour vivre
vivre pour aimer
aimer vivre
faire vivre
aimer faire vivre
aimer
vivre
vivraimer

 

8 janvier 2014

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:20

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Après de très nombreux changements de date et d'heure, Global Business, seule compagnie à assurer la ligne Dakar-Casa, me propose finalement un départ vendredi 17 pour le Maroc. Dans le Ford Transit, nous sommes 10 (8 sénégalais, 1 guinéen, moi toubab) quand nous prenons la route à 23h.
A 4h du matin, nous sommes devant le barrage anti-sel de Diama, à 27 kms au nord de Saint-Louis, donc proche de la mer (graves incidents entre le Sénégal et la Mauritanie de 1989 à 1992 près de ce barrage). A 8h, on passe aux mains des douaniers et on ne pourra les quitter qu'à 14h30. Ils veulent que tous les bagages du toit, puis tous ceux qui sont à l'intérieur (en tout plus de 500 kgs) soient ouverts devant eux. Le montant du backchich est élevé. Palabres.

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Nous savons bien qu'une fois en Mauritanie, le racket va reprendre à chaque poste de police, tous les 50 kms environ. Et c'est ce qui se passe en effet. Je suis le seul à avoir un carnet de vaccinations international valide, alors ça s'ajoute aux raisons de nous faire attendre des heures au soleil, jusqu'à ce que les voyageurs se montrent plus compréhensifs. Devant chaque poste de police, la Mercedès Classe A est pourtant un modèle récent. Parfois : une Lexus Infiniti 4X4 neuve. En plein désert, en plein soleil, nous devons nous acquitter d'amendes pour défaut de ceintures de sécurité aux dix places arrières d'un véhicule de transport en commun, défaut de feux antibrouillard et défaut de trousse à pharmacie !

 

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phacochère

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flamands roses

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on retourne le poisson mis à sécher

 

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phacochères (ultra-rapides)

J'ai eu droit moi aussi à un traitement privilégié, je vous copie-colle un passage de mon journal :
-- d'où tu viens, toi ? (énervé et agressif) tu vas descendre et on va te garder car on n'a pas l'habitude de voir un français dans un bus sur cette route ; comment tu as fait pour venir ici ?
-- j'ai acheté mon billet à Dakar comme les autres
-- non pas comme les autres (comme je ne bouge pas de mon siège, il se met à hurler et son arme de service tressaute à sa ceinture) ; les français ne prennent pas le bus ; tu vas descendre tout de suite et on va te ramener à Dakar
-- dans ce cas je perds mon billet d'avion Marrakech-Nantes du 27 janvier
-- tu es de quelle nationalité ?
-- française
-- les français ne passent jamais par ici ; qu'est-ce que tu es venu faire en Mauritanie ?
-- je vais au Maroc, j'ai mes visas en règle
-- tu vas retourner au Sénégal, tu n'as pas à être ici ; ici c'est un autre pays et il faut suivre ses règles etc
Finalement nous laissons ce personnage échappé d'un film de Sergio Leone vaquer à ses occupations pécuniaires sous sa casquette galonnée d'or que des mouches taquinent et le Ford Transit reprend sa poussiéreuse route sans que j'aie versé une seule ouguiya. J'entends alors mes voisins admiratifs me dire "toi, tu connais bien les policiers mauritaniens" et je sens mes chevilles enfler.
Je me souviens de la devise de la Mauritanie : "Honneur, Fraternité, Justice" et je reste songeur. Est-ce bien ainsi qu'on sécurise un pays contre AQMI ?

 

