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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 15:09

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  le 14 juin, on a fêté 4 anniversaires !

 

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  mi-juin : les travaux de la future salle de CE1 avancent

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  14 juin

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  wazira

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  guylène

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  la vie animale peut s'observer dans la salle de classe

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  27 juin

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  après la sortie Baie des dunes le 20 juin, les dessins n'oublient pas de représenter le phare du cap Miné avec son escalier en colimaçon

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  le 30 juin, dernier jour de l'année scolaire, il reste de nombreux coquillages après la confection des colliers

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  2 juillet

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  31 août : impossible d'équiper pédagogiquement la salle de CE1 : le menuisier ponce les pupitres

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  1er septembre : les nouveaux CP viennent d'arriver, pas intimidés du tout

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  les CP (26) le 1er septembre

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  les CE1 (21) font leur rentrée dans une salle vide !

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  ça fait rien, on se présente, il y a 2 nouveaux : Flavien et Judica

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  Non, Tina (Présidente de la Maternelle) et Zina (Directrice de l'école Les Lionceaux) ne viennent pas de gagner au loto ! elles collectent seulement les écolages, enfin ceux des parents dont l'enfant n'est pas parrainé (60 à 70 % des enfants sont parrainés)

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 16:20

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  16 mai : cela ne fait que 2 semaines que le CP est dans sa nouvelle salle de classe

 

Après 3 mois de silence sur l'école de Ramena, un résumé s'impose. A Madagascar, chaque jour est une aventure intense entre le précaire, l'aléatoire, l'improvisation, les doutes, les incertitudes, le découragement, le soulagement. Il faut souvent chercher au fond de soi de nouvelles forces afin de vivre au jour le jour. Quel sens peut en effet avoir la naissance d'une petite école primaire de brousse perdue dans le fourmillement planétaire, dans un monde en morceaux dominé par les injustices et les inégalités ? L'aventure quotidienne dans l'Aventure, le chaotique dans le Chaos, l'humain sacrifié au nom de l'improbable "régulation par les marchés" ?
Depuis juin, j'ai rencontré une vingtaine de candidats au 3è poste d'institutrice/teur. Tous ceux, toutes celles qui avaient des compétences ont finalement décliné l'offre tant la rémunération était faible, tant la difficulté pour se loger est grande.
Si la rentrée 2010 faisait le pari de l'ouverture d'un CP, celle de 2011 fait incontestablement celui de l'ouverture d'une école, de cinq niveaux sur 5 ans. Les financements pour construire chaque année une salle de plus (ciment, briques, charpente, couverture, installation électrique, menuiserie, peinture) doivent être prévus à l'avance. Généreux donateurs et parrains (France, Mayotte, Réunion, Mada) ont droit à des preuves du bon usage de leurs dons.
Les familles ont des attentes grandissantes. A l'EPP (école primaire publique), les effectifs sont de 70 par classe en primaire et au collège public ils fondent. En cause : la nécessité de gagner sa vie et l'impossibilité de payer l'écollage et l'internat du lycée à Diego, ce qui réduit les chances d'accès au bac.
Il n'en ira peut-être pas de même pour les enfants de la Maternelle de Dadapierre et de l'Ecole des Lionceaux (espérons-le) : effectifs plafonnés à 25 ou 30, personnel mieux formé, encouragements venus de l'extérieur font naître beaucoup d'espoirs. En tout cas, il y avait une bonne centaine de parents présents à la réunion parents / maîtres d'école à la mi-septembre (7 ou 8 l'an dernier). Pour 140 enfants scolarisés, c'est énorme et cela dit bien le besoin d'école, la prise de conscience que l'avenir d'un enfant se joue à 6 ans. Bien sûr, le fait que 20 CP sur 23 aient appris à lire en 2010-11 et soient à présent en CE1 a rassuré.
Cette année, le CP compte 26 enfants (malgré le plafond à 25). En maternelle, pour ne pas dépasser 30 en PS, MS, GS, nous avons dû fixer des critères (domicile, âge, date d'inscription).
Il faudrait parler des déceptions et des difficultés. Du côté des artisans, depuis décembre, elles n'ont pas manqué (retards, vols, travail défectueux). L'inertie, les pesanteurs administratives, mais aussi les pannes de voiture, les coupures de courant et d'internet, le varatraza etc. Surtout, il est bien difficile de recruter un maître ou une maîtresse compétent(e) avec la certitude qu'il/elle va rester. Constatant le niveau élevé des loyers à Ramena, les responsables de l'asso ont fortement augmenté les traitements depuis 10 jours (le smic malgache équivaut à 32 euros/mois, nos maîtresses débutantes sont à 1,5 smic environ). Aretha partie fin janvier après 5 mois de travail, Nathalie après 6 mois de classe, espérons que l'hémorragie s'arrêtera là. C'est usant de former les maîtresses des autres écoles...
Ce qui fait très plaisir et aide à continuer, ce sont les visites. La période du 7 au 16 octobre devrait voir un grand nombre de professionnels venus de France, Mayotte et surtout la Réunion pour aider les enfants des 2 écoles de Ramena. J'en reparle dans l'article suivant.

 

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  "il faut se laver les mains" (16 mai)

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  16 mai

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  16 mai : achat d'orange, la vendeuse rend la monnaie

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  table de 4

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  l'adresse : jeu de quilles

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  volant

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  hoolahoop

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  on a marché sur la lune (23-24 mai)

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  Nosy Longo en sable

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  terrassements (23-24 mai)

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  natation (23-24 mai)

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  Sandrine / Saturne (23-24 mai)

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  mise en abyme dans le 5troppres

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  l'anniversaire de Bestany

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  voilà ce que deviennent les bons gateaux à la crème faits par Edwige pour fêter les anniversaires

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  sport sur la plage (6-7 juin)

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  Darvis fait la planche (6-7 juin)

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  leçon de natation (6-7 juin)

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  leçon d'optique (6-7 juin)

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  leçon de biologie (6-7 juin)

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leçon d'astronomie ((6-7 juin)

 

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 14:02

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Le 3è marathon de Diego a eu lieu ce matin. En voici quelques images. Le vainqueur 2009 avait mis 3h05, le vainqueur 2010 avait mis 2h39. Le vainqueur 2011 a mis 3h14. La faute aux dénivelés importants, à la chaleur mais surtout au Varatraza, vent puissant, poussiéreux, épuisant.
Nombreux sont les concurrents qui courent pieds nus. 27 participants dont 4 venus de France, 8 de la Réunion, 1 de Mayotte. 43 coureurs dans le semi-marathon (dont réunionnés). Eux se sont arrêtés à Ramena, alors que les marathoniens ont fait l'aller-retour.

 

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6h30 top départ

 

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le futur vainqueur se détache dès les 1ers kilomètres

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3 kms après le départ, celle qui va gagner le marathon féminin est déjà dans les coureurs de tête (114)

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3h et 40 kms plus tard, un rényoné (121) et un malgache (113) en tête au coude à coude ; Zafy Andriantsoa, pieds nus, va laisser sur place le créole et finir en 3h14

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harilala 3è pieds nus

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sylvain lohavelo 4è en 3h27

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l'arrivée est proche pour le dossard  réunionnais125 (6è en 3h50)

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Jimmy a perdu de précieuses minutes en bas de la rue Colbert (fléchage défectueux) et finit 5è (3h47)

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arrivée de Rasoa Estrine, 7è temps, 1ère femme en 3h58

 

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 11:35

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Dans Les Fées de Perrault (1697), des perles et des diamants sortent de la bouche de la cadette dès qu'elle prend la parole. Dans son Histoire des Oracles (1687), Fontenelle raconte que des savants croient à la présence d'une dent en or dans la bouche d'un enfant. Extraire une racine carrée, une dent de sagesse ou un diamant avant de le tailler, c'est du pareil au même. Passer des caries aux carats, ça porte chance, ça rapporte gros. La petite souris le sait bien.