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Nouakchott le soir, on mange un peu dans une pizzeria qui ne sert pas de pizzas, je paie en dirhams.
200 kms avant Nouâdhibou, la nuit est si glaciale qu'on est tous encapuchonnés dans des burnous matelassés. Quand on arrive dimanche 19 à 7h45 devant le No man's land entre la Mauritanie et le Maroc, quatre ou cinq camions seulement sont devant nous, un brouillard à couper au couteau noie les bâtiments mauritaniens de la Douane et de la Police. Le conducteur nous demande à chacun 60 dirhams (6 euros) au lieu de 10 euros pour que le chef de la police nous laisse sortir de Mauritanie. Il a négocié.
La traversée des 4 ou 5 kilomètres du No Man's land se fait à 2 km/h car il ne s'agit pas de casser des lames de ressort, de fendre le pont arrière ou de crever. Ce territoire abrite plusieurs dizaines de personnes qui ne peuvent ni retourner au Maroc, ni retourner en Mauritanie, faute d'avoir un visa non-périmé, un passeport en cours de validité, un téléphone et un peu d'argent. Ces pauvres hères mendient leur pitance aux voyageurs en règle. Gare à celui qui tombe en panne et qui se trouve contraint de passer la nuit dans le No Man's Land ! A 9h, Paul, Hammadou et moi, avons terminé toutes nos démarches administratives (douanes Mau et Mar, polices Mau et Mar, vaccins, bagages, visas entrée et sortie). Nous ne savons pas encore que pendant 13h, nous allons attendre le conducteur et 5 sénégalais. Parmi ces derniers, 3 n'ont pas les 500 € que l'on doit présenter pour pouvoir entrer au Maroc ou plutôt la commission demandée par le Chef des douaniers à ceux qui ne les ont pas.
Pendant l'attente à côté du poste de douane marocain, je remarque Alexander, un allemand qui fait la route Allemagne/Capetown en vélo couché. Au moment même où je veux prendre une photo de lui à côté de son vélo devant un mur blanc, un policier marocain surgit, m'interdit de prendre la photo et veut me prendre mon appareil ! Je suis bien obligé de battre en retraite. Sans commentaire. En tapant "Alexander Capetown vélo couché" dans Google : rien. Dommage.
Finalement on part à 22h, on arrive à Dakhla à 2h du mat. On a été rançonnés une seule fois avec une amende de 40€ pour défaut de plaques marocaines (@%$£!!!) et défaut d'assurance marocaine.

 

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13h d'attente côté marocain

 

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poisson séché sur la terrasse de notre hébergement à Dakhla

Nous sommes hébergés chez une dame qui nous a préparé un bon petit plat et nous invite à dormir. Le lendemain lundi, le départ n'a pas lieu à 10h comme prévu mais à 15h car il faut prendre de nouveaux voyageurs. Il était temps car vers 14h45 j'étais parti me renseigner sur les horaires et tarifs des bus marocains CTM qui font Dakhla-Casa.
On va rouler non-stop jusqu'au lendemain mardi 21, 19h. En 28h, sont avalés 2400 kms : Dakhla, Boujdour, Layoune, Tarfaya, Tan-Tan, Guelmin, Tiznit, Agadir, Marrakech (où je descends), Casa.
Très souvent, sur le côté, un panneau "Réservé / Interdit à la vidange des eaux de camions de poissons" rappelle l'importance de la pêche pour l'économie de la région.
Les policiers qui nous contrôlent sans cesse font perdre aux automobilistes un temps considérable. Un calcul simple permet de savoir qu'ils gagnent 1 dirham au km sur les véhicules étrangers (les marocains ne sont pas contrôlés). Entre Dakhla et Agadir ils se font donc 1800 Dr soit 160 € par véhicule. C'est moins qu'en Mauritanie, mais c'est quand même un déshonneur pour un peuple comme le Maroc d'exhiber au grand jour une telle corruption en 2014. Nombre de véhicules circulent la nuit sans feux arrière et cela indiffère la police. Rançonner les automobilistes étrangers pour les motifs les plus farfelus l'intéresse bien plus.

 

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choupinette a chaussé les sandales de maman

 

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Dakhla

 

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le bus CTM

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de Dakhla à Marrakech, les centaines de kilomètres défilent de jour, puis de nuit, puis de jour, ponctués par les arrêts aux postes de police

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 21:51

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Mercredi 15, je prends un 7places de Dakar à M’Borro (4h 30 de route) et le lendemain, je suis près de Taïba N'Diaye, dans l’école primaire publique de Keur Baba Alima, IEF de Tivaouane.
Accueil chaleureux par les instits, les responsables de l’APE, du comité de gestion, la Présidente du groupement féminin, le représentant du Chef du village et les élèves.
Le Directeur, M. Massamba Sall, avec compétence et gentillesse, m’explique la situation de l’école :
301 élèves répartis sur 6 niveaux (faites le calcul !) dont 71 élèves en CP. Pas difficile de voir que c’est d’abord du manque d’instits que souffre l’école. Il lui manque aussi :
-    des manuels : mathématiques, éveil, lecture
-    des cahiers et du matériel de géométrie
-    des ordinateurs portables (pas d’électricité sur place), imprimantes, photocopieuses 

 

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