J'ai déjà parlé ici (23 février 2011, Diego 22, minéraux) de la Sotromi, le magasin de Ricardo, et je ne suis guère étonné de la forme prise par la publicité fêtant les 20 ans de cette société (La Tribune de Diego du 7 au 20 sept 2011). Nous ne devons plus avoir peur de nous faire arracher une molaire : nos bouches sont des gisements qui valent de l'or. Pour mieux faire entendre les gisements aurifères, le mot "sort" revient 3 fois. Et pour souligner les desseins divins cachés dans les extractions, l'encart parle d'un "dentiste prédestiné".

 

La vie, c'est comme une dent

D'abord on y a pas pensé

On s'est contenté de mâcher

Et puis ça se gâte soudain

Ça vous fait mal, et on y tient

Et on la soigne et les soucis

Et pour qu'on soit vraiment guéri

Il faut vous l'arracher, la vie

    Boris Vian

 

 

Fontenelle, Histoire des oracles, Première dissertation, chapitre IV (1687).

              Assurons-nous bien du fait, avant que de nous inquiéter de la cause. Il est vrai que cette méthode est bien lente pour la plupart des gens, qui courent naturellement à la cause, et passent par-dessus la vérité du fait, mais enfin nous éviterons le ridicule d'avoir trouvé la cause de ce qui n'est point.

              Ce malheur arriva si plaisamment sur la fin du siècle passé à quelques savants d'Allemagne, que je ne puis m'empêcher d'en parler ici.

              En 1593, le bruit courut que les dents étant tombées à un enfant de Silésie, âgé de sept ans, il lui en était venu une d'or, à la place d'une de ses grosses dents. Horstius, professeur en médecine dans l’Université de Helmstad, écrivit en 1595 l'histoire de cette dent, et prétendit qu'elle était en partie naturelle, en partie miraculeuse, et qu'elle avait été envoyée de Dieu à cet enfant pour consoler les Chrétiens affligés par les Turcs. Figurez-vous quelle consolation, et quel rapport de cette dent aux Chrétiens, ni aux Turcs. En la même année, afin que cette dent d'or ne manquât pas d'historiens, Rullandus en écrit encore l'histoire. Deux ans après, Ingolsteterus, autre savant, écrit contre le sentiment que Rullandus avait de la dent d'or, et Rullandus fait aussitôt une belle et docte réplique. Un autre grand homme nommé Libavius ramasse tout ce qui avait été dit de la dent et y ajoute son sentiment particulier. Il ne manquait autre chose à tant de beaux ouvrages, sinon qu'il fût vrai que la dent était d'or. Quand un orfèvre l'eut examinée, il se trouva que c'était une feuille d'or appliquée à la dent avec beaucoup d'adresse; mais on commença par faire des livres, et puis on consulta l'orfèvre.

              Rien n'est plus naturel que d'en faire autant sur toutes sortes de matières. Je ne suis pas si convaincu de notre ignorance par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que par celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la raison. Cela veut dire que non seulement nous n'avons pas les principes qui mènent au vrai, mais que nous en avons d'autres qui s'accommodent très bien avec le faux.

     Bernard Le Bovier de Fontenelle : 1657-1757

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 19:59

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le départ vient d'être donné

 

Rien de plus touchant que de voir chaque matin un posy-posy déposer un bouquet d'enfants de 5 ans devant son école. Mais les posy-posys peuvent avoir d'autres usages. L'un des moments forts du Festival Libertalia (511 è anniversaire de la découverte de la baie de Diego-Suarez par l'escadre des navigateurs portugais Diego Dias et Fernan Soares) fut la course de tireurs de posy-posy dimanche dernier. Sur la ligne de départ se sont alignés vers 9h30 une douzaine d'athlètes tireurs de posy-posy. Tous pieds nus dans des rues défoncées par les nids de poule pendant 4 ou 5 kms. Tous les 500 mètres environ, le tireur en activité et le tireur au repos échangent leurs rôles, ce qui permet d'augmenter la vitesse moyenne. J'ai eu beaucoup de mal à faire quelques photos tant ils allaient vite, au-dessus de 20 km/h. L'arrivée, ah l'arrivée... comme il n'y avait ni dossards, ni juge, ce furent immédiatement d'interminables palabres. L'édition 2011 de la course de posy-posy a tenu ses promesses en termes de suspense et d'exploits sportifs.

 

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les vainqueurs

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 19:02

top depart

top départ


Connaissez-vous le Grand Prix de Voile Badamera Café à Ramena ? C'est une des régates en solitaire les plus prestigieuses et les plus convoitées dans l'Océan Indien. Rien d'étonnant à cela. Il y faut un très bon bateau bien voilé, calfaté et caréné, un vent puissant, quelques vagues, la marée haute, un peu de soleil, et un excellent skipper. Une coque et une voile entièrement réalisées avec des matériaux recyclés. Un navire économe en énergie, contribuant au développement durable. Un sport à la portée de tous et sans danger. Un moment cosmique, qui touche à l'éternité. C'est tout ça, le Grand Prix de Voile Badamera Café.
Les concurrents de septembre 2011 s'étaient préparés. Ils se sont battus ce matin, ont osé des gites impressionnantes, ont risqué le chavirage, et finalement, c'est Tomboanjara qui a franchi le premier la ligne d'arrivée. A lui, est revenu le prix de 10 000 ariarys qui récompensait le vainqueur. Bangra est classé deuxième et reçoit un prix de 5 000 ariarys. Papajean est troisième et remporte le prix de 2000 ariarys.
Cette finale du 4 septembre restera dans les mémoires. Qui gagnera le prochain Prix ? Peut-être une fille ? Une chose est sûre, tous les participants deviendront de grands marins. La prochaine régate aura lieu en octobre, avec davantage d'inscrits, des temps à battre et des classements par taille de bateau. Bravo aux marins de Ramena et merci à Antoine l'organisateur.

 

lutte acharnee

lutte acharnée

 

ecarts se creusent

les écarts se c reusent

 

demi finale

flash back sur la demi-finale

 

arrivee

arrivée

derniers arrivent

les derniers arrivent sous les ovations

 

3bolides

3 bolides

 

du 1er arrive au dernier arrive

du premier arrivé au dernier arrivé

 

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remise des Prix

 

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la Tribune de Diego parue avant-hier

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 19:08

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J'ai eu la chance hier lundi et avant-avant-hier samedi d'être invité à un famadihana, celui de la famille Khâ. Cette cérémonie improprement traduite par "retournement des morts" est très pratiquée et très chère aux malgaches. Indispensable pour l'honneur des ancêtres, il faut la pratiquer tous les 5 ou 7 ans. Un astrologue consulte les ancêtres pour fixer la date longtemps à l'avance. Sylvain, l'astrologue qui a réglé le famadihana auquel j'ai assisté, a même décidé il y a quelques mois de l'orientation du tombeau avant qu'y entrent les premiers défunts (parmi lesquels Marie-Antoinette dont le rôle a été si important pour que naisse la Maternelle de Ramena). Pour déterminer le jour et l'heure du famadihana, il s'appuie beaucoup sur la lune et le zodiaque. En ce qui concerne la direction de la dépouille du défunt, il tient compte aussi des souhaits et des goûts de ce dernier. Ainsi, Mama Khâ est orientée vers la mer, son élément. Pas de rupture entre la vie et la mort chez les malgaches, c'est un continuum. Les tombeaux sont de véritables demeures pour l'éternité. Autrefois les tombeaux étaient même à l'intérieur des domiciles des vivants.
Organiser un famadihana coûte très cher : il faut héberger et nourrir des centaines de personnes (300 pour celui auquel j'ai assisté, certains venus à la voile depuis Diego) pendant 3 ou 4 jours, payer le rhum, les honoraires de l'astrologue, les zébus du sacrifice, les nattes, les linceuls, les musiciens, les taxes administratives, les déplacements des membres de la famille qui habitent loin etc Ces frais sont répartis entre tous les membres de la famille et comme une famille malgache est toujours très nombreuse, les dons sont nombreux.
Les ancêtres ont un statut intermédiaire entre les dieux et les hommes. Ils veillent sur ces derniers et il faut donc tout faire pour que les ancêtres soient bien traités. Ils représentent les racines de la vie, l'origine du peuple, les fondements de la famille. Invoqués, consultés à de nombreuses occasions, ils sont particulièrement choyés, cocoonés et dorlotés lors des famadihanas. Le culte qui les célèbre manifeste clairement que la mort n'est ni une rupture, ni une fin, elle sublime la vie et permet d'accéder à une forme supérieure de connaissance. Un famadihana est donc l'occasion de réjouissances intenses où les repas, les boissons alcoolisées, les danses tiennent une place importante, et où les chants occupent une place centrale.
Au signal, de l'astrologue, les invités et la famillle quittent le village et se rendent en chantant jusqu'au tombeau sur lequel le drapeau malgache est hissé. L'ordre dans lequel les corps sont sortis revêt la plus grande importance, on commence souvent par sortir le dernier ou le premier entré. Les dépouilles sont ensuite déposées sur un autel où tout le monde pourra venir les voir et leur parler pendant 2 ou 3 jours. Rituellement, certains membres de la famille se chargent du nettoyage du tombeau : il faut préparer symboliquement l’arrivée des ancêtres le lendemain. C’est à ce moment-là qu’est cuisinée et dégustée la bosse du zébu du sacrifice au pied du tombeau. Le lamba de chacun est remplacé par un autre linceul neuf. De nouveaux objets chargés de signification y sont glissés. Les membres de la famille font danser les ancêtres au-dessus de leur tête en chantant et effectuent tournent 7 fois autour du tombeau les pieds en avant avant le retour dans le tombeau.
J'ai assisté à un famadihana dont les rites sont propres à la région Vakinankaratra. 12 ancêtres étaient concernés (un 12è nom manque sur la photo de l'urne en carton : Tovy Kely). Quatre sont venus de Tana. 3 de Nosy Be. 5 étaient déjà à Ramena. Le deuxième jour, les descendants se disputent les nattes qui ont servi à transporter les ancêtres et à les faire danser car elles portent bonheur. Ces nattes se retrouvent donc déchirées car chacun veut avoir sa part de ces porte-bonheurs. Moment cosmique, physique, métaphysique, émotionnel, mémoriel, musical, vocal, dansé, humain. Lorsque les ancêtres sont ramenés dans le tombeau, c'est l'occasion de nouvelles danses, nouveaux rites, nouveaux chants. Puis lorsque chacun a regagné sa place exacte dans le tombeau, l'astrologue cimente l'entrée pour 7 ans.

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 21:37

moumoute lauricia1

Quelle est l'unité de ce 29è moumoutes et bonchiens ? je me le demande. Nombre de photos de moumoutes attendaient depuis longtemps d'être postées, ce sont des relicats. On a envie de les peindre, aussi ai-je ajouté 6 ou 7 reproductions de Franz Marc trouvées sur Internet.
Première photo (prise par Lauricia 6 ans, GS à Ramena), c'est celle de la moumoute tricolore de Lauricia.

 

moumoute voisin lauricia

La 2è photo est aussi de Lauricia, c'est le moumoute du voisin

 

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oui, le moumoute du manoir rouge tu m'as reconnu quand je suis repassé fin avril à Ivato : à bientôt

 

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ces deux photos ont été prises récemment à El Jadida par Sophie (je t'en supplie), helléniste, latiniste, cheville ouvrière de Dialettres, fondatrice d'un collège en Inde et fidèle de la rubrique Moumoutes et bonchiens

 

vade retro satanas

En dehors des tableaux de Franz Marc, on ne trouve dans cet article, qu'un bonchien, mais quel bonchien ! Il est si court sur pattes qu'il n'aurait jamais pu courir dans le sable comme Bobi le 20 juin, Bobi qui a fait 15 kms (Ramena-Baie des dunes AR) pour protéger les CP. Inoffensif, c'est le genre de bonchien dont Françoise (A la Recherche du temps perdu) eût dit : "c'est un chien que je ne connais point". Pourtant, à Ramena, on le connaît, il s'appelle "Satan" ! Vade retro satanas ! En 2008, lorsque sa maîtresse Contchell est morte, il a été loué avec la maison. Depuis, quelques bonnes âmes l'appellent autrement, c'est "Lechien2iv".La question demeure : un animal nommé Satan peut-il être un bonchien?

 

GrOs LéO (juillette 2009)

 

Wild LéO (2)

Leo : c'est la ouate qu'il préfère. J'ai connu Léo ça fait déjà quelques années, à Cholet. Il collectionne les prix : championnat de France de la chasse aux souris, nombre de jours de sommeil sans sortir de sa corbeille etc

 

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4agendas

La rentrée scolaire 2011 sera très moumoutes et bonchiens

 

avant de passer aux toiles de Franz Marc, je copie-colle un article paru hier dans Ouest-France :

sondage dans lequel on voit que le moumoute bat le bonchien d'une courte queue

 

Le chat, animal favori des Français

Faits de société dimanche 10 juillet 2011

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Le-chat-animal-favori-des-Francais_39382-1868179_actu.Htm

La présence d'un animal de compagnie est perçue comme «rassurante et positive». Thierry Creux

Un Français sur deux (51%) possède un animal de compagnie dont la présence est perçue comme «rassurante et positive», révèle un sondage Obea/infraforces réalisé pour le mensuel Santé Magazine.

Les animaux de compagnie ont la cote chez les 35 - 54 ans

Parmi les propriétaires d'animaux, 35 % déclarent n'avoir qu'un seul animal et 14 % plusieurs. Ce sont les 35-54 ans qui en détiennent le plus (56 %).

Dans le coeur des Français, les chats devancent les chiens. 55% ont adopté un chat et 54% un chien mais les 25-34 ans préfèrent souvent la compagnie d'un rongeur, hamster, lapin ou souris (8 %).

Les poissons et les oiseaux en queue de peloton

Ils ne sont que 7% à choisir la compagnie des poissons et 2% celle des oiseaux. La présence des animaux exotiques, iguanes et serpents, dans les foyers reste marginale (seulement 0,4%).

Quant à ceux qui n'ont pas d'animaux, ils invoquent principalement un manque de temps ou d'espace pour s'en occuper.

Ce sondage a été réalisé par téléphone du 19 au 25 mai 2011 auprès d'un échantillon représentatif de 1.006 personnes, selon la méthode des quotas.

 

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fmarc

FranzMarc

 

Franz Marc8

 

fraz marc

 

katze baum

 

zwei katzen

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:33

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Cher Dadapierre
Lorsque je t'ai conduit de Ramena à Diego début mai pour que tu voies le médecin agréé pour les rapatriements sanitaires, je n'imaginais pas qu'on se voyait pour la dernière fois. J'ai essayé de te téléphoner à l'hôpital de Saint-Pierre et tu as dû reconnaître ma voix, sans force pour me répondre. Patricia me donnait de tes nouvelles. Et mercredi son SMS m'a averti que tu nous avais quitté.
Depuis, le chagrin est immense à Ramena. Le lendemain, tes enfants te pleuraient au cimetière du Tampon. Ils ont bien compris que mon amie Lydia était là pour eux, pour les enfants et les maîtresses de Ramena, pour toi. Au même moment, j'ai rencontré Lylian Payet, le Président des Cent Pieds http://lescentpieds.monsite-orange.fr/, l'ancien sénateur de la Réunion. Dans l'hôtel Kartiffa de Diego, nous avons évoqué le travail de pionniers des Cent Pieds, ces randonneurs réunionnais qui ont fait confiance à Dadapierre, qui l'ont aidé généreusement dès le début et qui vont continuer de nous aider, je pense à Evelyne et José par exemple. Nous avons parlé de la cérémonie qui allait avoir lieu quelques heures plus tard en ton honneur à La Maternelle. Je me devais d'être au lycée avec mes collègues et j'ai laissé Lylian rejoindre les maîtresses sans moi. Zina a pris les photos où l'on voit que les 100 enfants inscrits dans tes 2 écoles honorent ta mémoire avec dignité pour empêcher l'oubli. En eux, brûle un feu que Monique, Sandra, Rachida, Marie, Paulette, Zina, Nathalie, Sylvia et d'autres maîtresses vont entretenir.
Lorsque tu m'as dit en mai 2010 à Saint-Gilles les bains : "Jean-Claude tu prends ma suite", j'étais immensément heureux mais aussi très intimidé : comment être sûr d'être à la hauteur ? Comme tu n'étais pas loin (France ou Niger), que tu reviendrais, que l'on m'offrait aussi un service d'enseignement au lycée français, je n'ai pas hésité à me lancer dans l'aventure. Quel beau cadeau ! Bien que tu ne m'en aies pas beaucoup parlé, j'imagine bien les moments de découragement que tu as dû surmonter : problèmes de terrain, d'écollage, de parrainage, de recrutement et de formation des maîtresses, de construction et d'équipement des locaux.
A présent, tu es loin. Lylian aussi souhaite que je te remplace. Mais personne ne peut remplacer Dadapierre. Je peux seulement promettre que tous mes efforts iront à la formation des maîtresses de tes écoles, que je ferai tout mon possible pour que les élèves de la Maternelle et ceux de ton école primaire réussissent leurs études. Qu'en parlant autour de moi, on trouvera de nouveaux généreux donateurs et parrains. Et que personne n'oubliera que sans toi il n'y aurait pas d'école du tout, que chaque année 30 enfants de plus n'apprendraient pas à lire.

Merci Dadapierre.

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 19:54

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quand on blogue à Diego-Suarez en 2011, on a toujours la même question : j'enregistre en brouillon toutes les 10' (soit photo par photo) ou toutes les heures ?

soit il n'y aura aucune panne et je perds mon temps à faire des enregistrements en brouillon

soit il y en a et je risque gros

depuis plus d'un mois, j'ai ainsi le brouillon de 2 articles sur Joffreville et quelques-autres aussi, qui attendent d'être postés

surtout, j'ai déjà cherché plusieurs fois à publier cet article sur le voyage de fin d'année des CP Baie des Dunes depuis lundi dernier et rien n'y fait : pannes de courant et pannes d'internet alternent et dissuadent le blogueur le plus motivé de continuer à perdre des heures et des heures, on poste une douzaine de photos en 4 ou 5h et on a tout à recommencer à cause d'une micro-coupure

il faut pourtant trouver le moyen de le dire, lundi dernier fut un moment émouvant, une journée qui restera dans les mémoires

 21 CP et 7 adultes : Yves et Marie-Claude responsables de ramena.org, Zina et Nathalie les maîtresses, Emma et Tina les mamans + votre serviteur

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  c'est parti pour la charrette-zébu n°1 top chrono

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  et la charrette-zébu n°3 vient de dépasser la n°2 avec une grande témérité

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  apamba (fruit riche en calcium)

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  A Orangea, attente car le colonel a oublié de transmettre son autorisation au bidasse qui garde la barrière

on retourne en arrière pour chercher un lieu où les téléphones captent

et c'est reparti

piste sablonneuse to the lighthouse

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  asna (porte-bonheur)

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  arrivée au phare du cap Miné

Hammadi est le gardien du phare et il connaît les CP : c'est lui qui a baptisé l'école en mai pour qu'elle soit protégée par les bons esprits et hors d'atteinte des mauvais

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  les CP vérifient la qualité des cellules photovoltaïques qui alimentent la rotation de la lanterne (offertes par le Conseil Général du Finistère)

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  les CP dominent la Grande Passe de la Baie de Diego, 60 mètres au-dessus de l'eau

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  phare avec poupons

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  frangipanier

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  baobab en fleurs

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  et la charrette-zébu n°1 passe à pleine vitesse

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  gousses de flamboyants

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  arrivée ! 7,5 kms en 2h30

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  sous les filaos

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  récolte des coquillages, la plupart contiennent un bernard-l'ermite, ce qui n'empêchera pas chacun de se faire un collier la semaine prochaine : dans les trésors rapportés : des porcelaines et des 7 doigts !

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  le vent et le sable ont sculpté ces tsingys sur la plage de la Baie des Dunes

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  poupons en plein travail

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  poupons défiant les requins de plage

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  et c'est déjà le retour

Aretha, si tu lis ce blog, tu vois, notre idée en janvier, d'aller Baie des Dunes en charrette-zébu, elle était excellente (sauf pour quelques-uns mal assis et sujets aux courbatures ffffffff )

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